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Extravagance parisienne @67

Je vais au commissariat pour faire valider ma procuration aux élections. Une agente d’accueil note sur un bout de papier le code de validation et prend ma CNI. J’attends puis un agent en uniforme revient et m’indique qu’il a un problème avec son accès au réseau dans ce commissariat qui n’est pas le sien habituellement. Je peux aller dans un autre commissariat ou revenir quand ce sera un autre collègue qui aura bien les droits d’accès.
Il me rend ma carte d’identité et me tend le papier que je prends machinalement. En le retournant, je lis un nom, un prénom, un code postal, un numéro de téléphone et la mention « vol de papier ». Mais non, je ne l’ai pas volé ! C’est la police qui m’a donné des indications personnelles. Ce n’est pas leur faute, le RGPD des brouillons n’existe pas encore.

Cuisine @37

Quand nous avons créé le blogue avec Isabelle, il y a plus de dix ans maintenant, je me souviens qu’il m’avait fallu des heures, avec l’aide de mon frère, pour améliorer la maquette d’un thème de WordPress afin que cet outil de publication nous aille bien. Il se voulait sobre, soigné mais sans fioritures, et lisible. Au fil des ans, ce thème est devenu obsolète et les bogues se multipliaient. Il fallait en changer.
Les thèmes de substitution les plus en vogue ne nous convenaient guère ; centrés pour la plupart sur l’image, ils ne valorisaient pas le texte, simplement, en toute lisibilité. Ou alors, il fallait de nouveau passer des heures à les modifier pour obtenir le résultat escompté. En dépit du soutien de Frédéric et de Petit Koala, des encouragements de Isabelle, et de toute l’affection de la bande, j’avoue ne pas avoir eu le courage de me lancer dans l’entreprise.
J’ai donc tenté l’impossible : partir du thème le plus basique de WordPress et le modifier a minima pour que nos billets soient mis en ligne dans une mise en page frugale et lisible. J’ai vite retrouvé mes marques avec les Css et les outils de développement web. J’ai eu plus de mal à comprendre le code des fichiers HTML qui n’est pas organisé comme du code Spip.
Le résultat me va en ce qu’il répond au besoin de publier du texte pour le rendre agréable à lire, sans succomber aux canons de la branchouille communicante, avec un résultat que d’aucuns trouveront sans doute ringard. C’est en matière de site ma marque de fabrique. Je n’y déroge pas. Avec l’utilisation de la maquette de base de WordPress, c’est aussi le gage d’une longévité technique qui correspond à mon besoin de sérénité.
J’espère que vous passerez d’agréables moments sur ces pages, pendant dix ans encore, et même plus !

Paris @61

Je suis de plus en plus sensible à la question de la lisibilité des documents que je reçois en tant que personne déficiente visuelle. Au début du confinement, j’avais épinglé par mail le directeur de la Dases de Paris dont le courrier, consacré à la pandémie et aux mesures de protection à prendre, était écrit dans une police si fine que même scanné et grossi, je ne pouvais le lire. Il avait fait amende honorable dans le quart d’heure suivant l’envoi de mon mail.
Il n’en a (pour l’instant) pas été le cas du directeur général de mon bailleur qui envoie à tous les locataires un courrier peu lisible alors qu’il concerne directement des personnes qui peuvent peiner à lire. J’ai pu vérifier la chose auprès d’une voisine âgée que je suis allée voir pour l’aider à comprendre un autre courrier reçu : elle n’est ni bête ni de mauvaise composition : simplement, « c’est écrit bien petit », comme nos avis d’échéance, et tout le reste.
Voici le texte du mail que j’ai envoyé ; je vous dirai si j’ai une réponse.

