Archives par étiquette : Silex

Clavier @24

Copie d'écran de la page sommaire de mon site InternetMon site Internet a été créé en 1999 par ma chérie de l’époque qui pensait que mon travail d’écriture avait sa place sur le Net à une époque où fleurissaient les premières « pages persos ». De rencontres en ruptures, amoureuses et amicales, mon site a changé de support technique, puis de forme, s’étoffant au fil de ses différentes versions. Dans le même temps, j’ai chaque fois essayé de gagner en autonomie, toute personne ayant un « webmaster » sachant combien il est difficile de les joindre, sauf à les payer très très cher.
J’ai d’abord appris à entrer du contenu, puis à coder à la marge des fichiers existants, puis à créer de nouveaux objets numériques, et ce avec WordPress et avec Spip. Il me restait à maîtriser la création ex nihilo d’un site : installation sur une base de données, activation, personnalisation des fichiers html et des feuilles de style… L’évolution de Spip 3 en Spip 4 et mon souhait de me libérer des mises à jour quasi quotidiennes de mon site m’en ont donné l’occasion.
C’était surtout la partie installation qui me faisait peur ; cela s’est passé comme sur des roulettes (Caddie et Petit Koala veillaient au grain). Ensuite, mon choix de redonner à mon site sa fonction d’il y a vingt ans, soit une présence sur le Net avec la présentation de mon écriture et quelques actualités a facilité le travail sur le code. Je me retrouve ainsi avec une nouvelle architecture qui évoluera, ou pas. Pour l’instant, je suis très contente du résultat et savoure de m’être libérée de mises à jour devenues trop énergivores.

Extravagance parisienne @75

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Après l’expiration de mon abonnement Vélib’, j’en avais souscrit un nouveau : réception d’un message de confirmation le 26 décembre puis d’un justificatif de paiement le 27. C’est sans compter par la nouvelle année. Non, Vélib’ ne m’a pas souhaité des vœux de bonne roulette, Caddie en reste le roi, pardon président, incontestable.
Vélib’ m’a écrit le 1er janvier dans la nuit. J’ai donc trouvé au matin un message avec l’objet « Expiration de votre abonnement » pour me dire que mon abonnement a expiré le 25 décembre et m’inviter à en souscrire un nouveau. Ah ! les joies de la bonne utilisation des bases de données… Petit Koala soupire très fort. Courage Petit Koala, ce n’est que le tout début d’année !

Extravagance parisienne @74

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Je suis abonnée depuis plusieurs années à Vélib’. Le 24 décembre 2021, je reçois un message étonnant :
« Votre abonnement Vélib’ expire demain.
« Pour continuer à utiliser le service, vous devrez souscrire un abonnement à partir de 25/12/2021 depuis votre compte abonné sur le site ou l’application Vélib’.
« Vos identifiants ne changent pas, vous aurez toujours accès à votre espace abonné et le parcours de souscription est simplifié avec un formulaire d’inscription pré-rempli.
« Pour rappel, la grille tarifaire évolue et entrera en vigueur le 1er août 2021. »
Je cherche à prolonger mon abonnement, qui était auparavant en renouvellement automatique, mais impossible de trouver comment faire.
J’appelle le service client. L’employée vérifie mon compte et m’explique qu’il faut effectuer la même manipulation que pour une nouvelle souscription. Je la remercie, raccroche, essaye et… ça ne marche pas.
Je rappelle. Un autre employé m’explique qu’en raison du changement tarifaire d’août 2021, il n’est pas possible de renouveler son abonnement quand il est en cours. Les indications de sa collègue n’étaient pas justes, je dois effectuer le renouvellement à partir du lendemain après l’heure indiquée d’expiration. Et à partir de là seulement, je pourrai demander un renouvellement tacite.
Pourquoi cette façon de procéder ? D’après ce que je comprends, c’est pour être sûr que tout le monde choisisse son option de préférence en fonction des nouvelles offres. L’argument me paraît mince. Le courriel ne précise rien et les employés ne sont pas tout au fait du sujet. Et j’ai donc attendu l’expiration pour reprendre le même type abonnement. Le numérique, c’est pas mal quand toutes ses potentialités sont exploitées, non ?…

