Archives par étiquette : Tricot

Décroissance @75

Un panneau solaire portatif est suspendu à l'interieur de ma fenêtre au dessus d'une plante d'intérieur; Le soleil brille.J’avais mis sur un réseau social l’annonce suivante.

« Bonjour, Je suis à la recherche de solutions énergie solaire sur appuis de fenêtres. Il ne s’agit pas de faire des économies, juste de ne pas gaspiller l’énergie solaire et ne pas utiliser inutilement le courant à la prise. »

Après plusieurs semaines, j’ai eu cette réponse.

« Il n’y a pas – pour l’heure – de solutions technologiques qui soient « écologiquement correct » et surtout efficaces ! J’en ai en test plusieurs « made in china » à la maison … Mettez plutôt des balconnières avec des plantes mellifères. »

Je ne sais trop pourquoi mais la dernière phrase me met mal à l’aise. Me conseiller des « balconnières de fleurs mellifères », je trouve que ça fait un peu « montrez vos nichons fertiles, madame, plutôt que de vous mêler technologie »… Il faut dire que la personne qui me répond est un homme ; serais-je trop sensible à la suffisance machiste ? En tout cas, il semble que son message ait déclenché une réaction riche en testostérone. Un homme lui répond.

« là encore, foin des imprécations; définissez ce qu’est une solution technologique écologiquement correcte. Définissez d’abord ce qu’est une solution technologique? la charrue inventée il y a plusieurs millénaires ? »

Et hop ! Sitôt mon premier interlocuteur est piqué (par l’abeille ?)

« Quelles « imprécations » ???
« Auriez-vous un problème avec le français (La langue hein ? pas « l’gars » :-)) )
« Concernant l’étymologie vous confondez Technique & Technologie !(modifié) »

Si d’aucuns doutaient du caractère brûlant de l’écologie au quotidien… Quoi qu’il en soit, il me fallait faire une réponse. La voici.

« Votre allusion à mon balcon fécond est surprenante… Je ne souhaitais pas déclencher des échanges si… électriques ? Avec les conseils d’un ami électricien, je suis désormais autosuffisante pour l’éclairage et la recharge téléphone et tablette. C’est sans doute dérisoire au vu de l’investissement mais ça me va. Je cherche désormais des solutions pour les appareils en 12V ; je trouverai. »

Encore merci à Vincent, Hétéronaute, pour ses conseils si avisés que j’espère bien encore faire diminuer ma consommation électrique (qui a perdu en douze mois 300 kWh après changement de mon frigo, de mon congélo et un éclairage solaire permanent). Vincent m’a conseillée dans l’achat de deux nouveaux panneaux. Ils sont en phase de test. Je vous en dis plus aux confins de l’été.

Entendu @41

« Ce soir, on parle monde intellectuel et débat d’idées avec Eugenie Bastié. » C’est par cette phrase qu’est annoncée l’arrivée sur un plateau télé d’Eugénie Bastié, journaliste « engagée » au Figaro.
La dame est invitée pour évoquer son nouveau livre La guerre des idées. Son message est beau, œcuménique, un appel du fond cœur à plus de démocratie : aujourd’hui, les personnes aux idées opposées ne débattent plus ensemble !
C’est vrai que c’est un beau message, un bel appel !
Le problème, c’est qu’il suffit de laisser la dame parler pour comprendre que son entreprise est moins reluisante qu’il n’y paraît. En effet, de quoi s’agit-il ? Par exemple, la dame est interpellée sur La Manif pour tous dont elle est une des égéries. Elle déplore que personne « de gauche » ne veuille débattre avec les « têtes pensantes » de ce mouvement homophobe. C’est vrai ça, pourquoi ne pas débattre de l’homophobie avec l’une ces « têtes pensantes » ? Je vous épargne d’autres exemples du même genre mais l’on comprend bien que l’appel de cette personne n’est pas l’appel à plus de démocratie qu’il se prétend être mais une vraie tentative de positionner son idéologie rance au rang d’idée digne d’un débat « démocratique ».

