On constate tous les jours une surenchère dans les termes utilisés pour commenter l’actualité politique ; cette surenchère existe également dans le reste de la société, propulsée par les médias et la publicité. Dernier exemple en date qui m’a traversé l’oreille : dans une publicité interne pour une minisérie, France TV utilise l’expression « une minisérie addictive » pour en souligner la qualité. L’addiction n’est-elle pas une maladie ? La Sécurité sociale ne dit pas autre chose :
« Une addiction est une dépendance à une substance ou à une activité, avec des conséquences néfastes sur la santé de la personne affectée. »
Mon exemple est dérisoire, bien sûr ; est-ce si sûr ? Chacun sait combien les écrans sont délétères à haute dose. On pourrait s’attendre à ce que le service public ne produise pas de programmes susceptibles de rendre malade à moins, bien sûr, que cette addiction ne soit effectivement recherchée en lieu et place de toute intelligence ou contestation sociale… ?
J’exagère, forcément.