Archives par étiquette : Désir

Courage @6

La sortie du livre de Camille Kouchner La Familia grande a mis sur le devant de la scène médiatique la prégnance de l’inceste, ces violences sexuelles subies par des enfants et commises par leur père, mère, oncle, tante, frère, sœur… Dans le même temps, un hashtag #metooinceste a permis (et permet encore) aux victimes d’inceste de faire converger leurs témoignages sur les réseaux sociaux. C’est dans ce contexte que la page Facebook de Nous Toutes a reproduit (sous forme d’images inaccessibles aux déficients visuels) des microbillets Twitter afin de relayer ces témoignages et de leur donner de la visibilité (sauf pour les déficients visuels, donc ; mais c’est un autre problème).
La plus lisible de ces infographies est celle que je reproduis ci-contre. On y lit « Attention contenu violent Tw inceste ». Pourquoi cette mise en garde ? L’inceste est par nature une violence et diffuser ces témoignages a vocation à ce que la collectivité assume cette violence pour la prendre en charge, aider les victimes, juger les coupables, réfléchir aux moyens de prévenir les violences futures ; non ? N’est-ce pas un véritable déni de ces violences que de mettre en garde les internautes puisque celle-ci suppose que c’est le témoignage qui est violent là où c’est l’inceste qui l’est quand le témoignage, lui, est résilience intime ? J’avoue que je ne comprends pas.

Manque @14

Depuis quelques semaines, sur prescription de mon ophtalmologiste, je fais des séances de rééducation orthoptique basse vision. Cela se passe très bien, au sens où j’ai rencontré une professionnelle avec qui je peux échanger sur mes façons de voir avec le sentiment qu’elle comprend de quoi je parle et mesure tout ce que je mets en œuvre pour « voir », au sens de « savoir ce qui est où » dans des mécanismes autant cognitifs et proprioceptiques que de vision « pure » (capture des informations par l’œil).
J’ai dressé l’esquisse de ce qu’est voir dans Tu vois ce que je veux dire et donné des éléments supplémentaires lors de mon passage par la fondation Sainte-Marie. Je vous y renvoie. Pour cette fois, il s’agit aujourd’hui de travailler afin de compenser la presbytie et la fatigue visuelle liées à l’âge. Et comme chaque fois que je suis amenée à mesurer mes performances visuelles (première étape avant tout travail), je fanfaronne… avant de pleurer misère.
Je fanfaronne car je mesure mes capacités d’adaptation et ma maîtrise des mécanismes de suppléance sensorielle ; je pleure misère parce que je mesure en même temps tout ce que je ne vois pas, ce que j’essaie de m’épargner en temps ordinaire même si le validisme me le rappelle à chaque instant. Nos échanges avec l’orthoptiste ne sont ainsi pas exempts d’un certain soutien psychologique (merci madame !) parce que cette confrontation avec la réalité physiologique de ma déficience visuelle a le don de me blesser car elle me pose dans le handicap et non dans sa suppléance.
Dans Tu vois ce que je veux dire, j’avais évoqué cette douleur que la mesure de la réalité physiologique engendre, douleur qui pose la suppléance sensorielle en termes de nécessité vitale : les lecteurs attentifs de ce blogue n’auront pas senti autre chose dans ma manière d’appréhender ma déficience visuelle : si je n’y supplée pas, je suis morte. À cela, je ne pense pas tous les jours mais c’est là, et ces séances d’orthoptie le réveillent : j’ai vécu des journées difficiles, craignant de nouveau cette confrontation avec la (ma) mort.
Et puis, j’ai fait un joli lapsus dans un contexte d’échange amical une heure avant une séance d’orthoptie. J’ai écrit à propos de tout autre chose : « Cela peut ou non sauver la vue », en lieu et place de « sauver la vie » ; vous entendez Freud qui rigole ? Il peut, et je rigole avec lui tant ce lapsus, à cet instant, a su faire baisser la pression sur ces séances d’orthoptie. Il s’agit juste de maintenir en forme mes capacités visuelles. Cela n’empêchera pas l’âge de les altérer, comme il altère le genou et le reste. Mais il me reste tant à découvrir de manière de faire, de vivre, d’être !
Pourquoi toujours envisager la vie sous l’angle de la perte alors que l’on est en mesure de compenser, suppléer et surtout, inventer d’autres plaisirs, d’autres désirs, d’autres joies, de nouveaux amours ? Le confinement me l’a montré. Je veux rester sur cette ligne et continuer à construire un monde qui me va bien avec celles et ceux qui ont envie de sortir du droit chemin.

