Archives de l’auteur : Isabelle

Agit-prop’ @35

La magie du rangement est un best-seller. Je peux dire que je l’ai parcouru, car je l’ai plus que feuilleté mais pas entièrement lu, sautant quelques passages. Son auteure, Marie Kondo, explique qu’elle s’est passionnée toute petite pour le rangement et a mis peu à peu au point une méthode. Car comme le dit le slogan « La vie commence après avoir fait le tri. » Donc, le tri, c’est la vie. Elle a une clientèle en tant que consultante et a publié cet ouvrage où elle explique comment procéder.
Premier point : l’essentiel, la base de tout, est de faire du vide en… jetant. Oui, il faut jeter, des vêtements, des livres, des papiers administratifs, etc. Certes trier passe effectivement pas le fait de séparer ce que l’on veut ou doit garder du reste, mais réemploi, recyclage, don sont anecdotique voire considérer comme négatif quand c’est se débarrasser sur quelqu’un de proche de ce dont on ne veut plus. Elle indique qu’il est d’ailleurs bien de jeter tous ses papiers comme les feuilles de paie une fois que l’on a touché son argent. C’est peut-être tout à fait acceptable au Japon mais en France, cela peut être problématique, car « Les bulletins de salaire, contrat de travail et certificats de travail doivent être conservés jusqu’à la liquidation de la retraite. » (site du ministère de l’Économie et des Finances). En cas de perte, il est possible de réclamer des doubles à son employeur, si ce n’est pas une boite qui a depuis fermé. Considérer que tout est à prendre littéralement pour l’ensemble du monde me semble un peu problématique.
Mais, il y a aussi des perles sur la vision du monde de Marie Kondo, assez normative quant à la manière de s’habiller. Je ne citerai qu’un extrait :

« Le véritable gaspillage n’est pas de jeter des vêtements que vous n’aimez pas, mais de les porter alors que vous vous efforcer de créer l’espace idéal pour votre mode de vie rêvé. C’est justement parce que personne ne vous voit qu’il faut renforcer l’image de soi en portant des vêtements qui vous plaisent.
« Idem pour les pyjamas. Une femme devrait porter pour la nuit quelque chose de féminin ou d’élégant. Le pire serait de mettre un survêtement débraillé. Il m’arrive de rencontrer des gens qui traînent tout le temps dans cette tenue, de jour comme de nuit. Si le jogging est votre tenue de tous les jours, vous allez finir par ne plus faire qu’un avec lui, ce qui n’aura rien de séduisant. Ce que vous portez à la maison influe sur l’image de soi. »

Voilà qui me donne d’un coup envie d’une vie rêvée en jogging débraillé.

Grand Homme @39

Ces derniers jours, plusieurs personnes ont demandé la patte à Helgant. En vain. Il ne la donne quasiment jamais quand on lui demande, c’est lui qui la tend (quand il aimerait des caresses ou des friandises).
Helgant serait-il peu recommandable avec ce comportement ? Les Mouton savent bien que non. Au contraire, Helgant sait montrer patte blanche. Plus encore, il est vraiment très malin, admirent ses copains : il peut montrer quatre pattes blanches. Mais comme il est modeste, il ne veut pas abuser. Comme dit Petit Agneau des Prés-salés, Helgant est élégant, physiquement et moralement, jusqu’au bout des griffes.

Déo @32

J’aime Helgant, mais pas de confusion, je ne suis pas zoophile ! Je l’aime comme le très chouette chien qu’il est. Ce n’est pas de cet amour de Saint-Valentin, l’amour amoureux romantique d’un couple d’humains (enfin, comme le dit la légende).
Je n’ai donc pas cédé aux offres de publicités reçues par texto et courriels de l’animalerie où je commande ses croquettes avec le slogan « Parce qu’on aime VRAIMENT nos animaux ! » et leur code promo spécial Saint-Valentin.
Les pubs de magasins d’électroménager pour cette fête du 14 février avaient le don de m’exaspérer, mais d’une animalerie, ça m’a déconcertée, voire un peu effrayée. Donc, je vous rassure : non, Helgant n’est pas mon Valentin, et pas seulement parce que je préférerais une Valentine, hein ?! Je l’aime vraiment, mais vraiment comme j’aime mon chien.

Bonheur @48

En ce mois de janvier, je suis partie une dizaine de jours à la campagne avec Helgant. C’était très agréable et reposant. À mon retour, un mot sur du papier quadrillé plié était apposé sur ma porte avec du ruban adhésif. Je l’ai lu rapidement en rentrant puis l’ai posé en me disant que je le relirai tranquillement.
Une fois Helgant réinstallé dans son panier et les affaires posées, j’ai d’abord déjeuné. Juste après, on sonne à la porte : c’est ma voisine de l’escalier d’à côté. Pour préciser : j’habite dans un immeuble avec deux escaliers, correspondant à deux numéros de la rue et deux halls bien distincts. Mon appartement est mitoyen avec celui de mes voisins de palier et avec celui du même étage de l’escalier d’à côté.
Depuis mes plus de six années ici, j’ai croisé plusieurs fois cette voisine dans la rue. Nous avons échangé un peu plus l’été dernier sur des questions de bruit lié aux travaux chez moi. Mais surtout depuis que j’ai adopté Helgant, nous discutons de ce super compagnon qu’elle m’avait dit entendre parfois quand il aboie en raison de la présence de gens sur le palier, la venue de livreurs ou de coups de sonnette. Je n’ai jamais prévenu ma voisine de mes déplacements.
Or, n’entendant plus Helgant, ma voisine s’est inquiétée. D’où son mot, avec son numéro de téléphone au cas où, et sa venue à plusieurs reprises le week-end d’avant mon retour puis à ce moment-là. Elle était très rassurée de nous voir en forme. Entendre Helgant lui manquait. Depuis, quand il aboie, je me dis que quelqu’un y trouve plaisir et réconfort. Nous avons échangé des messages et je sais qu’en cas de besoin d’aide pour Helgant, je pourrais m’adresser à elle comme elle pourra me solliciter quand de besoin.

