J’ai récemment demandé une prestation sociale à la Ville de Paris. La demande se fait en deux temps à deux administrations différentes. Les deux fois, j’ai pu transmettre mes dossiers par voie numérique. Les deux fois, j’ai obtenu une réponse tout aussi numérique.
La première fois, j’ai reçu un mail qui m’indiquait que la réponse était disponible sur mon espace en ligne. Sur celui-ci, il m’était indiqué que la demande était acceptée et qu’elle me serait confirmée par un envoi postal. Cette confirmation avait son importance car c’est un droit sur lequel s’appliquent des taux et durées différents. Je savais donc ce droit ouvert ; j’ai attendu plus de dix jours de savoir à quel taux et sur quelle durée.
Ceci acquis, j’ai engagé la deuxième phase de la procédure. J’ai trouvé en ligne le formulaire mais pas la liste des pièces nécessaires. J’ai improvisé à partir des pièces usuellement requises et ai adressé le tout par mail comme de coutume. La coutume avait changé ; il m’a sitôt été répondu que je devais passer par un formulaire en ligne. Ce que je. La réponse a été rapide : il m’est indiqué que le dossier a été traité et que j’aurai la réponse par courrier postal d’ici huit jours.
J’imagine que ce sont des raisons légales qui imposent à l’administration de ne pas donner la réponse par voie numérique. Ou alors ce sont des habitudes… Il s’avère que je suis assez sereine sur mes droits et sur ma capacité à les faire valoir, même si, dans ma longue carrière de bénéficiaire, j’ai dû gérer pas mal de déboires.
Je trouve néanmoins assez cavalier d’indiquer à une personne qu’elle a acquis un droit sans lui préciser exactement le contenu réel ou que son dossier a été traité mais qu’elle doit attendre pour connaître la décision. Aucune distribution d’anxiolytique n’est prévue en parallèle. J’espère, à l’occasion d’une réunion du CDCA pouvoir l’indiquer aux responsables administratifs concernés. Ma participation à ce conseil y trouvera tout son sens.