Extravagance parisienne @72

Copie d'écran du return mail m'indiquant que je n'ai plus accès à mon adresse.Certains titres du blogue ont leur histoire ; « Extravagance parisienne » en fait partie. Je croyais en avoir fini avec ce responsable associatif, considérant que je n’étais pas allée à son émission et n’avais par répondu à son mail. La contemption la plus imbécile est malheureusement collante, à un point que je n’imaginais pas…
Depuis quatre semaines, mon adresse mail cy@cyjung.com est bloquée en émission par Gmail qui m’indique que je n’ai pas l’autorisation d’utiliser cette adresse où je centralise mes boîtes (pas par conviction, juste parce que c’est ce qu’il y a de plus lisible pour moi … si vous avez une autre option ?) J’ai bien sûr vérifié ma configuration smtp, fait de nombreux tests notamment en changeant d’adresse IP, demandé à l’hébergeur de mon site de vérifier de son côté… Rien à faire, les mails ne partent pas depuis Gmail alors qu’ils fonctionnent en webmail ou depuis une appli de messagerie.
À l’occasion de ces tests, j’ai remarqué qu’un mail envoyé via une appli de messagerie apparaissait sur ma tablette comme envoyé par quelqu’un d’autre que moi ; en l’espèce le malotru qui confond la déficience visuelle avec une extravagance parisienne ! Cette manière de se réinviter dans ma messagerie était assez déconcertante. J’ai cherché pourquoi et fini par trouver que le répertoire associé à l’appli de messagerie de la tablette considère mon adresse pro comme adresse pro d’une dizaine de fiches, dont celle susdésignée. Un signe de la bêtise organisée ?
On a désenvoûté tout ça avec Petit Koala en faisant un peu de ménage et conclut que Gmail considère sans doute mon adresse pro comme un spam, aussi parce que l’appli répertoire lui fait prendre des vessies pour des lanternes. Reste à savoir comment je vais pouvoir la réutiliser hors appli de messagerie. Suspens !

Sainte Marie Joseph @19

Canne blanche d'appui avec une sonette de patinette sous la poignéeMa cheville cassée m’a permis d’apprécier une fois encore les qualités de mon assureur militant… mais aussi ses limites. Je vous ai déjà conté sur ce blogue les circonstances dans lesquelles j’ai refusé une « hospitalisation complète » de six semaines pour la prise en charge de la rééducation de ma cheville dans un contexte de basse vision. Si j’avais accepté cela, j’aurai eu un suivi en psychomotricité qui, à l’instar de mon premier séjour (de jour) à la fondation Sainte-Marie, m’a été bénéfique.
Dans ce contexte, ma médecin traitante m’a prescrit des séances de psychomotricité dont j’ai demandé la prise en charge par mon assurance militant. Sa réponse a été brève, et non argumentée : « La MAIF n’interviendra pas pour les séances psychomotrices. » Prends sa dans ta gueule de bigleux, dirait Caddie ! Heureusement, il était en campagne ce jour-là et il m’a laissé répondre.

« Suite à ma conversation ce matin avec votre collègue, je vous joins le compte rendu de ma consultation à l’hôpital Sainte-Marie, service des déficients visuels, du 11 juin dernier. Il indique la nécessité d’une prise en charge basse vision pour la rééducation fonctionnelle, prise en charge incluant de la psychomotricité, comme dans n’importe quel centre de rééducation. Malheureusement, cela n’a pas pu se faire, l’organisation administrative de l’hôpital Sainte-Marie obligeant à une hospitalisation complète de six semaines pour une prise en charge basse vision + rééducation fonctionnelle.
« Sur les conseils de mon médecin traitant qui craignait une perte majeure d’autonomie, j’ai refusé cette hospitalisation complète de six semaines (qui, soit dit en passant, aurait coûté très cher à la Maif, et au système de santé) et ai fait ma rééducation en ville chez mon kiné. Lors de notre consultation du 14 septembre, mon médecin a estimé cette rééducation psychomotrice nécessaire et a fait une prescription en conséquence.
« J’avoue mal comprendre pourquoi celle-ci n’est pas prise en charge comme me l’a confirmé votre collègue, sans plus d’explications.
« * Elle se justifie d’un point de vue médical dans le cadre de cet accident (sauf à contester la prescription de mon médecin et le compte rendu de Sainte-Marie ; je suis bien sûr à la disposition des experts de la Maif).
« * Elle se justifie d’autant qu’elle est une mesure majeure de prévention de récidive dans la mesure où elle me permet de recouvrer mes équilibres en dépit de cette cheville cassée ; comme la Maif est mon assureur, je comprendrais mal que cet aspect soit ignoré.
« Depuis 58 ans, je m’adapte, avec les moyens du bord, sans grand soutien médical, l’albinisme étant une maladie rare invalidante dont le handicap visuel est majeur (et méconnu). Je suis autonome et compte bien le rester, avec ou sans le soutien de mon assureur militant qui, sur ce coup-là, ne fait guère preuve de clairvoyance (sic) ; c’est votre choix. »

