Résistance @17

En décembre 2018, j’ai reçu mon décompte de charges locatives de l’année 2017 (décompte d’ordinaire envoyé en avril) avec un solde à régler au 1er janvier 2019, soit dix jours plus tard. Ce décompte faisait apparaître une augmentation importante de la consommation d’eau des parties communes, la faisant passer pour ma côte-part de 129 euros à 180 euros (j’arrondis). J’ai le plus petit appartement de notre îlot, des voisins ont eu des rappels de charge allant jusqu’à 250 euros (en comptant d’autres postes).
Notre amicale de locataires a sitôt demandé par écrit des explications ainsi que le report de paiement, invitant les locataires à ne pas payer. Un mois plus tard, alors que nous n’avions pas reçu d’explication, les mises en demeure de payer ont plu (du verbe pleuvoir) et les locataires ont tous payé, à l’exception de la présidente de l’amicale et moi-même qui n’avions étrangement pas reçu de mise en demeure de payer.
Mi-février, après un premier échange nourri avec notre bailleur et le soutien de deux de nos élus, nous avons eu confirmation chiffrée de cette hausse, sans plus d’explication : 9 000 m³ d’eau avaient « disparu », pour un montant de 28 000 euros. On est loin de la goutte ! J’ai un peu laissé filer le temps, espérant des explications et un courrier me permettant d’agir (comme une mise en demeure de payer). En juin, mon solde de charges était négatif. Ma dette a été absorbée ; j’en ai profité pour la reconstituer en juillet, et demander de nouveau des explications en justifiant mon refus de payer.
Un nouveau contact a été établi par le bailleur sans qu’aucune explication ne me soit fournie. Début août, j’ai reçu une commande de payer par courrier simple. J’ai sauté sur l’occasion pour saisir la médiatrice de mon bailleur qui lui, a sauté sur ma saisine pour proposer de nouveau un rendez-vous. En février, j’avais refusé un rendez-vous identique, considérant que nous avions droit à une réponse écrite. La médiatrice étant dans la boucle, je n’ai pu cette fois le refuser. Un échange de mails musclés s’en est ensuivi, ce d’autant que j’ai reçu entre temps une mise en demeure de payer, à laquelle j’ai répondu par une mise en demeure d’avoir des explications écrites.
Autrement dit, la guerre était déclarée. Je vous passe les détails juridiques de l’affaire, un véritable cas d’école en matière de mépris du droit. Je n’ai pas plié, alignant les arguments de droit et de procédure. Au final, ce rendez-vous a eu lieu. Le représentant de mon bailleur était seul, la médiatrice ayant eu un empêchement de dernière minute.
Verdict. Ces 9 000 m³ d’eau ont bien disparu dans les égouts. La cause supposée n’a pu être démontrée ; je ne peux donc pas l’écrire pas plus que mon bailleur ne peut imputer cette consommation à son consommateur effectif. Par ailleurs, rien ne permet d’imputer cette consommation aux occupants des trois cent cinquante logements de notre îlot (cela a toujours été mon argument) ; ce rappel de charges n’est donc pas dû et chacun sera remboursé de ce qu’il a payé. Cela a été dit. J’attends maintenant la confirmation écrite mais j’ai bon espoir.
Par le montant en jeu (28 000 euros), c’est une de mes plus belles victoires si j’exclus la négociation ardue pour que, à l’occasion du remplacement de nos fenêtres, des volets soient installés partout, même là où il n’y en avait pas. Depuis longtemps j’engage ce type de réclamation, refusant d’avoir peur, consignant tout par écrit, avançant des arguments de droit. Je sais qu’il faut être formé à cela. Je regrette néanmoins que les uns et les autres acceptent souvent si facilement de payer ce qu’ils ne doivent pas ou renoncent à leurs droits, par… peur ? ignorance ? incompréhension ? paresse ? manque d’intérêt ? grégarisme ? fatalisme ?
Je ne sais pas.

Bonheur @38

Un billet à écrire, pas beaucoup de temps et pas d’inspiration ? Une seule solution : mon fraisier sauteur ! (ici)
Alors que l’automne approche, il est encore vaillant : encore une fraise à l’horizon et quelques fleurs prometteuses. Y aura-t-il des fraises en octobre ?

