Archives de l’auteur : Isabelle

Aïe ! @39

Pendant les vacances, j’ai allumé la télé. Cela fait longtemps que je ne l’avais pas regardée. D’emblée, je suis sont tombée sur BFM TV. En quelques minutes, j’ai eu cette chaîne avec Pascal Praud puis Cnews avec Zemmour, aussi remontés l’un que l’autre.
J’ai cru trouver du positif lors d’une émission se déroulant à la SPA avec un copain de Helgant berger australien, mais il était en fait abandonné par ses maîtres. Puis, j’ai eu droit à de la télé-réalité avec des candidats énervés se dénigrant les uns les autres. Quel concentré de violence ! J’ai tout coupé en espérant ne pas faire de cauchemars.

Changement @30

Helgant en pension fait connaissance d'autres chiens.

Étant présidente de bureau de vote pour les élections régionales, je savais devoir passer deux dimanches très occupés hors de chez moi. Cela me semblait long pour Helgant. Après avoir réfléchi à différentes options, j’ai retenu une pension canine à la campagne.
Je l’ai d’abord déposé pour deux jours. Il est beaucoup resté dans son coin, à l’écart de la trentaine de chiens présents sur place.
Pour la période suivante, j’ai demandé son avis à la vétérinaire comportementaliste qui avait vu Helgant il y a quelques mois, car pour m’organiser, il était question que je l’y laisse une semaine. Pour elle, cela serait positif pour sa sociabilité en général. Donc, suite à ses conseils, c’est l’option que j’ai retenue. Pendant ce laps de temps, j’ai reçu des vidéos de Helgant. J’ai appris qu’il se mêlait plus aux autres chiens et commençait à jouer avec eux.
Ces expériences ont été compliquées pour moi en raison d’erreurs ou incompréhensions avec les responsables de la pension. En tous les cas, elles ont été positives pour Helgant. Je trouve que ça se passe un peu mieux dehors, mais on reste à quelques mètres de la maison. En revanche, chez la vétérinaire, c’était notable : il a même sauté de lui-même sur la table en attrapant une friandise et il salivait bien moins d’anxiété. En vacances, il partage un grand terrain avec deux vieux chiens recueillis de la SPA après des maltraitantes et ils s’entendent bien.
Je pense que ça n’a pas toujours était facile, mais plutôt agréable pour lui. En tous les cas, ça a été long pour moi. On est bien tous les deux dans la pension de Petit Mouton.

Aïe ! @38

Je finis le premier semestre de l’année 2021 sur les rotules, pas tout à fait au figuré, car le genou participe comme il peut à mon état de petite forme. Après des travaux dentaires, j’ai eu mi-avril une infection dentaire, dont la douleur a duré une semaine. Une semaine à attendre de pouvoir prendre le prochain médicament qui me soulagera. Je notais toutes les prises pour éviter le surdosage et parfois, j’ai attendu avec de la glace sur la joue, montre en main, de pouvoir alléger la souffrance.
On dit que les douleurs dentaires sont parmi les pires. Je suis assez d’accord. On dit aussi que la souffrance fatigue. Encore d’accord.
Mi-juin, quand j’ai eu ma seconde injection de vaccin anti-covid, j’avais un peu récupéré, mais j’étais encore faible, d’autres éléments de mon contexte quotidien me pesant. Quelques jours après, des effets indésirables du vaccin se font fait sentir, dont une douleur que j’ai découvert : celle d’un zona, installé le long d’un nerf intercostal. Une douleur permanente plus ou moins forte et la nuit tellement intense à me réveiller, avec à la clé près d’une heure pour arriver à calmer la douleur à coup de codéine.
J’évite cette fois autant que possible de prendre des médicaments, la douleur étant plus supportable que la précédente. Je me reconnais une certaine endurance, tant à la souffrance qu’à la fatigue. Mais cela ne peut pas durer beaucoup plus longtemps. Heureusement, les vacances prévues sont sous le signe du repos. Je n’aspire qu’à dormir, me poser, me reposer, avec Helgant à mes côtés. Helgant, le symbole d’un bonheur costal pour contrer la douleur intercostale.

