Archives par étiquette : Chouette !

Chouette ! @48

Un téléphone ancienJe suis chez l’ostéopathe. Pour son dernier jour de travail avant plusieurs mois en raison d’une opération, j’ai pris rendez-vous plusieurs semaines avant. Il est excellent, pratique depuis des années et est donc très demandé.
Dans la salle d’attente, j’entends la secrétaire. Elle répond à un appel, je comprends que son interlocutrice est une connaissance du praticien et demande un rendez-vous, mais tout est complet jusqu’à la reprise, mi-août, même pour une urgence. La secrétaire dit à la femme qu’elle voit avec l’ostéopathe et la rappelle, sans grand espoir.
Elle raccroche pour prendre un autre appel. Cette autre interlocutrice annule un rendez-vous le midi.
La secrétaire rappelle la première : tu peux être là à midi ? Tu as vraiment de la chance.
Oh ! que oui. Je confirme, c’est vraiment une chance. Chaque visite me remet, souvent douloureusement, d’aplomb. Les visites chez cet ostéopathe sont une dépense, certes élevée, mais que je ne regrette jamais. Un investissement pour ma santé et mon bien-être.

Bonheur @53

Helgant assis sur le fauteuil de Cécyle.Chez Cécyle, le fauteuil rouge est un élément important où elle aime à se poser. Il est protégé par des plaids, en excellent état des dizaines d’années après son acquisition.
L’autre jour, Helgant et moi avons rendu visite à Cécyle. Alors que je dégage le fauteuil de mes affaires, pour m’y asseoir, Helgant y monte puis s’y installe. Il n’y a pas à dire, il sait ce qui est bon et confortable.Helgant couché dans le fauteuil de Cécyle.

Kendo @56

Une vue plongeante sur le square W. La bute herbée, en bas, un arbre devant une aitre de jeu où trône une pyramide de corde où les enfants peuvent grimper.Ces dernières semaines, je suis moins allée faire du sport au square le matin ; mon activité de professeure assistante de judo s’est intensifiée (plus de cours, plus de responsabilités), il a parfois fait un peu trop froid pour que je me décide ; il a un peu plu (pas assez, forcément) ; j’ai aussi eu la flemme de me lever ; et les fois où j’y suis allée, le malotru était là, gâchant mon plaisir de quelques uchi komi à l’élastique (un truc de judoka) avec sa musique de bourrin.
Ce matin de Pâques, pourtant, je n’ai pas hésité ; grand beau ; un petit frais comme il faut. J’ai sauté de mon lit à 7 h 05, avalé un café, sorti du beurre du frigo pour faire des sablés épeautre noisettes (tout effort a sa récompense), me suis préparée et me suis mise en route une petite demie-heure plus tard. Avec un peu de chance, le malotru ne serait pas arrivé à la fin de mon grand tour de machines… Suspense !
Le silence d’abord m’a saisie, même le long de la rue Vercingétorix où il n’y avait quasiment pas de circulation. Petit échauffement. Série de cinq minutes sur les deux machines au pied de la passerelle Alain (toujours fermée, jusqu’à quand ?) Petit salut à mes Tour (Bouddakarathaï). Trois minutes de course à vitesse réduite (un exploit !) pour rejoindre les quatre autres appareils. Nouvelles séries de cinq minutes. Et hop ! Je récupère l’élastique noué autour de ma taille et c’est parti : uchi komi par séries de 40 secondes.
Et le malotru ? Je ne l’ai ni vu ni entendu ! À la place j’ai eu quelques bagarres d’oiseaux dans les arbres, des chants que j’ai accompagnés, deux bonjours d’humains et, cerise sur mon gâteau, la mise en route de l’orgue de l’église Notre-Dame du Travail. J’ai poussé le plaisir jusqu’à faire des abdos et des étirements sur le ponton au soleil. Que du bonheur !

Note. J’ai raté le magnifique carillon de 9 heures ; même avec 1 h 10 de sport, il était encore tôt.

