Archives de l’auteur : Cécyle

Pauvres chéris @15

L’été indien de ce mois de février et le ras-le-bol du masque en extérieur m’ont portée à retourner faire du sport au square. J’ai pu ainsi savourer la caresse du soleil et la douceur de l’air sur la peau de mes joues ; un tel bonheur que je me suis retenue de ne pas finir en maillot de bain ! Blague à part, il a bien fallu un nouveau malotru pour venir gâcher mon plaisir et nourrir ma réflexion sur les effets délétères de la testostérone sur le genre humain.
Après une bonne demi-heure sur les différents appareils de muscu, je suis allée dans mon coin préféré, l’aire de jeux où trône une pyramide en corde parfaite pour accrocher ceinture de judo et élastique et simuler des uchi komi. Je n’y étais pas depuis plus de dix morote qu’un gars que j’avais repéré courir en boucle dans le square W se radine. Il me tourne un peu autour puis s’installe de manière à être dans mon axe de vision (le pauvre, s’il savait !), lance la musique sur son téléphone portable et entame une série de pompes verticales.
L’exercice est difficile ; il en fait cinq, s’arrête, se trémousse un peu sur la musique, et recommence. D’emblée, on s’en doute, sa musique a eu le don de m’exaspérer, une espèce de daube très rythmée. Le vent m’a aidée à ne pas trop l’entendre. Merci. En rentrant, j’ai demandé à Johnny pourquoi les gars qui ont un quart de biscotos à exhiber mettent de la musique dont le son est d’autant plus pourri qu’il est émis par des appareils qui ne sont pas faits pour les concerts en extérieur. Est-ce pour attirer l’attention ?
Johnny rigole : sans doute que oui. En tout cas, les corneilles étaient bien d’accord avec moi que sa musique avait aussi peu d’intérêt que sa paonaison (sic) ; elles se sont mêlées au vent pour faire taire les BPM. Les bienheureuses ! Et, si une autre hypothèse est que cela les encourage à pomper en rythme, force est de constater qu’ils n’ont pas grand-chose à mettre dans le piston !

Cuisine @37

Quand nous avons créé le blogue avec Isabelle, il y a plus de dix ans maintenant, je me souviens qu’il m’avait fallu des heures, avec l’aide de mon frère, pour améliorer la maquette d’un thème de WordPress afin que cet outil de publication nous aille bien. Il se voulait sobre, soigné mais sans fioritures, et lisible. Au fil des ans, ce thème est devenu obsolète et les bogues se multipliaient. Il fallait en changer.
Les thèmes de substitution les plus en vogue ne nous convenaient guère ; centrés pour la plupart sur l’image, ils ne valorisaient pas le texte, simplement, en toute lisibilité. Ou alors, il fallait de nouveau passer des heures à les modifier pour obtenir le résultat escompté. En dépit du soutien de Frédéric et de Petit Koala, des encouragements de Isabelle, et de toute l’affection de la bande, j’avoue ne pas avoir eu le courage de me lancer dans l’entreprise.
J’ai donc tenté l’impossible : partir du thème le plus basique de WordPress et le modifier a minima pour que nos billets soient mis en ligne dans une mise en page frugale et lisible. J’ai vite retrouvé mes marques avec les Css et les outils de développement web. J’ai eu plus de mal à comprendre le code des fichiers HTML qui n’est pas organisé comme du code Spip.
Le résultat me va en ce qu’il répond au besoin de publier du texte pour le rendre agréable à lire, sans succomber aux canons de la branchouille communicante, avec un résultat que d’aucuns trouveront sans doute ringard. C’est en matière de site ma marque de fabrique. Je n’y déroge pas. Avec l’utilisation de la maquette de base de WordPress, c’est aussi le gage d’une longévité technique qui correspond à mon besoin de sérénité.
J’espère que vous passerez d’agréables moments sur ces pages, pendant dix ans encore, et même plus !

