Archives par étiquette : Objectivement

Déo @38

Page du site montrant le stock dans le magasin où les produits ne sont pas car ils ont été placés en entrepôt pendant la saison basse.Alors que je me rendais à proximité d’un magasin d’articles de sports et loisirs, j’avais proposé à Cécyle de me dire si elle avait besoin de quelque chose. Elle m’avait donné deux références de lampes de camping rechargeables. J’étais donc passé voir, mais ne les avait pas trouvées.
En sortant, je l’en informe. Elle me répond qu’elle en a vu en stock sur le site, qu’il est donc possible de commander en « click & collect ». J’y retourne et sollicite un vendeur. Il réfléchit et me dit, l’air un peu résigné, qu’il lui semble comprendre ce qui arrive : elles doivent être en « hibernage » (c’est le mot que j’ai compris). Nous vérifions en rayon. Il m’explique que les produits moins vendus l’hiver sont envoyés dans un entrepôt. Ils restent dans le stock du magasin sans y être (en magasin). Par conséquent, si on commande en « click & collect », la commande sera annulée.
Il me donne la solution : il faut effectuer une commande comme si on se faisait livrer, mais on peut choisir d’être livré chez soi ou dans un magasin et y retirer les produits. Les livraisons sont constituées à partir des fameux entrepôts.
Il s’agit donc de « cliquer et collecter », mais sans opter pour le « click & collect ». Facile ! Et l’hibernage ? Joli mot, croisement entre hivernage et hibernation. Et si les stocks indiqués sur le site pouvaient aussi aller se blottir au chaud dans un entrepôt, histoire de ne pas embrouiller la clientèle, ce ne serait pas joli aussi ?

Pucer @57

Ma carte bancaire a été renouvelée au mois de septembre à son arrivée à échéance. Au fil des années, j’avais plus ou moins bien mémorisé mon code, après avoir longtemps eu un code que je connaissais très bien. J’avais aussi réussi à retenir l’essentiel des numéros de la carte, sauf les quatre premiers que je mélangeais régulièrement.
Arrive ma nouvelle carte : code identique et seuls quatre numéros n’ont pas changé, les premiers. Misère.

Déo @37

L'est pas beau mon pouce ?L’appli que j’évoquais récemment envoie depuis quelque temps une infolettre avec « Le top dons de la semaine » : « Parmi les milliers d’annonces publiées cette semaine, découvrez 10 dons passés par la case « exclusivité » qui ont particulièrement plu à la communauté des XXX. Pour dénicher le don de vos rêves, passez à XXX+ ! »
Je découvre donc le nom du système d’achat de bananes qui est donc le nom de l’appli est un « + ». La « case exclusivité » étant la priorité si de pouvoir demander un objet proposé pendant un certain temps. Et le top des dons est à l’aune de cette surenchère : vélo, téléphone, montre connectée, réfrigérateur, perceuse-visseuse, cafetière de marque…
On est loin de ce qui est censé donner une deuxième vie à des objets du quotidien qui ne servent plus et qu’on ne veut pas jeter, car ils peuvent être utiles à quelqu’un sans avoir de grande valeur marchande, ce qui est l’essentiel des « milliers d’annonces publiées ».
Ou comment passer de l’idée de réemployer dans une vision décroissante à la valorisation des objets et modes de vie alimentant le marché capitaliste pour en récupérer des miettes et les jeter aux chalands comme de la poudre aux yeux. Misère.

Déo @36

L'est pas beau mon pouce ?J’ai déjà évoqué les sites, applis, et autres dispositifs de dons que j’utilise depuis des années. Certains sont totalement gratuits, animés par des bénévoles avec les moyens du bord, sans chercher à être jolis ou même attrayants, avec un fonctionnement basique. D’autres cherchent des moyens de financement.
Dans cette dernière catégorie, une appli propose depuis quelque temps des « bananes » qui sont des points pour « récompenser » les personnes qui donnent. Ces bananes permettaient simplement de pouvoir envoyer des messages aux gens qui donnent et maintenant offrent une priorité pour répondre aux annonces récentes. Il m’est arrivé que des personnes s’inquiètent pour moi si je leur donnais deux objets sans passer par la procédure « normale » car je ne toucherai pas « mes » bananes.
L’idée est de valoriser la réciprocité des dons et éviter que certains n’utilisent l’appli pour récupérer sans retour, voire récupèrent autant que possible pour revendre. Mais cet esprit a été mis à mal, car les personnes qui cherchent à « adopter » des objets sans pouvoir ou vouloir en donner peuvent acheter des bananes, ponctuellement, voire sur abonnement. Ce n’est certes pas des tarifs élevés et il y a bien des frais pour cette appli. Mais, la recherche graphique et divers messages réguliers montrent le souci de fidéliser les utilisateurs.
Mais entre ceux qui payent pour récupérer des dons et les gestionnaires qui encaissent, je me sens de plus en plus éloigné du principe d’origine. Aujourd’hui, je préfère donner à une recyclerie ou ressourcerie qui a pour but de remettre en vente les objets. Je participe ainsi à un principe économique affiché, finançant des locaux et emplois pour permettre à des personnes qui n’ont pas forcément accès à Internet ou à des applis d’acheter des objets ainsi réemploiés. Et c’est aussi bien plus simple : je dépose plutôt que de prévoir des rendez-vous contraignants dont une partie n’est pas honorée. Le modèle Emmaus a encore de beaux jours devant lui.

