Bonheur @52

L'image montre Helgant avec sa balle dans la gueule.Un grand bonheur pour (et avec) Helgant est de jouer à la balle. Lorsque nous allons au parc, je lui lance dans le parking juste en sortant de la voiture. Les autres jours, nous descendons dans la cour intérieure pour y jouer.
Il m’arrive de ne pas retrouver une balle, mais je ne me rappelais plus en avoir perdu quand un jour, j’en ai trouvé une sur les marches devant la porte de l’immeuble. C’était bien une balle de Helgant, qui était passé il y a des mois sous la porte d’un box.
La personne qui l’a trouvée l’a gentiment déposée pour que je puisse la récupérer. Helgant a très bien accueilli son retour. Pour moi, c’était une jolie surprise que ce geste. Que du bonheur la balle !

L'image montre Helgant heureux et sa balle à côté de lui.

Dixit @17

Copie d'écran d'une page de France cultureIl n’est pas rare que l’on m’envoie des podcasts à écouter, ou que j’en croise lors de recherches, sur les comptes Twitter que je suis… Pendant le premier confinement, j’avais cherché aussi des podcasts ou des fictions radiophoniques à écouter, histoire de me reposer les yeux. Le verdict à chaque fois est sans appel : je décroche au bout de 30 secondes et si je tente de m’accrocher, je ne comprends pas ce qui est dit.
Cela peut sembler étrange, même à moi-même : j’adore écouter la radio ; quand je regarde la télé, je ne fais qu’écouter ; tout ce que l’on me conseille est de qualité et sur des sujets qui m’intéressent. Et pourtant… Isabelle m’a envoyé récemment deux podcasts de France culture en m’indiquant à quelle minute cela pouvait m’intéresser. En général, quand elle m’envoie quelque chose à lire, je lis dans la demi-journée… là, ça fait quatre semaines, et je n’ai pas écouté.
Ce soir, je me lance avec l’idée de tout écouter. Je suis dans ma cuisine, j’ai du temps. Je lance le premier ; au bout de cinq minutes, je décroche. Je tente le second, pareil. Je mets de la musique pour finir ma cuisine et m’installe devant mon ordi pour écouter le passage suggéré par Isabelle. Je ne fais rien d’autre. Ça commence à parler, une phrase, deux… qui parle ? Pour dire quoi ? Je ne comprends pas ; je m’accroche et décroche.
J’essaie de comprendre.
* Premier élément : de tout temps, je n’ai jamais réussi à écouter la radio ou la télé en différé. Au début des cassettes audio ou VHS, j’enregistrais des émissions ou des films pour les écouter plus tard. De mémoire, ce n’est jamais arrivé. Autrement dit, pour moi, la radio et la télé, ce n’est que du direct. Si je le rate, impossible d’y revenir. Si aujourd’hui je reçois un appel au milieu d’une série ou autre, je ne sais pas arrêter ma box et redémarrer quand la conversation est terminée : je choisis de répondre ou non au téléphone ; si je réponds, tant pis pour la série ; je ne saurai pas la fin ; qu’importe !
* Pour faire ce billet, j’ai remis ces deux podcasts pour tenter de cerner ce qui me rebute :
1/ Je ne comprends pas le sujet : entre le titre et la présentation écrite, je coince et quand je lis « Se dépasser, chercher l’indéfini progrès, s’accomplir en réalisant toutes ses potentialités, s’augmenter, s’approfondir en activant le vivant en nous, s’éveiller en laissant émerger son corps dans un approfondissement de soi, jusqu’à devenir hybride, ni entièrement naturel ni réduit à un corps machine. », à part me dire que l’auteur se la touche, je ne sais pas de quoi il est question. Quand j’écoute, c’est pareil, des gens parlent ; de quoi ? Pour dire quoi ? Mystère.
2/ À la réflexion, je comprends que je ne peux pas comprendre quelqu’un sans savoir qui il est, afin de pouvoir situer son propos dans la grille d’analyse qui est la mienne. Dans ces émissions, le locuteur est souvent nommé a posteriori de son propos, ou en cours ; et les locuteurs s’entrecroisent ; et même quand je sais qui parle, quand il s’agit de produire du savoir, j’ai besoin de connaître la qualité (je n’ai pas d’autres termes) de celui qui me dit quelque chose pour que cela fasse sens. Cela m’arrive souvent d’ailleurs à la télé de lâcher un documentaire car le nom des intervenants est en sous-titres illisibles pour moi.
J’imagine que ces deux points ne me sont par personnels et que la psychosociologie aurait à y dire. En attendant, je me prive de tas de trucs très intéressants ; je le regrette souvent… surtout quand j’ai besoin de me reposer les yeux.