Gamine @31

J’ai découvert sur un réseau social local un nouveau « service » de restauration à domicile. Le concept est simple : une personne fait à manger chez elle, vous avez faim, vous commandez sur l’appli et vous venez chercher votre plat. N’est-ce pas une bonne idée ? Quand je dois faire deux litres de soupe parce qu’il y a urgence à cuire des invendus et que mon congélateur est plein, ce serait pratique, non ? Et elle est si bonne ma soupe !
— Vrai de vrai !
Merci Caddie. Mais tu sais, parfois, les idées simples sont particulièrement délétères. Pour celle-ci, j’y vois d’emblée de nombreux biais.
* Une communication sexiste et âgiste. Bah oui, c’est une femme qui fait à manger, on la nomme « mamy » alors même que dans la vidéo elle est plus quadragénaire (c’est quand même plus sexy !), il s’agit de valoriser vos talents de « cuisinière » (et non de cuisinier) et la personne qui vient chercher à manger est un homme, bien sûr. Regardez au passage les quatre « mamy » proposés : deux hommes, deux femmes ; la parité ? De façade, car quoi qu’on en dise, qui n’aurait pas choisi spontanément « mamy Juliette », pardon, son bœuf bourguignon ?
* Une « rémunération » sous forme de « récompense ». Voilà la version moderne de Elle est bonne ta poule, ma poule ; une bonne claque sur les fesses et un pincer (une pincée ?) de nichon et « mamy Juliette » est contente d’avoir régalé Édouard. Une petite pipe pour le dessert ? C’est une autre qui s’en charge au vu de la promiscuité de la femme qui apparaît déjeuner avec Édouard, qui garde sa posture dominante devant l’ordinateur… J’exagère, bien sûr, mais comme il n’est nulle part fait mention de la forme fiscale de cette « rémunération » et que le verbe « récompenser » n’est pas neutre, on peut imaginer que les pires systèmes d’exploitation sont au menu.
Voilà exactement le genre de concept que les confinements et autres couvre-feux sont en train de produire, un mélange de high-tech, de retour aux sources et de déréglementation tous azimuts sous couvert de nécessité économique. On est mal barrés, c’est sûr !

Indignés @14

Je regardais lundi 15 février 2021 un documentaire sur LCP consacré aux « petites phrases » qui ont fait tache dans l’image publique de François Hollande et d’Emmanuel Macron, avec plus de dégâts pour le premier que pour le second. Il a ainsi été question des « sans-dents ». Aux commentaires faits par les personnes sollicitées dans le documentaire (dont une remarquable Marylise Lebranchu), j’ai compris qu’il s’agissait pour l’ancien président de la République de faire référence aux personnes qui n’avaient effectivement plus de dents, faute de moyens de les faire remplacer.
Ce n’est pas ce que j’avais jusqu’alors compris. Je pensais qu’il faisait référence à des personnes qui n’auraient pas le courage d’entreprendre, pas de niaque, qui ne mordraient pas dans la vie et seraient des assistés ; un peu les mêmes que ceux « qui ne sont rien » chers à Emmanuel Macron. Isabelle m’a confirmé qu’elle avait bien vu des personnes physiquement édentées et que l’image était terrible. J’imagine… mais ne visualise pas ; parce que je ne l’ai jamais vu, ou jamais remarqué ; ma déficience visuelle ne fait pas forcément la différence au sens où c’est le genre de détail que je ne vais pas « aller chercher » trop occupée par ailleurs à voir l’essentiel.
Cela ne change finalement pas grand-chose à ma perception du quinquennat de François Hollande, prélude de la politique antisociale d’Emmanuel Macron qui, ne l’oublions pas, lui doit son émergence sur la scène politique. Les chiens ne font pas des chats… Pardon, c’est l’inverse !

NB. Pardon Helgant, toi, t’es pas un chien ; t’es un chouchou d’amour !