« Monsieur le directeur général,
« C’est avec grand intérêt que j’ai découvert dans mon avis d’échéance d’août 2020 votre courrier destiné à m’annoncer une bonne nouvelle : la signature d’un accord locatif TPS+. Je m’en réjouis, notamment pour toutes les personnes en situation sociale difficile qui sont locataires dans nos immeubles. Elles sont nombreuses. Vous n’ignorez d’ailleurs pas que ces locataires sont souvent (pas toujours), des personnes âgées dont beaucoup à la vue déclinante et des personnes qui, à raison de leur parcours personnel, maîtrisent mal la langue écrite.
« Je suis moi-même déficiente visuelle, en basse vision et, je dois vous l’avouer, la première chose qui m’est sautée aux yeux une fois votre courrier en main c’est… que je ne pourrais pas le lire. Non ? Eh bien si monsieur le directeur général ; pour des raisons de charte graphique, j’imagine, votre courrier privilégie une esthétique validiste plutôt qu’un accès du plus grand nombre. La police utilisée est du 11… ? Guère plus.
« Vous relèverez avec moi le caractère cocasse de la situation : vous écrivez à des personnes qui ont pour beaucoup des difficultés de lecture, personnes qui sont les premières intéressées par le contenu de votre courrier, dans une configuration illisible pour elles. Comment espérer, dans ces conditions, qu’elles comprennent l’avantage financier de TPS+ ? En ce qui me concerne, je vous rassure : je dispose des outils qui permettent de pallier ce manquement à une communication inclusive.
« Je relève d’ailleurs que nos avis d’échéance et autres documents sont également écrits de manière peu lisible pour le plus grand nombre. Il me semble que si vous souhaitez des locataires citoyens, réceptifs à l’action des équipes de Paris Habitat, je vous suggère de passer en police 14, avec l’interligne qu’il faut ; cela augmenterait, je vous l’assure, le taux de lecture de l’ensemble des courriers que nous recevons. Ne me répondez pas qu’il s’agirait d’un problème de place… un bon graphiste saura s’en accommoder sans augmentation du nombre de pages.
« Je reste à votre disposition, monsieur le directeur général, si vous avez besoin de compléments d’information sur la communication inclusive.
« Bel été vous ! »

Note. Le directeur général de Paris Habitat a fait répondre son assistante. Je dois relire sa réponse parce qu’il y a des choses qui me chiffonnent. Je vous dirai.

Gamine @30

Il n’est pas un scoop que la presse peine à reconnaître les féminicides comme des crimes à part entière. La page Facebook « Féminicides par compagnons ou ex » vous en donnera de nombreux exemples. J’en suis souvent choquée, sans m’en indigner publiquement. L’un de ces titres pourtant m’a sidérée le 17 juillet dernier, ce d’autant qu’il émane de France bleu, le service public, donc. Je lis « Une femme meurt après des coups de feu dans la caserne de gendarmerie de Bailleul » N’y aurait-il donc aucun rapport ou un rapport indéterminé entre ces tirs et la mort de cette femme ? C’est tout de même bien étrange…
Elle a pu avoir peur, faire une crise cardiaque, qui sait être l’auteure de ces tirs ! Que sais-je… ? Je lis l’article. Il est question de coups de feu d’un gendarme, le concubin de cette femme, qui aurait ensuite « retourné l’arme contre lui ». Pour lui, on comprend donc bien que son tir le visait ; mais elle ? Le court article, en trois paragraphes, répète toujours la même chose : des coups de feu « ont été tirés » ; et cette femme est morte.
À aucun moment il n’est indiqué qu’elle était la cible de ces coups de feu, et qu’elle est donc la victime directe. « C’est évident ! » me direz-vous ; eh bien, je ne trouve pas ; je trouve même assez invraisemblable qu’une journaliste soit capable de dissocier ainsi les tirs de la personne qu’ils visaient, même si les faits ne sont pas encore bien établis. Ne peut-elle se résoudre à ce qu’un gendarme tue délibérément sa femme ? Elle se résout bien à ce que le gendarme se suicide…
C’est vrai qu’un gendarme, ça fait désordre… Le lendemain, c’était un pompier. Ces deux femmes sont respectivement les cinquante-deuxième et cinquante-troisième victimes de féminicide depuis le 1er janvier. Ne les oublions pas.

