J’avais envie d’éviter de consommer des produits made in USA pour mettre ma goutte d’eau dans les enjeux stratégiques du moment. Quand je dis « goutte d’eau », je devrais plutôt dire ma molécule d’eau au vu de ce que je représente et consomme.
J’ai un peu cherché quel produit serait concerné : je n’ai pas de voiture ni de machine-outil, de nombreuses marques américaines sont produites sur le sol européen et il n’est pas si évident d’identifier ce qui est directement importé des États-Unis, même en matière de numérique et d’informatique.
Au détour de mes recherches, j’ai entendu parler des oléagineux. Je consomme beaucoup d’amandes que je ne vais plus acheter à l’association Vrac où je faisais un temps quelques achats ; je n’y ai pas trouvé ma place.
J’ai donc regardé dans mon supermarché en ligne la provenance de mes amandes. En premiers prix, sont vendues au kilo des amandes américaines à 9,50 € le kilo. Il y a également, conditionnés par 400 g, d’autres amandes américaines à 8,50 € le kilo. Pour celle-là, la provenance n’est pas indiquée en ligne, il faut regarder la photo du paquet. La marque du magasin propose deux variétés en paquet de 200 g, une à 13,95 € le kilo en provenance d’Espagne ; l’autre a 15 € le kilo en provenance des États-Unis. Enfin, la marque de magasin bio en propose des françaises pour la modique somme de 27,95 € le kilo !
La liberté a un prix. Je vais pour cette fois me contenter d’augmenter ma dépense de 50 %. L’augmenter de plus de 300 %… Même le président des États-Unis ne pratique pas (encore) de tels droits de douane. Quant à la poudre d’amandes, je remarque que sa provenance n’est que très rarement indiquée. Un hasard ?