Kendo @51

Le judo, ce n’est pas un passe-temps ; c’est une vie. La mienne. Alors je vous en parle beaucoup. Le sujet d’aujourd’hui : l’objet ceinture noire.
Pour mémoire, sensei Romuald m’a offert l’une des siennes quand j’ai eu mon grade (ici). Elle sert de fronton à ma page Facebook, mon compte Twitter et m’a protégée deux ans durant. Mais je savais qu’il allait falloir en changer. C’était nécessaire tant elle était élimée, et aussi sans doute parce qu’avec mon prochain passage de 2e dan, il est important que je vole un peu de mes propres ailes. Romuald me porte depuis dix ans. Peut-être puis-je essayer de rester debout sans son maintien autour de ma taille ? C’est très symbolique tout ça. Le judo.
Johnny m’a permis de faire cette autre forme de passage sans trop de douleur et même avec une joie rare. Il m’a ramené comme prévu () une ceinture du Kodokan et me l’a remise dans mon salon. J’ai publié un petit reportage sur Facebook, lala. Mon émotion, quelques semaines plus tard, est intacte. Tout le mois d’août, j’ai porté la ceinture chez moi pour l’assouplir un peu, utilisant la technique nœud à l’envers retourné qui fonctionne très bien. Johnny m’a fait le plaisir d’inaugurer avec moi cette ceinture sur le tapis lors du dojo d’été, fin août. Puis est venu le moment où je me présenterais face à Romuald. C’était le 29 août. Trois minutes après que je suis sortie du vestiaire, il me dit :
— Ça y est, tu m’abandonnes ?
Il m’a fendu le cœur ! J’ai bafouillé je ne sais quoi pour dire que bien sûr que non puis l’ai vanné en lui demandant s’il lisait ce qui est écrit. Il le savait, il avait décidé du texte avec Johnny : à gauche (sur la photo), « Cécyle sensei » puis le logo du Kodokan ; à droite « Yuki », soit « courage », l’une des huit valeurs du code moral du judo, celui qui me va évidement le mieux « Faire ce qui est juste. » ; je n’en suis pas forcément capable mais c’est effectivement ce que je cherche.
Pour ce qui est de « Cécyle sensei », j’ai vacillé quand Johnny me l’a lu. Il est vrai que je participe à donner des cours et ai réussi cet été ma mise à niveau d’animatrice suppléante. Mais « sensei »… c’est quand même plus que ça ! Johnny m’a démontré que je l’étais pour lui. Je sais que des enfants me considèrent comme telle, des adultes débutants aussi. J’ai néanmoins peiné à admettre ce titre. Je peine encore, inquiète de la réaction que pourraient avoir certains de mes partenaires de club ou certains de mes professeurs. Au stage de rentrée des professeurs organisé par le FFJ-IDF, je n’ai eu aucune remarque si ce n’est me dire que j’avais une belle ceinture.
J’avais pris le temps de soigner mon nœud dans les toilettes de l’Institut du judo. C’est la photo qui illustre ce billet et que j’ai envoyée à Johnny pour lui dire ma fierté d’être à ce stage (une première pour moi) avec elle. Suis-je donc sensei ? Être digne de cette fonction fait partie désormais de mes objectifs de judoka. À croire que Johnny et Romuald considéraient que je n’avais déjà pas assez de travail avec mes dans à passer ! Chaque fois que je monterai sur un tatami, je veux qu’ils soient fiers de moi et, moi aussi, de moi-même. J’ai toujours cru en la valeur de l’exemplarité. Je ne peux plus faillir. Yuki? Hoka ni nan?

 

Hétéronomie @27

Not’ Cécylou a demandé ce qu’est l’Hétéronomie, donc l’faut qu’on trouve une réponse, ok ? – Ouiiiiiii ! – Ou*iiiiiii* ! – Ça roule ! – . . .

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Résistance @16

J’entendais hier (3 septembre 2019) au Magazine de la santé Olivier Roellinger, auteur de Pour une révolution délicieuse (Fayard), dire que 30 % des émissions des gaz à effet de . . .

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Peur @13

J’ai revu par paresse il y a quelques jours le film américain Le jour d’après. Sorti en 2004, Le Jour d’après est un film « catastrophe » qui relate les bouleversements climatiques, . . .

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Manque @11

La mort de Patton a laissé plus de traces que ce que j’aurais pensé. Je lui parle encore, plusieurs semaines après. Cela ne m’inquiète pas . . .

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Bonheur @37

Lors de la semaine de concours de la grande école, j’ai reçu des soutiens d’amis. Trois personnes notamment m’ont écrit tous les jours. Le vendredi après la . . .

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Extravagance parisienne @53

— Caddie révolté, Caddie brioché, Caddie gaullisé, Caddie… —  T’es beau mon Caddinounet quand tu déclames comm’ça… — Ouiiiii, beauuuuuu ! — Bea*uuuuuu* ! — M’me s’t’racontes n’importe d’quoi. . . .

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À table ! @57

Il n’y a pas si longtemps, le supermarché phare du quartier donnait ses invendus au Marché solidaire. La direction a changé. Maintenant, ils mettent les fins de . . .

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