Archives de l’auteur : Caddie et Petit Koala

Vérité syndicale @33

Salut, c’est Caddie.
Je sais pas comment vous dire… je suis tellement malheureux ! Faut me comprendre ; si j’avais su mais y a tant à contrôler quand on fait les commissions avec ma ménagère albinos que ça m’a échappé. Et voilà, à cause de moi, elle aurait pu mourir.
— Quoi mon Caddinounet ? C’t’une blague ?!
Si seulement, Petit Koala. Si seulement ! Mais c’est grave ! Trop grave. Je dois me faire vieux en dépit des soins du kiné. Il faut que j’arrête mes fonctions de Caddie officiel. Je ne peux pas la mettre en danger comme ça. Tout le monde compte sur moi.
— Pour sûr mon Caddinounet ! Et on a l’totale confiance. T’as pas pu faire u’truc grave à c’point.
Si tu savais…
— Ben raconte !
Tu diras pas aux Mouton ? Ils m’en voudront à mort !
— D’abord, l’Mouton, n’en’ont jamais voulu d’quoi qu’c’soit à personne, surtout pas à toi. Ils t’aiment si fort. T’as bien l’droit d’faire d’boulettes. Tu fais tellement pour tout l’monde. C’est à cause d’c’jambon ?
Non, ça, c’était pas moi ! C’est à cause du gel contre le minus. Je lui ai fait utiliser du gel qui n’en est pas.
— Non ?
On a vu au Magazine de Marina. Y a gel et gel. On en avait acheté deux petits flacons au Lidl y a plusieurs mois. Y a marqué « gel hydroalcoolique » et j’avais regardé qu’il y avait de la bibine dans la composition. Mais c’était pas le premier ingrédient et pas le bon tord-boyaux ! Ça m’a étonné qu’y avait pas le taux indiqué mais bon, ça m’avait pas inquiété ! Alors tout le début qu’elle a utilisé ce stock, ben le minus, il aurait pu lui rentrer dans la voie respiratoire.
— C’t’histoire !
Tu comprends pourquoi faut que j’arrête les commissions ? et la protection rapprochée ? Je devrais me trouver un petit coin tranquille à la cave, pour la retraite…
— C’est hors d’question mon Caddinounet chéri ! J’savais pas non plus qu’y a gel et gel. Et je t’parie que t’lui as trouvé l’vrai d’puis.
Ouais, à la pharmacie. J’ai vérifié, c’est bon. Mais quand même. J’veux pas la tuer !
— Arrête av’ça. Elle va bien et tu m’as dit qu’elle s’lave l’mains au savon quand elle rentre et t’passe la poignée au vinaigre.
Je confirme, ça pue.
— Alors, viens ! Les Mouton nous attendent pour l’foooooot ! J’dirai rien, promis. Mais toi, t’mouches ton nez et t’oublies cet’ idée d’arrêter. J’aime pas d’t’voir comme ça.
Merci. T’es un vrai pote.
— T’es mon Caddinounet, l’seul, l’unique.

Agit-prop’ @30

Bonjour, c’est Caddie, avec Petit Koala qui fait la technique.
Vous avez remarqué ? C’est la chienlit ! On nous confine et, en même temps, on s’apprête à spolier les travailleurs sans rien faire pour sauver la planète ! Parce que bon, entre nous, ce coronaminus, c’est pas un truc de Chinois ; si c’était le cas, pensez bien qu’ils l’auraient vite fait mené à la baguette et qu’il ne serait pas arrivé jusqu’à nous ! Forcément, z’ont trop d’inutile en plastoc à nous vendre pour nous faire rester chez nous à regarder les usines s’arrêter de tourner.
Non, ce machin qui nous prive de câlins, c’est un truc de la casse sociale de la biodiversité, du réchauffement climatique et de la surexploitation des richesses de la nature. Y a qu’à regarder Paris ! On a une si belle nature à la mairie, si bien préservée, qu’on s’en tire super bien et que la Paltoquet, il a dû remballer sa rombière dans une surblouse percée pendant que nous, on a su montrer nos pec’ à l’adversité et nous serrer à fond les coudes. Coudre coude au corps, c’est pas si facile mais bon ; on sait quel chas enfiler ; c’est l’essentiel.
Bon, je parle trop ; c’était pour vous dire qu’aujourd’hui, c’est le 1er Mai, fête des Travailleurs ! Avec ma ménagère albinos, on va sortir le drapeau rouge et noir à la fenêtre (ici). Elle veut chanter Le temps des cerises, moi je préfère l’Internationale anti-points que j’ai écrite récemment. Je vous remets les paroles :

« Debout, les damnés de Vulcain,
« Debout, les forçats de la retraite à points,
« Les semestres pleurent la nouvelle misère,
« C’est la marche de l’injustice et des galères.
« Du point faisons table rase,
« Foule de copaiiins, debout, debout,
« La retraite va changer de base,
« Le Paltoquet n’est rien, soyons tout.
« C’est la lutte sociale,
« Groupons-nous et demain,
« La retraite à points, Sera mise au coin ! »

Super, non ?
Allez Camarades ! On lève le poing contre le point ! Et que pète le libéralisme mondial !