Délice @10

Pochette du CD. Une photos de Isabelle et de Cécyle à la guitarre. Texte : Monton's records present : Les Hel(é)gantes. Face A l'amouuuur c'est foooot. Face B Le foooot c'est l'amour.Il y a des années, Cécyle et Isabelle avait enregistré une cassette avec Anne de Marseille. Du pur collector ! Grâce à moi, depuis que j’ai magnifiquement interprété la chanson d’anniversaire de mon cher et tendre ami Helgant, inspirant comme je sais l’être…
— Mon Caddinounet, l’billet est pour parler d’disque d’Cécyle et Isabelle, pas que d’toi…
Oui, mais j’ai joué un rôle majeur dans cette sortie.
— Diiiiiis de quoiiiii !!!
Bien, Isabelle et Cécyle ont sorti un magnifique disque. Pardon, le groupe les Hel(é)gantes a publié une galette mixée grâce à mon tour de roue talentueux, mon sens inné du rythme, mon…
— Il est s*uuuuuu*per !
— Ça ! Il est ici en ouafboucle !
— Maiiiiiiis diiiit oùùùùù on l’achèèèèète !
Eh bien, de mon expertise acquise d’une longue expérience en commerce, j’ai eu l’idée d’une vente en ligne.
— Bref, j’vous dit, car sinon l’lien est pas prêt d’tre sur l’site. C’est ici l’Hétéronautes.
— Booooooonne ééééécoute !
— On va ch*aaaa*nter !
— Ouafoui !

Pochette du CD. Une photos de Isabelle et de Cécyle à la guitarre. Texte : Monton's records present : Les Hel(é)gantes. Face A l'amouuuur c'est foooot. Face B Le foooot c'est l'amour.

Anniv’ @51

Pour ses dix ans, Cécyle a fait un dessin d'anniversaire à Helgant.Le délire ! Ah ! Oui, le délire. Pour l’anniversaire de notre cher grand ami Helgant, nous chantons, dansons, chantons, jouons de la musique, chantons… Je vais vous interprèter ma version de l’hymne du jour, car je suis un chanteur exceptionnel, un grand talent, un…
Mon Caddinounet, c’est Helgant l’roi d’l’fête, alors vas-y, chante !

J’ai dix ans
Je sais que c’est vrai, j’ai dix ans
V’nez manger avec moi pour mes dix ans
Ça fait du bien d’fêter ses dix ans,
Ça parait normal,
Si tu viens pas hé
J’vais pleurer à la récré

J’ai dix ans
J’suis un beau chouchou et j’rattrape
De belles balles, rapidement
Moi je caracole, fièrement,
Je rêve, je vole…
Si tu n’viens pas hé
J’vais gémir à la récré

Dans la forêt, je m’balade,
Je suis l’roi d’l’promenade.
Je vais pisser sur les jonquilles
C’est si bon, j’aime ça tant !

J’ai dix ans
J’suis copain avec l’roi des roulettes, épatant !
Les Mouton que je vois souvent
Au fooooot, c’sont des géants
Pas des petits hommes verts
Si tu n’viens pas hé
J’serai tout triste à la récré

J’ai dix ans
Des balles plein les poches, j’ai dix ans
Les croquettes, c’est l’top, j’ai dix ans

Laissez-moi rêver pour mes dix ans
Si tu n’viens pas hé
J’serai malheureux à la récré

Bien au chaud dans HelCar
Je dépasse les autocars.
J’ai du dentifrice sur toutes les dents
Contre le tartre, c’est barbant !

J’ai dix ans
Je sais que c’est vrai que j’ai dix ans
V’nez rêver avec moi pour mes dix ans
Ça fait du bien d’fêter ces dix ans,
Ça parait normal,
Si tu n’viens pas hé
J’vais pleurer à la récré
Si tu n’viens pas hé
J’avais gémir à la récré
Si tu n’viens pas hé
Snif pour moi
A la récré
Dur pour moi
A la récré

Chouette ! @47

L'image montre Helgant avec sa collerette.En janvier dernier, Helgant a dû être opéré pour lui enlever un nodule à la patte, qui s’est avéré bénin. Dix jours après, lors d’un jour de fermeture de sa clinique vétérinaire, j’ai aperçu… l’os par sa plaie. Intervention d’un autre vétérinaire pour le recoudre en urgence. Puis, visite de contrôle dans les deux jours.
Helgant s’est retrouvé avec une collerette pour faciliter la cicatrisation de sa plaie. Avec le caractère « bonne pâte » qui le caractérise, il a supporté plusieurs semaines de se trimballer avec ce grand truc en plastique autour de la tête. Il a vigoureusement gratté sa collerette quand une oreille le démangeait et s’est cogné à de nombreux murs et meubles. La peinture de plusieurs chambranles dans l’appartement a subi des assauts imparables et son bol renversé a inondé plusieurs cartons.
En tout, Helgant a mis près d’un mois et demi à cicatriser complètement. Je suis toujours aussi épatée de sa gentillesse et de tout ce qui est agréable à vivre avec lui. Un très chouette chien décidément.