Incyclicité @38

Le vélo est un nouveau dieu parisien. Il est loué, parfois adulé, comme la solution. Je suis moi-même passée du vélo occasionnel au vélotaf à l’occasion d’un changement de bureau le rendant effectivement plus rapide que les transports en commun pour mes trajets. Pour autant, je suis souvent atterrée par l’attitude incivique de certains cyclistes.
Mais, je dois dire aussi que tous les discours du monde sur le fait que le vélo c’est la simplicité de déplacement n’occulte pas que c’est une organisation. Il faut prévoir tout le matériel et le transporter. J’ai un vélo à assistance électrique grâce à mon genou. J’enlève à chaque arrêt la console qui permet de gérer l’assistance et la batterie, qui est un des éléments les plus chers du vélo (je viens d’en racheter une, je le mesure donc bien). J’ai un casque et des gants. Et il faut transporter les antivols.
Je vais donc au travail avec un sac qui va dans le panier puis que je transporte dans les couloirs. C’est une des raisons pour lesquelles il m’est parfois plus pratique de prendre les transports quand je ne vais pas directement au bureau.
Peut-être suis-je trop prudente, mais mes vingt ans dans la sûreté me portent à croire que je suis plutôt réaliste. Ce qui est une forme assez adaptée de prudence. Et j’y tiens à mon cher vaillant Vélectro.

Métro @27

Métro, boulot, dodoCher Caddie, très cher Caddie,
Je suis absolument désolée mais je dois le reconnaître et le dire : avoir repris des métros un temps, notamment parce que j’étais un peu fatiguée pour le vélo, n’a pas été bénéfique pour mon genou. Je sais combien tu aimes tes copains à roulettes souterrains, mais je vais éviter de retourner les voir trop souvent. Ce n’est pas eux mais les escaliers, marches, montées, descentes pour bénéficier de leur heureuse roulitude.
Tu leur expliqueras ? Je ne voudrais pas qu’ils soient vexés.
Merci Caddie,
Je te roule bien fort un bisou sur la joue

Élections @33

Une main glisse une enveloppe dans une urne.Après avoir assuré deux journées de présidence de bureau de vote pour les municipales l’an dernier, j’ai répondu présente à l’appel de la même mairie d’arrondissement. Une journée d’élections, c’est long. Levée tôt, couchée tard, ou tôt le lendemain. Pour autant, je ne peux pas me réjouir que l’abstention l’écourte par moins de comptage et de dépouillement. L’expérience est parfois pleine de surprises, heureuses ou beaucoup moins.
Pourtant, au lendemain de ce premier tour des régionales, je suis contente d’avoir participé à l’exercice démocratique. J’ai voté par procuration (merci Sarah !) et trouvé une solution pour que Helgant puisse vivre au mieux mon absence. Je me suis donc consacrée à ma mission d’intérêt général. J’y suis plus à l’aise, connaissant maintenant les documents, les points d’attention, les solutions aux problèmes les plus récurrents. Je crois qu’aujourd’hui c’est l’engagement bénévole qui me convient, militant sans être partisan. C’est sûr que le sens des élections avec une telle abstention interroge, mais c’est une préoccupation bien au-delà d’une journée.

Extravagance parisienne @67

Je vais au commissariat pour faire valider ma procuration aux élections. Une agente d’accueil note sur un bout de papier le code de validation et prend ma CNI. J’attends puis un agent en uniforme revient et m’indique qu’il a un problème avec son accès au réseau dans ce commissariat qui n’est pas le sien habituellement. Je peux aller dans un autre commissariat ou revenir quand ce sera un autre collègue qui aura bien les droits d’accès.
Il me rend ma carte d’identité et me tend le papier que je prends machinalement. En le retournant, je lis un nom, un prénom, un code postal, un numéro de téléphone et la mention « vol de papier ». Mais non, je ne l’ai pas volé ! C’est la police qui m’a donné des indications personnelles. Ce n’est pas leur faute, le RGPD des brouillons n’existe pas encore.