Clavier @24

Copie d'écran de la page sommaire de mon site InternetMon site Internet a été créé en 1999 par ma chérie de l’époque qui pensait que mon travail d’écriture avait sa place sur le Net à une époque où fleurissaient les premières « pages persos ». De rencontres en ruptures, amoureuses et amicales, mon site a changé de support technique, puis de forme, s’étoffant au fil de ses différentes versions. Dans le même temps, j’ai chaque fois essayé de gagner en autonomie, toute personne ayant un « webmaster » sachant combien il est difficile de les joindre, sauf à les payer très très cher.
J’ai d’abord appris à entrer du contenu, puis à coder à la marge des fichiers existants, puis à créer de nouveaux objets numériques, et ce avec WordPress et avec Spip. Il me restait à maîtriser la création ex nihilo d’un site : installation sur une base de données, activation, personnalisation des fichiers html et des feuilles de style… L’évolution de Spip 3 en Spip 4 et mon souhait de me libérer des mises à jour quasi quotidiennes de mon site m’en ont donné l’occasion.
C’était surtout la partie installation qui me faisait peur ; cela s’est passé comme sur des roulettes (Caddie et Petit Koala veillaient au grain). Ensuite, mon choix de redonner à mon site sa fonction d’il y a vingt ans, soit une présence sur le Net avec la présentation de mon écriture et quelques actualités a facilité le travail sur le code. Je me retrouve ainsi avec une nouvelle architecture qui évoluera, ou pas. Pour l’instant, je suis très contente du résultat et savoure de m’être libérée de mises à jour devenues trop énergivores.

Grand homme @43

L'image est la couverture du livre de Gaspard Koenig intitulé La fin de l'individu. Cela fait plusieurs fois que j’emprunte à la bibliothèque des essais dont les auteurs ont choisi de s’exprimer à la première personne de façon très marquée. Sur différents sujets qui m’intéressaient, je me suis retrouvée avec des textes tournant au récit de « Nunuche découvre la neige ». Surfant sur des sujets d’actualité brûlante (les fraudes alimentaires, l’intelligence artificielle…), les auteurs brodent sur leurs voyages, leurs lectures, leurs « aventures » (où ils sont souvent assez ridicules) en essayant de leur donner un sens dans leur critique des technologies ou expérimentations.
L'image est la couverture du livre Manger du faux pour de vrai.Au final, j’ai plus parcouru que lu, sautant des passages, cherchant les idées intéressantes, peu nombreuses. Ce narcissisme où les auteurs veulent aguicher en se présentant comme des candides allant révéler les secrets détenus par des margoulins ou des initiés est d’une vanité bien loin de ce cher Candide. Une façon aussi de remplir des pages avec peu d’éléments factuels ou d’analyse.
Misère.