Solitude @6

La lune se reflète dans l'eau d'un lacPendant les vacances, j’ai passé une grande partie du temps avec Helgant. J’étais donc seule puisque sans autre bipède à proximité. Cela intrigue souvent les personnes des gîtes que je loue. L’une d’elles m’a demandé si je n’allais pas m’ennuyer seule.
Et là, scandale ! Je n’ai pas le temps de rêvasser qu’il est déjà le soir. Je lis un peu, me promène avec Helgant, nous flânons et le temps file, j’ai à peine un moment pour écrire des billets pour le blog. Sans regarder la télé ou autre distraction chronophage, je n’ai pas la possibilité de m’ennuyer !
Je me demande si je ne devrais pas poser une réclamation, je vais chercher à qui : seule, je ne m’ennuie pas alors que ça devrait être la norme, les promesses ne sont donc pas tenues. Pire, je n’ai même pas le temps de lire tout ce que j’ai apporté ou de marcher des heures. C’est n’importe quoi cet ennui.

Déo @34

Ma nouvelle coupeDans tout ce qui peut se dire sur les produits soit présumés ou avérés « d’antan » soit plus sains, bio, ou tout ce que l’on veut, il y en a un qui m’a particulièrement convaincue : c’est le shampoing solide. J’en ai essayé plusieurs, certains me plaisant mieux que d’autres par leur odeur, leur caractère moussant, etc. mais le principe même m’a conquise : disparue la bouteille en plastique, plus de liquide dans les yeux, moins de gaspillage, des économies, moins d’encombrement.
Tout comme j’ai échangé le gel douche contre le savon solide, j’utilise depuis des années un petit pain de shampoing. J’ai encore une bouteille de shampoing liquide de parapharmacie pour un traitement anti-pelliculaire quand de besoin, mais c’est bien rare que je le ressorte.
Je n’ai pas du tout envie à me mettre à en confectionner. Je suis ravie que l’on en trouve de plus en plus. Et si vous ne connaissez pas, je vous invite à essayer.

Incyclicité @38

Le vélo est un nouveau dieu parisien. Il est loué, parfois adulé, comme la solution. Je suis moi-même passée du vélo occasionnel au vélotaf à l’occasion d’un changement de bureau le rendant effectivement plus rapide que les transports en commun pour mes trajets. Pour autant, je suis souvent atterrée par l’attitude incivique de certains cyclistes.
Mais, je dois dire aussi que tous les discours du monde sur le fait que le vélo c’est la simplicité de déplacement n’occulte pas que c’est une organisation. Il faut prévoir tout le matériel et le transporter. J’ai un vélo à assistance électrique grâce à mon genou. J’enlève à chaque arrêt la console qui permet de gérer l’assistance et la batterie, qui est un des éléments les plus chers du vélo (je viens d’en racheter une, je le mesure donc bien). J’ai un casque et des gants. Et il faut transporter les antivols.
Je vais donc au travail avec un sac qui va dans le panier puis que je transporte dans les couloirs. C’est une des raisons pour lesquelles il m’est parfois plus pratique de prendre les transports quand je ne vais pas directement au bureau.
Peut-être suis-je trop prudente, mais mes vingt ans dans la sûreté me portent à croire que je suis plutôt réaliste. Ce qui est une forme assez adaptée de prudence. Et j’y tiens à mon cher vaillant Vélectro.

Vérité syndicale @39

L'image montre le message évoqué dans le billet et un schéma montrant la progression de la livraison.

Livraison dans l’urgence sans urgence

En ce mois de mai 2021, j’utilise pour la première fois la plateforme d’envoi d’eBay. Je choisis un envoi en 48 heures, paye en conséquence et dépose le jeudi midi le colis à La Poste. Le lundi est férié donc normalement l’arrivée est prévue pour le samedi, au pire le mardi.
En regardant le suivi, je m’aperçois que la livraison est prévue le mercredi. En gros est inscrit « En raison de la situation d’urgence liée au coronavirus, il se peut que les livraisons soient retardées. » Euh… disons environ un an et demi après le début la pandémie du fameux coronavirus, la notion d’urgence me semble un peu pathétique comme argument. Il est urgent de ne pas être dans l’urgence du respect des engagements me semble plus juste.

Aïe ! @35

Le magnifique chien Helgant se frotte le dos dans l'herbe.Grâce à notre voiture, même avec la limite de 10 km, Helgant et moi pouvons aller marcher dans un parc, à défaut de forêt, plus lointaine. Ce dimanche de Pâques, j’y étais avec une amie. Je lui explique que je vais mettre la longe à Helgant. On peut la lâcher par terre et si besoin marcher dessus pour l’arrêter. Je le fais en forêt, car cela permet de lui laisser de la marge sans le laisser libre. Je crains qu’il n’ait peur et ne coure trop loin.
Bref, au moment où je mets la longe, passe un lapin. Helgant file avant que je n’ai pu faire quoique ce soit. Il n’a pas chopé le lapin qui n’était pas un lapereau de trois jours donc a vu arriver le chien pas bien habitué à courir.
Je rappelle Helgant. Il revient, mais repart avant que je n’aie pu l’arrêter voir un autre chien. Heureusement, ce n’était que pour le saluer gentiment. J’ai donc pris la poignée de la longe, l’autre solution pour arrêter toute fuite en avant. Celle qui a été mise en œuvre quand il a vu d’autres lapins.
Merci Helgant pour ma crédibilité ! Les Mouton en rigolent encore.