Archives par étiquette : Doute

Gamine @33

Une porte de salle de radiologieLe 12 juillet dernier, après quarante-cinq jours de plâtre, j’avais rendez-vous à l’hôpital Saint-Joseph pour faire une radio et voir le chirurgien. J’avais les pétoches. J’ignorais ce que l’on allait trouver sous le plâtre, l’état des cicatrices, la peau, etc. J’ai demandé à Frédéric s’il pouvait m’accompagner. Il m’a fort gentiment répondu qu’il ne voulait rater ce moment pour rien au monde ! J’étais également un peu inquiète car le plâtre et le fauteuil donnent l’impression que je suis handicapée motrice, alors que mon handicap visuel pour moi prévaut.
Après les formalités d’usage, nous avons investi la salle d’attente de la radio. J’avais demandé à Frédéric de répéter à qui voulait l’entendre que je suis déficiente visuelle, sachant que si c’était moi qui le disais, cela aurait moins de poids. Je n’avais pas pour autant mesuré l’impact final.
Une soignante vient me chercher pour la radio. D’emblée, je sens que l’info « déficiente visuelle » ne joue pas sur son comportement ; elle ne décrit rien, ne m’indique pas où aller, s’inquiétant juste de ma capacité à passer seule sur la table de radio tout en mettant le fauteuil dans le mauvais sens. Je connais bien cette salle de radio. Je m’en arrange. On ressort, elle ne m’adresse la parole que pour une phrase « On envoie le résultat au médecin. » Puis elle s’avance vers Frédéric.
— Vous avez rendez-vous avec le chirurgien ? À Saint-Joseph ? À quelle heure ? Les résultats seront directement transmis… et blabla et blabla…
Nous en étions marris tous les deux et nous sommes interrogés : elle s’adresse à mon « aidant » 1/ parce que je suis handicapée (en l’espèce fauteuil car déficiente visuelle, elle n’a vraiment pas percuté) ; 2/ parce que je suis une femme. J’ai opté pour la première hypothèse, tant j’en ai l’habitude ; Frédéric pour la seconde, tant il en a l’habitude ! Quant à Caddie…
— Un mixte des deux ?
Quel bon prince tu fais !
— Bah non, c’est Frédéric ton bon prince !
Tout à fait. Charmant.

Salade @20

Après des mois, les travaux de façade chez moi semblent approcher de la fin…
Le mois dernier, j’ai cru qu’ils étaient finis mais non. En effet, habitant au deuxième étage dans un immeuble de huit, mon balcon s’est trouvé progressivement recouvert de morceaux d’isolant, de ciment, de plâtre ou encore de peinture.
Le mois dernier donc, un ouvrier s’est installé sur mon balcon pour tout nettoyer après avoir fini de repeindre les murs épaissis. Je m’étais alors réjoui pensant que cette fois-ci les travaux étaient finis. Le semaine s’est passée tranquillement quand soudain, les chutes d’isolant, de plâtre, de peinture et de ciment ont repris de plus belle. Et histoire de bien insister, un nouvel ouvrier est venu recouvrir la belle peinture encore fraîche sous une nouvelle couche de ciment.
A ce stade, il est important de signaler que le garde-corps de mon balcon avait déjà été remplacé mais il était finalement tellement recouvert de plâtre, ciment et peinture… qu’il a fallu en mettre un nouveau… Du coup, comme il y a également beaucoup de traces de ciment sur les fenêtres qui viennent aussi d’être changées, je crains le pire…

Biodiversité @27

Un brocolisJ’ai passé les quinze premiers jours de ce nouveau confinement au bord de l’océan Atlantique dans une ville balnéaire relativement inaccessible en cette saison.
Près de là où je logeais, il y avait un petit marché ouvert toute l’année et tous les jours (sauf le lundi). J’ai pu y trouver quelques légumes bio mais pas exclusivement. Un peu plus loin, à une vingtaine de minutes en passant par la plage, il y avait un plus grand magasin bio. Côté fruits et légumes, pas trop d’écarts de prix par rapport aux pratiques parisiennes mais il n’en a pas été de même sur les autres produits qui indiquaient un prix bien plus élevé qu’à Paris. L’inverse est plus souvent vrai mais faut-il s’en réjouir ?

Clope @3

Une balance de cuisine, un sachet zippé contenant des sorte de croquette noire (non identifiés), deux plaquette de médicaments, des gelules jaune, une dosette, un bol… ambaince petit labo de chimie.Bouleversement ! Une saisie de produits stupéfiants a été effectuée chez les Mouton… Un certain H. est soupçonné être un trafiquant, un chef de meute, euh de bande. Les autorités ont trouvé tout le matériel de pesée et d’emballage nécessaire avec des kilos de poudre et comprimés.
Pleurs et incompréhension. Caddie va les protéger de ce coup du sort ! Plus d’informations dès que possible.

