Archives de l’auteur : Frédéric

Salade @20

Après des mois, les travaux de façade chez moi semblent approcher de la fin…
Le mois dernier, j’ai cru qu’ils étaient finis mais non. En effet, habitant au deuxième étage dans un immeuble de huit, mon balcon s’est trouvé progressivement recouvert de morceaux d’isolant, de ciment, de plâtre ou encore de peinture.
Le mois dernier donc, un ouvrier s’est installé sur mon balcon pour tout nettoyer après avoir fini de repeindre les murs épaissis. Je m’étais alors réjoui pensant que cette fois-ci les travaux étaient finis. Le semaine s’est passée tranquillement quand soudain, les chutes d’isolant, de plâtre, de peinture et de ciment ont repris de plus belle. Et histoire de bien insister, un nouvel ouvrier est venu recouvrir la belle peinture encore fraîche sous une nouvelle couche de ciment.
A ce stade, il est important de signaler que le garde-corps de mon balcon avait déjà été remplacé mais il était finalement tellement recouvert de plâtre, ciment et peinture… qu’il a fallu en mettre un nouveau… Du coup, comme il y a également beaucoup de traces de ciment sur les fenêtres qui viennent aussi d’être changées, je crains le pire…

Pucer @55

Vous avez aimé les aventures de Monsieur Flanagane ? (L’épisode précédent, c’est par ici). Alors vous allez aimer les mails des vieux ami·e·s inconnu·e·s.
En effet, en tant que travailleur indépendant, je suis très souvent démarché, notamment par courriels, pour divers produits, prestations ou autres services à destination des entreprises. Certains envois se font très accrocheurs. Illustrations avec deux extraits de mails reçus après plusieurs sollicitations de personnes que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam :
– « Frédéric, comme vous n’avez pas répondu à mes différents messages, peut-être êtes-vous malade ? Recontactez-moi pour me donner de vos nouvelles et me rassurer. »
– « Frédéric, malgré mes relances, vous ne m’avez pas recontactée. Pouvez-vous m’appeler juste pour me confirmer que vous avez bien reçu mon email ? »
Qui ne tente rien n’a rien…

Biodiversité @27

Un brocolisJ’ai passé les quinze premiers jours de ce nouveau confinement au bord de l’océan Atlantique dans une ville balnéaire relativement inaccessible en cette saison.
Près de là où je logeais, il y avait un petit marché ouvert toute l’année et tous les jours (sauf le lundi). J’ai pu y trouver quelques légumes bio mais pas exclusivement. Un peu plus loin, à une vingtaine de minutes en passant par la plage, il y avait un plus grand magasin bio. Côté fruits et légumes, pas trop d’écarts de prix par rapport aux pratiques parisiennes mais il n’en a pas été de même sur les autres produits qui indiquaient un prix bien plus élevé qu’à Paris. L’inverse est plus souvent vrai mais faut-il s’en réjouir ?

Féminité @9

Lundi dernier, je me suis rendu au bureau de poste pour récupérer un colis. Juste avant mon tour, je voyais et entendais la dame au guichet à côté du mien. Elle expédiais colis et lettres et en était à l’étape du choix des timbres. Elles voulaient de beaux timbres, la postière sortait alors ses cahiers de collections. La cliente en avait déjà choisis un certain nombre mais il en manquait encore deux. La postière lui en proposa alors un timbre à l’effigie de Camille Saint-Saëns (par ici) et un autre représentant Simone de Beauvoir. Pas de réponse. La postière répète sa proposition et la dame accepte celui de Saint-Saëns. La postière insiste : « Et un avec Simone de Beauvoir ?
– Non ! Pas Simone de Beauvoir !
 »
Bon, la petite histoire ne dit pas pourquoi « pas Simone de Beauvoir » mais ma grande Histoire à moi en sait plus sur cette dernière que sur Camille Saint-Saëns (dont je ne nie pas le talent pour autant).

Chouette ! @43

Cela fait plusieurs années que je fréquente le moins possible Facebook et sa messagerie Messenger. Tous les deux ou trois mois, je me rappelle que ce réseau social existe et je vais voir s’il s’y passe des choses intéressantes (rien à signaler depuis des mois) ou si j’ai reçu un message. Bien m’en a pris ce samedi car quatre messages m’annonçaient le meilleur pour ce week-end dans une gradation de promesses inattendues.
Le premier message était d’une certaine Rina Adalgisa. Juste un lien vers une page Facebook que je ne suis pas allé visiter et une photo de profil sans ambiguïté à base de bikini et de piscine bleue. Simple et efficace.
Le deuxième message était lui envoyé par Ebony Arellano. Le mystère est total car pas de photo de profil. La déclaration laconique et directe constituant l’unique message en est d’autant plus percutante : « Je veux sortir avec toi. Contactez-moi ici. », émoji téléphone, émoji doigt qui pointe vers un lien Facebook.
Le troisième message a franchi un nouveau cap. Toujours pas de photo de profil mais le style direct de Bruce Douglas y était tout à fait adapté au propos : « Site de rencontre, salope coquine. », émoji bikini, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
La quatrième message envoyé par Jeremy Tapia cachait bien son jeu puisque sans photo de profil mais avec un message à la syntaxe non équivoque : « Je suis excitée et j’ai besoin de toi. Tu veux me baiser ? Chambre privée. Cliquez ici. », émoji bikini, émoji aubergine, émoji interdit aux moins de 18 ans, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
J’avoue avoir attendu avec un brin de curiosité un cinquième message qui n’est jamais arrivé. Quelle déception. Emoji qui pleure d’un oeil mais le sourire en coin.

