Apéro @13

Au rayon vin, je vois une bouteille dont l’étiquette annonce clairement « Petit rosé tout simple ». C’est un vin bio. Toutefois, je regarde le prix : c’est l’un des plus chers du rayon.
Tout simple ?

Couperet @12

J’ai été confrontée de près à deux reprises à la mise en cause d’hommes politiques pour harcèlement et violences sexuelles. Je ne connaissais pas ni ne fréquentais le premier, député de la circonscription voisine de la mienne. Par contre, des amies et des compagnes de luttes étaient ses proches, voire ses victimes. L’affaire m’a sonnée. L’idée d’avoir fréquenté des victimes de cet homme sans le savoir, donc sans pouvoir les aider, m’a peinée. Ce qu’elles m’ont raconté ensuite m’a affligée. J’ai publié un communiqué +7 sur le sujet, ici. J’éprouve une compassion sans limites pour elles. Je n’ai pas d’opinion sur lui.
La deuxième affaire, très récente, touche cette fois un militant et élu proche de mon ex-député. Je ne connais pas ses victimes. Visé par plusieurs plaintes, il est mis en examen. Les faits sont graves ; ils font l’objet d’une enquête et il appartiendra à la justice de décider de le poursuivre ou non, de le juger s’il y a lieu. Je dois avouer d’abord que j’en suis tombée de ma chaise. Sans mettre une seconde en doute la parole des femmes qui ont porté plainte, je pourrais faire partie de ces ménagères de plus de cinquante ans qui déclareraient à la presse : « Lui ? Non, ce n’est pas possible. » Et pourtant, cela semble pouvoir l’être, dont acte. Que justice passe ! Elle doit.
Pour autant, je dois aussi convenir, quitte à m’attirer les foudres de certaines militantes féministes, que je ne considère cet homme comme un salaud, ou un porc. Autrement dit, il est peut-être un délinquant, ou un criminel, selon la gravité des accusations qui seront retenues par les tribunaux, mais je n’ai pas envie d’en profiter pour l’insulter ou le dénigrer.
J’ai travaillé avec lui. Sur le plan militant, c’est un homme que je respecte. Sur le plan personnel, je n’ai pas d’opinion sur lui, je ne le fréquentais pas en dehors de nos actions communes. Sur le plan judiciaire, je condamne avec la plus grande fermeté ces faits s’ils sont avérés. Pourquoi je dis cela ? Parce que je crois qu’il faut savoir distinguer l’affection ou le respect que l’on porte à autrui de ses actes délictueux ou criminels. Je crois également que l’idée que cette personne serait un [je vous laisse le choix de l’injure] au motif qu’il aurait commis un « acte particulièrement odieux » est le type de pensées que je n’ai pas. C’est ainsi. Je pense enfin que l’affection, l’amitié, l’amour ou même le simple respect de chacun nous exonère de nous transformer en tribunal.
À chacun son rôle. Le mien n’est pas d’accabler celles et ceux et hen qui me sont proches. Selon mon degré de proximité avec elles, il peut même être de les soutenir qu’elles soient un criminel, un assassin ou un violeur ; je l’ai déjà fait avec des délinquants politiques ou de droit commun et je suis moi-même délinquante même si les délits que j’ai commis n’ont pas été poursuivis. Soutenir n’est pas cautionner ni accepter. C’est simplement aimer, et admettre que l’autre ne soit pas judiciairement irréprochable. J’y tiens.

Extravagance parisienne @40

La vidéosurveillance (rebaptisée par communication politique vidéoprotection) est de plus en plus fréquente. Parfois, elle se niche dans des endroits inattendus. Ainsi, dans un salon de coiffure qui affiche l’information dans une optique commerciale et non seulement dans le cadre de l’affichage obligatoire. Sur la porte vitrée, il est annoncé : « Salon climatisé et sous vidéo surveillance ».
Quel est le but de cette annonce ? En quoi est-ce commercialement pertinent de mettre sur le même plan les deux faits ? S’agit-il d’être dissuasif des vols ? de s’assurer qu’il n’y a pas de gestes déplacés ? Mystère.

Objectivement @39

Ma machine à laver s’est mise à faire un bruit étrange indiquant que les rouages souffrent. J’avais prévu de la changer au moment où je referais ma cuisine, après le changement . . .

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Pucer @35

De temps en temps, je vais à des spectacles vivants, surtout de danse. Lors de mon dernier passage au théâtre national de Chaillot, j’ai été très surprise en sortant de ce que j’ai vu au point Vigipirate. Une table . . .

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Bigleuse @82

Le 31 janvier dernier, l’APGL, le Mag jeunes LGBT, l’inter-LGBT, SOS homophobie et le Continuer la lecture. . .

Rigolo @8

— Yo la chance les copains ! Après la Cocotte, y a eu neige ! — Neiiiiiiiige ! Et noooooootre Cécylou. — Elle nous a m*iiiiiiiiii*s le b*oooooooooo*nnet et on a fait f*ooooo*ule-de-neige. — . . .

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Lesbienne @21

À propos de ma violence (ici), j’ai rompu une fois ma promesse de ne pas frapper quelqu’un après le suicide du fils du boulanger. Ce n’était pas . . .

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Commémoration @19

Le mois de novembre est assez tristoune. Je suis née un jour de novembre. C’était deuil national, en raison de l’enterrement d’un homme politique d’envergure internationale. C’était déjà le lendemain qu’un jour d’armistice d’une guerre mondiale, qui ne sera . . .

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Kendo @41

La semaine précédant le Kagami Biraki du Comité de Paris de judo où j’accompagnais plusieurs camarades de club venus recevoir leur grade, je suis allée avec mes . . .

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