Va chez l’gynéco @44

Le suicide d’un étudiant homosexuel de vingt ans victime d’agressions sexuelles de la part de proches a été l’occasion de nombreux messages de prévention. Au vu des neuf mille personnes qui se donnent la mort chaque année en France, et de toutes celles qui tentent de le faire, ces messages sont indispensables, et pas uniquement quand un fait particulier nous y invite. Sur Twitter, l’un d’eux a attiré mon attention.

« Si vous avez des idées noires, des pensées suicidaires, n’hésitez surtout pas à appeler la ligne Suicide Ecoute disponible 24h/24 7/j7 : 01 45 39 40 00 »

Je n’ai pu me retenir de répondre dans la foulée.

« Si vous avez le moindre doute devant la souffrance d’une personne, ne passez pas votre chemin. Si vous ne trouvez pas les mots pour lui parler, ou si c’est difficile pour vous de le faire, Suicide écoute peut aussi vous aider. En cas d’urgence, composez le 112 ! »

Je suis en effet toujours contrariée quand on fait porter la charge de la prévention sur les personnes qui sont dans une souffrance telle que le suicide leur apparaît comme la seule solution. Bien sûr qu’il faut leur dire que des numéros d’appel existent mais si l’on veut faire de la prévention, c’est en amont qu’il faut agir et prendre chacun notre part. J’ajoute que même en étant attentifs, on ne peut pas toujours prévenir le suicide d’un proche, loin de là tant la souffrance sait être camouflée !
La véritable prévention ne serait-elle pas alors de nous interroger sur les causes profondes des douleurs psychiques qui se trouvent, à mon sens, dans cette violence ordinaire qui régit notre monde à tous ses échelons en répercussion directe de celle qui régit nos modes de production ? Changer le monde vers moins de souffrances individuelles et collectives ? Je ne vois que ça.

Féminité @8

Je n’ai pas porté de robe ou de jupe depuis mes dix ou onze ans, je pense. La dernière photo que j’ai de moi en robe (ci-contre) date de juillet 1973. Je me souviens d’ailleurs très bien de cette robe en jean, assez courte avec un haut à bretelles comme une salopette. Ce n’était pas un vêtement de tous les jours car au quotidien, j’étais déjà accro aux pantalons, plus confortables, et moins « fille ». Le côté « salopette »…
— Petite salope ?
Caddie ! Tais-toi.
Le côté salopette donc était sans doute la raison qui me faisait encore accepter ce genre d’accoutrement. J’ai 57 ans et n’ai jamais démordu du pantalon, ou du short ; la jupe me donne l’impression d’une vulnérabilité qui m’est insupportable. Pourtant, dans le confort de mon appartement, je viens de renouer avec l’objet, me rendant compte qu’il pouvait avoir des qualités.
J’ai évoqué dans ce billet du premier confinement mon accoutrement maison. Cet hiver un peu plus froid que les précédents m’a fait renouer avec la pratique du plaid sur les jambes quand on est assis dans une version « jupe » tout à fait inattendue. J’utilise une cape en polaire que je ne trouve pas très chauffante sur les épaules mais qui, grâce à ses deux cordons terminés par un pompon, tient parfaitement à la taille et forme une jupe qui maintient une chaleur fort agréable.
Je vous rassure, je n’enlève pas pour autant mon bas de jogging : elle vient par-dessus ! Il faudra que je regarde dans les solderies de vêtements si je ne trouve pas une jupe longue en laine qui vienne me réchauffer un peu plus l’hiver. J’en rêve déjà.

NB.  J’étudie, bien sûr, toute proposition de don de jupe longue en laine. Quant à glisser une main sous une jupe avec le consentement express de sa propriétaire, j’avoue que j’aime beaucoup tout en étant toujours un peu peureuse.

