Il m’arrive parfois de lâcher l’affaire, surtout quand mes interlocuteur·rices produisent un double discours : côté face, l’accessibilité et l’inclusion sont leur credo ; côté pile, aucun de leurs actes n’en témoigne.
J’ai ainsi décidé de démissionner d’un conseil d’administration après un an d’exercice. Si quelques-unes de mes recommandations ont été prises en compte, force est de constater que le validisme y régnait en tant que système de pensée. Je m’y suis sentie méprisée avec des actes toujours empreints de ce petit quelque chose souvent indicible qui stigmatise et discrimine.
Au moment de ma démission, je m’étais mise en colère sur un épisode où c’est ce que je représentais, ce que je suis, qui était mis en cause. Ma coupe était pleine. J’ai donc annoncé ma démission d’abord par mail en indiquant qu’elle n’était pas discutable. Je n’ai pas répondu aux différents appels que j’ai reçus puis j’ai envoyé ma lettre de démission dans laquelle je n’ai pas donné de raison particulière, estimant que si mes interlocuteurs n’avaient pas compris, je ne pouvais rien ajouter.
Je me suis juste amusée à un geste ultime : j’ai envoyé ma lettre de démission au format ePub, celui que je défends face au PDF tout-puissant et que j’avais maintes fois proposé. Bingo ! J’ai reçu une réponse au bout de trois jours m’indiquant que mon courrier n’était pas lisible…