Comme le disent de nombreux médias depuis quelques jours, la question du prix de l’essence est une question « inflammable ». Après avoir fait cette blague éculée, il n’est pas dit grand-chose des causes réelles de cette augmentation ; nos médias préfèrent se concentrer sur les conséquences. C’est dommage, j’aurais bien aimé comprendre comment se fait-il qu’au premier jour des bombardements israélo-américain (sans autorisation de l’ONU) sur l’Iran, le prix de l’essence a augmenté alors que le carburant distribué était dans les cuves des stations-service depuis quelques jours déjà, à quelques exceptions, j’imagine.
Tout ce que j’ai pu entendre sur ces causes m’amène à une seule conclusion : l’ultralibéralisme profite de la guerre et les marchés, spéculatifs par essence (oups), permettent à toute la chaîne de production et de distribution d’augmenter ses marges au profit des actionnaires. De notre côté, nous allons devoir nous attendre à des taux d’inflation records sans que les salaires ou les minima sociaux ne suivent. Rien de nouveau sous le soleil du capitalisme mondial.
En ce qui concerne les conséquences, la plus immédiate est donc l’augmentation du prix de l’essence. Depuis 48 heures, les médias regorgent de reportages sur les professions largement impactées par cette hausse majeure. J’ai vu, par exemple, sur un réseau social, l’illustration d’un article du Parisien avec une dame à côté de son SUV garé sur un parking de supermarché. Citation : « Je rogne sur les petites dépenses comme les jus de fruits pour les enfants ». Le chapeau précise que cette dame travaille et craint de ne plus pouvoir utiliser son véhicule pour aller travailler.
D’abord, je me réjouis que la hausse du prix des carburants permette à ses enfants de consommer moins de sucre. Quant au véhicule utilisé… Le WWF indique que les SUV consomment et polluent 15 % de plus que les autres véhicules. Une opportunité pour rouler plus vert ? Hardi ! Si nous ne changeons pas nos modes de consommation, le capitalisme nous saignera.