Noël @49

Le formulaire de Logue de Soldarité transport, illisible n basse visionIl y a quelques années, je disposais d’un « ticket guide RATP SNCF » qui me permettait d’être accompagnée gratuitement dans les transports franciliens. Je l’utilisais peu, les personnes m’accompagnant disposant pour la plupart de leur propre titre de transport. Avec la généralisation du Navigo, je n’ai plus entendu parler de ce ticket. Je ne me suis pas renseignée. Récemment, j’aurais eu besoin d’un accompagnateur gratuit, la personne m’accompagnant fonctionnant aux tickets ; j’ai donc cherché de l’info sans en trouver ; parce que le ticket de métro disparaît en 2022 ? L’explication ne me satisfaisait pas car ce guide est de droit.
J’en discute avec Isabelle qui, la veille même de Noël, ouvre la boîte de pandore. Non ? Si si. Je vous raconte (installez-vous confortablement, boisson chaude et carré de chocolat obligatoire).
24 décembre. Isabelle m’envoie un mail avec un lien sur « Solidarité transport » qui gère désormais l’octroi d’un guide gratuit (ci-contre le site très accessible basse vision de cet organisme).
25 décembre. Je vais sur le site. Je remplis les critères. Je lance une demande en ligne. 1/ Je renseigne ma situation. 2/ Je télécharge ma CMI et un justificatif de domicile. 3/ Je remplis un formulaire qui se termine par ce message : « Informations concernant l’accompagnant. Votre situation vous permet d’être accompagné par une personne circulant gratuitement. Votre accompagnant, qui peut changer à chaque voyage, devra se munir du passe Navigo « accompagnant » à votre nom et devra impérativement voyager en votre compagnie. Vous ne pouvez associer qu’un seul passe Navigo « accompagnant » à votre dossier. (…) »
Et comment je fais pour disposer d’un Navigo « accompagnant » ? Le site n’en dit rien ; celui de la RATP non plus. Je fouille le Net et tombe sur un article de Handirect.fr qui m’explique tout (merci !) et m’en vais sur le site de Navigo pour faire une demande en ligne. Je commence par me créer un compte… qui ne se crée pas car « aucune coordonnée n’est associée » à mon passe. Il s’est passé plus d’une heure, je lâche l’affaire.
27 décembre. Je vais dans ma station de métro demander ce qu’il se passe avec mon Navigo. La dame ajoute mon téléphone et mon mail. Elle ne peut rien faire pour le Navigo accompagnant (dont elle ignore tout) et m’invite à faire la demande en ligne ou à revenir la voir.
28 décembre. Je crée mon compte Navigo. Je cherche comment demander un Navigo accompagnant. Je ne trouve pas. Je sollicite Isabelle qui ne trouve pas. Je me résous à appeler Solidarité transports qui commence à me proposer une demande en ligne… la conversation coupe. Je rappelle. Mon nouvel interlocuteur me parle comme à une demeurée et me renvoie sur Navigo. J’appelle. Ce n’est pas le bon numéro. Je cherche et rappelle. Je suis bien chez Navigo, cette fois. Un monsieur ne sait pas de quoi je parle. Il me renvoie à un « guichet club RATP » en m’indiquant que je les trouve en ligne. Je cherche. Je ne trouve pas. Je rappelle Navigo. Une dame m’écoute, me fait patienter et me donne la liste des guichets club RATP près de chez moi. Ma station en fait partie. Il s’est encore passé plus d’une heure.
29 décembre. Je retourne à ma station de métro. L’agent au guichet ignore tout du Navigo accompagnant. Il appelle une collège qui sort un carnet car elle a « déjà vu ça » ; elle trouve la page où elle a noté que je dois me rendre à Châtelet ou Gare de Lyon. Je commence à saturer. Je dois déjeuner avec Isabelle le 31. Je lui propose une brasserie à Châtelet ; à ce stade, je crains le pire.
30 décembre. Isabelle me suggère de vérifier les heures d’ouverture de l’agence commerciale RATP de Châtelet. J’appelle la RATP : service téléphonique hors service. Je pose la question sur Twitter à Clients RATP. Réponse (rapide) : l’agence est fermée le 31…
