J’aime beaucoup cette chanson de Solann dont je chante volontiers le refrain à tue-tête quand elle vient dans la liste de lecture musicale ; dans la rue, bien sûr, puisque c’est ma sélection nomade.
« Mais c’est une chienne qui a élevé Rome
« Les putes comme moi portent les rêves des hommes
« Mais c’est une chienne qui a élevé Rome
« Les putes comme moi portent les rêves des hommes »
Et je pense à ces deux autres vers chaque fois que je croise un obstacle, symbole du validisme : véhicules (auto, moto, vélo, trottinettes) sur le trottoir ou sur un passage piéton ; terrasses trop larges ; mobilier urbain disposé en gymkhana ; feux non sonorisés, mal synchronisés ; chantiers non sécurisés, sans traversée protégée, avec des échafaudages étroits, des plaques au sol bancal ; déjections canines, déchets glissants ; encombrants ; fenêtres, portes, volets ouverts qui font obstacle…
« Cette ville me doit des mea-culpa à la chaîne
« À marcher entre les rois qui tuent les reines »
La convergence des luttes ? Je n’ai plus qu’à espérer (j’avoue sans grand espoir) que les fans de Solann penseront aux personnes handicapées qui galèrent en ville.