Ailleurs @21

Ma première randonnée en itinérance m’a permis de découvrir un grand bonheur. Marcher d’hébergement en hébergement avec toutes ses affaires sur le dos, seule, sur des chemins bien balisés, en se laissant porter par ces traversées de forêts, de pinèdes, de garrigues, au grès des drailles et des crêtes.
Moins de cinq heures de marche me laissaient sur ma faim, six heures étant un minimum pour apprécier la journée, avec de courtes pauses. J’ai suivi un découpage proposé dans le Topoguide. L’effort et la fatigue physique permettaient d’apprécier le travail du corps.
Très vite, mes autres idées de vacances, d’itinérance en vélo, ont été balayées par l’envie de revenir et poursuivre le GR avec un découpage de mon choix. La dernière journée devait être particulièrement longue et difficile, mais l’a été bien moins que prévu. Jusqu’au bout j’aurai goûté sans incident ou mauvaise surprise au plaisir de la randonnée.

Lesbienne @19

Dans mon club de judo, il y a une autre gouine ! Non ? Si si. Disons plutôt une femme en couple avec une femme, je ne suis pas sûre que le terme de « gouine » lui plaise. Et ces deux femmes, elles ont eu un bébé, né courant juillet. À l’annonce que l’une était enceinte, j’ai eu des échanges assez drôles avec quelques-uns de mes partenaires, intrigués sur la manière dont deux femmes font des bébés. J’ai parfois senti une certaine réticence sur cette situation d’homoparentalité ; rien de véritablement homophobe ; plutôt de la surprise.
Et puis le bébé est venu. Oh ! le joli petit bout. Les félicitations ont fusé, les contributions au cadeau de naissance ont été particulièrement généreuses. Les mamans sont venues à deux reprises nous présenter leur bébé sur le tatami. Gazou gazou. Gros bisous. Poutoux. Gouzi gouzi. Guili hi hi. Vous les auriez vu mes judokas baraqués, essentiellement des hommes, prendre le chérubin qu’il pose sa tête sur leurs beaux biscoteaux ruisselants de sueur (miam !), rivaliser de commentaires de papas attentionnés et de câlins appuyés. En termes de références masculines, Christine B peut se rassurer ; ce bébé a pris sa dose pour quelques années.
Je me suis positionnée en observatrice lors de ces deux visites. Cela m’a permis d’appréhender ce que plusieurs lesbo-mamans m’ont expliqué, le lien entre leur désir d’enfant et leur besoin de reconnaissance sociale en tant que lesbienne. Ce n’était à chaque fois pas leur motivation unique, mais il y avait de cela, l’idée que maman, elles seraient mieux acceptées qu’en tant que lesbienne, sans doute (c’est mon interprétation) parce que la maternité sort fondamentalement une femme de toute posture sexuelle, comme un moyen de désexualiser l’homosexualité.
Un comble ! Une opportunité de vivre en paix ? Un moyen de faire reculer l’homophobie ? Je n’y crois pas, à terme, une seconde même si l’attitude de mes judokas vis-à-vis de ce bébé garantit une totale impunité à ses mamans. Elles ne sont plus homosexuelles, elles sont mamans. Je respecte bien sûr ce choix, considérant que la motivation est tout à fait honorable. Pour autant… Vive l’égalité des droits (donc la PMA pour toutes) mais il ne faudra pas s’attendre à me voir m’engager sur ce sujet. Je ne conçois pas l’homosexualité hors du désir homosexuel, celui qui est politique et ontologiquement révolutionnaire.
Gazou Gazou ?
Ni mère, ni épouse ! Hajime la révolution !

Ailleurs @20

Cet été, je suis partie pour ma première randonnée en itinérance. Cela faisait bien longtemps que j’en avais envie, mais ne me sentais pas prête. J’ai souvent randonné à partir d’un point fixe où je restais plusieurs jours. Mes sorties à la journée consistaient généralement en six heures de marche.
Le choix du GR a été assez rapide, un dont j’avais entendu parler et sur lequel il y a un site bien fait avec de nombreuses informations. Ensuite, carte et Topoguide ont été achetés. À partir de là, j’ai opté pour une partie du GR afin d’effectuer six jours de test pour savoir comment je m’en sortais, seule en itinérance en moyenne montagne. Le choix a été fonction de conseils, des trains, des hébergements possibles, tous réservés à l’avance.
Ensuite, il m’a fallu étudier les sites de conseil pour préparer un sac, tester le poids des deux modèles de sac à dos que j’avais avec une sortie en forêt de Rambouillet, choisir quoi emporter, peser chaque objet, acheter les équipements indispensables que me manquaient… afin d’arriver à un sac d’environ huit kilos, eau comprise.
Puis je suis partie…

Route @11

Je ne devrais peut-être pas le dire mais je suis assez fan du Tour de France (cycliste) et pas uniquement parce que Caddie a la roulette toute chamboulée à la vue . . .

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M’sieur, M’dame @8

Pour une réunion de travail, je me rends sur un des boulevards longeant le port de l’Arsenal. Nous sommes déjà quelques-uns et attendons encore des participants. Nous décidons de traverser la . . .

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Kendo @37

Je suis un peu perdue ce matin (j’écris ce billet le 12 août) : j’entame huit jours en mode « sport zéro » après cette belle année de ceinture noire . . .

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Ailleurs @19

Vous avez reconnu ? Vacaaaaaaaaaaaaaaaaaances !

[Et pas de date de retour ! NDIsCy]

Jardinage @20

Tomatier nous a laissé un souvenir ému. Récemment, ma sœur m’a offert un plant de tomates cerises. Il est fièrement dressé dans une jardinière. Et petit à . . .

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Jardinage @19

Le jardin partagé dont je gère la boîte mail a des soucis d’eau depuis quelque temps. Une importante fuite nous en a privés dix jours en mai et, samedi 8 juillet . . .

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Décroissance @49

Pendant quelques semaines, j’ai mis de côté tout ce qui pouvait passer au compost du jardin partagé le plus près de chez moi. Leur liste est discutable . . .

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