Jamais ; ô ! grand…

La prochaine élection présidentielle m’inquiète. La désorganisation de la gauche, orchestrée conjointement par le président de la République et la France insoumise, ne présage rien de bon. Mais la gauche avait-elle besoin du président de la République et de la France insoumise pour se désorganiser ? Peut-être pas. Peut-être que, tout simplement, elle se réorganise, autrement, dans une forme à laquelle je n’ai pas envie de souscrire tant mon aversion pour la personne de son actuel chef charismatique et pour le caractère sectaire de son organisation est grande.
Sectaire ? Le terme est sans doute un peu fort mais c’est comme ça que je le ressens. Est-ce parce que j’écoute un petit peu trop ces médias qui dégomment en permanence ladite organisation ? Pour ce qui est du chef, je l’ai fréquenté, lui et ses soutiens, à l’intérieur du parti socialiste au siècle dernier ; c’est sans doute la raison pour laquelle je m’en méfie comme de la peste.
La peste ; parlons-en ; celle qui peut-être sera opposée au choléra au deuxième tour en 2027. Mais la peste est brune ; donc la France insoumise serait le choléra. J’arrête là la blague parce que j’entends ce court de développement de mon secrétaire de section (PCF) qui me dit que, quand même, on ne peut pas laisser gagner la peste car le choléra dispose a minima d’un programme très proche de celui que nous avons soutenu aux législatives sous la forme du Nouveau Front populaire. C’est incontestable.
J’aurai donc peut-être le choix entre l’extrême droite et cette gauche qui n’est pas si extrême, incarnée par une organisation politique et son chef qui me hérissent le poil. Qu’est-ce qui me ferait m’opposer, par un vote blanc, à soutenir cette gauche ? Je n’ai pas tant de poils à hérisser. Je n’ai finalement que ce « Jamais ; ô ! grand jamais. » qui ne tient pas à grand-chose face à l’analyse objective d’un programme qui n’est pas loin de ce que je revendique en opposition à une droite extrême associée à l’ultralibéralisme et aux réactionnaires de tous bords.
Ce sera dans un an. J’ai donc un an pour me convaincre de m’épiler un peu si je n’ai que des poils à opposer à une victoire de la gauche. Le défi n’est pas si insupportable…

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