Objectivement @56

J’ai eu l’occasion, à deux reprises en six mois, de confier à Apple des téléphones pour un changement de batterie : le premier, Petit 6, suite à une intervention mal faite par un « réparateur agréé » que j’ai dans le nez depuis ; le second, Petit 7, parce que la durée normale de vie d’une batterie était arrivée.
La première fois, j’avais été bluffée par la rapidité avec laquelle Petit 6 m’était revenu dans un relais colis après que je l’aie déposé à l’Apple store des Champs-Élysées ; la seconde, c’était il y a quelques semaines ; j’ai tout fait par correspondance : dépôt et retrait en relais colis. L’aller et le retour, réparation comprise a pris une semaine chrono ; c’est d’autant plus méritant que Petit 7 est allé jusqu’en République tchèque pour retrouver une batterie neuve.
La lecture de son voyage retour m’a laissée pantoise : pris en charge à l’aéroport d’Ostrava à 18:05, il a embarqué à 19:32 pour Leipzig où il a atterri à 2:38 avant de reprendre un vol pour Orly après une courte nuit à 4:13 et se poser à 6:06. Il y a un peu traîné avant d’arriver dans le 14e en fin de matinée (des bouchons sur le périf, sans doute). Quand je l’ai pris en charge, il avait l’air en forme et était tout content de se préparer à embarquer dans le sac à main de Sarah, qui l’a recueilli. Pour un téléphone qui n’avait connu que des poches de parka-butch, c’était un événement !
Blague à part, je m’interroge : aussi extraordinaires que sont ce beau voyage et la qualité de la prise en charge, était-il vraiment besoin qu’il traverse l’Europe ? L’Apple store des Champs est effectivement fermé ; mais ses réparateurs maison sont-ils eux aussi partis en République tchèque ? Apple est une grande actrice de la mondialisation autant que je n’ai pas à me plaindre de ses services ; si sa stratégie était plus locale, au moins dans la maintenance, je préfèrerais. Vraiment.

Va chez l’gynéco ! @43

Les gens sont extraordinaires !
Alors que j’attendais pour m’enregistrer dans un service de radiologie pour faire le dépistage du cancer du sein (vous en êtes où, à propos ?), une femme grille mon tour pour « demander un renseignement ». Elle explique à la secrétaire qu’elle est là depuis vingt minutes et que son numéro n’a pas été appelé parce qu’elle ne regardait pas le bon écran.
— Vous aviez rendez-vous à quelle heure ?
— 9 h 45.
Il est 10 h 15.
La secrétaire lui fait fort civilement remarquer qu’elle est en retard…
— À peine cinq minutes ! Personne ne m’a dit que je devais arriver en avance.
Et la voilà partie à expliquer que tout est la faute du panneau qui est mal placé, caché par un autre qui donne d’autres numéros, que son « petit retard de cinq minutes » est légitime car elle a « d’autres charges que des échographies », qu’elle refuse un autre rendez-vous, qu’elle ne partira pas tant qu’on ne lui aura pas fait son examen, que… le tout sur un ton montant auquel la secrétaire a toujours répondu en gardant son calme.
J’admire.
En sortant de ma mammographie (tout va bien), j’ai recroisé cette femme qui a finalement eu son rendez-vous dans l’heure et mangeait des clémentines, sans masque forcément, dans la salle d’attente. Elle était mal placée pour se prendre un (très involontaire) coup de canne blanche. Dommage.

