Au top de la canicule fin juin, France infos a consacré un reportage à un éleveur de vaches laitières dont les vaches souffrent de la chaleur. L’éleveur explique les mesures prises au nom du « bien-être animal », en l’espèce l’installation de 30 000 € de ventilateurs dans l’étable qui accueille 120 bêtes (forcément moins bio-climatique que celle du Petit Jésus). Il ajoute que, grâce à cela, ses vaches semblent moins souffrir et qu’il n’a ainsi perdu aucun litre de lait car le problème d’une vache laitière qui a chaud, c’est qu’elle produit moins.
L’éleveur est content. La préservation du « bien-être animal » lui permet de maintenir son niveau de production.
Le reportage suivant est consacré aux écoles en Espagne où les parents d’élèves s’organisent pour que les pouvoirs publics agissent pour le « bien-être des enfants ». La conclusion de ce deuxième reportage est que, je cite, « tout le monde a pris conscience du problème, sauf les pouvoirs publics ». Est-ce si étonnant considérant qu’un enfant ne produit rien ? Il produira un jour mais la canicule sera loin derrière lui et s’il a résisté, il sera solide et travailleur et aura un bon rendement.
Ceci étant (je reviens en France), de nombreux commentaires s’interrogent sur la cohérence des mesures proposées par le gouvernement. Par exemple, il n’est pas interdit de travailler par forte chaleur ; il est juste demandé un aménagement des horaires et la distribution d’eau fraîche ; pour le « bien-être des travailleurs »…
Je sens que vous avez compris l’idée ! Je vous invite donc à regarder chaque mesure proposée à l’aune du « bien-être », c’est-à-dire du taux de productivité. Sans doute y verrez-vous un peu plus de cohérence qu’il n’y paraît de prime abord. Quid des « personnes vulnérables » que l’on cherche à protéger ? Allez voir du côté des arguments pour annuler Soliday ou la Pride…*
* Oui, l’engorgement de l’hôpital dont les subsides sont drastiquement réduits à chaque budget. On ne cherche pas à ce qu’il y ait moins de morts, juste moins de personnes hospitalisées. Serais-je cynique ? Je ne crois pas.