Entendu @39

Nous sommes le 17 octobre. Le ciel est bas sur Paris. Il est 10 h 30. Je suis en ligne avec le service de dépannage de mon fournisseur d’accès Internet. Mon interlocutrice me met en attente. Musique. Message publicitaire : « Alors pour vous cet été, c’est plutôt ville, campagne ou plage ? (…) Profitez bien de votre été en restant connecté. »
Y a plus de saisons ! C’est avéré.

Rigolo @15

Comme vous le savez, depuis le déconfinement, je laisse ma place dans les transports en commun en me déplaçant quasi exclusivement à pied et surtout à vélo. C’est ainsi que je parcours plus de 23 kilomètres lorsque je travaille à La Défense.
Dans ce cas, je prévois toujours un en-cas avant de faire le trajet retour, notamment une banane. Parfois je la mange, parfois non. Le jour de la mésaventure que je vais vous narrer, je ne l’ai pas mangée et l’ai mise dans ma poche de Kway, mon sac-à-dos étant trop plein.
Je prends donc la route du retour et me rends vite compte que quelque chose ne va pas : un cliquetis inhabituel et surtout l’impression que la pédale gauche va me lâcher d’un instant à l’autre. Après un rapide examen, je constate que la vis sensée la maintenir solidaire au vélo se dévisse. Je tente tant bien que mal de la refixer avec mes doigts mais son emplacement m’empêche de la serrer suffisamment et après quelques mètres, l’opération est à renouveler.
Ayant repéré une station essence sur mon trajet, je m’y arrête et tente de trouver dans la boutique attenante un outil me permettant de mieux serrer la vis… évidement, aucun outil adapté à un vélo dans ce temple ultime de la voiture reine ! Je décide tout de même de prendre une clé à molette : elle ne me permettra pas de régler définitivement le problème mais, pensais-je, elle me permettra de mieux serrer la vis de la pédale qu’avec mes frêles doigts. Résultat : je gagne quelques mètres d’autonomie mais à ce rythme, la route va s’avérer longue : quelques dizaines de mètres parcourus puis arrêt pour resserrer le boulon avec la clé et c’est reparti…
J’arrive finalement Porte Maillot : il me reste alors les deux tiers de la distance à parcourir. Je me décide alors à finir le trajet en métro. Vélo sur l’épaule, je descends les marches de l’escalier, achète mon billet puis me présente au portique réservé aux personnes munies de bagages trop larges pour les portiques individuels. J’appelle une opératrice qui me répond que les vélos sont interdits dans le métro à l’heure de pointe mais que je peux prendre le RER… sauf que le RER Porte Maillot n’est pas du tout dans ma direction. Le seul RER pouvant m’être utile se trouve Place de l’Etoile. Je remonte donc à la surface, sors ma clé de la poche pour resserrer la vis avant de reprendre la route mais je sens alors un corps visqueux autour de l’objet. Je ne mets qu’une petite seconde pour comprendre qu’en portant le vélo, j’ai écrasé la banane qui se trouvait dans la même poche que la clé…
J’ai finalement fini mon trajet jusque chez moi, les doigts plein de crème de banane, revissant tous les cents mètres la vis de mon vélo avec une clé à molette elle-même enduite de crème de banane… Ô vélo quand tu nous prends !

Tonton @16

Je ne sais pas trop ce qu’évoque le Panthéon pour les uns et les autres mais, à moi, il me fait à peu près le même effet que le tombeau de Napoléon soit l’idée d’un vieux truc moche qui fait partie de notre histoire mémorielle. Mais cela doit être plus que cela, Tonton lui-même s’y étant rendu après son élection en mai 1981. Mon bac que je passais à Montpellier était quelques semaines plus tard mais je m’étais débrouillée pour y être, près de lui ; je suis restée coincée rue Saint-Jacques, loin, très loin… Moins loin que Montpellier !
J’avais participé il y a trois ou quatre ans à une manifestation pour que Olympe de Gouge y entre au nom d’une parité qui y est totalement absente ; j’ai vu passer la candidature de Verlaine et Rimbaud retoquée par la famille qui ne souhaitait pas trop afficher leurs amours (c’est ça ?) ; et voilà que désormais, c’est le tour de Gisèle Halimi.
Je crains qu’elle n’y repose pas tant en paix tant ce tombeau national doit receler de machistes brutassons (c’est une hypothèse au vu de l’âge du capitaine et de la prégnance de la domination masculine) et surtout, je ne comprends pas bien la démarche. Certes, le Panthéon a « vocation à honorer de grands personnages ayant marqué l’Histoire de France hormis pour les carrières militaires » (Wikipédia).
Ils sont actuellement quatre-vingt-un ; la liste de ceux qui n’y sont pas est d’autant plus longue ! Alors bien sûr, on peut y installer des symboles, Gisèle Halimi comme tant d’autres, et les débats de qui-y-va-qui-n’y-pas pas avèrent que les oubliés sont tous légitimes à un titre ou à un autre. Je reste néanmoins assez dubitative sur le fait de mobiliser nos forces sur ces entrées, ce d’autant que les décideurs de cela sont de bons petits soldats de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste.
La question demeure : comment honorer celles et ceux qui ont « marqué l’histoire de France », surtout celles, depuis la Révolution ? En n’oubliant pas ce qu’elles (ou ils) ont dit et fait, déjà ; et ne pas réinventer l’eau chaude à chaque combat. En se levant chaque matin avec l’idée de poursuivre leur action plutôt que de se complaire dans un quotidien domestique.
— En pétant sa gueule à l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste qui nous opprime…
Caddie ! On ne parle pas comme ça sur le blogue, c’est important, la mémoire.
— Pas moins que la révolution !

Va chez l’gynéco @41

Depuis quelque temps, j’ai un genou « en vrac » ; le terme parlera aux sportifs ; il indique une douleur un peu chronique qui devient invalidante. J’ai tout ce . . .

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Entendu @38

J’écoute des chansons d’une oreille distraite. Passe un tube de Céline Dion Pour que tu m’aimes encore. J’ai cherché, il date de 1995. Il s’agit d’une femme qui parle à . . .

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Incyclicité @37

Il y a quelques jours, Frédéric faisait un billet sur un son et lumière aux Invalides, pointant un commentaire tendancieux à propos de Napoléon (le premier) . . .

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Rigolo @14

Vite, il me faut un billet pour demain ! Pas d’idée ou de temps pour en développer une ? Pas d’inquiétudes, les emails indésirables sont une source . . .

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Couperet @17

On a tous remarqué que les pouvoirs publics naviguent à vue dans la gestion de l’épidémie du covid-19 alignant au fil du temps des « mesures » dont le sens nous échappe . . .

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Lu @25

Les noms propres de certains professionnels sont parfois assez drôles relativement à leur métier. Le Dr Papa gynécologue par exemple. Récemment, je suis tombée devant la plaque de Alix Chaudière, . . .

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Paris @64

À l’occasion de la Rentrée des associations dans mon arrondissement, j’ai eu le bonheur de bavarder quelques minutes avec Anne Hidalgo accompagnée d’une jeune élue, Anouch Toranian, et de Olivia . . .

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