Clichés en mode majeur

Chaque année, en juin, la Ville de Paris organise « Le mois parisien du handicap » avec des déclinaisons par arrondissement. Les manifestations sont nombreuses ; peu m’intéressent et je ne sais pas trop quel en est l’impact sur mes concitoyen·nes. Qu’importe ! Cela existe et toute visibilité est bonne à prendre… ou presque ! Je suis passée au « Forum » dans mon arrondissement ; une dizaine de stands, trois sont vides ; les autres accueillent des personnes qui parlent entre elles. Miséreux, à l’instar des politiques publiques en matière d’accessibilité !
Au moins peut-on espérer que la communication autour de ces événements soit « productives » : une brochure en PDF non accessible, écrite en petits caractères et aucun respect des règles de contraste. Cela serait ordinaire si les illustrations [en page une du PDF] ne dépassaient pas les bornes de l’hétérosexisme, du validisme et du racisme crasses. Pour ce que j’ai pu identifier avec l’aide d’Isabelle :
* un couple hétéro sur un banc dans une posture où l’homme domine la femme ;
* un gars qui fait du sport en fauteuil ;
* un homme déficient visuel en canne ;
* une personne (homme ou femme ?) qui entoure de ses bras une autre personne (un enfant ?) dans une posture qui contrevient à la charte de l’animateur et tient le pinceau à sa place ;
* une femme avec les mains de quelqu’un sur le visage ; qui ? pour illustrer quoi ?
* et, bien sur, tous les personnages sont blancs.
L’équipe municipale réélue en mars dernier se targue d’une action non genrée, non binaire, inclusive, féministe… Bigre.