Archives de l’auteur : Isabelle, Frédéric et Cécyle

Clope @4

Les Mouton en rigolent encore. Helgant en H. baron de la drogue, c’était fumeux. Et ils savent qu’il n’y a pas de fatalité. Ce n’est pas parce qu’on fait un billet produits stupéfiants que sept ans après, ça arrive. Ça a marché une fois, mais jusqu’ici une seule. Ils savent compter sur leurs onglons. Ouf !

Couple @1

J’ai profité de mes vacances pour lire King kong théorie, de Virginies Despentes, un livre tout à fait délicieux qui a fait du bien à ma fibre féministe. Comble de bonheur, j’avais face à moi un couple hétérosexuel qui me permettait d’avoir l’illustration à dîner de ce que j’avais lu à l’apéritif. Un pur bonheur ! Et une bonne introduction à cette tranche d’écriture consacrée à l’Hétéronomie cette planète aussi étrange et convenue dans laquelle je vis, pauvre que je suis.
Je n’en dirai pas plus sur ce livre — je préfère le prêter à Isabelle en espérant qu’elle aura ensuite envie de vous en dire le meilleur — à part une remarque : dans ce texte, Virginie Despentes ne parle pas d’homosexualité ; ce n’est pas son sujet. Par contre, elle n’omet pas de joindre très régulièrement l’adjectif « hétérosexuel » quand elle utilise le mot « couple », indiquant par là que son commentaire vise le « couple hétérosexuel » et non le « couple » que d’aucuns considèrent comme hétérosexuel par nature.
Le Petit Robert est à ce titre édifiant. Il définit d’emblée le couple comme « Un homme et une femme réunis », évoquant quelques lignes plus loin des « homosexuels vivant en couple », sous-entendu « comme un homme et une femme ». Ça vous évoque quelques clichés ? Si besoin était de raviver les mémoires voici la définition du XMLittré qui situe elle, de fait, le « couple homosexuel » dans un autre âge de la littérature ou dans un présent très prosaïque « Le mari et la femme, l’amant et l’amante, ou deux personnes vivant ensemble dans des relations d’amitié ou d’intérêt. »
Sachons enfin qu’au féminin, « couple » est un « Lien pour attacher ensemble deux ou plusieurs choses pareilles. » (XMLittré) avec ces usages « Une couple pour trois ou quatre chevaux » ou encore « Où est la couple de ces chiens ? » Serait-ce à dire que l’on est passé du féminin au masculin par pure métonymie ? Ah ! Despentes… Elle nous mène déjà loin !

 

Année @8

Maintenant que le réveillon est passé, il est temps de vous souhaiter une belle et heureuse année 2019, une…
— Beeeen noooon !
Tu as raison, Petit Mouton, pas de propos convenus. Nous avions une formule tout en beauté qui devait guider ce billet de bonne année, avec cette photo de Paris et la Seine qui coule, immuable. Puis, nous nous sommes dit que, quand même en Hétéronomie, nous allions mettre notre patte à ce marronnier.


—  Y a des marroooooons dans laaaaa Seine ? Il faut ploooonger l’oooongloooon ?
— Non, Petit Mouton, c’est une façon d’parler. C’qu’est coool, avec les marrons, c’qu’on peut jouer au foooot avec.
— Voyons les jeunes, on n’interrompt pas l’homélie !
Merci Cocotte !
Donc. Nous vous souhaitons, et nous nous souhaitons, une nouvelle année pour pleurer ensemble, laisser couler l’année écoulée et pleurer des bonheurs à venir. Sur le pont Mirabeau… ? Non, sur le pont Neuf ! C’est notre clin d’œil à l’année nouvelle et à ses bonheurs à venir. Et…
— Cocotte, une *ooooo*maisl*iiiiiii*t, c’est une omel*eeeeeee*tte aux m*aaaaa*rr*oooooo*ns ?
— Jésus, Marie, Joseph ! Allez, bonne année et ciao, je retourne au couvent.
Et nous retournons à nos billets. A très bientôt chers Hétéronautes pour partager nos pleurs et bonheurs.