Aïe ! @37

Le magnifique chien Helgant se frotte par terre.En adoptant un chien, je me doutais bien qu’il pourrait y avoir quelques incidents. Effectivement, l’enthousiasme joueur qui imprime quelques marques de dents ou l’excitation de la sortie qui s’exprime dans quelques traces de griffes. Rien de méchant, rien de volontaire, rien de grave.
Mais je n’avais pas imaginé pouvoir me retrouver avec une brûlure dans le pli du doigt. Je vous épargne la photo. Cela va mettre du temps à disparaître.
L’origine en est le départ à grande vitesse de Helgant à la rencontre d’un chien que je n’avais pas vu venir et mon geste maladroit pour retenir la laisse en plastique dont le bord m’a frotté vite et fort. Aïe !
Heureusement, la rencontre entre les deux toutous s’est bien passée : pas d’aboiements, pas d’énervements. Comme Cécyle me l’a conseillé : prends des gants quand tu sors Helgant au parc. Ceux de vélo iront très bien. Ce sera d’un chic !

Changement @28

Dans la décision d’adopter un chien pesait beaucoup la question des contraintes, dont le sortir pour ses besoins. Ce qui signifie aussi devoir ramasser ses déjections.
Un temps de ma vie professionnelle, j’ai participé à la lutte contre les propriétaires de chiens indélicats. Je ne m’imaginais pas pour autant à leur place, et pas seulement par respect de l’espace public et de ses usagers. Une des raisons est que je ne pouvais m’imaginer propriétaire de chien, car j’avais une horreur, une véritable répulsion physique, pour lesdites déjections. Longtemps, même voir un chien crotter dans la rue me dégoûtait profondément. C’était le summum de ce qui m’était insupportable de voir.
Donc, dans ma décision d’adoption, était en jeu ma capacité à dépasser cette répugnance profonde. D’autant qu’il n’était pas question de ne pas ramasser, sur du bitume ou du gazon.
Sans doute qu’aimer son animal aide à y arriver, mais le fait est que, passer les premiers moments, cela ne me pose plus de problème. Bon, parfois le matin à jeun, ce n’est pas folichon…
Helgant n’a pas permis de retrouver les racines psychologiques ou d’élaborer d’autres clarifications de ce qui a pu m’arriver au stade anal. Mais il m’a permis de dépasser cette répugnance. En somme, il n’est pas psychanalyste, mais plutôt expert en TTC (thérapie comportementale et cognitive). C’est un de ses multiples talents.

Galère @12

Après Cécyle, je me suis retrouvée comme elle à me mettre en quête d’une personne ayant perdu des papiers. Cette quête était moins complexe et riche, mais forcément j’ai pensé à elle.
Alors que je rentrais des courses avec Poussette, inspirée par Caddie, je vois sur le trottoir un paquet de papiers liés entre eux par un gros élastique. Les documents sont abîmés, il y a des traces de roues, mais je me rends rapidement compte qu’il s’agit de documents médicaux : copies d’arrêts de travail, résultats d’examens médicaux, ordonnances…
J’appelle la personne concernée dont je trouve rapidement le numéro de portable. Cela sonne, sans réponse et sans messagerie. Très vite, la meilleure solution me semble d’aller à la pharmacie. Sur le chemin, je pose mes courses à la maison.
À l’officine, la pharmacienne vérifie et ne trouve pas la patiente dans son fichier. Une délivrance de médicaments indique qu’elle est cliente chez des confrères pas très loin. Je m’y rends donc.
À cette seconde officine, une jeune employée commence à chercher dans son fichier et quand je lui dis que la personne est déjà venue, elle me dit s’occuper de la retrouver.
Ma mission s’est donc beaucoup plus rapidement terminée que pour Cécyle. Et je n’ai pas rencontré cette femme, mais je suis ravie d’avoir pu l’aider.