Ce qui fait monter ma tension, ce n’est pas d’attendre, mais c’est de ne pas savoir combien de temps je dois attendre. Est-ce que j’ai le temps d’aller boire un café ? celui de faire pipi ? de sortir la tablette pour lire un peu ?
On connaît tous ces situations, notamment pour les rendez-vous médicaux. On cherche à établir le nombre de patients devant nous, si l’on est le prochain, pour former des hypothèses. En hôpital de jour, il est impossible de savoir ! Et, statistiques personnelles à l’appui, je vous confirme que ma tension artérielle grimpe bougrement.
Dans la sphère privée, cela arrive également de ne pouvoir mesurer le temps d’attente. Je n’ai pas de tensiomètre sous la main ; je jurerais pourtant que ça grimpe ce d’autant qu’il n’y a pas toujours de quoi s’asseoir à l’ombre, au soleil ou à l’abri. Et comment partir à la recherche d’un siège idoine face à l’incertitude d’un…
— Je pars !
D’accord mais comme j’ignore où tu es…
— J’arrive !
Certes. Mais encore ?
Suspense !