Bééé @16

Bébé Doro a montré des signes de fatigue, le clavier ne répondant plus que par intermittence. J’ai donc décidé d’en changer rapidement. J’ai choisi un modèle identique sur le site de mon opérateur, puis opté pour une livraison rapide « retrait en magasin » (« click & collect » en langage impérialiste). J’ai effectué cette commande le lundi 8 en soirée. Le mardi 9, Cousin Doro était disponible en magasin. J’avais quarante-huit heures pour le récupérer ; j’y suis allée le mercredi 10 et, surprise ! le magasin était fermé.
Danielle, qui m’accompagnait, a pu lire l’affichette (que je n’ai malheureusement pas photographiée) indiquant une fermeture du 8 au 10 inclus. À l’intérieur, elle me décrit deux hommes affairés qui ne bronchent pas quand elle toque à la porte close. J’appelle le service client de mon opérateur, qui me renvoie sur un autre numéro, qui me renvoie sur un autre numéro… j’ai enfin une interlocutrice aimable et incrédule face à cette fermeture dont ses ordinateurs n’ont pas connaissance. Elle me promet un rappel dans la demi-heure de sa responsable pour tirer l’affaire au clair et trouver une solution pour que je récupère ce téléphone.
On ne me rappelle pas. Je m’en charge donc, le jour même, puis le lendemain. Mon interlocutrice, cette fois, m’indique sèchement que je n’ai qu’à annuler ma commande et la repasser. Je lui explique que je souhaite simplement qu’un délai de vingt-quatre heures me soit accordé considérant que le magasin était fermé quand j’y suis allée. Le ton monte. J’exige de parler à sa responsable, considérant qu’elle devait me rappeler. J’attends encore et ai une nouvelle interlocutrice.
Je raconte pour la cinquième fois mon histoire. J’insiste sur le fait que d’ordinaire mon opérateur traite mieux ses clients, notamment les déficients visuels. Elle argue ne pas pouvoir proroger ma commande, me suggère de l’annuler, la repasser ; je refuse arguant que cela me fera perdre deux jours minimum dans le renouvellement de mon téléphone hors service, que le temps que je sois remboursée un deuxième débit sera fait sur mon compte, que ma déficience visuelle a besoin d’un téléphone en cas de pépins… Le verdict tombe.
— Je ne peux pas reporter la livraison, ce n’est pas dans notre « process ».
Là, j’avoue que je me suis vraiment mise en colère. Je lui ai demandé si c’était dans son « process » d’envoyer ses clients déficients visuels dans des magasins fermés avant de lui faire remarquer que là, nous étions deux personnes capables d’adaptation, pas des machines, qu’il s’agissait simplement de récupérer un téléphone en boutique pas de l’envoyer sur la Lune avec Apollo 13 (quoique, au vu du résultat…), et autres arguments du genre. Malheureusement, son « process », celui qui savait débiter mon compte en mettant un téléphone à disposition dans un magasin fermé puis m’obligeait à appeler à cinq reprises pour obtenir une fin de non-recevoir, n’était pas amendable.
J’ai dû annuler la commande, en refaire une autre, etc. Cette fois, je me suis fait livrer dans mon nouveau relais-colis, avec des petits gars très sympas qui ont pour « process » de blaguer, rendre service et faire leur travail sans être coincés dans des procédures de l’espace. Mon opérateur m’a bien sûr offert un « dédommagement », baguette magique du « process » censé calmer le client. Eh bien, cher opérateur, sachez qu’il n’en est rien. Mon indignation face à ces procédures qui ne fonctionnent pas tout en étant incontournables n’est pas à vendre. Numéro 1 du service client, vous dites ? Foutaise !

