Place de grève

Il y a quelques années, alors que Danielle Simonnet était une des « bêtes noires » (rouge en fait) de la majorité au Conseil de Paris, elle avait fait une intervention où elle imputait à la « place de grève », devenue place de l’Hôtel de Ville, d’inviter à la grève (cessation du travail)… Je lui avais répondu sur Twitter :

« 9 mars 2021
« 19:05 — Je respecte vos engagements @Simonnet2 mais la « place de grève » comme « bord de cours d’eau » n’est pas la « place des grèves ». Les personnes exécutées sur cette place quand elle était « de grève » méritent notre mémoire respectueuse plutôt qu’une instrumentalisation. »

Je savais, bien sûr, que la grève désigne la plage au bord d’une rivière ; mais j’étais restée sur ces exécutions et tortures qui me semblaient donc obliger au plus grand respect pour les victimes. J’ignorais donc qu’avant cette sombre destination, cette place tirait son nom de l’usage de la grève comme lieu de rassemblement des chômeurs d’après le TLF (onglet n°1) avant de désigner celle et ceux qui cessaient volontairement le travail (onglet n°2).
À l’évidence, je n’avais pas (ou mal) vérifié à l’époque. Ce n’est que très récemment que j’ai entendu une allusion à l’étymologie de la grève (cessation du travail)… et je crois que je dois des excuses à Danielle Simonnet.
Je les lui présente donc.

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