Pour la mobilité… des données personnelles !

J’ai lu dans Le Parisien le 12 mars un article où un opérateur de vélo en libre service affirme s’engager dans une démarche citoyenne en invitant chacun à signer une charte pour un partage apaisé de l’espace public. Pour ce faire, il propose de signer une charte sur un site qui héberge des pétitions. Je suis allée la lire. Je ne suis pas cycliste mais je suis très attachée à ma sécurité en tant que piéton, sécurité qui me demande beaucoup d’efforts pour compenser ma déficience visuelle.
Ce texte n’apporte pas grand-chose et surtout s’appuie sur des principes moraux loin d’une réelle analyse des multiples infractions commises dans l’espace public. Il n’est par ailleurs pas fait référence au Code de la rue qui détaille pourtant les règles à respecter par chacun. C’est bien dommage finalement car il aurait suffi de citer ce code pour dire l’essentiel.
Enfin, je remarque que les mesures le sont dans un visuel qui réclame que j’utilise l’intelligence artificielle pour en connaître le contenu. Il est vrai que les déficients visuels ne sont pas par nature des cyclistes ; fort heureusement. Mais Le Parisien indiquait que cet opérateur espère la signature de tous les usagers de l’espace public au-delà des cyclistes… Tout en s’interrogeant sur ce qu’il fera des adresses mail des signataires.
Voilà donc une opération de communication qui n’aura comme effet que de permettre à cet opérateur d’augmenter son fichier de contacts avant que celui-ci, comme beaucoup d’autres, n’atterrissent dans le dark web. N’y a-t-il donc pas d’autres moyens pour assurer la sécurité de tous dans l’espace public ?

NB. Cette charte comptabilise 13 signatures en cinq jours. Le dark web va être déçu !