Pucer @53

J’ai passé les deux premières semaines de confinement à Royan, sur la côte Atlantique. J’ai dispensé des cours à distance tous les jours, en gros de 9 heures à 17 heures.
Là où je logeais, ni wifi, ni ethernet. Mon inquiétude était double : d’une part, le réseau 4G était faible, d’autre part, aurai-je assez de data pour assurer ma semaine de cours ?
Après un premier cours en utilisant la plateforme Zoom, j’ai été rassuré. Concernant le premier point, le réseau était parfaitement suffisant. Quant à la quantité de data, j’ai été très surpris du peu de volume utilisé pour une après-midi continue, avec utilisation de la caméra durant toute la séance et connexion à distance permanente au poste informatique de mon « élève ».
Ensuite, les cours ont eu lieu via Teams de Microsoft et même constat avec moins d’utilisation de la caméra mais échanges de nombreux supports avec ma vingtaine d’élèves.
De quoi me donner plus de souplesse pour envisager de nouveaux déplacements professionnels.

Entendu @41

« Ce soir, on parle monde intellectuel et débat d’idées avec Eugenie Bastié. » C’est par cette phrase qu’est annoncée l’arrivée sur un plateau télé d’Eugénie Bastié, journaliste « engagée » au Figaro.
La dame est invitée pour évoquer son nouveau livre La guerre des idées. Son message est beau, œcuménique, un appel du fond cœur à plus de démocratie : aujourd’hui, les personnes aux idées opposées ne débattent plus ensemble !
C’est vrai que c’est un beau message, un bel appel !
Le problème, c’est qu’il suffit de laisser la dame parler pour comprendre que son entreprise est moins reluisante qu’il n’y paraît. En effet, de quoi s’agit-il ? Par exemple, la dame est interpellée sur La Manif pour tous dont elle est une des égéries. Elle déplore que personne « de gauche » ne veuille débattre avec les « têtes pensantes » de ce mouvement homophobe. C’est vrai ça, pourquoi ne pas débattre de l’homophobie avec l’une ces « têtes pensantes » ? Je vous épargne d’autres exemples du même genre mais l’on comprend bien que l’appel de cette personne n’est pas l’appel à plus de démocratie qu’il se prétend être mais une vraie tentative de positionner son idéologie rance au rang d’idée digne d’un débat « démocratique ».

Princesse @12

Vous avez aimé passer les Fêtes de fin d’année sous le signe de la liberté à Dubaï (par ici) ? Alors vous aimerez forcément en être la princesse (par là) !
Enfin, comble du bonheur, les télésièges des stations de ski sont ouverts cet hiver… et même l’été ! (re par ici)

M’sieur, M’dame @18

En cette Journée internationale des droits des femmes, il est grand temps d’aborder ce douloureux problème du robinet des dames. Oui, vous lisez bien : le robinet des dames. Explication.
Depuis plusieurs années, dans le cadre de mon activité libérale, je donne des cours de management et de communication dans une école parisienne. Cette année, mon volume horaire a considérablement augmenté, ce qui est une excellente chose.
Comme vous le savez, la covid a bouleversé le déroulement des cours. Pour ma part, depuis avril, tous ont eu lieu en distanciel jusqu’à la semaine dernière où j’alternais présentiel et distanciel.
Toujours est-il que, même pour les cours en distanciel, je vais dans les locaux de l’école car les travaux de façade chez moi rendent impossible leur réalisation depuis mon appartement.
Les premiers cours en distanciel sur place ont donc eu lieu lors du deuxième confinement mais à l’école, pas de cantine ni de self et tous les commerces alentours étaient fermés. J’ai finalement trouvé un endroit où acheter à manger mais point de thé ni de café pour relancer la machine après le déjeuner.
J’interroge une des rares personnes présentes dans les locaux sur ce dramatique sujet et elle m’indique un endroit dans les couloirs de la partie administrative où se trouve une machine à café. Eurêka !
L’utilisation de la machine est simple et j’ai même le droit d’utiliser le café fourni. La seule contrainte est de filtrer l’eau avant de la verser dans la machine. Pour cela, une petite carafe filtrante est à disposition, charge au dernier utilisateur de la remplir. Et c’est là que les choses se compliquent. Pour remplir la carafe, pas d’autre choix que de le faire au robinet dans les toilettes, or ces robinets ne sont pas du tout adaptés au remplissage d’une telle carafe : il faut la pencher à quasiment 90 degrés ce qui limite énormément son remplissage. Bref, jusqu’à présent, cela suffisait pour ma seule consommation mais depuis la fin de ce second confinement, il y a de plus en plus de personnes présentes…
Enfin, la semaine dernière, je croise une dame avec la carafe remplie jusqu’au bord ! Les yeux écarquillés, je lui demande où se trouve ce robinet permettant de remplir convenablement cette fichue carafe. La dame me répond qu’il y a effectivement un robinet bien plus pratique pour remplir cette carafe et qu’il se trouve dans les toilettes des dames justement et que donc, je ne pourrai pas y aller.
C’est ainsi que j’en conclus que le robinet des dames est bien pratique pour remplir les carafes filtrantes. Amen.