Manque @13

J’aime me découvrir des béguins, le désir me dit que je suis vivante et me porte à écrire ; deux choses indissociables. Je ne force jamais à leur « réalisation » avec cette formule « En fin de journée, l’autre peut me manquer ; mais quand je me lève à 7 heures pour faire du sport, le manque tombe. » J’ai déjà dû écrire cela mille fois, un peu pour m’en convaincre sans doute tant je peux éprouver un manque de peau et de chair, ce d’autant que cela va faire six mois que je n’ai pas fait de judo en club, occasion irremplaçable de se faire taler la chair pour la calmer un peu.
Cet été, j’ai eu un gros béguin, et deux petits, les trois tout à fait inaccessibles. C’était plus évident pour les deux petits que pour le gros, mais je n’ai souffert de rien (hormis des petits coups ponctuels de manque, forcément), profitant de l’occasion pour me plonger dans un nouveau roman rose. Le contexte était idéal : du temps libre, un semi-confinement pour cause de canicule et, le croyais-je, une pause dans mes activités sportives qui me libérait deux heures supplémentaires. Mais, durant ces douze jours, j’ai senti physiquement le manque, dans les veines de mes avant-bras (ma souffrance psychique commence toujours par des douleurs à cet endroit-là, j’ignore pourquoi).
Je m’en suis un peu inquiétée, le manque devenant obsédant surtout en soirée tant c’est d’ordinaire un moment de la journée où j’avais perdu, avant le confinement, l’habitude d’être chez moi. Je sentais ma chair réclamer, mon esprit incapable de sublimer même si mon débit d’écriture a atteint un niveau rare. Et puis, ce 15 août, j’avais décidé de reprendre mes activités sportives : cinquante minutes de gym-judo au square. J’écris ce billet après le café du retour. Je sens déjà les vertus apaisantes de l’activité. Tout à l’heure, je sentirai les courbatures. De nouveau, ma chair m’appartient.
Verdict ? O.K. pour les béguins, mais je dois éviter de cumuler avec une pause sport !

Lesbienne @24

J’ai beaucoup fréquenté les réseaux de rencontre sur Minitel à la fin des années 90. Grâce à des accès en 3614 (pas cher), j’y ai passé des nuits dans des discussions qui ont nourri mon désir lesbien, y ai fait de chouettes rencontres avec plus ou moins d’affinités à la suite. Et puis, le Minitel a été supplanté par Internet. J’ai suivi et ai fréquenté les premiers sites de rencontre lesbiens avant de très vite les abandonner : du règne du texte (quatre lignes) on est passé au règne de l’image, celle qui permet, en un clin d’œil de savoir si on a envie de discuter ou non.
Les textes de présentation sur Minitel étaient souvent tarte mais on les dépassait très vite pour engager des conversations sans aucun support visuel. Sur le Net, les conversations me semblaient appauvries et le fait que l’autre « se fasse une image » à partir d’une simple photo me plaçait d’emblée en porte-à-faux. Je me « faisais une image » aussi, bien sûr, considérant que je vois quelque chose de l’autre ; mais il y avait tout de même une certaine rupture d’égalité. En écho, ma vie sexuelle s’est appauvrie sans que ma vie sentimentale n’en pâtisse.
Plusieurs fois, j’ai tenté d’y revenir, en vain. Encouragée à écrire une nouvelle en [e-criture] sur le sujet, j’ai tenté de nouveau l’expérience en mode mobile le week-end dernier avec l’aide de Isabelle, la navigation dans les applis étant plus compliquée que sur le Net (un comble). C’est sans doute l’expérience de rencontre la plus courte de ma vie ; moins de dix minutes, je pense. Téléchargement de l’appli. Saisie de mes mail et téléphone. Téléchargement de « trois photos minimum ». et là, la photo plein écran d’une femme apparaît, avec des informations incrustées peu lisibles et des boutons d’action que je ne comprends pas. Je m’exclame.
— Je suis gâtée !
Je montre la photo à Isabelle qui fait la lippe. Elle m’explique qu’il faut balayer l’écran. Je ne comprends toujours pas trop ce que je suis en train de faire mais me rends compte que je mate des femmes et, qu’à la seule impression visuelle, je vais pouvoir dire que j’aime ou non… et réciproquement. Déjà, je ne m’arrête pas à l’emballage au supermarché devant les tablettes de chocolat : je prends chaque tablette, sort Petit 6 pour lire les caractéristiques voire la composition et me fie plus aux données textes qu’à la représentation commerciale sur le paquet. Alors avec des femmes…
Trois minutes plus tard, j’étais déprimée pour un moment et ai supprimé mon compte. Je vais me débrouiller autrement pour renseigner la nouvelle que je veux écrire et tenter de m’ouvrir un peu plus à mon désir même si mes réserves habituelles demeurent. Qui sait, si je lève quelques barrières, ce n’est pas le covid-19 qui m’attrapera ?

