Primaire

J’avais voté en 2016 à une primaire socialiste pour désigner Benoît Hamon car j’étais convaincue que le PS avait son rôle à jouer et qu’il fallait un ancrage bien à gauche pour la présidentielle. L’enjeu était important : en face de lui se présentait Manuel Valls…
Aujourd’hui, le parti socialiste en est au même point. Une primaire doit désigner son candidat avec un favori, Raphaël Glucksmann (pardon Ségolène Royal), grand social-démocrate parmi les sociaux-démocrates. En face de lui, je ne suis pas convaincue que les autres candidats soient si socialistes que ça, dans la mesure où, depuis dix ans, ce parti élimine à chaque élection sa partie la plus à gauche.
Il est vrai que sa partie la plus à droite a rejoint le moucronisme (sic) politique. Ceux qui sont encore là sont finalement ceux qui n’ont pas eu les grâces du président de la République sortant. Je suis méchante ; je sais. Mon propos concerne les dirigeants du parti socialiste et non les militants pour qui j’ai le plus profond respect. Ceci étant, on a les dirigeants que l’on mérite et, membre du parti communiste, j’assume totalement cette affirmation. Ceci pour dire combien cette présidentielle s’annonce mal, surtout si l’on souhaite une victoire de la gauche.
Mon rendez-vous chez le kiné interrompt la rédaction de ce billet, c’est sans doute une bonne chose. Mais avant de m’arrêter, je crois important de confirmer que je ne dépenserai pas 15 € pour départager des candidats qui se ressemblent. 15 €… les initiateurs de cette primaire ne se rendent pas compte de ce que cela représente dans mon budget et dans celui de nombreuses personnes qui pourraient s’intéresser à ce moment politique. C’est déjà un signe qu’elle n’a aucun sens. Quant à la suite… Je me dépêche, mon kiné m’attend.