Entendu @41

« Ce soir, on parle monde intellectuel et débat d’idées avec Eugenie Bastié. » C’est par cette phrase qu’est annoncée l’arrivée sur un plateau télé d’Eugénie Bastié, journaliste « engagée » au Figaro.
La dame est invitée pour évoquer son nouveau livre La guerre des idées. Son message est beau, œcuménique, un appel du fond cœur à plus de démocratie : aujourd’hui, les personnes aux idées opposées ne débattent plus ensemble !
C’est vrai que c’est un beau message, un bel appel !
Le problème, c’est qu’il suffit de laisser la dame parler pour comprendre que son entreprise est moins reluisante qu’il n’y paraît. En effet, de quoi s’agit-il ? Par exemple, la dame est interpellée sur La Manif pour tous dont elle est une des égéries. Elle déplore que personne « de gauche » ne veuille débattre avec les « têtes pensantes » de ce mouvement homophobe. C’est vrai ça, pourquoi ne pas débattre de l’homophobie avec l’une ces « têtes pensantes » ? Je vous épargne d’autres exemples du même genre mais l’on comprend bien que l’appel de cette personne n’est pas l’appel à plus de démocratie qu’il se prétend être mais une vraie tentative de positionner son idéologie rance au rang d’idée digne d’un débat « démocratique ».

Princesse @12

Vous avez aimé passer les Fêtes de fin d’année sous le signe de la liberté à Dubaï (par ici) ? Alors vous aimerez forcément en être la princesse (par là) !
Enfin, comble du bonheur, les télésièges des stations de ski sont ouverts cet hiver… et même l’été ! (re par ici)

Couperet @18

Les paroles d’une très jolie chanson de La Canaille, Encore un peu, interrompent ma mise en ligne de la décade. J’écoute jusqu’à la fin…

« J’veux pas mourir mais mon corps me lâche putain c’est moche
« Et là tu regardes droit dans les yeux la plus grande flippe de l’homme
« Et tu t’acharnes à repousser l’ultimatum »

Je ne sais pas pourquoi, cela me fait penser à cet argent que je mets de côté pour pallier la baisse annoncée de mes ressources à 65 ans. Mon corps, à ma connaissance, n’est pas en train de me lâcher et je ne m’inquiète pas tant pour mon espérance de vie. Mais, subitement, cette phrase donne une autre dimension à ce que je mets en œuvre pour m’assurer, autant que faire se peut, des vieux jours tranquilles ; cet argent, bien sûr ; mais aussi le soin que je mets à mon alimentation, mon activité physique, mon sommeil…
Serait-ce une manière de « repousser l’ultimatum », comme si préparer demain était un moyen de se convaincre que l’on ne va pas mourir aujourd’hui ? Cette année de covid m’a appris à moins programmer, à vivre plus « au jour le jour », à n’anticiper qu’a minima. Suis-je en train de renoncer à l’éternité ? Ce n’est pas rien.

M’sieur, M’dame @18

En cette Journée internationale des droits des femmes, il est grand temps d’aborder ce douloureux problème du robinet des dames. Oui, vous lisez bien : le robinet des dames. Explication.
Depuis plusieurs années, dans le cadre de mon activité libérale, je donne des cours de management et de communication dans une école parisienne. Cette année, mon volume horaire a considérablement augmenté, ce qui est une excellente chose.
Comme vous le savez, la covid a bouleversé le déroulement des cours. Pour ma part, depuis avril, tous ont eu lieu en distanciel jusqu’à la semaine dernière où j’alternais présentiel et distanciel.
Toujours est-il que, même pour les cours en distanciel, je vais dans les locaux de l’école car les travaux de façade chez moi rendent impossible leur réalisation depuis mon appartement.
Les premiers cours en distanciel sur place ont donc eu lieu lors du deuxième confinement mais à l’école, pas de cantine ni de self et tous les commerces alentours étaient fermés. J’ai finalement trouvé un endroit où acheter à manger mais point de thé ni de café pour relancer la machine après le déjeuner.
J’interroge une des rares personnes présentes dans les locaux sur ce dramatique sujet et elle m’indique un endroit dans les couloirs de la partie administrative où se trouve une machine à café. Eurêka !
L’utilisation de la machine est simple et j’ai même le droit d’utiliser le café fourni. La seule contrainte est de filtrer l’eau avant de la verser dans la machine. Pour cela, une petite carafe filtrante est à disposition, charge au dernier utilisateur de la remplir. Et c’est là que les choses se compliquent. Pour remplir la carafe, pas d’autre choix que de le faire au robinet dans les toilettes, or ces robinets ne sont pas du tout adaptés au remplissage d’une telle carafe : il faut la pencher à quasiment 90 degrés ce qui limite énormément son remplissage. Bref, jusqu’à présent, cela suffisait pour ma seule consommation mais depuis la fin de ce second confinement, il y a de plus en plus de personnes présentes…
Enfin, la semaine dernière, je croise une dame avec la carafe remplie jusqu’au bord ! Les yeux écarquillés, je lui demande où se trouve ce robinet permettant de remplir convenablement cette fichue carafe. La dame me répond qu’il y a effectivement un robinet bien plus pratique pour remplir cette carafe et qu’il se trouve dans les toilettes des dames justement et que donc, je ne pourrai pas y aller.
C’est ainsi que j’en conclus que le robinet des dames est bien pratique pour remplir les carafes filtrantes. Amen.

Tonton @17

Dimanche 31 janvier 2021 à 20 h 30 après le journal du soir sur France 2. « Bernard Tapie est l’invité du 20 h 30 ce dimanche. Grand témoin de notre soirée, il réagira à l’actualité. »
Depuis ce dimanche soir, une question existentielle me hante : qui en a quelque chose à faire des réactions de Bernard Tapie sur l’actualité ? J’en dirais même plus : qui en a quelque chose à faire de Bernard Tapie, à part sa famille et ses proches bien sûr ?