Lu @27

Ce samedi 16 janvier 2021, je suis à Paris et je lis Rendre le monde indisponible du philosophe Hartmut Rosa. Il y évoque comment l’exploitation du monde aboutit à un désastre écologique. Ce rapport de causalité traduit la manière dont la volonté d’utiliser la terre et toutes ses ressources aux seuls fins humaines, les asservir donc, rend finalement le monde indisponible, c’est-à-dire ingérable et imprévisible. L’homme veut avoir le monde à sa disposition et les catastrophes climatiques comme les pandémies dont il est la première victime se multiplient. Pour Rosa, la notion de disponibilité est centrale. Il évoque en exemple de son concept l’attraction des villes où des habitants s’installent parce qu’il y a des équipements sportifs et culturels en nombre à proximité, même s’ils ne les fréquentent pas. À l’inverse, l’exemple archétypique de l’indisponibilité est la neige, imprévisible et non contrôlable.
Ce samedi 16 janvier 2021, la pandémie de covid-19 rend les équipements sportifs et culturels indisponibles.
Ce samedi 16 janvier 2021, à Paris, il neige.

Lu @26

On connaît Vélib’ et Autolib’. La Mairie de Paris a aussi eu Burolib’, système de bureaux avec ordinateur en libre accès à disposition de ses agents, mais ça, c’était avant la pandémie.
L’autre jour à la pharmacie, j’ai découvert « Nausélib ».
C’est un complément alimentaire qui contribue au fonctionnement normal du système digestif. Il contribue à diminuer la sensation d’inconfort en cas de nausées dues au mal des transports (avion, bateau, voiture…) ou à un début de grossesse, et ce à grand renfort de gingembre.
Je ne sais pas qui a eu l’idée de cette appellation, mais pour qui se méprendrait, il pourrait croire à des comprimés de nausée en libre-service. Achat inutile, il suffit de regarder le plus souvent de regarder les actualités pour avoir la nausée, ou, pour certains, de monter sur un Vélib’. La boucle est bouclée ou comme dirait Caddie, la roulette a roulé. La Roulettelib ?

Vérité syndicale @38

Code du travail DallozLa fonction publique n’est pas connue pour ses « salaires » (on y parle plus précisément de traitements) mirobolants. Longtemps, j’ai gagné bien moins que mes amis proches. Et les perspectives ne sont pas toujours mirifiques. Plusieurs fois ces dernières années, des personnes m’ont conseillé de tenter des postes dans le privé. J’ai écouté, parfois regardé, mais je n’ai jamais franchi le pas, n’y étant pas décidée.
Et je n’ai pas regretté. Aujourd’hui, je ne m’inquiète pas de mon emploi, mes revenus ont été uniquement en augmentant au cours de ma carrière, les étapes m’en ont donné de grandes satisfactions comme encore récemment.
La peur de me lancer dans un univers inconnu, le manque de repères, la voix de la raison… Peut-être de nombreuses raisons, bonnes ou non, m’ont poussé à choisir cette voie. Je ne regrette vraiment pas.

Sainte Marie Joseph @16

J’avais prévu de prendre rendez-vous pour un détartrage au mois de mars 2020. Le confinement ne l’a pas rendu possible pendant des semaines. J’ai attendu pour le programmer à nouveau.
J’avais envie de changer de dentiste et repéré un cabinet dentaire plus près de chez moi. Je prends rendez-vous, peu importe le praticien puisque je ne les connais pas. Ce premier rendez-vous est annulé, car le dentiste ne sera pas présent ce jour-là. J’en suis informée par Doctolib avant même d’avoir un appel du centre médical. Je prends un second rendez-vous, avec un autre praticien, le 24 décembre en fin d’après-midi. Rendez-vous annulé peu avant encore par le cabinet.
Je change de cabinet et prends rendez-vous quand cela est possible : le 31 décembre en fin d’après-midi. La veille, une secrétaire m’appelle pour me demander de confirmer le rendez-vous. Ce que je fais. Le matin même, une autre secrétaire me rappelle pour me demander si je peux passer « un peu plus tôt », c’est-à-dire une heure avant. Comme je travaille, je lui explique que c’est trop tôt pour moi. Le rendez-vous est annulé. Il est de nouveau reporté, avec un autre praticien, calé entre deux rendez-vous d’autres patients pour compenser le désagrément de ce report de dernière minute.
J’ai rendez-vous ce samedi 9 janvier pour avoir un détartrage. Ou pas.

Cuisine @36

Pour illustrer le billet du Nouvel An et le vaccin d’amour des Mouton, une séance photo a été organisée. Contrairement aux précédents « shootings » (dixit nos Océaniens anglophones de Petit Mouton et Petit Koala), un nouveau superviseur était présent : Helgant, berger australien.
Et là, il nous faut dévoiler une nouvelle histoire d’amour. Les protagonistes étaient bien installés quand je me suis retournée et hop ! Copain Mouton avait disparu ! Dr Mouton est resté calme en bon professionnel qu’il est.
Après des recherches heureusement rapides, il a été retrouvé dans le panier, entre les pattes amoureuses de son berger de copain. Copain Mouton, d’origine belge, a ainsi découvert les talents d’attention et de protection de Helgant.
La séance photo a pu se poursuivre, les quelques traces de bave des tendres bisous de Helgant n’empêchant forcément pas la vaccination d’amour. Oui, toujours l’amour. Bonne année d’amour !