Délice @7

Quand je suis arrivée à Paris, j’ai vécu six ans en résidence universitaire, cuisinant sur deux plaques électriques collectives. J’ai ensuite emménagé dans un appartement et ai décidé de ne pas avoir de four considérant que j’avais pu m’en passer jusque là ce d’autant que les temps de cuisson m’ont toujours semblé exorbitants. J’ai acheté un micro-ondes pour uniquement réchauffer et décongeler, que j’ai remplacé plus tard par un modèle avec grill, considérant cette fois que mon poids ne m’autorisait pas à cuisiner des aliments trop caloriques.
Je ne me suis jamais vraiment servie du grill. Ma-Jeanine me faisait une tarte aux pommes tous les dimanches, Isabelle des gâteaux à la demande, Danielle des cakes, Sarah des pains d’épice, deux fois par an, chez ma mère, je faisais des sablés… L’envie d’un four, pourtant, me taraudait de plus en plus ; la perspective de refaire ma cuisine était une occasion. Je me sentais en suffisante « maturité diététique » pour ne pas trop succomber aux tartes, pizzas, gratins et gâteaux. J’avais vu chez Sarah qu’il existe des fours combinés. C’était ce qu’il me fallait, vu que je n’ai pas la place pour deux fours. Mon micro-ondes fonctionnait toujours. J’attendais qu’il tombât en panne. Et Pierre m’a sauvée !
Il me le reprenait. On était proche de mon anniversaire ; maman me proposait depuis plusieurs années de participer à l’achat. J’ai franchi le pas. Isabelle m’a offert les tôles qui vont bien pour ne pas faire de trop grandes quantités, Danièle une petite terrine pour cuisiner des gratins. Et me voilà partie à faire une pâte brisée pour une pissaladière et deux bourdelots pomme-abricot… dont le sucre a coulé et brûlé au contact de la plaque en céramique. Pas le droit aux abrasifs dit la documentation ! Alors je frotte, en douceur, depuis quinze jours, le temps de vider mon congélateur et pouvoir me mettre à la cuisson au four en congelant le trop et des boules de pâte à dimension de la tôle.
Restera à protéger la plaque en céramique et à caler le temps de cuisson ; cela en manquait la première fois. Et à accepter de faire monter un peu ma facture d’électricité. Je suis cap ! Non ? Chiche !

Incyclicité @26

De sortie en forêt pour une randonnée pédestre, je me suis retrouvée dans une ruelle de la ville de Rambouillet. Un panneau y indique :

« Vélos
Rollers
Planches à roulettes
doivent être portés à la main ».

Je regarde plus attentivement : il faut porter son vélo ? Le pousser ou le tenir, je comprends, mais le porter ?! Et à la main ! Je ne suis pas aussi calée que Cécyle pour définir si l’usage de ce verbe est conforme, Antidote ne me semble pas l’entériner. En revanche, je me dis qu’avec de telles formulations, il est difficile que l’injonction soit suivie d’effet, tant avec le vocabulaire courant, porter son vélo semble totalement inadapté en ce lieu. Encore un message qui fera au mieux, au pire pester, sans être crédible.
Heureusement que Vélectro n’a pas vu ça. Il aurait été choqué d’être ainsi traité comme une planche à roulettes.

Paris @43

La coulée verte sur laquelle je cours est en voie de réaménagement depuis plus d’un an. Le projet final, après concertation, est assez séduisant. Je suis impatiente du résultat. Je me suis donc précipitée fin mai sur les panneaux d’information que la Ville venait d’installer. Les deux panneaux du haut sont intéressants en ce qu’ils permettent de visualiser le résultat. Ceux du bas, par contre, me laissent dubitative.
« Calendrier des opérations, engagements tenus » (panneau de droite) : six des engagements en question (sur neuf) sont à des dates postérieures à la pose des panneaux d’information. Gageons que l’ours aura la peau tendre !
« La rue Vercingétorix revue par les habitants » (panneau de gauche). Que des trucs géniaux, je fais partie des habitants qui ont défendu ce projet. Mais… « (…) la mairie du 14e et la mairie de Paris ont aménagé » : « ont aménagé » ? un passé composé. Rien pourtant, ici, n’est commencé. Ah ! si, la rue Pernety qui n’est pas finie.
Je trouve en fait que ces panneaux arrivent un peu tard, qu’ils sont de très mauvaise qualité (mal collés, ils gondolent au bout d’une semaine et certains se décollent déjà) et ont l’art de mélanger le passé, le présent et le futur dans une communication qui dit si peu et si mal au vu de l’intérêt de ce projet. Pourquoi gâcher un si beau réaménagement en le dévalorisant ainsi ? Ses détracteurs (nombreux) vont s’en frotter les mains. Dommage !

Métro @21

Les publicités dans le métro peuvent être source de ravissements ou d’afflictions. Récemment, une photo a attiré mon attention tant sa laideur m’a sauté au visage. C’est une campagne de promotion . . .

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Bonheur @30

Il y a une dizaine d’années, le hall de notre immeuble était occupé de manière sonore et agressive (parfois violente) par des jeunes gens s’adonnant au trafic de drogue. Nous avons . . .

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Aïe ! @22

Munie de nouvelles chaussures de randonnée et d’une envie de marcher en forêt, ainsi que d’une carte IGN, j’ai pris le chemin de Rambouillet et d’un itinéraire proposé par l’office du . . .

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Pucer @29

Lors de mon dernier séjour à Avignon, je ne voulais pas ramener à Isabelle un cadeau qui se mange. J’ai donc eu l’idée d’aller à la boutique du Palais des papes . . .

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Hétéronomie @19

Dans le débat sur la déscolarisation par des parents qui souhaitent éduquer entièrement eux-mêmes leurs enfants, l’hétéronomie surgit. « Il [Ivan llich] encourageait toute initiative pouvant briser le « monopole éducatif » de l’école, fondée sur le cloisonnement des savoirs et la . . .

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Galère @6

Pour ma formation d’assistante de club (ici), j’ai passé cet hiver pas mal de temps avec des enfants sur des tatamis. Une des conséquences est que j’ai . . .

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Chouette ! @34

Le pommeau de ma doucheLa fuite d’eau dans mon appartement m’a permis de revoir un plombier que je connais depuis des années. Il appartient à une petite boîte qui m’avait été conseillée par des amies. . . .

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