Note. Je précise que mon aversion spontanée n’est pas une condamnation des personnes qui utilisent les applis. Je comprends leurs mobiles et respecte leur désir. Il s’agit juste de dire mon rapport à l’image et aussi, peut-être, mon incapacité présente à aller au charbon.

Corps @26

Dès le début du confinement, ma priorité a été de préserver ma santé physique et mentale. Je ne savais pas la tournure qu’allaient prendre les choses (je ne le sais toujours pas). Je me suis rabattue sur ce que je sais faire : créer un rythme journalier afin de garder une certaine maîtrise du temps ; cultiver l’équilibre en toute chose.
Pour ce qui est de l’activité physique, j’ai pensé au début profiter des « permissions de sortie ». Au vu de l’ambiance dès que je mettais le nez dehors pour faire des commissions, je me suis vite rendu compte que l’extérieur m’était anxiolytique. Le virus ? Non, lui ne m’a jamais vraiment fait peur ; plus l’agressivité ambiante et les nouveaux codes sociaux de distanciation et de cheminement pas toujours facile à comprendre et à gérer.
J’ai donc limité mes sorties aux commissions sans faire de détours et à une visite chez mon médecin. Je marchais chez moi, ou dans le parking en sous-sol, multipliant les occasions de faire plus que le piétinement intérieur : je l’ai évoqué dans ce billet. Côté sport, je me suis astreinte à une à deux séances par jour (avec un jour de repos par semaine) sans trop avoir à me forcer d’ailleurs. Du 15 mars au 26 mai 2020, j’ai ainsi fait chez moi quatre-vingt-douze heures, quarante minutes et quinze secondes de sport. Et je me suis écroulée
De fatigue ? Non, plus de dépit, couplé à une grande lassitude. Marcher sur le stepper pour aller nulle part. Ramer sans que le décor ne défile. Modeler mon corps sans caresses ni regards concupiscents en retour. J’ai perdu 2 kg. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps. Cela a relancé mon désir du corps d’une autre, peut-être aussi parce que le judo m’offre d’ordinaire des contacts physiques qui, sans être sexuels, me procurent une sensation de complétude charnelle.
Le judo reprend en septembre ; j’espère. D’ici là, que proposer à mon corps ?
— Rame !

