J’aime beaucoup les bûches pâtissières. J’en mange en général une ou deux à l’occasion de la fin de l’année parce que c’est le seul moment où l’on en trouve. Mon foie absorbe beaucoup de médicaments. Il est un peu plus fragile qu’autrefois. J’attendais donc le bon moment pour m’acheter ma bûche. Nous sommes le 26 décembre.
Je suis allée dans une boulangerie où je sais que les gâteaux sont d’un bon rapport qualité prix, même si je pense que ce sont des assemblages. Il n’y avait pas de bûche individuelle. La boulangère me propose une bûche pour quatre personnes à la pistache en indiquant que cela se conserve très bien. J’imagine qu’elle était en rayon depuis le 24 ou même peut-être le 23 décembre…
Je réponds que je suis seule et que je n’aime pas la pistache. La boulangère insiste et me propose une bûche au chocolat avec de la mousse ou une bûche au praliné. Je lui demande le prix de la seconde, 22,50 €. J’écarte les bras.
— Je n’ai pas cet argent !
Elle en est visiblement contrariée (pour sa bûche, je suppose) ; et me dis à peine au revoir.
Je vais dans une autre boulangerie que je fréquente parce que le pain est bon. Les gâteaux ne le sont pas forcément ; ils sont tous un peu biscornus ; j’imagine qu’ils sont faits maison. Il n’y a toujours pas de bûche individuelle. Par contre, il y a des parts de bûche, comme si le boulanger n’avait pas réussi à vendre ses grandes bûches et qu’il les ait découpées en morceaux. Je ne sais pas non plus depuis combien de temps elles sont là. Le prix de la part est de 4,50 euros ! Et elle n’est pas grosse. De dépit, je m’achète une religieuse au café.
Je me résous à en prendre au supermarché lors de mes prochaines commissions. Elles sont industrielles et décongelées ; mais ce n’est pas pire que dans certaines boulangeries. Le hic : elles sont vendues par deux ; cela tombe bien, je suis avec Isabelle. Misère ! il n’y a pas de bûches individuelles en rayon.
Dans une boulangerie, il y a seulement des bûches à la « mousse » (une hérésie).
Dans une autre, pas plus de bûches individuelles… Je me rabats sur un Paris-Brest où je découvre une petite couche de sauce à l’amande amère sur la pâte à chou ! Je n’aime pas cette saveur et ce n’est pas dans la recette du Paris-Brest.
Décidément… En 2026, j’arrête la pâtisserie !
*Le circonflexe sur cruche n’est pas une coquille.