Réclamation @75

Pour le départ d’une collègue, j’ai cherché un cadeau particulier : un porte-gobelet gonflable pour piscine. C’est seulement sur Internet que j’en ai trouvé un. La commande a été rapide, mais j’ai mis un mois à obtenir le paquet.
La livraison était dans un point relais. Après réception d’un courriel m’indiquant que le colis était arrivé, je suis passée au magasin : aucune trace, l’employé m’assurant qu’il y avait parfois un délai de plusieurs jours entre l’avis de réception et l’arrivée effective. Plusieurs fois, je suis repassée, en vain. J’ai écrit au service client pour savoir si le colis avait bien été livré. La réponse étant positive, j’y suis repassée, puis une autre fois…. À toutes mes visites, le ou les employés ont vérifié tous les paquets en relisant l’étiquette, même si le nom était à chaque fois bien noté dessus en gros au marqueur. Une fois, un employé a vérifié le suivi du numéro de colis pour m’assurer que c’est le livreur et non le magasin qui avait validé la réception du colis.
Plus de trois semaines après cette fameuse date de réception, correspondant à une demi-douzaine de visites, j’ai réécrit au site de vente qui m’a assuré que c’était bien le magasin qui avait récupéré le paquet. J’y suis donc retournée. Les deux employés ont de nouveau vérifié tous les paquets. Et là, par hasard, un « nom » a accroché mon regard… C’était celui de la marque du produit. Vérification faite, le numéro de colis était bon et l’étiquette comportait le nom de la marque à la place du mien.
Au moins, je vais pouvoir offrir ce cadeau… en octobre. Ce sera utile pour le printemps prochain.

Agit-prop’ @20

Il n’est pas rare, dans ma vie quotidienne, que je défende un principe en faisant ou ne faisant pas quelque chose. Faire des courses le dimanche, par exemple. Si je suis seule, cela ne pose pas de problème. Si je suis avec quelqu’un qui souhaite faire ses courses un dimanche, je m’expose à une réprobation qui me rend coupable de trahison. Le terme est fort pour des commissions le dimanche ! C’était un exemple, pour ne pas reprendre les faits qui motivent ce billet ; la personne que j’ai blessée ne mérite pas que j’en rajoute directement une couche.
Donc, je ne rentre pas dans un magasin le dimanche même pour accompagner quelqu’un que j’aime.
— Tu pourrais, quand même…
Pourquoi ?
— Parce que tu m’aimes, justement.
Et moi, m’aimes-tu à me proposer une activité dont tu sais qu’elle est contraire à mes principes ?
— Ce n’est pas pareil…
Ah ?
— Ce ne sont que des courses le dimanche et ne pas les faire ne fera pas fermer le magasin. En plus, il n’y a rien à manger pour ce soir, et… et…
Je suis désolée. Je ne fais pas mes courses le dimanche, même si je n’ai rien à manger, même si cela ne sert à rien, même si j’aime la personne qui me propose d’en faire.
— Tu préfères tes principes à notre amour ?
Non, je pense que notre amour peut s’accorder de ce que nous sommes chacune. Je ne reproche à personne de faire ses courses le dimanche ; juste, je ne les fais pas.
Combien de fois suis-je alors la méchante qui ne joue pas le jeu ? Combien de fois dois-je me justifier de résister, de défendre mes idées, avec des personnes qui pourtant, au fond, sont plutôt d’accord avec moi mais considèrent que les aimer c’est déroger à mes principes politiques ? Combien de fois suis-je blessée parce que mon amour est mis en cause là où je ne fais que défendre ce que je crois juste ?
Cela me ramène à l’enterrement de mon père. J’avais 23 ans. Son meilleur ami, un homme qui comptait aussi beaucoup pour moi, n’a pas souhaité entrer dans l’église pour assister au culte protestant que nous avions organisé. Cela aurait été contraire à ses convictions. Il pensait également que papa n’aurait pas souhaité cette cérémonie. Il n’a pas cherché à s’y opposer. Il a simplement exprimé son désaccord de principe par son absence.
À aucun moment je n’ai pensé qu’il ne m’aimait pas, ou qu’il m’abandonnait dans ce moment difficile. Je n’ai pas imaginé non plus qu’il manquait de respect à papa (au contraire !) Il a simplement assumé ses convictions et, à la sortie de la cérémonie, je suis montée dans sa voiture pour aller au cimetière, simplement ravie qu’il soit là.
Peut-être me trouvera-t-on infréquentable, comme certains ont trouvé infréquentable cet ami de mon père avec un « Il aurait pu, quand même »… ? Tant pis. Ne me fréquentez donc pas mais, de grâce, épargnez-moi le procès de mes sentiments là où les vôtres n’acceptent pas ce que je suis. Je serais obligée de vous mentir sur les motifs de mes refus. Étrange amour que ce serait là.

Exposer @12

En ce mois d’octobre, je suis retournée un soir au Louvre pour retrouver mon beau musée. Durant des années, j’ai vu l’évolution du public, avec le tourisme de masse comme avec les nouveaux outils technologiques. Lors de cette nocturne, une guide présentait La liberté guidant le peuple en utilisant un iPad pour montrer des détails de l’œuvre… devant le tableau. Il est notable combien l’œuvre n’est pas facile à regarder, avec la lumière de la salle, ses reflets, le manque de recul… et quel paradoxe que le visiteur le regarde plus et mieux sur un écran.
Plus loin, un homme regardait un très grand tableau en passant en le filmant avec un téléphone. Plus loin, un homme téléphonait en tenant son téléphone devant lui en marchant sur un palier. Autant de pratiques qui interrogent sur le rapport au musée après avoir tant entendu de discours sur la démocratisation culturelle, la culture pour tous, puis la culture pour chacun et l’augmentation de la fréquentation muséale.

À table ! @38

Ah, un cola !J’ai fait mon premier stage de « prof » de judo fin septembre. À midi, nous étions invités à déjeuner par le comité de Paris. Pâté en entrée, ragoût avec . . .

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Clé @15

Ma « culture féministe » (mieux vaut mettre les guillemets) a intégré dès les années 70 ce fameux procès aux assises où Gisèle Halimi a excellé et qui a abouti à la criminalisation . . .

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Paris @45

Depuis mon changement de travail, j’ai un temps de trajet plus long qu’avant, avec une traversée de quasiment tout Paris en diagonale. J’ai fait le choix de privilégier un changement de . . .

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Kendo @38

Le 24 septembre dernier, j’ai reçu officiellement ma ceinture noire dans le cadre d’une cérémonie organisée par le Comité de Paris de judo. Ai-je pleuré ? La question était Continuer la lecture. . .

Cuisine @25

– Ouuuuulalalalaaaaaaaa ! Y a des viiiiiides ! – Ouais, en ce moment, c’est compliqué pour Isabelle. Ça arrive d’temps en temps… Y a comme des trous dans l’raquette. – C’est à . . .

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Jardinage @21

J’ai reçu un mail de la Cellule Main verte, l’interlocuteur municipal de notre jardin partagé. « SAVE THE DATE, MARDI 3 OCTOBRE – 18h30 à 21h30 Salle des Fêtes de la Mairie . . .

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Foot @14

Les copains sont enfin arrivés avec des plantes, de nuit, dans un petit sac bien protégé dans une boîte elle-même dans un sac ! Ouh là là ! Ils ont vite été dans . . .

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