3 janvier. Je décide d’aller à Châtelet. Cela me fera ma balade. J’appelle la RATP : « — Je suis déficiente visuelle, je dois aller à l’agence commerciale de Châtelet, quelle est l’entrée la plus proche ? » ; « Bah, vous entrez où vous voulez… » J’explique que je vais me perdre dans la station. Le monsieur finit par comprendre et me dit que c’est aux Halles, porte Berger*.
Mon GPS me guide de chez moi jusqu’au à la porte Berger via le Pont-Neuf (jolie balade). Une fois là, je sors ma canne et descends un premier Escalator, tourne un peu avant de trouver l’Escalator pour descendre dans le métro. Je repère la lumière verte de machines RATP. J’y vais. Un guichet est là, fermé. À cet instant, j’ai envie de pleurer. Un chaland me bouscule. Cela me réveille. Je tourne en cercles concentriques (comme un chaton qui découvre son territoire) et finis par arriver devant l’agence commerciale. J’attends mon tour dehors avec d’autres gens. J’entre. La configuration des lieux m’échappe. J’entends un « Monsieur ? » ; je ne bouge pas. Puis « Madame ? » J’y vais. Un agent est là. Je formule ma demande en deux phrases. Il prend mon Navigo et s’active sans un mot. Puis me demande de retirer mon masque et mon chapeau…
— Regardez la caméra.
— Je ne sais pas où elle est.
Il soupire et s’agite. Il fait glisser mon Navigo et un autre jusqu’à ma main posée sur son comptoir. Je prends le tout. Je lui fais alors remarquer que j’ai eu du mal à trouver l’agence, qu’aucune info n’est disponible sur le site de la RATP, etc.
— Vous pouviez aller dans les clubs RATP…
— J’y suis allée, mais on m’a dit que non.
— Avec le covid, on manque d’agents.
Je lui dis à peine au revoir. À la vue de la photo, je fais un microbillet Twitter en rentrant chez moi. Elle dit tout de mon désespoir. N’aurait-il pas pu me dire de sourire ? Me préciser quand il prenait la photo ? Où était la caméra ? Non, je suis malvoyante ; pour cet agent, un poids.
Dès que je suis chez moi, je vais sur le site de Transports solidarité et fais ma demande en ligne. Je reçois un accusé de réception. Suis-je arrivée au bout de la route ?
5 janvier. Je reçois un mail avec un mot de passe. J’essaie de me loguer, cela ne fonctionne pas. Un second mail m’indique « Après vérification, le nom et prénom du porteur de cette carte ne correspondent pas strictement au nom et prénom figurant sur l’attestation ou dans les fichiers de l’organisme social. » avec une série de recommandations. J’appelle Navigo. Les informations sur le Navigo accompagnant correspondent à celle de mon Navigo. J’appelle Solidarité transport. La dame regarde mon dossier (quelle peine à trouver, ce qui me vaut un « Vous n’existez pas. » merci madame) et me dit que je me suis trompée dans mon formulaire de demande, mettant mon prénom à la place de mon nom. Elle corrige : cela n’aurait-il pas pu être fait avec les justificatifs que j’ai envoyés ? Passons. Elle me confirme en direct que le guide gratuit m’est accordé pour trois ans (ma CMI, elle, est à perpétuité). Je lui indique que je n’ai pas réussi à me loguer. Il semble que ce soit parce que je suis blonde (le système refuse les copier-coller). Je me fâche. Elle finit par m’envoyer un mail de logue que je peux utiliser. Encore une heure de passée…
J'essaie de lire l'écran de la machine. 6 janvier. Je reçois un mail indiquant que je peux aller charger mon Navigo accompagnant au guichet de mon choix. Je dîne le soir même avec Isabelle, lui demande de m’accompagner au cas où…
Au cas où quoi ?
Je pose mon Navigo accompagnant sur la machine, Isabelle lit l’écran pour moi, et mon Navigo accompagnant se charge. Mais de quoi je me plains ?

