Chacun sa part

Le nouveau maire de Paris a décidé de supprimer les frais de représentation des maires d’arrondissement suite aux différentes polémiques qui ont eu lieu avant les élections municipales. Dans un article du Parisien, le maire du 19e, que j’aime beaucoup, témoigne de ses réserves par rapport au caractère radical de cette mesure.

« Cela signifie qu’un maire d’arrondissement ne peut plus inviter à déjeuner son commissaire de police (…). Ce sont des déjeuners de travail qui font partie du mode opératoire quand on assume des responsabilités publiques. Autant l’attente de rigueur et de transparence est nécessaire et justifiée, autant dans les faits, cela peut avoir des limites », souligne l’édile socialiste. »

Les frais de représentation permettent non seulement ces invitations à déjeuner, mais couvre aussi un verre payé de-ci de-là, des achats de vêtements dignes de la fonction… je remarque que le maire du 19e ne s’intéresse qu’aux déjeuners. Comme je suis particulièrement favorable à cette suppression des frais de représentation, je vais me permettre de lui proposer des solutions.
D’abord, pourquoi le maire d’arrondissement paierait-il le déjeuner du commissaire de police ? Pourquoi n’est-ce pas l’inverse ? Peut-être qu’ils paient l’un une fois, l’autre une fois… Je l’ignore. Si c’est le cas, ils peuvent payer chacun leur part ; d’un point de vue théorique, c’est aussi un moyen d’éviter les petites tentations de corruption du quotidien.
On me rétorquera que, quand même, ces déjeuners sont une dépense supplémentaire par rapport à ce qu’il serait ordinairement dépensé par l’un ou l’autre. Est-ce que l’on me permet de répondre que, sans que les convives ne déjeunent ensemble, chacun déjeune ? C’est l’argument qui est utilisé par la Sécurité sociale pour faire payer le forfait hospitalier : si le patient était chez lui, il dépenserait de l’argent pour se nourrir.
En ce qui concerne le maire et le commissaire, ils peuvent aussi apporter un sandwich dans le bureau de l’un ou l’autre, une petite salade faite à la maison. Chacun peut aussi préparer son plat favori avec un partage des frais, bien sûr ! De la diététique, de l’éthique et des économies : que du bonheur démocratique !

 

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