À l’occasion du conseil d’arrondissement d’investiture du 14e, j’ai eu l’occasion de rencontrer le nouvel élu délégué « à l’accessibilité et l’inclusion ». Dans certains arrondissements, et à la mairie centrale, le rôle est rempli par des adjoints au maire. Confier cette mission à un élu délégué est déjà dire que ce n’est pas un sujet principal.
J’ai échangé une dizaine de minutes avec cet élu ; je lui ai expliqué mon vote par procuration et détaillé quelques-unes de mes fonctions. Il a été très avenant. Ce n’est évidemment pas suffisant pour en faire un élu efficace. Il est en fauteuil roulant ; cela peut laisser penser, espérer, qu’il sera plus sensible que la moyenne aux questions d’accessibilité. L’avenir le dira.
Dans le cours de notre conversation, je n’ai porté qu’une seule revendication. Lors des permanences juridiques à l’annexe de la mairie, les permanenciers disposent d’un bureau (le meuble) fermé, c’est-à-dire que la personne que l’on reçoit ne peut pas glisser ses jambes en dessous. C’est dommageable pour tout le monde, surtout quand on a des documents avec soi. Cela devient assez insupportable quand on est en fauteuil roulant car on se retrouve à plus d’un mètre du bureau.
Dans ces cas-là, je m’assois à côté de la personne afin de permettre un échange à égalité. Mon interlocuteur a parfaitement compris le problème. Il a compati quand je lui ai indiqué que je demandais un bureau ouvert depuis plusieurs années. Il m’a demandé un délai pour agir, considérant qu’il venait d’être élu. Je lui ai proposé six ans, soit la durée de son mandat. Il a souri et accepté le défi.
Je vous dirai.