L’administration américaine, sous l’impulsion de son président, a décidé d’arrêter d’utiliser la police Calibri au profit de Time New roman. Calibri avait été privilégiée par son prédécesseur car celle-ci est plus lisible pour les personnes déficientes visuelles, les personnes dyslexiques ou qui ont d’autres troubles de lecture et pour les personnes qui ne maîtrisent pas la langue écrite.
Ce souci d’inclusion a été balayé d’un revers de désinformation par le nouveau locataire de la Maison-Blanche. Cela n’étonnera personne à part celle et ceux qui pensent, à chaque attaque contre la démocratie, qu’on a touché le fond du fond. Je vous renvoie à cet article de la RTBF qui fait le point sur l’accessibilité par le choix de la police de caractères.
Je remarque que le sujet suscite un profond intérêt de la part de mes concitoyens. C’est une première. Depuis que la communication s’est numérisée, je dois compter sur les doigts d’une main les personnes qui se sont intéressées aux polices que je lis le mieux. Je me pose donc une question : est-ce l’accessibilité en tant que telle qui intéresse mes concitoyens ou est-ce le fait de pouvoir condamner une action menée par le président américain ?
Mon petit doigt me dit que c’est la seconde réponse qui est la bonne, ce que le petit doigt de mon autre main me confirme puisque, quand le précédent président avait instauré l’usage de Calibri, personne n’en a fait le commentaire. Dans ce contexte, je vais vous inviter à lutter ardemment contre les poussées d’extrême droite de l’administration américaine ! Si cela vous mène à une réflexion sur l’accessibilité… Merci monsieur T… Quand même pas.