Le mois de janvier est l’occasion, après les agapes de fin d’année, de valoriser les boissons sans alcool. Le ministère de la Santé ne soutient pas ces actions, trop occupé à défendre l’idée qu’un bon vin ou un petit verre de cognac serait bon pour la… filière agricole. Je ne m’étends pas sur le sujet ; si vous n’êtes pas déjà convaincu des dégâts individuels et collectifs de l’alcool, je n’ai aucune chance de vous convaincre.
Les médias, par contre, se sont emparés de ce mois sans alcool, également pour valoriser les filières agricoles ! J’ai ainsi vu passer plusieurs reportages qui montraient comment certains producteurs de vin et de spiritueux innovent en proposant des produits dont l’alcool est extrait, alternatives (ou appâts pour nouveaux buveurs) à la baisse continue de la consommation, notamment de vin.
Pour justifier l’intérêt des consommateurs pour les boissons sans alcool, j’ai noté les arguments que j’ai entendus. Dans le désordre, il y a les régimes, les défis sportifs, les femmes enceintes, les problèmes de santé, les alcooliques abstinents, les curieux et ô ! miracle, dans un reportage de France Info, « à l’export pour les pays musulmans ».
C’est un peu comme s’il n’y avait pas de musulmans en France ; ou d’autres pratiques religieuses qui prohibent la consommation d’alcool. C’est aussi comme s’il n’existait personne qui n’apprécie pas l’alcool ou n’a tout simplement pas envie d’en boire. Pas envie sans contre-indication ? Bah non.
NB : Quand j’ai commencé mon traitement de choc, l’infirmière de protocole me dit :
— Vous pouvez boire un peu d’alcool ; ce n’est pas interdit.
— Je n’en ai pas bu une goutte depuis plus de vingt ans ; vous croyez que je dois reprendre ?
Elle a éclaté de rire.
🙂
La culture (non agricoole) de l’alcool en France est très vivace (ailleurs aussi d’ailleurs).
La désinformation y est intense. J’ai des amis de mon age qui pensent qu’un verre de vin rouge par jours est bon pour la santé.
Maintenant, de mon coté, je ne suis pas abstinent. Ou devrais-je plutôt dire que je suis consommateur, l’abstinence étant la « norme » ?
(Si la norme est mathématiquement faite selon des statistiques, la « normalité » irais à la consommation je pense).
Mais pourquoi est-ce que j’en consomme ? Je peux certes bien plus me passer d’alcool, que de gros repas copieux ou de sucre…
Comme toujours, vos billets me font réfléchir, surtout si je ne me retiens pas (je partais pour juste commenter avec le sourire initiale).