Mon courrier n’a pas eu de réponse. Contemption validiste, quand tu les tiens !

Grand homme @41

L'image est une des illustrations du jeu Travian legends par ses concepteurs.Je participe depuis quelques semaines à un jeu de stratégie en ligne. Mon héros s’appelle, bien sûr, Helgant. C’est un homme et dans mes quelques échanges avec les autres joueurs, je joue le jeu de parler pour lui. Il y a une messagerie en ligne et un site de tchat auquel je participe pour mon alliance.
Ce qui me frappe, c’est que même s’il y a un enjeu de concurrence, de conquête, de guerre, la majorité des joueurs sont sympas, arrangeants, parfois très généreux. Ils sont d’âges variés, allant de jeunes hommes à une bonne partie de pères d’adolescents qui interrompent parfois leur participation aux échanges pour les aider à leurs exercices de maths.
Les joueurs les plus agressifs, qui attaquent les villages des autres pour les détruire, sont parfois appelés « rageux » et peu appréciés. Récemment, un joueur a écrit à tous les membres de l’alliance en mettant en exergue aussi les femmes, comme on dit « Parisiens et Parisiennes ».
Bref, moi qui aime la stratégie, je m’y sens bien. Et Helgant ne se défend pas mal du tout. Un héros, comme Thésée.

Pucer @55

Vous avez aimé les aventures de Monsieur Flanagane ? (L’épisode précédent, c’est par ici). Alors vous allez aimer les mails des vieux ami·e·s inconnu·e·s.
En effet, en tant que travailleur indépendant, je suis très souvent démarché, notamment par courriels, pour divers produits, prestations ou autres services à destination des entreprises. Certains envois se font très accrocheurs. Illustrations avec deux extraits de mails reçus après plusieurs sollicitations de personnes que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam :
– « Frédéric, comme vous n’avez pas répondu à mes différents messages, peut-être êtes-vous malade ? Recontactez-moi pour me donner de vos nouvelles et me rassurer. »
– « Frédéric, malgré mes relances, vous ne m’avez pas recontactée. Pouvez-vous m’appeler juste pour me confirmer que vous avez bien reçu mon email ? »
Qui ne tente rien n’a rien…

Chouette ! @43

Cela fait plusieurs années que je fréquente le moins possible Facebook et sa messagerie Messenger. Tous les deux ou trois mois, je me rappelle que ce réseau social existe et je vais voir s’il s’y passe des choses intéressantes (rien à signaler depuis des mois) ou si j’ai reçu un message. Bien m’en a pris ce samedi car quatre messages m’annonçaient le meilleur pour ce week-end dans une gradation de promesses inattendues.
Le premier message était d’une certaine Rina Adalgisa. Juste un lien vers une page Facebook que je ne suis pas allé visiter et une photo de profil sans ambiguïté à base de bikini et de piscine bleue. Simple et efficace.
Le deuxième message était lui envoyé par Ebony Arellano. Le mystère est total car pas de photo de profil. La déclaration laconique et directe constituant l’unique message en est d’autant plus percutante : « Je veux sortir avec toi. Contactez-moi ici. », émoji téléphone, émoji doigt qui pointe vers un lien Facebook.
Le troisième message a franchi un nouveau cap. Toujours pas de photo de profil mais le style direct de Bruce Douglas y était tout à fait adapté au propos : « Site de rencontre, salope coquine. », émoji bikini, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
La quatrième message envoyé par Jeremy Tapia cachait bien son jeu puisque sans photo de profil mais avec un message à la syntaxe non équivoque : « Je suis excitée et j’ai besoin de toi. Tu veux me baiser ? Chambre privée. Cliquez ici. », émoji bikini, émoji aubergine, émoji interdit aux moins de 18 ans, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
J’avoue avoir attendu avec un brin de curiosité un cinquième message qui n’est jamais arrivé. Quelle déception. Emoji qui pleure d’un oeil mais le sourire en coin.