Anniv’ @41

Un peu plus de quinze jours avant le confinement, j’ai été invitée à une « surprise d’anniversaire ». Prenez une salle destinée à des activités multiples décorée à la va-vite, alignez des chaises contre un mur et en face quelques tables, recouvrez-les de nappes en papier et de plats débordant de charcuteries et autres quiches (je ne suis pas gentille, il y avait un saladier de carottes râpées et un autre de salade), de bouteilles dont je vous laisse deviner le lien avec le gel hydroalcoolique, une trentaine de convives et une maîtresse de maison qui ne lâche pas son portable.
— Il arrive ! Éteignez !
On éteint, on s’éloigne des fenêtres, on ricane… et le voilà. On applaudit, on chante, on s’embrasse, on trinque et c’est parti pour une soirée d’anniversaire que je quitte avant l’arrivée du gâteau. Mais qu’est-ce que je fais là ? J’ai beaucoup d’affection et de tendresse pour le grand garçon qui fête ses cinquante ans. C’est mon seul mobile. Pour le reste… Je viens de dresser le portrait de tout ce que j’exècre dans une fête d’anniversaire, dans une soirée tout court d’ailleurs avec, en point d’orgue, la notion de « surprise ».
À qui cela fait-il plaisir, finalement ? À celle ou celui à qui on fait la surprise, j’imagine, à moins qu’il ne s’agisse d’une convention sociale que d’apprécier de se trouver comme une gourdasse, passant d’un pied sur l’autre, tout benêt devant ces gens qui chantent  « Joyeux anniversaire » et avec qui on n’avait pas prévu de passer la soirée. Il y a bien sûr le plaisir de celui qui organise, fomentant sa farce, dissimulant les préparatifs, les invitations, craignant à chaque instant que la surprise ne soit découverte… quel suspense ! Il y a enfin les invités, impatients sans doute, de voir la tête du contraint du jour, eux qui ont été contraints un jour.
La « surprise d’anniversaire », comme toute autre surprise, ne serait-elle pas en fait un moyen de coercition (une décision prise à la place de l’autre, un ingérence dans ses choix) sous couvert de « faire plaisir », impliquant que l’un sait ce qui plaît à l’autre  ? Voici donc rassemblés tous mes arguments contre la vie de famille ou de couple qui se résument à un seul : l’hypocrisie que représente le fait de présenter à l’autre ce que l’on veut soi comme si c’était son désir-plaisir à lui. C’est un mélange de toute-puissance et de contrainte qui m’afflige. Je me souhaite de ne jamais y succomber !

Cuisine @34

Salut, c’est Caddie.
Je voulais faire un cadeau à ma ménagère albinos pour la Saint-Valentin, le « plan tendre » dont elle rêve. Ça lui ferait du bien d’être un peu amoureuse, et à moi, des vacances ! J’ai écumé tous les magasins de l’arrondissement et branché toutes les poussettes de marché, rien. Aucune de leur ménagère ne correspondait. Alors bon, elle n’est pas du tout sensible aux fêtes de la consommation ; je ne risquais donc pas trop la déprime. Quand même. J’ai cherché de quoi l’occuper.
C’est Frédo qui a donné l’idée. Ce soir, y a « conf’ de rédac’ » comme ils disent ; ils vont parler blogue et commissions et surtout se faire du chaud au cœur. Y a pas vraiment de rapport avec la Saint-Valentin, en fait. C’était juste histoire de vous faire un coucou. Et pis… Elle est pas mimi cette poussette-là ? On a papoté gentil, tendre, puis on s’est dit au revoir sans états d’âme, parce qu’on a su profiter du moment sans tirer de plan sur la comète. La Comète ? Je n’en connais aucune.
— Veinard !

