Archives par étiquette : Chouette !

Changement @30

Helgant en pension fait connaissance d'autres chiens.

Étant présidente de bureau de vote pour les élections régionales, je savais devoir passer deux dimanches très occupés hors de chez moi. Cela me semblait long pour Helgant. Après avoir réfléchi à différentes options, j’ai retenu une pension canine à la campagne.
Je l’ai d’abord déposé pour deux jours. Il est beaucoup resté dans son coin, à l’écart de la trentaine de chiens présents sur place.
Pour la période suivante, j’ai demandé son avis à la vétérinaire comportementaliste qui avait vu Helgant il y a quelques mois, car pour m’organiser, il était question que je l’y laisse une semaine. Pour elle, cela serait positif pour sa sociabilité en général. Donc, suite à ses conseils, c’est l’option que j’ai retenue. Pendant ce laps de temps, j’ai reçu des vidéos de Helgant. J’ai appris qu’il se mêlait plus aux autres chiens et commençait à jouer avec eux.
Ces expériences ont été compliquées pour moi en raison d’erreurs ou incompréhensions avec les responsables de la pension. En tous les cas, elles ont été positives pour Helgant. Je trouve que ça se passe un peu mieux dehors, mais on reste à quelques mètres de la maison. En revanche, chez la vétérinaire, c’était notable : il a même sauté de lui-même sur la table en attrapant une friandise et il salivait bien moins d’anxiété. En vacances, il partage un grand terrain avec deux vieux chiens recueillis de la SPA après des maltraitantes et ils s’entendent bien.
Je pense que ça n’a pas toujours était facile, mais plutôt agréable pour lui. En tous les cas, ça a été long pour moi. On est bien tous les deux dans la pension de Petit Mouton.

Incyclicité @38

Le vélo est un nouveau dieu parisien. Il est loué, parfois adulé, comme la solution. Je suis moi-même passée du vélo occasionnel au vélotaf à l’occasion d’un changement de bureau le rendant effectivement plus rapide que les transports en commun pour mes trajets. Pour autant, je suis souvent atterrée par l’attitude incivique de certains cyclistes.
Mais, je dois dire aussi que tous les discours du monde sur le fait que le vélo c’est la simplicité de déplacement n’occulte pas que c’est une organisation. Il faut prévoir tout le matériel et le transporter. J’ai un vélo à assistance électrique grâce à mon genou. J’enlève à chaque arrêt la console qui permet de gérer l’assistance et la batterie, qui est un des éléments les plus chers du vélo (je viens d’en racheter une, je le mesure donc bien). J’ai un casque et des gants. Et il faut transporter les antivols.
Je vais donc au travail avec un sac qui va dans le panier puis que je transporte dans les couloirs. C’est une des raisons pour lesquelles il m’est parfois plus pratique de prendre les transports quand je ne vais pas directement au bureau.
Peut-être suis-je trop prudente, mais mes vingt ans dans la sûreté me portent à croire que je suis plutôt réaliste. Ce qui est une forme assez adaptée de prudence. Et j’y tiens à mon cher vaillant Vélectro.

Anniv’ @49

Un gateau d'anniversaire sur une table d'hopital.Pour mon anniversaire, en direct de l’hôpital, Isabelle m’a apporté un gâteau au chocolat avec des bougies ! J’en étais toute contente et, comme elle a congelé ce que nous n’avons pas mangé, je savoure mon anniversaire régulièrement depuis. À mon retour chez moi, je trouve un petit colis dans ma boîte aux lettres. Mais qui me fait un cadeau ?
Je l’ouvre et… quelle belle surprise ! Deux rouleaux de papier toilette pour me signifier mes six semaines de confinement ?
J’avais en fait répondu à une enquête consommateurs il y a quelques semaines et devais tester le produit. Une aubaine ! (à cette nuance qu’il n’était pas terrible.)

Je suis dans un fauteuil roulant, un carton avec deux rouleaux de pQ sur les genoux.