Grand homme @44

L'allée centrale du square, une tonelle en fer sans végétation, guère plus.J’ai évoqué, dans un précédent billet, la séance du Conseil de Paris du 10 février 2022 où se suivaient trois délibérations d’hommage à trois femmes, Simone de Beauvoir, Félicie Hervieu et Louise Abbema. Sur Twitter, je me suis réjouie sitôt de l’intrusion de Félicie Hervieu dans un square du 14e que je fréquente beaucoup, non sans aller chercher qui était cette dame dont j’ignorais tout, jusqu’au nom. En même temps, j’ai tendu l’oreille, écouté par le fait avec attention (et un peu d’effarement) ce qu’il se disait de Beauvoir, ai souri aux réponses de Laurence Patrice puis ai reconnu la voix enjouée de Geneviève Garrigos qui s’est mise à parler de Louise Abbema… Et Félicie ?
J’ai fait un nouveau microbillet Twitter pour m’en étonner avant que Laurence Patrice ne m’explique fort gentiment qu’aucun orateur n’étant inscrit, aucun échange ne pouvait avoir lieu. J’attends donc avec impatience son propos lors de l’inauguration de cette allée (qui devra se faire sans les jolis feuillages de notre tonnelle, récemment remise à neuf et bien nue) mais l’idée m’a traversé l’esprit d‘écrire ces quelques lignes qu’un ou une élue du 14e aurait pu avoir l’obligeance de prononcer lors de ce conseil, au moins pour saluer le travail entrepris par Laurence Patrice pour que la mémoire des femmes s’invite dans notre présent.
J’ai trois minutes, je crois ; je les prends.

« Mes chères collègues (pardonnez-moi mes chers, mais il semble que la mémoire des femmes vous importe peu ; je vous néglige donc à la hauteur de votre dédain),
« Jusqu’à ce matin, j’ignorais tout de la personne de Félicie Hervieu dont le square de l’abbé Lemire va accueillir la mémoire sous la forme d’une allée qui traverse de part en part cet espace vert longiligne, coincé entre des logements SNCF et les vestiges de la radiale Vercingétorix. Une femme qui vient fendre un ecclésiastique ; l’idée d’emblée me fait sourire et me plaît ; elle ne pourra que doper ma joie ces matins où je côtoie le lever du jour sur un appareil de sport, pile dans l’axe de cette petite farce féministe.
« Seriez-vous donc une farceuse, Laurence Patrice, à nous proposer ce mariage bucolique d’une pécheresse et d’un confesseur ? Vous l’êtes, j’en suis sûre mais moi, je ferais bien d’aller regarder qui sont ces deux-là avant de me laisser emporter par une rhétorique creuse. On ne voit souvent dans les plaques et les noms de voies que le moyen de se repérer dans la ville ; c’en est un aussi de se repérer dans l’histoire et découvrir, pour aujourd’hui, que les destins de l’abbé Lemire et de Félicie Hervieu sont déjà liés et que la venue de Félicie dans le square de l’abbé n’est que justice, et sagacité.
« Je ne vais pas conter leur histoire, je n’en connais que leur fiche Wikipédia ; c’est peu, mais assez pour comprendre que l’abbé Lemire s’est inspiré de l’action sociale de Félicie Hervieu pour se voir accorder la paternité des jardins ouvriers, là où elle en a eu l’intuition et la première mise en œuvre. Les femmes ont l’habitude de se faire voler leurs brevets ; l’abbé n’y est pour rien, sans doute, mais puisqu’il s’agit ici d’honorer la mémoire d’une femme, n’oublions pas que c’est dans une quadruple vie qu’elle a eu cette inspiration, menant de front son métier de sage-femme, la mise au monde et l’éducation de ses sept enfants, son soutien à l’entreprise de son mari et la création d’œuvres sociales émancipatrices.
« Je m’arrête là, admirative de la vie et de l’action de toutes ces femmes qui me donnent aujourd’hui le goût et l’opportunité d’être une femme libre, engagée et résolue à défendre celles et ceux que l’ordre bourgeois, hétérosexiste, raciste et validiste opprime. Merci à vous, Laurence Patrice, de m’avoir permis de connaître Félicie Hervieu, comme tant d’autres. Quand je suivrai cette allée, dorénavant, je ralentirai mon pas pour goûter la douceur de la liberté. »

