Archives par étiquette : Juris

Clope @3

Une balance de cuisine, un sachet zippé contenant des sorte de croquette noire (non identifiés), deux plaquette de médicaments, des gelules jaune, une dosette, un bol… ambaince petit labo de chimie.Bouleversement ! Une saisie de produits stupéfiants a été effectuée chez les Mouton… Un certain H. est soupçonné être un trafiquant, un chef de meute, euh de bande. Les autorités ont trouvé tout le matériel de pesée et d’emballage nécessaire avec des kilos de poudre et comprimés.
Pleurs et incompréhension. Caddie va les protéger de ce coup du sort ! Plus d’informations dès que possible.

Entendu @41

« Ce soir, on parle monde intellectuel et débat d’idées avec Eugenie Bastié. » C’est par cette phrase qu’est annoncée l’arrivée sur un plateau télé d’Eugénie Bastié, journaliste « engagée » au Figaro.
La dame est invitée pour évoquer son nouveau livre La guerre des idées. Son message est beau, œcuménique, un appel du fond cœur à plus de démocratie : aujourd’hui, les personnes aux idées opposées ne débattent plus ensemble !
C’est vrai que c’est un beau message, un bel appel !
Le problème, c’est qu’il suffit de laisser la dame parler pour comprendre que son entreprise est moins reluisante qu’il n’y paraît. En effet, de quoi s’agit-il ? Par exemple, la dame est interpellée sur La Manif pour tous dont elle est une des égéries. Elle déplore que personne « de gauche » ne veuille débattre avec les « têtes pensantes » de ce mouvement homophobe. C’est vrai ça, pourquoi ne pas débattre de l’homophobie avec l’une ces « têtes pensantes » ? Je vous épargne d’autres exemples du même genre mais l’on comprend bien que l’appel de cette personne n’est pas l’appel à plus de démocratie qu’il se prétend être mais une vraie tentative de positionner son idéologie rance au rang d’idée digne d’un débat « démocratique ».

Princesse @12

Vous avez aimé passer les Fêtes de fin d’année sous le signe de la liberté à Dubaï (par ici) ? Alors vous aimerez forcément en être la princesse (par là) !
Enfin, comble du bonheur, les télésièges des stations de ski sont ouverts cet hiver… et même l’été ! (re par ici)

Vroum @26

Entendu lors d’une manifestation de motards à Paris ce samedi 6 février pour protester contre l’expérimentation du stationnement payant des deux-roues motorisés :  » Rouler en moto, c’est être libre et mobile. »
Libre de quoi ? De ne pas respecter le Code de la Route et les autres modes de déplacement ?

Noël @48

Après le Nouvel An, le journal télévisé a proposé un reportage sur ces Français qui ont choisi de partir célébrer la nouvelle année à l’étranger pour éviter les contraintes sanitaires. L’une des villes les plus prisées était Dubaï dans les Émirats arabes unies. Une famille française explique son choix : « Ici, on est libre : pas de masques à porter, pas de distanciation sociale et pas de limitation du nombre de personnes. À Dubaï, c’est la liberté. »
À chacun son idée de la « liberté » manifestement.

Pucer @49

Je vous avais promis un troisième épisode dans le feuilleton « Paris Habitat au pays des hackers », le voici. Je vous renvoie au premier, et au second, si vous n’avez pas suivi.
Toute correspondance étant couverte par le secret, je ne peux pas reproduire la réponse qui a été faite par une responsable de mon bailleur à mon interpellation sur la préservation de mes données personnelles après l’attaque subie par son réseau informatique. Mais j’ai eu une réponse, très vite, qui m’a fait rire. Celle-ci, en trois lignes, avait vocation à m’assurer que mes données personnelles n’étaient pas sorties des disques durs mais une coquille s’est glissée dans le texte, perfide coquille qui faisait dire à mon interlocutrice le contraire de ce qu’elle souhaitait.
Dois-je considérer que la coquille dit l’indicible, soit que des données personnelles ont été volées, ou que les gestionnaires des réseaux ignorent si tel a été le cas ? Je n’ai pas l’habitude de considérer que les institutions publiques, par principe, mentent ; elles s’arrangent parfois avec la réalité mais guère plus. Je n’ai de toute façon pas le moyen de vérifier. J’accorde donc volontiers le bénéfice du doute à mon bailleur en restant vigilante, bien sûr.
L’affaire est close ? J’espère.