Pucer @56

Dans le cadre de mon invalidité surnuméraire, j’ai pensé me faire livrer quelques commissions. Mes voisines achètent fruits et légumes frais, les font cuire ; et la bande de Caddie et des Mouton assure l’épicerie et les produits non courants. Isabelle m’avait proposé de prendre HelCar pour une virée en supermarché ; au vu de ma liste, j’ai pensé me faire livrer.
J’espérais jouer sur les « livraisons gratuites » à la première commande. J’ai regardé le site de Carrefour et ai constaté que la livraison est gratuite dès 50 euros d’achat aux PMR. En prenant quelques courses pour la voisine, ça fera le compte. J’appelle le service ad hoc ; une dame très gentille me répond ; tout est bouclé en moins de dix minutes. Chapeau bas.
Je me rends sitôt sur le site pour regarder comment ça marche. Je repère une rubrique « Mes achats fréquents » ; et qu’est-ce que je trouve ? Tous les produits que j’achète d’ordinaire en magasin. J’en suis baba. Cela va être très pratique, forcément… en même temps, Big brother is watching Caddie !
— Tout ça, c’est pour me piquer mon taff !
T’inquiète Caddie, dès qu’on peut, on y retourne ensemble au magasin. Pour l’instant, on fait copine avec Carrefour en ligne…
— On se fait livrer une ligne ?
Caddie ! Tais-toi.

Bonheur @50

L'image est une photo prise dans le musée Carnavalet - Histoire de Paris avec une stèle gravée indiquant les limites de la ville et une plaque moderne de signalisation de l'entrée de Paris.

Paris – musée Carnavalet

Ce mercredi 19 mai 2021, j’ai eu le bonheur de visiter le musée Carnavalet lors d’une ouverture en avant-première pour les personnels qui ont participé à sa rénovation. J’avais bondi de joie en recevant l’invitation et j’y ai passé un excellent moment.
Revoir des collègues et découvrir le résultat de ce chantier dans lequel j’ai pris ma part avec tant d’énergie a été un grand bonheur. L’ambiance, l’excellente compagnie que j’y ai retrouvée, les conditions exceptionnelles de visite, mais surtout la qualité du résultat ont été au rendez-vous. C’était beaucoup d’émotions heureuses, amicales et esthétiques.
Ce musée est une belle réussite. Et est toujours un musée cher à mon cœur.

Extravagance parisienne @65

Logo handicap visuelJe constate tant d’atteintes à mes droits et faits de discriminations à raison de mon handicap visuel (ce que constate également la Défenseur des Droits dans un avis récent) qu’il me faut bien, de temps à autre, me réjouir de certaines avancées. J’ai parlé récemment de mon assureur militant et je vous parlerai bientôt des travaux que nous avons eus dans notre hall ; aujourd’hui, je voudrais saluer deux initiatives où l’accès au droit et l’accessibilité basse vision se rejoignent.
La première concerne la MDPH 75 qui a joint une très jolie « Notice voie de recours » à une décision qu’elle m’a transmise : les voies de recours sont expliquées simplement, avec toutes les informations nécessaires. C’est juste écrit un peu petit mais cela passe bien une fois scanné et agrandi.
La seconde concerne le CAS-VP 14 qui, lui, a joint à une demande de prestation, une notice expliquant comment scanner un document avec un téléphone et l’envoyer par voie numérique. Là également, le document est clair, l’explication facile à comprendre. C’est écrit en quasi gros caractères, à l’exception d’une adresse mail et d’une URL (dommage !)
Ces démarches sont des premières (je fréquente l’un et l’autre sous diverses appellations depuis 1981), à tel point que j’ai montré ces documents au Médiateur de la Ville de Paris à titre d’exemple de bonnes pratiques (en lui indiquant les points à améliorer). Tout cela est donc super, chouette, extraordinaire… surtout quand on sait que MDPH signifie maison département du handicap, et CAS-VP centre d’action sociale de la Ville de Paris, des administrations parisiennes en première ligne dans la mise en œuvre pour deux millions de Parisiennes et de Parisiens de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
— 2005, tu dis ?
Oui, Caddie. 2005.

Note. Je tiens à disposition de qui le souhaite un scan de ces documents.

