Bigleuse @81

Traversant la fac de Jussieu, je passe de bâtiment en bâtiment, qui sont à des niveaux différents. Une pente permet de descendre sur la pelouse. Un pictogramme d’interdiction est situé juste au-dessus d’un pictogramme avec un fauteuil roulant.
Est-ce une voie interdite aux fauteuils ou au contraire interdite sauf aux fauteuils. C’est certes pentu mais cela me semble un peu périlleux à descendre à roulettes. Je ne saurais trancher. Je sais seulement que ce n’est pas une fac avec option sport.

Lesbienne @20

J’ai publié le 12 janvier 2018 sur mon site un communiqué « +7 », « L’homosexualité politique, la liberté ! » (ici). Ma réflexion en cours sur les évolutions de la communauté homosexuelle ont motivé ce texte mais également une conversation de vestiaire de judo qui m’a fait dire à mes interlocutrices que « bouffer une chatte » ne suffit pas être lesbienne.
Ma formulation était volontairement vulgaire, parce que je pense que les lesbiennes ne « bouffent » pas des « chattes » ; c’est l’hétérosexisme qui construit ce rapport sexuel de domination qui consiste à « bouffer », c’est-à-dire manger dans une certaine expression de voracité et de vulgarité peut-être parce qu’au fond de soi on éprouve de l’hostilité, deuxième sens de « bouffer », « bouffer » pour détruire, comme les laïcards le font avec les curés. Quant à « chatte », si l’on regarde du côté de l’adjectif, elle serait petit animal docile, « douce et affectueuse » [Antidote], et non pas sexe sujet de désir en quête de plaisir.
Je pense que le désir homosexuel porte en effet à un autre vocabulaire, un qui correspond à ce qui va au-delà d’une pratique sexuelle liée à un « choix d’objet ». C’est le sens de mon travail d’écriture érotique depuis vingt ans maintenant, l’idée que la relation sexuelle homosexuelle se construit avec deux partenaires dont aucun n’est l’objet quand l’autre serait le sujet, une relation où les corps se parlent et se partagent débarrassés de l’expression d’un quelconque pouvoir sexuel et amoureux. C’était également le sens de mon communiqué, dire que l’homosexualité politique, celle qui se fonde sur le désir homosexuel, est de nature à nous affranchir de la domination masculine hétérosexiste, bourgeoise et raciste, aussi dans nos relations intimes et que « bouffer une chatte » n’en est pas l’expression.
J’avais en tête d’écrire un billet pour parler de cela ; le sujet me tient à cœur. Un déroulé plus tard, je me suis dit que cela touchait trop à l’intime pour que j’y pose ma pensée politique. Je me refuse à tout jugement de valeur et chacune a bien le droit de « bouffer des chattes » ou toute autre chose à son goût. Par contre, quand il s’agit de la mienne (que je n’ai pas), ne suis-je pas légitime à lever l’illusion d’une homosexualité qui se dit politique tout en se cantonnant à un choix d’objet ? Quelques étirements plus loin, j’ai renoncé à ce billet. J’ai pris ma douche, mon petit déjeuner et regardé mes mails.
Une Alerte actualité m’a menée vers cet article, « Voici la porno qui a attiré les femmes en 2017 » () et ramenée à mon sujet : un quart des femmes sont consommatrices de porno et le premier sujet qui les intéresse est le « porno lesbien ». Chacune sait que celui-ci est en effet porno mais n’a rien de lesbien ; ces films sont même la démonstration de ce que j’exprime quand je dis que « bouffer une chatte ne suffit pas à être lesbienne ». D’autres « pratiques lesbiennes » sont populaires, les impraticables « ciseaux » et les trios que l’on ne voit qu’au cinéma (c’est vrai que je sors peu mais cela ne me semble pas si fréquent).
Voici donc les images et représentations qui nourrissent un « lesbien » qui correspond en tout et pour tout à la reproduction des rapports sexuels de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste appliqués à un choix d’objet homosexuel. D’aucunes peuvent s’en satisfaire. Peu me chaut ! Elles ont même toute légitimité à se dire lesbienne, homosexuelle, goudou, gouine… Gouine ? N’exagérons pas ! On entre là dans un champ lexical trop politique pour « bouffer des chattes ». Et pour s’aimer ?
— Trop politique.
Dis pas ça, Caddie ; tu vas me faire pleurer.

 

Objectivement @38

Je suis toujours surprise de présentations de produits utilisées pour appâter le chaland et qui me sont plutôt rédhibitoires. L’autre jour, sur les berges de Seine, maintenant piétonnes et accueillant des bungalows de vente de nourriture et boisson, c’était un étalage de pots de la fameuse pâte à tartiner sucrée aux noisettes.
Certes, je n’aime pas ce produit, trop sucré à mon goût. Mais, même si c’était plutôt le cas, de voir des pots en plein soleil me semble totalement repoussant. Et quelle confiance faire à un lieu de vente qui ne respecte pas les consignes de conservation ?
Et pourtant, cette échoppe vend. Encore un de mes étonnements de la société de consommation.

Extravagance parisienne @38

J’ai pris un verre dans une brasserie plutôt cossue avec Isabelle l’autre soir. Nous étions dans un coin reculé, bien au chaud. Nous devisions. Isabelle s’interrompt. — On a de la . . .

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Annonces @22

On a beaucoup parlé, ces derniers temps, des incidents informatiques dans les gares SNCF parisiennes notamment la gare Montparnasse. La piètre communication a notamment été reprochée à l’entreprise. J’étais justement gare . . .

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Exposer @13

Après l’incendie, la sûreté ! Même si j’ai quitté cet environnement, ma curiosité reste aiguë en ces domaines. Au musée national des beaux-arts de Copenhague, j’ai admiré un . . .

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Bigleuse @80

« J’en ai marre d’être handicapée… » Est-ce moi qui ai prononcé cette phrase ? Il faut croire. Je peinais à me plonger dans un dossier administratif en lien avec ma déficience visuelle et c’est exactement ce que j’ai dit à Sarah, . . .

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Rigolo @7

Les hôtels sont des lieux particulièrement protégés contre les risques d’incendie. Dans notre chambre à Malmö, l’alarme était très visible, un peu en hauteur sur un mur. Au-dessus, juste sous le . . .

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Bigleuse @79

La Ville de Paris expérimente depuis début décembre la suppression de feux tricolores à certains carrefours (ici). Isabelle m’avait signalé cela, un peu inquiète : l’expérimentation se fait . . .

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Extravagance parisienne @37

Un soir en rentrant chez moi, je suis interpellée par quelqu’un qui cherche son chemin. Il se trouve que c’est quelqu’un que je connais par mes activités associatives et que je . . .

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