Grand homme @40

Depuis plus d’un an que le covid-19 fait la roue sur terre, il en a été diffusé des assertions sur ce micro-organisme, la « parole scientifique » se substituant volontiers à la « preuve scientifique », démontrant, si cela en était besoin, que nous vivons dans un monde de toute-puissance où se mélangent une volonté de contrôle absolu sur les choses comme sur le vivant et un besoin d’en faire étalage médiatique. Cela n’est pas propre au virus, il est plus certainement l’expression de ce que l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste produit de processus de domination nourris de violences sociales, économiques, culturelles, intimes…
Je comptais faire un billet pour constater combien, plus d’un an plus tard, nous n’en savions finalement guère plus sur ce virus en dépit du déferlement de ces verbiages scientifico-politiques qui alimentent les actualités, constatant au passage que les affirmations péremptoires à force de contradiction par le réel (efficace des masques, traitements de perlimpinpin, découvertes miracles sitôt avortées, etc.) semblaient diminuer (je n’en ai pas fait le compte, c’est juste un sentiment peut-être lié à mon déficit d’intérêt) ; docteur Mouton et docteur Caddie ont d’ailleurs cessé de se moquer de la science à deux balles dans leurs fameuses conférences scientifiques (une, deux, trois, quatre, cinq) ; cela ne leur semblant plus nécessaire, ou moins urgent.
Je comptais, et voilà que France info nous sert l’article qu’il me fallait « Covid-19 : un an après, ce que l’on sait (désormais) et ce que l’on ne sait (toujours) pas du virus ». Je ne suis pas capable de juger la qualité des informations qu’il contient mais je dois avouer qu’il conforte mon sentiment que l’on ne sait rien, ou pas grand-chose sur le sujet qui m’intéresse le plus : le mode de propagation du virus. Vous remarquerez que dans la première partie, les « gouttelettes et aérosols » sont mis en cause comme vecteur principal mais que les mains sont moins stigmatisées alors que j’avais compris qu’elles étaient une sorte de boîte de Petry cause majeur de transmission ; je continuerai à me les laver, ainsi que le nez, comme je l’ai toujours fait contre toutes les formes de « contamination » (je n’aime pas ce mot, trop connoté péjorativement), virales, bactériennes, etc. ; ce qui m’a toujours profité.
Dans la deuxième partie, cette analyse est infléchie dans le point « Pourquoi l’épidémie se propage-t-elle de façon aussi hétérogène ? » Le manque d’études est mis en cause, manque sans doute lié au fait que c’est plus glorieux de trouver le vaccin, le médicament, que de trouver le moyen de se protéger les uns les autres. Je remarque aussi ce qui est dit de la source animale de l’épidémie, et de la solution radicale que l’on nous propose si on la trouve : on tue l’animal. J’avais envie de conclure que l’humilité était en marche mais que serait l’humilité face à ce virus qui se fonderait sur un spécisme d’une telle violence (pléonasme) ? Je n’ai plus désormais qu’à compter sur le covid-19 (et ses potes) pour continuer à nous jouer tant de tours que l’on cède enfin en acceptant notre impuissance et en construisant un monde qui rompt avec toute logique de domination.
Hardi virus ! Je suis avec toi dans ce difficile combat.

Pucer @54

Un jour sans télétravail, je quitte mon bureau après 19 heures, nouvelle heure du couvre-feu. Je prépare mon attestation puis range mon portable pour discuter avec un collègue. Et là, d’un coup, je me rends compte que j’ai coché par habitude la case « Animaux de compagnie ». Je ressors donc le téléphone pour refaire une attestation et cocher « Activité professionnelle ».
Je venais de discuter avec Cécyle d’une action de mon employeur visant à favoriser l’accompagnement des agents voulant devenir formateurs de chiens-guides venant travailler avec lesdits chiens pour les habituer aux transports et au bureau. Et j’avais hâte de retrouver Helgant.
Arrivée à la maison, j’ai d’ailleurs ressorti le téléphone pour refaire une attestation, tout en prenant la laisse pour accompagner Helgant faire ses besoins. Je n’ai pas fait d’erreur de case cette fois.