 

Pucer @48

Mon téléphone sonne.
« Bonjour. M. Flanagane ?
– Ah non désolé.
– Ce n’est pas M. Flanagane ?
– Non pas du tout, c’est M. R.
– Bonjour M. R. J’avais une proposition à faire à M. Flanagane mais comme elle n’est pas nominative, je peux également vous en faire bénénéficer…
 »
Depuis plusieurs mois, je reçois régulièrement des appels pour ce « M. Flanagane ». Une erreur de numéro dans un fichier ? Que nenni. Il s’agit en fait d’une technique utilisée par des commerciaux manifestement dépourvus de talents marketing pour tenter de vous vendre un produit, un service ou une prestation.
Après deux ou trois appels de ce type il y a plusieurs mois, les conversations sont aujourd’hui bien plus courtes :
« Bonjour. M. Flanagane ?
– Ah non. Bonne journée.
 » et je raccroche.
Quant à ma liste de numéros de téléphone bloqués, elle est bien plus longue.

Chouette @41

Cette année, j’ai fêté mes vingt-deux ans dans la fonction publique. Et j’ai eu pour la première fois une promotion, une vraie, celle de changement de grade. Je ne pensais pas que cela m’arriverait, car je ne savais pas que cela pouvait m’arriver (ce qui est la raison la plus plausible, non ?)
Non, je ne pensais pas, car je ne savais pas trop comment se déroulait ce type de promotion. Je croyais que c’était plutôt en fin de carrière, et j’ai encore pas mal d’années devant moi. À tel point que je n’ai pas encore ouvert le courrier sur ma retraite, arrivé le jour de mes 50 ans. D’autant qu’ayant pris récemment mon nouveau poste, je n’avais pas envisagé d’étudier la question. J’avais encore en tête la dernière fois que j’avais préparé jusqu’au bout un examen professionnel, pour que l’on m’annonce finalement que je ne remplissais pas les conditions pour y prétendre.
Bref, je suis passée « attachée hors classe ». Et c’est la vraiment classe ! C’est surtout une reconnaissance professionnelle majeure. On ne devient « hors classe » que par promotion, il n’y a aucun examen professionnel ou concours. Alors je ne boude pas du tout mon plaisir, moi qui tirais une fierté, peut-être puérile, d’avoir avancé dans ma carrière par la voie des examens, écrits ou oraux, donc par des épreuves. Peut-être puis-je me permettre de ne plus être dans l’effort pour savourer ce qui vient ?
Dans le contexte actuel d’incertitude et d’inquiétude, cette promotion a une saveur particulière. Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont permis d’arriver là. Cette reconnaissance à mon égard est aussi ma reconnaissance à leur égard.

Réclamation @82

En mai dernier, je vous indiquais que EDF me réclamait 2 000 kW/h d’électricité, moi qui n’en consomme pas 1 000 par an. Mes échanges avec le service commercial ont duré jusqu’en juillet à grands coups de factures, contre factures, prélèvements indus, etc. Ma réclamation finale n’ayant pas résolu notre différend (le montant de ma consommation réelle a été rectifié mais sans grande clarté ni respect du droit), j’ai décidé de saisir le médiateur de l’énergie.
Une procédure contradictoire en ligne a eu lieu, chacun avançant ses arguments. Aujourd’hui, le médiateur m’a fait une proposition de conclusions qui comporte une indemnisation financière de la part d’EDF mais aussi de Enedis à l’origine du différend. J’ai refusé ces indemnisations, d’un montant dérisoire, considérant que la reconnaissance des fautes commises m’est plus importante. J’avais déjà renvoyé un chèque à EDF en juillet qui m’avait directement indemnisée sur mon compte ; ils l’ont encaissé et ont de nouveau fait un virement, que je ne peux contester. Il faudra que je me penche un jour sur cette question.
Ceci étant, la conclusion du médiateur de l’énergie n’est pas encore définitive mais j’ai reçu une lettre chèque de Enedis. J’en trouve les intitulés très drôles. Il est écrit « En règlement des créances détaillées ci-dessous, veuillez trouver un chèque à l’ordre de madame… » Et quand je regarde le libellé, il y a trois informations que je masque pour préserver mes données personnelles et l’anonymat de l’agent Enedis mentionné ; ce sont un numéro de référence, un nom avec un tel qui n’y est pas, et le numéro de mon point de livraison (celui de mon compteur).
Drôle de détails d’une créance, aussi abscons et opaque que le fonctionnement de ces fournisseurs d’énergie que j’invite chacun à surveiller de près (relever du compteur, facturation, etc.)