* La station Châtelet-Les Halles voit se croiser trois lignes de RER et cinq lignes de métro. La circulation en sous-sol m’y est impossible. Je n’y fais jamais aucune correspondance ni n’y prends jamais le métro.

Résistance @18

Caddie est une passoire sur la tête, un blouson noir, des gants plein de peinture et des chaussures de rando.Je suis dans le 62, assise à l’avant. Il est 18 heures 30 ; il y a un peu de monde. Des éclats de voix arrivent du fond du bus et me font couper la musique dans le casque afin d’espérer comprendre ce qui se passe. Le ton monte. Deux hommes s’invectivent en arabe. Des voyageurs appellent au calme. Une voix de femme fuse…
— Faites ça chez vous !
Que comprendre ? Un long murmure monte ; les réprobations et les soutiens s’y affrontent. Le bus arrive fort à propos à son arrêt ; le va-et-vient des voyageurs calme le jeu. Je remets la musique dans mon casque. La scène a duré moins de trois minutes. Sale ambiance ! Et au vu des prochaines échéances politiques dans un contexte social tendu, cela ne va pas aller en s’arrangeant.

Déo @42

L'image montre les quatre marquages évoqués dans le billet.J’ai remarqué sur un gobelet un nouveau logo, dont j’ai eu du mal à comprendre véritablement le sens. Recherches faites, il s’agit d’un marquage issu d’une directive de l’Union européenne sur les plastiques à usage unique. J’ai trouvé les quatre déclinaisons.
À chaque fois, il y a deux carrés : à gauche, un dessin sur fond rouge est partiellement ou totalement barré (une main jetant un objet d’une pichenette, une main au-dessus d’un objet à terre, des objets au-dessus d’une cuvette de toilette) ; à droite un dessin sur fond bleu avec une ligne représentant des flots sur lesquels flottent les objets vus dans l’autre case, et dessous, une tortue.
D’abord, je n’ai pas reconnu l’un des objets barrés. Il s’agit d’une lingette. Ensuite, je n’ai pas trouvé évident le rapport entre les deux cases. D’un côté, ce n’est pas bien de jeter tel objet dans les toilettes ou en l’air. Quant au gobelet, le dessin n’est pas d’une grande lisibilité, la main à distance à la verticale semblant bénir ou effectuer un exercice de magnétisme plutôt que d’être celle qui a jeté l’objet. De l’autre côté, le fond bleu rassurant semble être plus positif, dois-je déduire que plutôt que jeter les tampons hygiéniques et lingettes dans les toilettes, je devrais les jeter dans la mer ? Enfin, que les objets jetés en l’air ou laissés par terre (pour les toilettes, c’est plus facilement compréhensible) finissent dans la mer est évoqué dans des articles, mais n’est pas d’une appréhension immédiate, surtout pour toutes les personnes qui ne résident pas sur le littoral.
Bref, j’ai rarement vu un marquage autant à côté de la plaque. Pourquoi ne pas « juste » bien indiquer de jeter dans une poubelle plutôt que n’importe où ailleurs ? Mystère. Et, je le crains, inefficacité.

Galère @17

Copie d'écran de l'appli de la banque poste, mode d'emploi. Je ne peux pas vous dire ce qu'il y a dessus, je ne lis pas.LBP — Épilogue ?
Il est important de lire l’Épisode 1, puis l’Épisode 2 pour bien comprendre ce feuilleton.

J’attendais donc la réponse de ma banque à mon message « Certicode défaut d’accessibilité » pour désactiver ce système de certification que je ne pouvais pas utiliser. Elle a mis quelques jours à venir. En voici les trois premières phrases :

« Dans votre message ci-dessous, vous souhaitez activer le service Certicode Plus.
« Nous vous informons que nous ne sommes pas en mesure de prendre en charge cette demande depuis la messagerie.
« Nous tenons toutefois à vous préciser que ce service n’est obligatoire que si vous souhaitez consulter vos comptes via l’application mobile. »

J’ai donc confirmation que l’activation de ce service n’est pas obligatoire pour l’utilisation de mon compte et des paiements en ligne contrairement à ce que laissait supposer le message initial et les insupportables fenêtres intruses (français de l’angliscisme « pop up ») qui s’activent à chacune de mes connexions. Je lis néanmoins la longue suite du message, espérant y trouver un mot sur la question de l’accessibilité qui était au centre de mon message d’origine. Il n’en est pas question, bien au contraire ! On me ressert la procédure pour activer Certicode+ sans tenir compte de mes remarques initiales.
Je me fends donc d’une réponse, un peu colère.

« Bonjour, Je crois que vous n’avez pas bien lu mon message… Ce n’est pas très grave ; le juge administratif sera sans doute plus attentif à mes demandes. Bonne journée ! »

Pour cette fois, la réponse vient dans l’heure…

« Dans votre message ci-dessous, vous souhaitez obtenir des informations concernant le service Certicode Plus. (…) Pour vous assurer toujours plus de sécurité dans la gestion de vos comptes en ligne, La Banque Postale propose le service : Certicode Plus. Ce service gratuit vous donnera un accès simplifié à toujours plus de fonctionnalités (ajout de bénéficiaires, virements, gestion de vos cartes…) depuis votre Espace Client… »

Blablabla blablabla… Je remarque que l’on me sert cette fois un « accès simplifié » alors que mon souci est que ce service n’est pas accessible ; la notion de « simplification », dans ce contexte, m’échappe. Ignorant sans doute ce que signifie « basse vision », cette réponse pousse le vice validiste à m’inviter à me rendre dans mon bureau de poste si « Si vous ne voyez pas ce cadenas » ; à chaque opération ? Mais non, juste parce que ça voudrait dire que mon téléphone n’est pas le bon.
Je réponds encore, plus pédagogique.

