Coquille

Je devisais par mail avec une personne impliquée dans une fédération sportive. Je lui demandais d’une part les coordonnées d’un club où une amie aveugle pourrait pratiquer la marche nordique. Sa réponse m’a laissée pantoise : Machin l’accueille volontiers dans son club ; « il demande cependant [très signifiant, ce « cependant »] à ce qu’elle soit accompagnée par quelqu’un de façon à ce qu’elle puisse faire l’activité dans de bonnes conditions et en toute sécurité. »
Étrange vision de l’inclusion ; on t’invite à dîner mais tu apportes ton repas, tes couverts et tu embarques la vaisselle sale. Et moi qui croyais que c’était au club de s’adapter pour accueillir toutes les personnes… Face à ma protestation, mon interlocutrice défend sa bonne volonté afin de « trouver une autre solution ». Y aurait-il un problème ? Mais c’est elle, le problème ! Et là, je ne vois pas de solution.
Je lui demandais par ailleurs si la formation sport santé de cette fédération comprenait un module sur l’accueil des déficients visuels, mon expérience me faisant penser que ce n’était pas le cas. La coquille comprise dans la réponse est particulièrement éclairante sur l’ensemble de l’échange. Je vous laisse apprécier : « Elle [la formation] n’adore (sic) pas le sujet de la déficience visuelle. »
Ite missa est.

NB. Je n’avais pas remarqué tout de suite mais le mail parle de « situation d’ALD » (affection longue durée) ; les bras m’en tombent. Tant de mépris en quelques lignes…

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