Archives par étiquette : Ma ville

Incyclicité @40

L'image montre lL'image montre le vélo-cargo stationné sur la chaussée.Pas loin de chez moi se trouve un centre médical. Fréquemment, des cyclistes accrochent leur engin aux grilles le long de la pente d’accès, là où le trottoir se rétrécit, donc où les vélos sont le plus dans le cheminement piéton.
Un coursier vient régulièrement à ce centre, quotidiennement de ce que je constate, y chercher des échantillons médicaux, j’imagine pour les porter à un laboratoire d’analyse.
Depuis des mois, je l’ai vu se garer directement devant le centre, sur la chaussée, en pleine voie. Cela contraint la circulation, dont celle des bus des deux lignes passant à cet endroit.
L'image montre le vélo-cargo stationné sur le trottoir.Récemment, j’ai constaté qu’il se gare maintenant sur le trottoir. Il n’a pas besoin d’attacher son vélo. Pour autant, il se met aussi là où le trottoir est le plus étroit. Cela oblige les piétons à le contourner, créée une gêne pour des personnes en fauteuil et est un obstacle de choix pour des non-voyants. Tiercé gagnant !
Le discours sur les mobilités douces m’irrite de plus en plus tant au final les piétons sont les premiers – bien devant les automobilistes – à être gênés par l’incivilité de certains cyclistes. Misère.

Extravagance parisienne @75

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Après l’expiration de mon abonnement Vélib’, j’en avais souscrit un nouveau : réception d’un message de confirmation le 26 décembre puis d’un justificatif de paiement le 27. C’est sans compter par la nouvelle année. Non, Vélib’ ne m’a pas souhaité des vœux de bonne roulette, Caddie en reste le roi, pardon président, incontestable.
Vélib’ m’a écrit le 1er janvier dans la nuit. J’ai donc trouvé au matin un message avec l’objet « Expiration de votre abonnement » pour me dire que mon abonnement a expiré le 25 décembre et m’inviter à en souscrire un nouveau. Ah ! les joies de la bonne utilisation des bases de données… Petit Koala soupire très fort. Courage Petit Koala, ce n’est que le tout début d’année !

Extravagance parisienne @74

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Je suis abonnée depuis plusieurs années à Vélib’. Le 24 décembre 2021, je reçois un message étonnant :
« Votre abonnement Vélib’ expire demain.
« Pour continuer à utiliser le service, vous devrez souscrire un abonnement à partir de 25/12/2021 depuis votre compte abonné sur le site ou l’application Vélib’.
« Vos identifiants ne changent pas, vous aurez toujours accès à votre espace abonné et le parcours de souscription est simplifié avec un formulaire d’inscription pré-rempli.
« Pour rappel, la grille tarifaire évolue et entrera en vigueur le 1er août 2021. »
Je cherche à prolonger mon abonnement, qui était auparavant en renouvellement automatique, mais impossible de trouver comment faire.
J’appelle le service client. L’employée vérifie mon compte et m’explique qu’il faut effectuer la même manipulation que pour une nouvelle souscription. Je la remercie, raccroche, essaye et… ça ne marche pas.
Je rappelle. Un autre employé m’explique qu’en raison du changement tarifaire d’août 2021, il n’est pas possible de renouveler son abonnement quand il est en cours. Les indications de sa collègue n’étaient pas justes, je dois effectuer le renouvellement à partir du lendemain après l’heure indiquée d’expiration. Et à partir de là seulement, je pourrai demander un renouvellement tacite.
Pourquoi cette façon de procéder ? D’après ce que je comprends, c’est pour être sûr que tout le monde choisisse son option de préférence en fonction des nouvelles offres. L’argument me paraît mince. Le courriel ne précise rien et les employés ne sont pas tout au fait du sujet. Et j’ai donc attendu l’expiration pour reprendre le même type abonnement. Le numérique, c’est pas mal quand toutes ses potentialités sont exploitées, non ?…

Déo @40

La photo montre l'enseigne Agence automobilièreDans mon quartier, je remarque une enseigne « agence automobilière » Hum, je connaissais les agences automobiles et les agences immobilières, mais pas le croisement des deux. Je vérifie sur Antidote et ne trouve pas ce mot. Après vérification sur le Net, je trouve une chaîne dont c’est le nom. Cela a été repris par d’autres.
Est-ce pour donner un plus de chic au simple « automobile » ? On sait que la voiture est juridiquement un domicile, mais quand c’est effectivement le seul, c’est aux antipodes d’un quelconque glamour, car une solution de recours dans la pauvreté. C’est encore une invention marketing pathétique.

