J’ai entendu une chronique sur le partage de position qui permet de savoir sur son téléphone où se situe une personne. Cela peut être permanent ; ou ponctuel. Quand Frédéric passe me voir, par exemple, il lance le partage de position et je peux suivre son parcours. L’intérêt est que le thé est prêt quand il arrive. Ma cousine, dont le vieux papa est parfois un peu fantasque, lui a demandé de partager sa position en permanence. En échange, si je peux le dire ainsi, elle partage la sienne et son vieux papa se sent proche de sa fille.
Dans ces deux exemples, l’atteinte à la vie privée que cela peut constituer est contrôlée : le consentement est réel ; chacun y trouve un intérêt. Dans la chronique que j’ai entendue, il était question également des parents qui suivent ainsi leurs enfants ; et des couples qui s’entresuivent. L’argument de la sécurité est mis en avant ; sécurité face aux agressions pour les enfants ; sécurité amoureuse pour les adultes ?
De la sécurité au flicage, il n’y a qu’un pas que nos sociétés ont franchi depuis un certain 11 septembre, mettant en place, à chaque attentat ou crime majeur, de nouvelles mesures pour nous suivre, nous épier, nous contrôler. Nous sommes peu nombreux à interroger ces pratiques et leur mise en œuvre dans la sphère privée n’est finalement pas si étonnante. On pense bien sûr aux machistes et pervers narcissiques qui profitent de ces technologies pour mettre une pression toujours plus grande sur leurs victimes.
Mais la chronique constatait que ces échanges de position touchent de plus en plus des personnes sincèrement étrangères à la violence conjugale. Quand on sait que la famille est la cellule de base du système capitaliste, lieu d’oppression et de contrôle, lieu de production, lieu de consommation, lieu de transmission ; quand on sait… N’est-il pas déjà trop tard pour nos démocraties ?
J’ai un collègue de travail qui fait ça en famille.
C’est la première fois que j’en découvrais l’existence en France, ou… disons le plus clairement, que la proximité de la chose me fit réfléchir.
J’avais déjà entendu parlé des petits badges, ou TAG, ou je ne sais plus le nom. Ils peuvent être cousu dans une veste… la personne n’est donc même pas courant et peu se sentir non surveillée si elle éteint (ou n’a pas de) son smartphone.
Je crois d’ailleurs que là aussi j’ai eu un cas concret, mais rapporté.
C’est pas tellement mon truc. ^^
Les tag ont été conçus pour suivre les objets… pas les personnes !