J’ai découvert récemment à l’occasion d’un article du Parisien qu’il existe des applications qui permettent de calculer la part de chacun quand on organise des fêtes, des week-ends, des vacances… J’en étais restée au cahier dans lequel nous tracions des colonnes quand papa nous emmenait au ski avec d’autres amis. Il y a aussi les notes que prenait Isabelle quand nous avons fait quelques voyages communs. Pour les comptes, dans les années 70, nous faisions ça de tête. Pour mes voyages avec Isabelle, je crois qu’elle les faisait de tête aussi.
Que le numérique nous propose des outils simplifie très certainement les choses. Par contre, ce qui est particulièrement incroyable, c’est l’usage détourné qui peut en être fait, par exemple inviter quelqu’un à dîner et lui envoyer la note sans l’avoir averti qu’il devrait payer quelque chose. J’imagine que les cas évoqués dans cet article du Parisien ne sont pas la majorité et que les dîners dont on partage le coût sont d’emblée imaginés comme tels.
Ce qui est donc incroyable, c’est de ne pas prévenir, surtout dans le cadre d’un dîner aux accents professionnels. J’ai envie de rapprocher cela d’un autre billet que j’avais fait sur le coût de l’amitié. Il est certain que la situation économique dans laquelle on est peut restreindre les invitations. N’est-il pas alors plus simple, plus chaleureux, de dire « J’ai envie que tu passes dimanche manger des lasagnes végétariennes mais cela me fait une dépense importante… »
Pour les lasagnes végétariennes, il va falloir argumenter [oui, Caddie, le sel !] ; et si j’ai pris cet exemple, c’est qu’on peut aussi inviter pour manger des nouilles au beurre. Qu’est-ce qui fait la qualité d’un repas ? Maintenant que Noël est passé, il est temps de préparer celui de Pâques. Je vous suggère donc d’inviter vos amis en oubliant de manger du gigot de XXX [impossible sur ce blogue de nommer exactement la chose] et de préparer à la place quelque chose à partir d’un panier de légumes récupéré la veille…
Ah ! cuisiner… C’est à la fois le meilleur moyen de ne pas manger très cher et de donner un amour débarrassé de toute considération financière.
— Et tu factures la cuisine ?
Caddie !!!