Je reviens sur cette histoire d’agrès installés dans le square où je fais mon sport, sur lesquels j’avais publié un billet et une contribution sur LinkedIn. Je me rends compte, à la lumière d’informations nouvelles, que j’avais lu trop vite la réponse qui m’avait été faite : « (…) un vote du budget participatif de la mairie du 14 ». « De » la mairie ; ou « à la mairie » ?
Le budget participatif est censé permettre aux Parisiennes et Parisiens de proposer des projets d’investissement à leurs concitoyen·nes. De fait, cela ressemble de plus en plus à des votes pilotés vers des projets qui devraient de toute façon être réalisés. Mon point de vue sur le sujet ne date pas d’hier ; j’ai remis en ligne un billet de 2015 qui ne mâchait pas ses mots.
J’en reviens à l’équipement de « Workout » ; dans sa Lettre d’information du 17 septembre 2026, la mairie du 14e écrit :
« Dans le cadre du Budget participatif 2025 de la Ville de Paris, trois sites du 14ᵉ ont bénéficié de l’installation ou de la rénovation d’équipements sportifs de plein air : le square Wyszynski, la rue Vercingétorix et le centre sportif Élisabeth. Barres de traction, agrès et ponts de singe ont été installés ou rénovés, pour un montant de 220 000 € »
220 000 balles !
Au vu des trois projets cités, mon petit doigt me dit que le square W a coûté le plus cher… Ça fait mal ! Et pas qu’aux biceps.
J’en profite pour jeter un œil aux projets votés en même temps : « Moderniser le centre sportif Jules Noël pour le sport accessible et inclusif: 2 750 000 € » Le détail est sur ce lien. Je vous laisse juge de la définition donnée de l’accessibilité et de l’inclusion ; et de la notion de « modernisation » au vu de loi handicap de 2005 censément avoir été mise en œuvre depuis plus de vingt ans.
Quant à moi, j’appelle cela du foutage de g… ; et, comme dirait Suzanne, j’assume !
NB. Je suis allée à l’inauguration de cet espace. Les « porteurs du projet » étaient là. Ils ont été invités à faire une démonstration d’usage que l’élue présente espère autant individuel que collectif (le partage !) À la troisième traction, le seul courageux s’est arrêté. Fort heureusement, des gamins de 8 ans à 12 ans, garçons et filles, investissent les lieux à l’heure du goûter. Tout n’est pas perdu.