Indignés @14

Je regardais lundi 15 février 2021 un documentaire sur LCP consacré aux « petites phrases » qui ont fait tache dans l’image publique de François Hollande et d’Emmanuel Macron, avec plus de dégâts pour le premier que pour le second. Il a ainsi été question des « sans-dents ». Aux commentaires faits par les personnes sollicitées dans le documentaire (dont une remarquable Marylise Lebranchu), j’ai compris qu’il s’agissait pour l’ancien président de la République de faire référence aux personnes qui n’avaient effectivement plus de dents, faute de moyens de les faire remplacer.
Ce n’est pas ce que j’avais jusqu’alors compris. Je pensais qu’il faisait référence à des personnes qui n’auraient pas le courage d’entreprendre, pas de niaque, qui ne mordraient pas dans la vie et seraient des assistés ; un peu les mêmes que ceux « qui ne sont rien » chers à Emmanuel Macron. Isabelle m’a confirmé qu’elle avait bien vu des personnes physiquement édentées et que l’image était terrible. J’imagine… mais ne visualise pas ; parce que je ne l’ai jamais vu, ou jamais remarqué ; ma déficience visuelle ne fait pas forcément la différence au sens où c’est le genre de détail que je ne vais pas « aller chercher » trop occupée par ailleurs à voir l’essentiel.
Cela ne change finalement pas grand-chose à ma perception du quinquennat de François Hollande, prélude de la politique antisociale d’Emmanuel Macron qui, ne l’oublions pas, lui doit son émergence sur la scène politique. Les chiens ne font pas des chats… Pardon, c’est l’inverse !

NB. Pardon Helgant, toi, t’es pas un chien ; t’es un chouchou d’amour !

Tonton @17

Dimanche 31 janvier 2021 à 20 h 30 après le journal du soir sur France 2. « Bernard Tapie est l’invité du 20 h 30 ce dimanche. Grand témoin de notre soirée, il réagira à l’actualité. »
Depuis ce dimanche soir, une question existentielle me hante : qui en a quelque chose à faire des réactions de Bernard Tapie sur l’actualité ? J’en dirais même plus : qui en a quelque chose à faire de Bernard Tapie, à part sa famille et ses proches bien sûr ?

Féminité @8

Je n’ai pas porté de robe ou de jupe depuis mes dix ou onze ans, je pense. La dernière photo que j’ai de moi en robe (ci-contre) date de juillet 1973. Je me souviens d’ailleurs très bien de cette robe en jean, assez courte avec un haut à bretelles comme une salopette. Ce n’était pas un vêtement de tous les jours car au quotidien, j’étais déjà accro aux pantalons, plus confortables, et moins « fille ». Le côté « salopette »…
— Petite salope ?
Caddie ! Tais-toi.
Le côté salopette donc était sans doute la raison qui me faisait encore accepter ce genre d’accoutrement. J’ai 57 ans et n’ai jamais démordu du pantalon, ou du short ; la jupe me donne l’impression d’une vulnérabilité qui m’est insupportable. Pourtant, dans le confort de mon appartement, je viens de renouer avec l’objet, me rendant compte qu’il pouvait avoir des qualités.
J’ai évoqué dans ce billet du premier confinement mon accoutrement maison. Cet hiver un peu plus froid que les précédents m’a fait renouer avec la pratique du plaid sur les jambes quand on est assis dans une version « jupe » tout à fait inattendue. J’utilise une cape en polaire que je ne trouve pas très chauffante sur les épaules mais qui, grâce à ses deux cordons terminés par un pompon, tient parfaitement à la taille et forme une jupe qui maintient une chaleur fort agréable.
Je vous rassure, je n’enlève pas pour autant mon bas de jogging : elle vient par-dessus ! Il faudra que je regarde dans les solderies de vêtements si je ne trouve pas une jupe longue en laine qui vienne me réchauffer un peu plus l’hiver. J’en rêve déjà.

NB.  J’étudie, bien sûr, toute proposition de don de jupe longue en laine. Quant à glisser une main sous une jupe avec le consentement express de sa propriétaire, j’avoue que j’aime beaucoup tout en étant toujours un peu peureuse.

Vroum @26

Entendu lors d’une manifestation de motards à Paris ce samedi 6 février pour protester contre l’expérimentation du stationnement payant des deux-roues motorisés :  » Rouler en moto, c’est être libre et mobile. »
Libre de quoi ? De ne pas respecter le Code de la Route et les autres modes de déplacement ?