« Non, je ne souhaitais pas d’information sur Certicode+ ; je souhaitais dénoncer le défaut d’accessibilité RGGA [je mets le lien] de votre application ce qui m’empêche de l’utiliser (ce qui constitue une discrimination). Je vous invite à continuer à répondre à côté de ma question, le juge administratif va s’en régaler.
« Très bonne fin d’année !
« Je souhaite à la banque postale pour 2022 d’appliquer la loi en matière d’accessibilité numérique. »

Cela fait dix jours ; je n’ai pas de réponse… Je n’en aurai sans doute pas.

Rencontre @10

Une trappe de désemfumage avec un skydome, et une vue partielle du pallier du 7e étage avec son échelle de secours et ses dispositifs incendie.Maintenant que ma cheville cassée-réparée va mieux, j’utilise de nouveau les escaliers de mon immeuble, en montée uniquement ; en descente, j’ai encore peur, ce d’autant que les marches sont souvent humides sur les deux premiers étages : pipis de chiens, lies de chaussures mouillées, lavures de l’homme de ménage… Je m’accroche bien à la rampe et je monte, espérant me refaire un peu de ce souffle perdu depuis le premier confinement.
Ce lundi-là, il pleut à seaux. Je fais attention. Je passe le troisième. Des gouttes tombent sur ma main ; je ralentis. Quelques marches encore et la rampe est trempée. Je m’arrête et touche le mur ; l’eau y ruisselle, il est trempé ! Je connais la cause de ce déluge intérieur. J’appelle sitôt mon gardien, il ne répond pas. Je lui envoie un texto « Il y a de l’eau qui ruisselle sur le mur de la cage d’escalier ». J’arrive chez moi. Cinq minutes passent. J’entends un bruit strident et grinçant de rouages ; je monte jusqu’au septième.
Mon gardien est là, ruisselant de pluie et de sueur. Il mouline pour refermer l’extracteur de fumée qui s’est ouvert après que la fumée d’une cigarette a chatouillé le détecteur de fumée. Un classique. On blague. Je l’encourage. On va pour reprendre l’ascenseur. En sort le gamin du premier. Mon gardien soupire ; nous savons lui et moi qu’il va fumer sous le fameux détecteur et que dans cinq minutes, il va falloir mouliner encore.
Le gamin en question n’est pas d’un abord facile ; mon gardien le suit ; je reste près de l’ascenseur. Il lui explique le principe de la trappe de désenfumage, lui dit qu’il sait que ses grands-parents chez qui il vit ne veulent pas qu’il fume, qu’il comprend son besoin d’un coin tranquille…
— Ouais, quand je vais dans les parkings, je me fais engueuler ; là, je suis tout seul ; j’embête personne.
Je les laisse discuter. Le gamin se laisse convaincre (pour cette fois) et revient vers l’ascenseur. On blague de nouveau, en mode pédagogique. Je le remercie d’avoir renoncé à sa cigarette (euphémisme, bien sûr) pour garder les escaliers secs. Il me demande des nouvelles de ma cheville ; je lui réponds qu’elle va bien, qu’elle est solide avec la ferraille dedans mais que l’autre est fragile…
— Ce s’rait mieux de pas vous casser l’autre !
Oui gamin, ce serait mieux.

Incyclicité @40

L'image montre lL'image montre le vélo-cargo stationné sur la chaussée.Pas loin de chez moi se trouve un centre médical. Fréquemment, des cyclistes accrochent leur engin aux grilles le long de la pente d’accès, là où le trottoir se rétrécit, donc où les vélos sont le plus dans le cheminement piéton.
Un coursier vient régulièrement à ce centre, quotidiennement de ce que je constate, y chercher des échantillons médicaux, j’imagine pour les porter à un laboratoire d’analyse.
Depuis des mois, je l’ai vu se garer directement devant le centre, sur la chaussée, en pleine voie. Cela contraint la circulation, dont celle des bus des deux lignes passant à cet endroit.
L'image montre le vélo-cargo stationné sur le trottoir.Récemment, j’ai constaté qu’il se gare maintenant sur le trottoir. Il n’a pas besoin d’attacher son vélo. Pour autant, il se met aussi là où le trottoir est le plus étroit. Cela oblige les piétons à le contourner, créée une gêne pour des personnes en fauteuil et est un obstacle de choix pour des non-voyants. Tiercé gagnant !
Le discours sur les mobilités douces m’irrite de plus en plus tant au final les piétons sont les premiers – bien devant les automobilistes – à être gênés par l’incivilité de certains cyclistes. Misère.