Paris @71

Helgant passe sa tête sous une grille.La tournée des pâtées de Helgant est une motivation incontournable et l’occasion de contorsions tout à l’honneur du papy qu’il est. En effet, si certaines denrées sont directement sur le trottoir, d’autres sont posées derrière les grilles d’une résidence.
Cela n’arrête pas Helgant, qui est prêt à de nombreux efforts pour laper quelques grammes de cette précieuse denrée. En grand chasseur urbain, il est prêt à donner de lui-même. Le voici donc prêt à s’aplatir, passer sa tête sous les grilles, jeter des coups de langue vigoureux. Un vrai spectacle !Helgant se contorsionne et jette sa langue vers la pâtée.

Extravagance parisienne @73

Aux confins de mon quartier, je passe devant un commerce de bouche. L’enseigne est « Charcutier & Cuisinière ». En dessous, sur le store, je lis « Jeanine & Christiane ». Pourquoi pas charcutière et cuisinière alors ? Est-ce parce que c’est masculin d’être l’artisan qui travaille la viande, c’est un métier, alors que la femme est aux fourneaux comme elle le serait à la maison ? C’est, en tous les cas, étrange de mettre en regard cette répartition genrée.
Je regarde alors la vitrine et lis :
« Planche
Charcuterie
Veggie / Mixte »
La planche de charcuterie veggie ? Voilà qui est mystérieux.
Décidément, Jeanine & Christiane sont pleines de surprises.

Paris @70

Je fréquente globalement assez peu mes voisins. J’ai déjà eu des voisins devenus des amis, mais c’est plus l’exception que la règle. Je suis parfois proche des membres du conseil syndical, dont j’ai fait partie dans un précédent immeuble et dans l’actuel.
Toutefois, depuis que j’ai adopté Helgant, j’ai bien plus de discussions avec mon voisinage. Il est admiré et apprécié. Plus encore, l’été dernier, alors que je m’étais organisée avec des amis pour le nourrissage. J’avais laissé ma clé à la voisine qui adore Helgant au cas où… (fuite ou autres problèmes matériels).
Elle est passée plusieurs fois pour vérifier que tout allait bien, arroser les plantes et même nourrir les poissons. On s’envoie de temps en temps des textos, on papote quand on se croise et elle a toujours une caresse pour Helgant qui le lui rend bien l’affectation qu’elle lui porte (même s’il est toujours assez intéressé par ses sacs où elle transporte de la nourriture pour les chats qu’elle nourrit en plus des siens chez des voisins du quartier).
Grâce à lui, mon rapport à plusieurs voisins a changé. Il est décidément très fort. Ouafmerci Helgant !

Paris @69

Helgant en pension fait connaissance d'autres chiens.Helgant ayant toujours peu envie, voire ayant peur, de se promener dans le quartier et le besoin de continuer à apprendre à se connaître tous les deux étant toujours fort, j’ai rencontré à plusieurs reprises une éducatrice canine. Nous avons d’abord marché en forêt, où Helgant se sent bien. Une fois, elle est venue avec sa chienne, une bergère allemande, bien tranquille. Helgant l’a suivie sans qu’il y ait la moindre anicroche entre eux.
Un des soucis avec nos descentes quotidiennes pour ses besoins est que Helgant a pris les quelques mètres devant l’immeuble comme une extension de son domicile et donc d’un territoire à défendre, le moindre chien s’y aventurant subissant des reproches aboyés et Helgant ne voulant plus s’aventurer au-delà. Sachant cela, l’éducatrice est venue devant chez moi avec sa chienne. Quand nous sommes sorties, la chienne était assise dans le périmètre du territoire de Helgant. Il l’a juste salué sans un son, acceptant d’emblée sa présence.
Nous avons ensuite cheminé. S’il y a parfois eu des blocages, réglés à coup de friandises, nous avons pu refaire le tour du pâté de maisons, un trajet effectué la dernière fois il y a des mois. Helgant a suivi la chienne, qui elle-même suit en toute confiance sa maîtresse.
Nous avons même croisé plus loin un vieux chien que Helgant acceptait jusqu’à ce qu’il annexe la voie publique et s’y insurge des passages de concurrents à quatre pattes. Le pauvre chien était tremblant et ne comprenait pas pourquoi Helgant ne lui aboyait pas dessus.
Depuis cette séance, Helgant recommence à effectuer le tour du pâté de maisons, ce qui nous dégourdit les jambes et permet de ne pas seulement effectuer des aller-retour de quelques mètres dans ma rue, assez bruyante, donc désagréable et source de peurs soudaines. Helgant a même redécouvert les points très intéressants où il est susceptible de trouver de la pâtée pour chats que des riverains déposent à même le sol. C’est une très bonne motivation.
D’ailleurs, l’autre jour, je revenais avec lui de chez le toiletteur où je le dépose quelques fois par an. Je n’ai tout d’abord pas compris pourquoi il ne prenait pas le chemin le plus rapide, jusqu’à le voir foncer truffe au sol sur les spots de dépose.
Je ne suis pas favorable à ces déposes sauvages de nourriture, ayant participé dans une autre vie à la verbalisation de leurs auteurs. Car cela favorise la remontée des rats en surface. Mais, là, je dois reconnaître que c’est une indéniable moyen de faciliter les sorties pour le « tour de pâtées de maisons ». Je ne pousserai pas jusqu’à remercier ces personnes, mais Helgant n’hésite pas : ouafmerci !

