Je remarque souvent que les jeunes femmes politiques ou syndicalistes ou responsables associatives, quand elles s’expriment à la radio, ont tendance à débiter leur discours sans prendre le temps de respirer. J’imagine que c’est ce qui porte l’argument sexiste qu’elles seraient de mauvaises oratrices. Je crois surtout que cela témoigne de la difficulté pour les femmes de prendre la parole dans l’espace public ; une fois qu’elles l’ont, elles ne laissent pas une ouverture et ne la lâchent plus.
N’empêche. J’ai vraiment envie de leur dire de respirer.