Ailleurs @43

Dès le début du confinement, j’ai eu envie de relire le Journal d’Anne Frank, avec l’idée que je pourrais relativiser le mien, ou puiser dans le sien certaines énergies. N’étions-nous pas « en guerre » ? Eh bien non, nous ne le sommes définitivement pas et si je partage avec la jeune Anne de manger des haricots rouges, je n’ai pas à trier les miens (pour comprendre ma référence, c’est ici).
J’avais lu ce journal enfant, ou ado, je ne sais plus. J’en gardais un souvenir qui ne correspond pas du tout à ce que je lis. Je me souvenais d’un grenier plus petit, avais totalement occulté l’importance des aides extérieures, toute l’organisation qui avait permis à ces huit personnes de survivre pendant deux ans avant d’être dénoncées dans des circonstances troubles.
Mon écart d’âge avec Anne Frank explique peut-être que je m’ennuie un peu à la lire, que ses préoccupations ne sont pas les miennes, en plus que notre confinement n’a rien à voir avec une situation de guerre et d’extermination de millions de personnes. Bien sûr, elle a des jumelles…

« Depuis hier soir, j’ai trouvé quelque chose de nouveau : je prends les jumelles et je regarde dans les chambres éclairées de nos voisins. Pendant la journée, il ne nous est pas permis d’écarter les rideaux d’un centimètre, mais le soir, je n’y vois pas de mal. » (28 novembre 1942)

… moi aussi, j’en ai. Et des belles ! Je n’ai pourtant jamais osé regarder mes voisins avec. Cela pourrait être tentant, surtout regarder les personnes qui passent dans la rue. Mais en fait, j’ai très peur que les gens me voient alors que moi, même avec des jumelles, je ne les distinguerai pas forcément. J’en rage ? Même pas.

Couperet @16

Le 13 mars dernier, j’ai reçu un mail « Covid-19 : Flash (sic) d’information » de la Lettre citoyenne, outil par lequel la Ville de Paris communique avec les détenteurs de la carte citoyenne. Il est question des mesures annoncées par le président de la République la veille. Je lis avec attention. En plus des séniors, il est fait référence aux « personnes fragiles », « personnes vulnérables », ou « particulièrement vulnérables » en plus des séniors sans véritable définition.
Elle arrive dans un paragraphe consacré aux activités associatives, la Ville lançant un appel ponctuel à bénévoles.

« Toutefois, la solidarité des Parisien·nes doit pouvoir s’exprimer dans ce moment qui touche durement notre pays. Les associations parisiennes et leurs bénévoles peuvent avoir besoin de vous.
« Aussi, si vous ne faites pas partie des personnes considérées comme particulièrement vulnérables (seniors de plus de 70 ans, personnes atteintes de maladies chroniques, de troubles respiratoires, personnes en situation de handicap) et que vous souhaitez participer au maintien de l’activité du secteur associatif, nous vous invitons à vous rendre sur le site Je m’engage pour consulter les besoins des associations. »

J’ai sitôt envoyé un microbillet Twitter tant je suis en colère.

« Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi mon #handicap visuel fait de moi une « personne particulièrement vulnérable » face au #covid19, ce qui me priverait de participer à la vie citoyenne et à l’effort collectif ? Si vous saviez combien ça me… ça me… @Parisjecoute @Paris »

Ce qui me rend vulnérable, c’est le validisme qui s’exprime par exemple dans la communication institutionnelle sur le virus sur les comptes de la Ville comme ici. La question que pose cette lettre « citoyenne » (?) est celle de la participation des personnes handicapées à la vie sociale, politique, économique, culturelle, la vie tout court. Considérer sans distinction qu’elles sont « particulièrement vulnérables », c’est tirer une balle dans le pied dans toute velléité d’inclusion. J’en rage.

