Pendant l’une de mes permanences pour le médiateur, j’ai eu le temps de jeter les bases d’un texte que je devais rédiger pour le Comité de Paris de la FSGT. Deux requérants sur trois ne sont pas venus ; la rançon de la gratuité !
Ce texte ne devait pas dépasser un certain nombre de signes. Comme je l’ai fait sur un outil qui ne les compte pas, j’ai cherché sur Internet et fais un copier-coller sur un site ad hoc. Il a effectivement fait ce comptage mais, avant de me proposer ce résultat, m’a donné des informations que je n’avais absolument pas demandées :
« Nous vérifions automatiquement votre texte à l’aide de notre détecteur IA afin de nous assurer qu’il est sûr et fiable.
« 61% Généré par l’IA
« 7% Paraphrasé par l’IA
« 32% Texte écrit par un humain »
C’est vexant pour un texte que j’ai écrit entièrement, hormis de très courtes citations ! Dois-je en conclure que je ne suis humaine qu’à 32 % ? J’ignorais que l’intelligence artificielle avait à ce point envahi mon cerveau.
— C’est peut-être toi qui as envahi l’IA avec tout ce que tu publies…
Tu es gentil, Caddie !
— Ça m’arrive.