En marge du Tour de France cycliste féminin, que j’ai suivi avec assiduité (j’avoue), il y a une publicité pour nous inviter à « Mettre plus de vélo dans notre vie ». Cette publicité est tout à fait inaccessible aux déficients visuels car il s’agit d’images sur lesquelles sont incrustés des textes. Il a fallu que je la voie un certain nombre de fois pour en connaître l’intention à défaut d’avoir accès à l’intégralité du contenu ; ces images vont vite.
On me rétorquera qu’une publicité pour faire du vélo n’a pas besoin d’être accessible aux déficients visuels. Mais pourquoi ? Parce qu’il ne serait pas raisonnable qu’ils fassent du vélo ? C’est vrai mais j’en connais en basse vision qui en font dans des conditions sécurisées. Il existe également des tandems qui permettent de se promener en vélo avec un guide.
Ceci dit, même sans tandem ni cycliste en milieu sécurisé, il serait tout à fait légitime que les personnes déficientes visuelles puissent accéder à cette publicité : peut-être auront-ils envie d’en parler, d’échanger avec leur entourage, et pourquoi pas convaincre l’un ou l’autre que le vélo, c’est mieux que le SUV ? Autrement dit, quel que soit le sujet, toute publicité sans doublage son constitue une discrimination (et si besoin sous-titres), surtout quand celle-ci est d’intérêt général.