À table ! @70

Il m’est impossible de mesurer l’impact réel de ma consommation sur le monde ; il est infinitésimal, j’imagine, mais en partageant, notamment via le blogue, mon expérience, j’espère l’effet boule de neige. Je vous raconte régulièrement la manière dont je réduis ma consommation d’énergie et d’eau ; je vous parle aussi de mes démarches antigaspi : paniers d’invendus, produits soldés chez le primeur (lots à 1 euro) ou au supermarché, magasin antigaspi, partages et dons mutuels.
Certains trouveront ce mode de consommation contraignant surtout en matière alimentaire : il faut cuisiner, multiplier les sources d’approvisionnement, et ne pas toujours choisir ce que l’on mange. Je le prends comme un jeu et fais de ces contraintes un mode de vie : j’ai toujours aimé cuisiner, avec une prédilection pour l’invention (heureuse ou malheureuse) ; j’ai besoin de marcher et faire le tour de mes fournisseurs est une balade comme une autre ; manger des choses que je n’aurais spontanément pas choisies est un moyen de lutter la routine des confinements et couvre-feu.
« Faire quelque chose de ce qui arrive », c’était mes vœux pour 2021 ; je suis en plein dedans et vous propose une assiette en adéquation avec ces choix.
* Duo de quinoa d’un magasin antigaspi.
* Purée marrons pommes de terre soldée fin de date (supermarché).
* Haricots verts d’un panier cuisiné avec les tomates, champignons et oignons de lots à 1 euro ; l’ail et les condiments sont achetés, à l’exception du laurier du jardin d’une voisine. Coriandre fraîche donnée par Isabelle.
* Aiguillettes de poulet d’un panier de supermarché, épices données par Isabelle.
* Purée de céleri rave à prix raisonnable d’un primeur bio.
J’utilise du sel que m’a donné une voisine qui déménageait. En dessert, j’ai mangé une crème dessert maison fabriquée avec des produits achetés au supermarché (cacao, sucre, Maïzena, lait) et une pomme déclassée prise chez le primeur bio accompagnée de noix données par un voisin. Avec mon café (en grains) acheté chez Ikea (très bon rapport qualité prix), j’ai croqué deux carrés d’un délicieux chocolat offert par Isabelle.
Et en boisson ? De l’eau de Paris, pardi !

Pucer @48

Mon téléphone sonne.
« Bonjour. M. Flanagane ?
– Ah non désolé.
– Ce n’est pas M. Flanagane ?
– Non pas du tout, c’est M. R.
– Bonjour M. R. J’avais une proposition à faire à M. Flanagane mais comme elle n’est pas nominative, je peux également vous en faire bénénéficer…
 »
Depuis plusieurs mois, je reçois régulièrement des appels pour ce « M. Flanagane ». Une erreur de numéro dans un fichier ? Que nenni. Il s’agit en fait d’une technique utilisée par des commerciaux manifestement dépourvus de talents marketing pour tenter de vous vendre un produit, un service ou une prestation.
Après deux ou trois appels de ce type il y a plusieurs mois, les conversations sont aujourd’hui bien plus courtes :
« Bonjour. M. Flanagane ?
– Ah non. Bonne journée.
 » et je raccroche.
Quant à ma liste de numéros de téléphone bloqués, elle est bien plus longue.

Anniv’ @45

OuafbonOuafjour ! C’est ouafmoi, Helgant, le plus beau des ouafchiens du ouafmonde.
Je suis si bien à Télo, avec la ouafbande ! On joue au ouaffooooot et ma maîtresse est si câline ! J’ai des ouafos, un ouafpanier, des ouafplaids alors j’ai pas besoin de grignoter ses ouafpantoufles. Le seul ouaftruc qui manque, elle ne veut pas que je dorme dans son ouaflit ! Ça sent pourtant si bon. Je reste sur le ouafcanapé quand je fais pas ouaftapis. On est bien. Elle fait la ouafvisio. Petit Mouton m’a dit de ne pas aboyer mais c’est rigolo ! Tous les autres derrière leur ouafécran m’admirent. J’abuse pas.
Tout ça pour vous dire, avec la ouafaide de Petit Koala, que c’est le ouaftrébonziversaire de ma maîtresse et pas n’importe lequel ! Cinquante ouafans ! Un demi ouafsiiiiiiècle a compté Petit Mouton, c’est pas rien et avec ce ouafconfinement, il faut mettre le ouafpaqu*eeeeee*t a dit Copain Mouton. Avec not’ Cécylou et l’Frédo, on a donc choisi une super ouafchanson car le ouafson ça se partage mieux que le ouafgâteau ! Alors on chante nous d’abord, et vous enchaînez… trois… quatre…

« Quand on arrive à ouaftréboncinquanteziversaire
« On n’a pas envie d’jeter les ouafgantsdelamoto
« On chouchoute ses ouafamitiés
« Avec des p’tits ouafplats véggés
« Les ouafdoigts de ouafpieds bien à l’aise
« On regarde un bon ouafdocumentaire
« On se promene avec le plus beau des ouafchiens
« Tout en bavardant avec les ouafmamies du ouafquartier »

Ouaftréboncinquanteziversaire !