Décroissance @68

Le magazine Stratégie proposait un article le 29 janvier dernier « Développement durable et culture ; Va-t-on devoir arrêter les vidéos ? » L’article est payant mais le chapeau me suffit : « Face à la croissance pharaonique des vidéos en ligne, des questions se posent quant à la capacité de stockage et aux conséquences écologiques. » Il semble en effet évident à qui connaît (un peu) le fonctionnement d’Internet de considérer que les vidéos sont plus énergivores que le texte accompagné de quelques photos, ou même un simple fichier son.
J’entends déjà des dents grincer au vu de tout ce que je vois passer comme vidéos, notamment sur les réseaux sociaux, pour faire passer des infos qui méritent dix lignes de texte, voire rien du tout. Mais il semble que le pire ne soit pas là : les séries et films en streaming sont aussi en cause, une chose qui m’est encore plus étrangère que ce qui précède. Et que pensez de toutes ces personnes qui filment leur petit-déjeuner (ou autre chose) pour le partager à la terre le moment impérissable où la cuiller à soupe fond dans le bol de céréales trop grasses, trop salées, trop sucrée.
Les vidéos sont bien sûr utiles ; les courtes archives que diffuse l’INA sur Twitter, ou les prises en direct de violences policières et autres faits politiques et sociaux d’importance donnent matière à penser le monde, alerter, agir. Personne n’en doute. Reste tout ce que l’on regarde en continu sur son téléphone portable dans les transports ou du fond de sa baignoire à seule fin de se distraire. Quand je dis « on », c’est pour éviter « d’aucuns », un peu péjoratif. Il ne m’appartient pas de juger des distractions de chacun. Même quand il s’agit de gaspiller les richesses de la planète et participer activement à sa paupérisation ? Même… mais ça démange !

À table ! @60

Le nombre de livreurs venant chercher leurs livraisons dans certains commerces peut être problématique. En intérieur, il est parfois difficile de se frayer un chemin pour entrer ; en extérieur, ce sont des trottoirs envahis par de jeunes hommes casqués agacés d’avoir à attendre, scooters ou vélos amoncelés gênant l’accès au passage piéton lorsque le restaurant est en angle, nuisances sonores diverses… car il n’est pas rare que, par manque d’espace, des commerçants demandent aux livreurs d’attendre en dehors de leur commerce, mettant sur l’espace public ce(ux) qui les gêne(nt) dedans.
Un restaurant parisien a apposé un panonceau à l’entrée : il représente un pictogramme barré d’un livreur casqué avec son sac sur le dos entrant dans les lieux. Il est écrit « Deliveroo / Uber eats Merci d’avance de ne pas entrer » puis plusieurs logos de société de livraison avant « Espace client à l’intérieur, livreurs, veuillez patienter à l’extérieur du restaurant ».
C’est un peu vouloir le beurre et l’argent du beurre. Les restaurateurs sont bien contents de pouvoir bénéficier des livraisons à domicile sans embaucher de personnel dédié, en économisant également sur un espace pour des tables en plus, de la vaisselle, du service… Bref, les services de livraison sont une aubaine pour leur chiffre d’affaires. De là à laisser entrer ce lumpenprolétariat qui parle fort et se balade casqué et harnaché, il ne faudrait pas abuser.
Ce qui m’a le plus marqué est que ce pictogramme est comme l’inverse de celui d’un voleur partant avec la caisse de la banque. Mais la victime du braquage de ce système de livraison, ce n’est pas l’établissement, c’est le livreur, ses droits sociaux, sa rétribution. Une représentation du braquage du droit du travail et du salariat au profit de la prolifération d’auto-entrepreneurs.