Paris @68

Un troittoir assez étroit, à un carrefour, avec un poteau pile dans la diagonale empêchant tout passagePendant les quarante-cinq jours que j’ai passés en fauteuil roulant, et le mois qui a suivi où j’ai continué à sortir en fauteuil de moins en moins au fur et à mesure de la récupération de la motricité de ma cheville, j’ai signalé un certain nombre d’« anomalies » (c’est le terme de la Ville) entravant la circulation fauteuil via l’application Dans ma rue. J’ai remarqué un accueil toujours rapide et bienveillant des agents au bout de l’appli ce qui n’est pas l’habitude de la DVD sur des questions ne touchant pas à la mobilité PMR.
On voit mon fauteuil avec ma jambe dans le platre coincé par un poteau au milieu du trottoir.J’ai notamment signalé ce carrefour où un panneau de sens interdit entravait le passage d’un fauteuil sur le trottoir, signalant également l’absence de plaque de rue. J’avais eu un échange par mail, mon interlocuteur s’inquiétant de pouvoir trouver une solution. J’avais suggéré l’accrochage du panneau sur le bâtiment… trois mois plus tard, j’ai été avertie que l’anomalie avait été résolue. Je suis allée voir et ô ! miracle : le panneau a été déplacé et collé au bâtiment, et la plaque de rue installée.
Le même carrefour, le poteau a été collé contre le pur libérant ainsi le passage.Pour une fois, je suis très fière d’avoir « contribué à l’amélioration de l’espace public », comme le disent les mails de Dans ma rue et je remercie chaleureusement les services de la Ville d’avoir agi avec zèle et intelligence. M’est avis que cette amélioration-là, durable, va faciliter le passage à beaucoup. Cela m’encourage à poursuivre mes signalements et à ne pas laisser décourager par des réponses à deux balles, ou hors délais ; globalement l’appli permet vraiment d’améliorer les choses ; Parisiennes, Parisiens, servez-vous-en !
— Tu oublies un truc !
Quoi Caddie ? Ah ! oui. Je demande depuis trois ans par des canaux différents que l’appli soit conforme RGAA avec des polices proportionnelles. Emmanuel Grégoire m’a promis sur Twitter « d’y travailler » il y a quelques jours ; ai-je un espoir ? Quel suspense monsieur le maire adjoint !

Note. Ceci étant, c’est quand même invraisemblable qu’en 2021 je sois en position de me réjouir aussi sincèrement qu’un trottoir soit libre de tout passage à Paris. Cela devrait être la norme, sans que je n’aie besoin d’y contribuer ; comme il devrait être inutile de multiplier les potelets et autres croix de Saint-André pour éviter que les véhicules motorisés bloquent le passage. Qu’est-ce qu’il est ringard le monde dans lequel on vit !

Incyclicité @39

Les infractions de cyclistes m’affligent de plus en plus, et sont dangereuses, pour eux et pour les autres (parfois leurs propres enfants à l’avant dans des vélos cargos, bien exposés aux traversées de carrefours avec feux tricolores non respectés). Circulant à vélo, j’ai eu plus peur de crétins à vélo roulant à fond en brûlant un feu rouge que des conducteurs de véhicules motorisés. Je ne m’étendrai pas plus sur le sujet de ce n’importe quoi du quotidien.
Mais, outre l’irrespect manifeste du code de la route et du respect des piétons, le comportement aberrant de certains n’a pas de limites. Rouler avec une seule main sur le guidon n’est pas rare, souvent pour consulter son portable dans l’autre. L’autre matin, un cycliste à Vélib’ m’a soufflée : il roulait avec une main, l’autre étant… avec son bras dans un plâtre. Heureusement, je n’étais pas sur sa route.