Couple @13

Je suis allée prendre un verre au 3W Kafé pour soutenir la commission lesbophobie de SOS Homophobie. À cette occasion, un jeu était proposé pour faciliter les échanges et les rencontres ; c’est vrai que ce n’est pas facile de se parler dans un bar, ce d’autant que les couples et les groupes constitués se parlent à l’intérieur d’entre eux. Des bracelets étaient distribués, indiquant la recherche de chacune : « Amies pour la vie », « À quand le mariage ? », « Chez toi ou chez moi ? ».
J’ai toujours eu du mal à comprendre comment on peut aspirer à une relation « durable » (ce que symbolise ici le mariage) sans passer d’abord par le fameux « Plan cul » (désigné par « Chez toi ou chez moi ? »). Autrement dit, quand on a du désir pour quelqu’une, comment savoir si c’est durable sans essayer ? J’ai toujours essayé et n’ai pas connu la durabilité que d’aucunes attendent. Ce doit être pour cela que la question me dépasse.
Cela dit, j’ai réfléchi et me suis dit qu’en fait, je n’ai envie d’aucun des trois. Ce qui me fait rêver aujourd’hui, c’est rencontrer une fille agréable, plutôt souriante, avec qui partager sans promesses excessives des moments de tendresse qui seraient plus ou moins empreints de sexe selon les jours ; une sorte de plan tendre, en quelque sorte. Est-ce parce que je vieillis ? C’est surtout parce que le présumé-durable m’ennuie d’avance et parce que je sais les limites du plan cul. J’ai donc envie de tenter autre chose.
Ne me demandez pas avec qui ; je risque de pleurer.

Apéro @17

Ah, un cola !Novembre est le mois sans tabac ; janvier cherche à devenir le mois sans alcool en dépit de l’absence de soutien du ministère de la Santé. Cela viendra sans doute un jour ; en attendant, l’alcool tue en gardant une image très positive. J’ignore si ce « mois sans » a permis à certains de modérer leur consommation, ou simplement de se rendre compte qu’ils consomment beaucoup (trop) mais j’ai vu passer beaucoup de reportages et de témoignages sur la difficulté de ne pas boire en société.
L’essentiel était centré sur les jeunes, considérés comme plus vulnérables que les vieux, plus sensibles à l’alcool comme outil de socialisation. Je sais combien pourtant, à tout âge, il est difficile de ne pas boire d’alcool pour l’éprouver régulièrement. Je sais me défendre, ça va ; mais il faut à chaque fois se justifier et essuyer quelques quolibets. C’est lassant. Et je constate que les résistants sont rares.
Exemple. Mi-décembre, je suis allée boire un verre dans mon bar préféré. En rentrant, j’ai fait le microbillet Twitter suivant :

Le bar était plein. J’ai observé les allées et venues des commandes. En une heure, j’ai vu passer deux sodas, en plus du mien. Mes voisines de table, par exemple, ont bu deux pintes chacune le temps que je boive mon soda. Je ne suis pas près d’embrasser une fille dans un bar !

Et ailleurs ? Ce n’est pas gagné non plus !

Objectivement @50

Le jour de l’An est toujours l’occasion de poser des résolutions, ce que je fais peu tant je pose des résolutions toute l’année autant que le besoin s’en fait sentir. Je ne l’avais pas donc vraiment anticipé mais je me suis résolue, ce 1er janvier 2020 alors que je rangeais un placard pour trouver une place où stocker des chiffons, à mettre à la poubelle les jouets sexuels que j’avais dans une caisse.
Dans le lot, j’en ai utilisé fort peu, et jamais seule. Ils m’ont surtout servi à matérialiser des scènes que j’ai ensuite reproduites dans mes romans. Certains étaient des cadeaux. J’en avais ramené d’autres de San Francisco, d’Amsterdam et de Londres. Je gardais donc une certaine attache avec les uns et les autres mais cela fait tant de temps… passons !
Je les ai donc mis dans un sac en plastique, retirant au fur et à mesure les piles, seul élément que je pouvais recycler (la question s’était déjà posée en Hétéronomie, ici). Au dernier moment, j’en ai ressorti un qui me semblait pas mal, et en meilleur état que d’autres, certains ayant particulièrement mal vieilli. Pour quoi faire, en garder un ? Pour l’utiliser, pardi ! Avec qui ? Et comment savoir si ce serait le bon ?
En vingt ans, les jouets sexuels pensés par et pour les filles se sont développés. Ceux-là sont chers, forcément. Mais si je devais rencontrer quelqu’une avec qui leur usage se posait, nous irions ensemble acheter ce qu’il nous plairait plutôt que d’utiliser de la quincaillerie décatie et porteuse de souvenirs forcément incongrus. Il va sans dire qu’une telle résolution dépasse la période d’un an. C’est parfait ! J’aime prendre de l’avance.