Aïe ! @31

Mi-novembre, j’ai reçu un mail de la Caisse d’allocations familiales m’indiquant que mes droits avaient changé. Je devais aller voir sur le site de quoi il s’agissait. Ce genre de mail est toujours inquiétant ; la Caf n’a pas son pareil pour réévaluer une situation (souvent à la baisse) avec application immédiate sans que l’allocataire que je suis ne sache trop pourquoi. Même après trente-six ans de relations intensives avec cet organisme, je ne m’habitue pas, ce d’autant moins que ma situation économique en dépend.
Comme de bien entendu, je reçois toujours ce genre de mail quand je ne suis pas chez moi quelques jours, et n’ai pas mes codes d’accès. Là, j’étais en exil chez Isabelle pour cause de travaux. J’ai donc dû attendre quarante-huit heures pour savoir à quelle sauce j’allais cette fois être mangée.

« Mon dernier paiement
« le 25/11/2019
« 1 €
« > Voir le détail
« Paiement à un tiers »

Au vu de la date de paiement, je comprends sitôt qu’il s’agit de l’APL, ce que la mention « paiement à un tiers » (mon bailleur) confirme. Mon sang ne fait qu’un tour. 1 euro ? Ce n’est pas lourd, à peine 0,0036 % de ce que je touche d’ordinaire. J’ai encore la ressource de cliquer sur « Voir le détail » et là, je lis que ce 1 euro est le « montant versé pour le mois d’Octobre (sic) 2019 », ni plus ni moins. C’est plus pire que les 5 euros retirés par le gouvernement l’année dernière.
Je reste calme tout en sentant la sueur monter et m’en vais télécharger mon attestation de droits, ne serait-ce que pour vérifier que mon AAH n’est pas touchée par cette casse sociale. Et là, miracle !
Le 1 euro correspond à la première ligne qui ici précise « rappel sur la période… » « Rappel », le mot magique ! Ne pouvait-il pas apparaître sur le site, à l’endroit de la notification ? Cela m’aurait épargné un coup de sang et une petite suée.
Quant aux personnes qui, tout en ayant un accès Internet, ne sont pas familières de la navigation sur ces sites administratifs et des différentes façons dont les informations sont disponibles… les personnes ? Pardon, les « allocataires » ; c’est déjà moins respectable que des personnes ces gens-là, des profiteurs qui ne travaillent pas, des fraudeurs en puissance, des pauvres qui préfèrent se gratter les punaises de lit plutôt que de servir l’intérêt général, des… 1 euro. Ça suffit bien.

Couperet @15

Chaque fois que je cherche un sujet de billet, les médias me le servent sur un plateau, cette fois-ci depuis mon fil Twitter. Le titre, « Une mère et sa fille découvertes mortes dans un appartement du centre-ville de Nîmes », me fait craindre deux nouveaux féminicides. L’événement se passe à Nîmes, ville dans laquelle j’ai des souvenirs. Deux bonnes raisons de lire, ici.
Tout va bien, ou presque : ces deux femmes sont mortes « de cause naturelle » dans des circonstances assez dramatiques pourtant. Elles étaient dans une grande misère économique et sociale. Et le couperet tombe : « La dernière fois qu’elle a été vue vivante, c’était il y a 3 semaines. Elle aurait réclamé à une voisine des pâtes. Cette dernière aurait refusé. »
Ouh là là ! la voisine. Qu’est-ce qu’elle se prend d’un coup ! Mais pourquoi ? Sa tête ne revenait pas au journaliste ? Car franchement, clore ainsi l’article ne revient-il pas à imputer la responsabilité de la mort d’au moins l’une de ces femmes à la voisine ? Et qu’est-ce qu’il en sait, d’ailleurs, notre journaliste, de la manière dont cela a été demandé, de pourquoi la voisine a refusé… Ne peut-il y avoir une bonne raison à refuser un plat de pâtes ?
Il y en a plein, bien sûr. Je n’ose imaginer le sort de la voisine s’il s’était agi de lentilles… Au moins, je gage que les pâtes auront moins de conséquences historiques que les lentilles. Quant à la culpabilité que porte désormais cette voisine, je veux bien me faire nonne le temps de l’en absoudre. Quelles que soient les circonstances exactes de cette affaire, elle ne mérite pas de la porter tant elle n’est forcément pas responsable de cette misère morbide.