À table ! @70

Il m’est impossible de mesurer l’impact réel de ma consommation sur le monde ; il est infinitésimal, j’imagine, mais en partageant, notamment via le blogue, mon expérience, j’espère l’effet boule de neige. Je vous raconte régulièrement la manière dont je réduis ma consommation d’énergie et d’eau ; je vous parle aussi de mes démarches antigaspi : paniers d’invendus, produits soldés chez le primeur (lots à 1 euro) ou au supermarché, magasin antigaspi, partages et dons mutuels.
Certains trouveront ce mode de consommation contraignant surtout en matière alimentaire : il faut cuisiner, multiplier les sources d’approvisionnement, et ne pas toujours choisir ce que l’on mange. Je le prends comme un jeu et fais de ces contraintes un mode de vie : j’ai toujours aimé cuisiner, avec une prédilection pour l’invention (heureuse ou malheureuse) ; j’ai besoin de marcher et faire le tour de mes fournisseurs est une balade comme une autre ; manger des choses que je n’aurais spontanément pas choisies est un moyen de lutter la routine des confinements et couvre-feu.
« Faire quelque chose de ce qui arrive », c’était mes vœux pour 2021 ; je suis en plein dedans et vous propose une assiette en adéquation avec ces choix.
* Duo de quinoa d’un magasin antigaspi.
* Purée marrons pommes de terre soldée fin de date (supermarché).
* Haricots verts d’un panier cuisiné avec les tomates, champignons et oignons de lots à 1 euro ; l’ail et les condiments sont achetés, à l’exception du laurier du jardin d’une voisine. Coriandre fraîche donnée par Isabelle.
* Aiguillettes de poulet d’un panier de supermarché, épices données par Isabelle.
* Purée de céleri rave à prix raisonnable d’un primeur bio.
J’utilise du sel que m’a donné une voisine qui déménageait. En dessert, j’ai mangé une crème dessert maison fabriquée avec des produits achetés au supermarché (cacao, sucre, Maïzena, lait) et une pomme déclassée prise chez le primeur bio accompagnée de noix données par un voisin. Avec mon café (en grains) acheté chez Ikea (très bon rapport qualité prix), j’ai croqué deux carrés d’un délicieux chocolat offert par Isabelle.
Et en boisson ? De l’eau de Paris, pardi !

Exposer @19

Quand j’ai préparé ce billet souvenirs, j’ai cherché une photo prise à l’école Frédéric Mistral, dans ces années-là. Je n’en avais pas. J’ai demandé à maman si elle en avait ; elle n’en avait pas non plus. J’ai regardé les photos de mon album prises à Avignon autour de l’année 70 ; j’en ai cinq ; sur les trois, je suis en slip de maillot de bain ; deux au bord d’une piscine et une allongée à plat ventre sur un lit sans drap ; sur les deux dernières, je suis en robe dans ce bac à sable.
D’emblée, je n’ai pas eu envie de choisir celle où je suis allongée sur ce lit. Je l’ai trouvée trop intime, et « voyeuse » ; idem pour les deux prises au bord de la piscine. C’est étrange. Une enfant de quatre ans en culotte de maillot de bain au bord d’une piscine n’a rien de tendancieux ; et sur la photo où je dors, j’ai une culotte sur les fesses. Pourquoi quelque chose m’a gênée pour choisir celle dans le bac à sable où je suis plus habillée ?
La tendance est à la mise en lumière des crimes et atteintes sexuelles sur les enfants ; je n’ai pas souvenir d’en avoir subi ni ne peux identifier dans ma vie d’adulte des indices indiquant que j’ai refoulé quelque chose de cet ordre. J’en conclus que cela ne m’est pas arrivé mais je sais depuis longtemps que cela arrive à plein d’enfants (maman m’en parlait car elle prenait en charge des enfants victimes de toutes sortes de violences). Je m’oppose par exemple à la publication de photos d’enfants sur les réseaux sociaux, comme la page de mon club de judo. Au club, je suis très attentive, à mes gestes, à ceux des autres adultes et au respect de l’intimité et du corps des enfants.
Est-ce dans ce contexte que je n’ai pas envie de diffuser une photo de moi à demi nue sur un lit en train de dormir ? Cette photo, particulièrement, me semble un pousse-au-crime. Je ne vous la montrerai donc pas ; on ne pourra pas en discuter même si ce serait intéressant. Quoi qu’il en soit, si vous avez le moindre doute sur des faits de violences sur des enfants, agissez !