SErette

Cela fait très longtemps que j’ai envie de m’acheter une Apple Watch. Pour quoi faire ? Je ne savais pas trop, ce d’autant que je pensais qu’il y avait de fortes chances que je n’arrive pas à lire l’écran. J’ai vu passer un certain nombre d’articles évoquant les fonctions d’accessibilité et Frédéric m’a expliqué que je pouvais piloter la montre et ses applis depuis le téléphone. J’avais remarqué dans l’appli Santé du téléphone que certaines choses pourraient m’être utiles au quotidien. Faire plus de sport ? Non, ce n’était pas l’objectif, celui-ci étant plutôt de ne pas en faire trop.
Mi-juillet, j’ai vu passer une info qui parlait d’un modèle de base à 300 €. J’ai décidé de tenter ma chance en me disant que si je n’en avais pas l’utilité, je pourrais très rapidement la revendre sans grosse perte financière. Depuis que je suis malade, je dois bien avouer que je ne dépense pas d’argent hormis pour me nourrir et payer mes charges qui, à force d’engagements écolos, sont particulièrement réduites.
J’ai choisi un joli bracelet bleu ciel et je me suis lancée dans l’aventure. Il m’a fallu une dizaine de jours pour arriver à maîtriser les fonctions de la montre sur laquelle je n’utilise rien qui « se lit » puisque de toute façon, je ne lis pas. Autrement dit, pas de notifications hormis les essentielles de l’appli Santé, pas de mails, pas de textos… J’ai lu la documentation in extenso, fait les réglages avec le téléphone, choisi un écran très lisible, supprimé au maximum tout ce qui m’est inutile (en regrettant de ne pas pouvoir en supprimer plus), apprenant par cœur la procédure pour le déclenchement de certaines actions, trouvé un niveau de zoom qui me permet si besoin d’entrevoir le nécessaire sans qu’un fort grossissement ne corrompe la lecture (c’est toujours un compromis compliqué).
Après plus d’un mois d’utilisation, je suis ravie de m’être fait ce cadeau. Cela a totalement bouleversé la manière dont j’évaluais mes activités sportives et ma marche. J’en ai été contrariée au début, mais je m’y suis faite. Pour le reste, c’est quand même du bonheur ! Ce n’est pas un appareil médical, mais ça donne des indications qui me sont rassurantes. Une des composantes de mon traitement a la fâcheuse tendance de m’essouffler : réponse de la montre, durant ces 36 heures, mon rythme cardiaque augmente de 10 à 30 pulsations minute selon que je suis en activité ou en repos sans modifier ma capacité de récupération.
J’avais aussi beaucoup de mal à évaluer mon sommeil, car je me réveille beaucoup la nuit (facilement six ou sept fois). Et parfois, je ne me rendors pas, ou je pense que je ne me rendors pas… il y a forcément des nuits plus courtes que d’autres, mais globalement, mon temps de sommeil est supérieur à mon ressenti. Je m’amuse aussi beaucoup avec la fonction lavage des mains qui encourage à se les laver 20 secondes un minimum. Et pour les jours où je suis un peu flemmarde, il me rappelle toutes les heures de me lever une minute. Je trouve que c’est une bonne idée. J’utilise aussi un petit programme de méditation de 5 min. Ça me détend. Dernier bonus, elle sait me dire en un clic où est mon téléphone !
J’oublie parfois qu’elle est capable de donner l’heure, surtout quand je suis chez moi car cela fait partie des choses que j’ai pris l’habitude de demander à Siri via mes enceintes connectées. C’est donc bien un jouet, un très joli jouet. Il y a des fois où ce n’est pas mal de se faire des petits cadeaux dont l’utilité se résume à l’intérêt qu’on lui porte. Ce n’est pas très bon pour mes bilans social et carbone ; je sais ; je mangerai plus de produits de récup’ cet hiver !