Credo @15

Après la forte émotion du début de semaine (ici), l’heure est venue de nous recentrer sur l’essentiel. Et cela est soudainement possible grâce au bienveillant prospectus trouvé dans ma boîte à lettres ce matin…
Couverture avenante à la photo fraîchement sortie d’une banque d’images américaine ou singapourienne et à l’accroche imparable : « Vous serez le bienvenu ! » Évidemment, j’applaudis la parfaite réussite du ciblage car nulle doute, si j’avais été jeune fille, j’aurais eu la version « Vous serez la bienvenue ! »

Invitation aux réunions des Témoins de Jéhovah le 14 avril dans la Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah et le 19 avril au Novotel Paris Les Halles

Mais patatra à l’ouverture : j’aurais tant aimé me rendre à la salle du Royaume des Témoins de Jéhovah mais « la vraie vie à ma portée » et le « discours biblique » qui va avec, c’était le dimanche 14 avril dernier !
Bien sûr, il reste la réjouissante « commémoration annuelle du sacrifice de Jésus Christ » le 19 avril prochain mais la salle du Novotel Paris Les Halles, ça fait moins rêver !

Va chez l’gynéco @37

Vous aurez compris entre les lignes de Caddie, Petit Koala et les Mouton (ici) que j’ai eu la grande surprise d’avoir mes règles en dépit d’une ménopause avérée, taux de FSH à l’appui. Cela m’a fait rire, moi qui ne les avais pas eues depuis une bonne quinzaine d’années suite à un traitement hormonal de l’endométriose. Heureusement que je reçois des filles à la maison pour pouvoir parer au plus pressé !
Je n’étais donc pas inquiète, tous les symptômes étant là : mal de ventre, mal de tête, seins qui ont gonflé et prise de poids deux semaines plus tôt ; libido au taquet. Deux cycles sont ainsi passés. J’avais rendez-vous chez ma gynéco mi-avril. Tout allait bien. À l’occasion d’un rendez-vous chez ma généraliste, je lui en glisse un mot, amusée. Sa réaction m’a laissée pantoise. Du tac au tac, elle me dit que ce n’est pas drôle et m’envoie manu militari faire une échographie pelvienne. Ouille !
En dépit de mes protestations (la sonde et moi, on n’est pas très copine), elle insiste et je prends rendez-vous dans un centre mutualiste. J’ai la surprise d’y être reçue par une gynécologue qui pratique les échographies. Autant dire que ça change tout : mon médecin avait indiqué sur l’ordonnance que je souhaitais éviter la partie endo-vaginale de l’examen. La gynéco-échographe m’interroge.
— Vous avez déjà eu des rapports… ?
Petit silence. Elle poursuit.
— …des pénétrations hétérosexuelles ?
C’est bien la première fois, en quarante ans de consultations gynéco et une petite dizaine de praticiens que mon homosexualité est d’emblée envisagée comme faisant partie des éléments à prendre en compte, ou plus exactement que l’hétérosexualité n’est pas posée comme incontournable. Cela dit, on peut ne pas apprécier ni les pénis ni les sondes endo-vaginales tout en appréciant la pénétration vaginale. Mais ça, c’est une autre histoire, une que la médecine ignore. Comme tant d’autres !

Paris @50

Que dire ?

Notre tristesse est immense.

Kendo @47

L’année dernière, dans les cours des 4-6 ans, il y avait une petite fille, C., qui m’avait fait douter de la possibilité d’enseigner le judo à . . .

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Vroum @21

J’ai repris en ce mois de mars Lamoto, un peu plus en avril, selon les jours, pour des questions d’organisation de mes journées. La ligne . . .

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Régis @23

C’est l’histoire d’une grenouille (de bénitier) qui voulait se faire plus grosse que le bœuf… ou quelque chose d’approchant. L’histoire commence avec cette dame qui dit que Andrej, le SDF au . . .

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Va chez l’gyncéo @36

— Caddie, mais qu’est’a ? T’as l’air vach’ment excité ! — Je vais être papa ! — P*aaaaaaa*p*aaaaaaa* ! — Daddyyyyy ? — Eh, rigole pas av’ça Caddie, c’est sérieux. Et c’est pas . . .

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Écrivaine @43

Isabelle m’a envoyé un lien sur une émission de France Culture « « Autrice » : la très vieille histoire d’un mot controversé ». L’affaire n’est pas nouvelle et . . .

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Changement @22

Depuis le temps que cela me trotte dans la tête, c’est décidé, je change de fournisseur d’électricité ! Historiquement chez EDF comme l’ensemble des Français, j’ai longtemps espéré (pour diverses . . .

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