 

Grand homme @41

L'image est une des illustrations du jeu Travian legends par ses concepteurs.Je participe depuis quelques semaines à un jeu de stratégie en ligne. Mon héros s’appelle, bien sûr, Helgant. C’est un homme et dans mes quelques échanges avec les autres joueurs, je joue le jeu de parler pour lui. Il y a une messagerie en ligne et un site de tchat auquel je participe pour mon alliance.
Ce qui me frappe, c’est que même s’il y a un enjeu de concurrence, de conquête, de guerre, la majorité des joueurs sont sympas, arrangeants, parfois très généreux. Ils sont d’âges variés, allant de jeunes hommes à une bonne partie de pères d’adolescents qui interrompent parfois leur participation aux échanges pour les aider à leurs exercices de maths.
Les joueurs les plus agressifs, qui attaquent les villages des autres pour les détruire, sont parfois appelés « rageux » et peu appréciés. Récemment, un joueur a écrit à tous les membres de l’alliance en mettant en exergue aussi les femmes, comme on dit « Parisiens et Parisiennes ».
Bref, moi qui aime la stratégie, je m’y sens bien. Et Helgant ne se défend pas mal du tout. Un héros, comme Thésée.

Bééé @20

Un troupeau de moutons passe dans le parc de La Courneuve début avril 2021.Après le dimanche et ses lapins, Helgant a croisé pour le lundi de Pâques… des moutons et des agneaux. Un beau troupeau en pleine transhumance ! Nous sommes restés à distance et Helgant n’a pas bronché en regardant passer les copains des Mouton.
Bien sûr quand le chien de berger a aboyé, il a répondu. Il fallait qu’il se montre à la hauteur de sa vocation manquée de gardien de troupeau.
C’était vraiment un week-end thématique. Les Mouton demandent où étaient les poules !Un troupeau de moutons passe dans le parc de La Courneuve début avril 2021.

Anniv’ @47

Les Mouton, Petit Agneau et Petit Koala découvrent Kito Katoka.— C’eeeeeeeeeest le trébonziiiiiversaire de Frédéric !
— Al*oooooo*rs on est obl*iiiii*gé de lu*iiii* d*ooooo*nner son c*aaaa*deau ?
— Ouais, c’est l’idée d’l’anniv’ !
— Cooooooomment on vaaaa s’en paaaaaasser ???
— On veut le reeeeeelire et reeeeeelire et reeeeeelire et reeeeeelire…
— Faut pas vous inquiéter. Je vais trouver une autre Kito pour l’Frédo, les commissions, c’est mon rayon !
— Y a plus*iiiii*eurs Kito ?
— Nan, c’la même ! Mais ell’est dans d’aut’livres.
— Elle est siiiiii choouuuuuette !
— Gardez ce livre, je file chez le libraire en trouver un autre pour Frédéric.
— Ooooooh ! Meeeerciiii Caddie.
— T’es un pote mon Caddienounet.
— All*eeeee*z, venez ! On va retr*oooooo*uver n*oooooo*tre Kito !

Chouette ! @43

Cela fait plusieurs années que je fréquente le moins possible Facebook et sa messagerie Messenger. Tous les deux ou trois mois, je me rappelle que ce réseau social existe et je vais voir s’il s’y passe des choses intéressantes (rien à signaler depuis des mois) ou si j’ai reçu un message. Bien m’en a pris ce samedi car quatre messages m’annonçaient le meilleur pour ce week-end dans une gradation de promesses inattendues.
Le premier message était d’une certaine Rina Adalgisa. Juste un lien vers une page Facebook que je ne suis pas allé visiter et une photo de profil sans ambiguïté à base de bikini et de piscine bleue. Simple et efficace.
Le deuxième message était lui envoyé par Ebony Arellano. Le mystère est total car pas de photo de profil. La déclaration laconique et directe constituant l’unique message en est d’autant plus percutante : « Je veux sortir avec toi. Contactez-moi ici. », émoji téléphone, émoji doigt qui pointe vers un lien Facebook.
Le troisième message a franchi un nouveau cap. Toujours pas de photo de profil mais le style direct de Bruce Douglas y était tout à fait adapté au propos : « Site de rencontre, salope coquine. », émoji bikini, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
La quatrième message envoyé par Jeremy Tapia cachait bien son jeu puisque sans photo de profil mais avec un message à la syntaxe non équivoque : « Je suis excitée et j’ai besoin de toi. Tu veux me baiser ? Chambre privée. Cliquez ici. », émoji bikini, émoji aubergine, émoji interdit aux moins de 18 ans, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
J’avoue avoir attendu avec un brin de curiosité un cinquième message qui n’est jamais arrivé. Quelle déception. Emoji qui pleure d’un oeil mais le sourire en coin.