J’avoue, j’ai gardé ce billet en réserve quelques jours ; j’attendais qu’elle soit rentrée sur Terre ; je suis un peu superstitieuse ! Je vous recommande au passage son propos sur le tarmac de l’aéroport de Cologne. Émotions garanties !
Sophie Adenot, depuis la station spatiale internationale, a donné de nombreuses interviews. À chaque fois, j’ai trouvé les questions assez tartes ; à chaque fois, j’ai trouvé qu’elle donnait des réponses intelligentes, très souvent au-delà de la question pour délivrer ses messages, notamment ses encouragements auprès de la jeunesse à s’intéresser à la science. Elle parle aussi beaucoup de la beauté de la terre et du soin que nous devrions lui apporter.
Pour évoquer ces interviews, je comptais construire un billet autour des questions que je lui poserais si j’en avais l’opportunité. Après mûre réflexion, je me rends compte que je n’ai pas trouvé de questions à lui poser. Je regarde ses vidéos sur Facebook ; peut-être que je trouve là les réponses dont j’ai besoin… Je ne sais pas.
Ce matin, alors que je faisais ma nouvelle activité de marche nordique, j’ai pensé à une remarque de Sarah lors d’une sortie extravéhiculaire. Comment fait-elle pour se gratter le nez avec son scaphandre ? Si j’ai pensé à cette question, c’est parce que j’avais le nez qui coulait et, bien qu’ayant un mouchoir dans ma poche, je ne voulais pas le prendre parce que cela aurait compromis mon chrono [record actuel, 9:48 au km – séance courte de 5 km].
J’ai donc laissé couler mon nez, sans égard pour les personnes que je croisais, acceptant la sensation désagréable en me disant que Sophie Adenot, toute concentrée sur la réparation de l’antenne extérieure, n’en aurait rien senti. Ce n’est sans doute pas une motivation qu’elle a pu penser transmettre ; je m’en suis d’autant amusée.