 

Extravagance parisienne @76

L'image montre des en-têtes de diplômesEn janvier 2022, je me suis aperçue que je n’avais jamais demandé mon diplôme de maîtrise de Philosophie, j’ai juste une attestation qui devait être échangée contre le diplôme comme c’est écrit dessus. Je n’avais pas non plus mon diplôme de DEA (diplôme d’études approfondies, qui était la première partie du 3e cycle donc de la formation doctorale) de Sciences cognitives, mais un relevé exhaustif des notes par matières. J’ai passé la première en 1994 et le second en 1997. Je ne sais plus trop ce qui s’est passé pour que je ne demande pas ces diplômes, sachant que j’ai arrêté ma formation initiale universitaire après le DEA.
Je me suis demandé s’il était possible de les récupérer des années après. Pour m’en assurer, j’ai envoyé un lundi soir un courriel à des destinataires trouvés sur les sites de la faculté de Tours (secrétariat de philosophie) pour la maîtrise et à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales), service des thèses pour le DEA.
Le lendemain matin, j’avais des réponses des deux institutions. À 8 heures 20, la secrétaire des études doctorales de l’EHESS m’a répondu qu’il y avait bien un diplôme de DEA de Sciences cognitives à l’époque, imprimé à la demande écrite de l’étudiant. Elle a pris note de ma demande et me recontactera à l’issue des quelques mois de délai pour obtenir le document.
À 9 h 30, la secrétaire à Tours m’écrivait qu’elle avait vérifié mon dossier et me demandait le scan de pièces complémentaires pour lancer l’impression de mon diplôme. Il faudra sans doute que j’aille le chercher sur place. Voilà une belle occasion de retourner dans cette jolie ville.
Ces messages positifs, rapides et d’un ton cordial m’ont donné la pêche. Et je vais pouvoir compléter mes archives universitaires, vingt ans plus tard.

Gamine @35

Une enfante saine...La semaine de mon opération « abattant », j’ai amené à réparer mon vélo. Il perdait des vis et mes tentatives pour trouver des remplaçantes adaptées ou des solutions détournées à coup de bracelets de serrage n’ont résolu le problème que temporairement.
Le porte-bagages, porteur également de la batterie, ayant fini par perdre aussi une des attaches principales, j’ai pris le chemin d’un atelier. J’ai assisté en direct à la pose de vis adéquates, l’enlèvement et la remise de la roue arrière.
En rentrant, je constate qu’un des systèmes d’assistance électrique ne fonctionne pas. Après étude du vélo, me voilà à rebrancher un câble et réinitialiser un système comme je l’avais vu faire à d’autres occasions.
Le lendemain, quelques réactions du vélo m’étonnent lors de ma descente vers le bureau. Au retour, je constate que l’assistance ne fonctionne que par intermittence, ce qui est assez pénible dans l’effort vers mes hauteurs. Notant le code erreur s’affichant sur la console de gestion de l’assistance, je consulte le mode d’emploi de la batterie trouvé en ligne, un forum indiquant des pistes d’explication de cette erreur et me souviens de ce que m’a dit le réparateur sur un tout petit objet fixé à la roue. Me voilà donc partie à remettre l’aimant sur ce bitoniau en face du capteur, ayant compris que c’est ce passage régulier qui indique au système la vitesse du vélo et permet de calibrer l’assistance.
Après quelques difficultés à manier le tournevis dans la situation, me voilà avec alignement des deux parties. Le lendemain, c’est le sourire aux lèvres que j’ai constaté que c’était le bon diagnostic et le bon dépannage. Un autre motif de fierté…

Gamine @34

Je ne suis pas manuelle, notamment pas bricoleuse. Pourtant, parfois, je me lance.
Ainsi, ma grande fierté de ce début d’année est d’avoir désinstallé un abattant de toilettes, puis installé un neuf. Ceci après consultations de sites spécialisés, de prises de mesure plusieurs fois pour être sûre de mes relevés puis le choix de l’objet y correspondant avec une compagnie efficace et la sollicitation de vendeuse assurée.Des toilettes avec un bouquet de fleur à l'intérieur
Il reste que j’ai réussi à mener à bien ces opérations seule. Et j’en suis encore fière.