Cuisine @34

Salut, c’est Caddie.
Je voulais faire un cadeau à ma ménagère albinos pour la Saint-Valentin, le « plan tendre » dont elle rêve. Ça lui ferait du bien d’être un peu amoureuse, et à moi, des vacances ! J’ai écumé tous les magasins de l’arrondissement et branché toutes les poussettes de marché, rien. Aucune de leur ménagère ne correspondait. Alors bon, elle n’est pas du tout sensible aux fêtes de la consommation ; je ne risquais donc pas trop la déprime. Quand même. J’ai cherché de quoi l’occuper.
C’est Frédo qui a donné l’idée. Ce soir, y a « conf’ de rédac’ » comme ils disent ; ils vont parler blogue et commissions et surtout se faire du chaud au cœur. Y a pas vraiment de rapport avec la Saint-Valentin, en fait. C’était juste histoire de vous faire un coucou. Et pis… Elle est pas mimi cette poussette-là ? On a papoté gentil, tendre, puis on s’est dit au revoir sans états d’âme, parce qu’on a su profiter du moment sans tirer de plan sur la comète. La Comète ? Je n’en connais aucune.
— Veinard !

Noël @42

Salut, c’est Caddie. Avec les Mouton et Petit Koala, on a reçu un message le 30 novembre de Laurie qu’est au Japon depuis un an. C’est tout près de leur mère-patrie. Ça leur a fait des souvenirs ! Moi, ça m’a mis la roulette au court-bouillon ! Pensez ! Jusqu’au Japon on la harcèle de la magie de Noël ! Non, c’est pas possible !
Les Mouton sont partis faire un foooot pour se consoler et, avec Petit Koala, on fait le billet. On peut pas laisser le Grand Capital nous polluer encore la Planète ! Carolos en prison ! Carlos en prison !
— Caddie ! T’peux souhaiter à personne d’aller en prison ! L’blogue soutient l’OIP.
— T’es sûr ?
— J’suis sûr.
— Bon, si tu l’dis. Je vous laisse lire et m’en vais faire le boycott avec ma ménagère ; ce sera déjà ça que le Grand Capital n’aura pas !

« Noël donc…. le problème c’est qu’on est fin novembre. Et que les musiques de Noël résonnent partout depuis que Halloween est fini, c’est-à-dire depuis un mois… Si j’entends encore une fois Vive le vent aujourd’hui, je ne réponds plus de rien.. ! Ça me donne envie de fracasser un des sapins de ma rue à coups de manga tiens. Oui parce que, que Noël soit la fête commerciale par excellence, et que bientôt ils nous feront acheter des cadeaux de Noël en août, c’est un fait. Mais qu’est ce que ça vient faire au Japon ??? Je veux bien bouffer de l’esprit de Noël fin décembre en France, ce qui me donne au passage une excuse officiellement reconnue pour revenir en Europe, mais au Japon..? C’est tellement… inapproprié. Est-ce que les Français fêtent le jour de la mer, ou le jour des personnes âgées, qui sont fériés ici ?? Ah non ? Et bien c’est bien dommage, on y gagnerait. Noël c’est de la colonisation de l’Ouest pure et simple… Halloween déjà c’était ridicule, merci les Américains… Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, j’apprécie beaucoup le fait qu’au Japon, tous les mois il y a une excuse pour célébrer quelque chose, ça permet d’apprécier le temps qui passe, ça change les couleurs des magasins et des restos… C’est bon enfant et ça met les gens de bonne humeur. Mais là… Noël, c’est trop, c’est trop, c’est trop. »

Merci Laurie !

Couperet @13

— Ben, mince, c’est la cata !
— Ben, qu’est-ce qu’t’arrive Caddie ?
— C’est Frédéric.
— Quoi ?! Y a rien ? Y va bien ? Y a un truc grave ?
— Oui ! c’est grave…
— Oh ! non ! Quoi ? Qu’est-ce qui…
— Il est boucher.
— L’a l’nez bouché ?
— Non, il est boucher ! Il travaille la barbaque !
— Ben, non, t’sais bien qu’il m’a dit qu’il est pro d’rézo.
— Comme il a dit qu’il mange pas de viande. C’était pour mieux cacher la vérité : il est boucher. Tu as bien vu qu’il ne dit rien de son boulot dans sa bio du blogue. C’était une ruse. J’ai tout découvert lors d’un tour de commissions. Il fumait sa clope sur le trottoir, avec son tablier et le couteau pas propre. Heureusement, ma ménagère n’a rien vu.
— Coup d’bol qu’elle est bigleuse. Boucher ? Mais, c’est la catastrophe !
— C’est ce que je me tue à te dire !
— On n’peut rien dire aux Mouton ! Ça l’tuerait.
— Et on se la boucle sur le blogue ! Promets-le sur mes roulettes.
— Promis.
— …
— …
— La cata.