Archives par étiquette : Bienveillance

Changement @30

Helgant en pension fait connaissance d'autres chiens.

Étant présidente de bureau de vote pour les élections régionales, je savais devoir passer deux dimanches très occupés hors de chez moi. Cela me semblait long pour Helgant. Après avoir réfléchi à différentes options, j’ai retenu une pension canine à la campagne.
Je l’ai d’abord déposé pour deux jours. Il est beaucoup resté dans son coin, à l’écart de la trentaine de chiens présents sur place.
Pour la période suivante, j’ai demandé son avis à la vétérinaire comportementaliste qui avait vu Helgant il y a quelques mois, car pour m’organiser, il était question que je l’y laisse une semaine. Pour elle, cela serait positif pour sa sociabilité en général. Donc, suite à ses conseils, c’est l’option que j’ai retenue. Pendant ce laps de temps, j’ai reçu des vidéos de Helgant. J’ai appris qu’il se mêlait plus aux autres chiens et commençait à jouer avec eux.
Ces expériences ont été compliquées pour moi en raison d’erreurs ou incompréhensions avec les responsables de la pension. En tous les cas, elles ont été positives pour Helgant. Je trouve que ça se passe un peu mieux dehors, mais on reste à quelques mètres de la maison. En revanche, chez la vétérinaire, c’était notable : il a même sauté de lui-même sur la table en attrapant une friandise et il salivait bien moins d’anxiété. En vacances, il partage un grand terrain avec deux vieux chiens recueillis de la SPA après des maltraitantes et ils s’entendent bien.
Je pense que ça n’a pas toujours était facile, mais plutôt agréable pour lui. En tous les cas, ça a été long pour moi. On est bien tous les deux dans la pension de Petit Mouton.

Agit-prop’ @37

Logo la loi de 1901 a 120 ansIl y a cinq ans, j’ai adhéré à une association LGBT (dont je tairai le nom, des fois, je suis gentille) (quoique) dont la cause me touche sans que je ne sois très active ; l’idée était de marquer mon soutien, sans intention de participer avec celle d’être mieux informée de ses activités. J’ai reçu confirmation de mon adhésion par la plateforme Helloasso puis… plus rien ; ou pas grand-chose : aucun mot de bienvenue, un mail dans l’année m’annonçant une action de collecte de fonds, pas de convocation à l’assemblée générale ni autres informations sur la vie de l’association.
J’ai décidé de ne pas réadhérer. J’ai bien fait ! Depuis, je reçois un mail tous les deux mois m’invitant à telle ou telle action, à faire un don, adhérer, etc. Parfois, j’ai même droit à un communiqué de presse ! N’est-ce pas extraordinaire ? On me rétorquera que c’est une association, que les bénévoles font ce qu’ils peuvent, que, que, que… Je gère et adhère à suffisamment d’associations pour savoir que ce n’est pas le bénévolat qui est en cause, mais que souvent un fonctionnement en mode « entre-soi » pénalise le développement associatif, la satisfaction des ego et le besoin d’appartenir à un groupe soudé semblant à certains plus essentiels que la cause qu’ils sont censés défendre. Dommage.

Lesbienne @25

Quatre photo de la marche des fierté, où je défile avec madame H, avec David et Jonahtan, en SO du centre LGBT, et avec les Gamme'ellesJ’ai croisé, je ne sais plus où, un argumentaire contre l’homophobie à l’occasion de l’Idaho, reprenant le slogan antiraciste « L’amour n’a pas de couleur ». Il s’agissait là, à partir des six couleurs du « rainbow flag », de prôner la tolérance en égrainant les différentes configurations amoureuses au gré du sexe, du genre et du choix d’objet.
Je suis toujours surprise de ce genre d’arguments tarte à la crème tant les luttes antiracistes ont montré leur inefficacité tout simplement parce que l’hétérosexisme, le racisme ou encore le validisme ne sont pas affaire de tolérance et tant, surtout, se situer sur ce terrain nie la dimension politique de l’exclusion, fondement de l’ordre qui nous gouverne (avec notre consentement au moins implicite).
Croire encore aujourd’hui que les personnes qui excluent, dénigrent, harcèlent, agressent le font par méchanceté, ignorance ou bêtise, c’est céder à la culture judéo-chrétienne qui nous porte à aimer notre prochain pour mieux cautionner le libéralisme, la ségrégation, l’exploitation de la planète et des peuples au profit d’une minorité qui sait profiter de toute situation, même les pires comme les guerres, les pandémies et les génocides.
Si d’aucuns se demandent pourquoi je n’ai pas cédé au slogan marketing de la dernière Marche des Fiertés pas plus que je ne cède à un discours protestataire qui ne rompt pas avec les logiques de domination, vous avez dans ce billet, comme ici, une part de la réponse.

Changement @29

Je suis en fauteuil avec un chapeau, une veste et un pantalon de pluis, le pied emballé dans un sac poubelle.J’ai suffisamment de proximité avec le monde des handicapés (un monde mis à part par le validisme ordinaire), par mon handicap visuel, bien sûr, mais aussi pour avoir fréquenté des handicapés physiques, pour savoir combien la vie en fauteuil roulant nécessite d’adaptations voire de renoncements. Couplé au handicap visuel, c’est un pur bonheur… c’est tout du moins ainsi que j’ai envie de le vivre durant ces six semaines de plâtre ; et le mois ou deux de marche compliquée à suivre.
J’ai un gros atout dans ma manche : je sais m’adapter. Je ne le mesure pas toujours vis-à-vis de ma déficience visuelle mais les trois confinements sont venus me le rappeler. La rupture a été plus brutale cette fois : je partais prendre un train ; en une fraction de seconde, j’ai perdu cette mobilité de proximité qui fait ma fierté et une bonne part de ma qualité de vie. J’ai tout de suite réclamé un fauteuil plutôt que les cannes qui m’étaient proposées : descendre d’un cran ne me pose pas de problème d’ego (l’image de soi, vous savez) et c’était le gage de pouvoir utiliser à fond ce qui me reste : deux bras, une jambe, un genou… et un cerveau au taquet.
Dès mon lit d’hôpital, j’ai commencé à faire des abdos dans mon lit, des pompes verticales sur le déambulateur, profitant de la moindre occasion pour adapter ma musculature de judoka. Rentrée chez moi, l’objectif a été d’aller chez le kiné en fauteuil : 500 mètres en faux plat montant sur la moitié. Il m’a fallu dix jours pour trouver le bon trajet, vaincre mes appréhensions. Aujourd’hui, ma position sur le fauteuil de location a changé. Mes abdos poussent les roues en même temps que mes bras ; et je fais le plus difficile en marche arrière avec la jambe valide en propulseur. Je ne vois pas où je vais, certes ; mais en fait, cela ne me change guère !
Je me prépare désormais à la reprise de la marche ; multipliant les exercices pour ne pas (trop) perdre de musculation dans la jambe immobilisée tout en ménageant mon genou. En même temps, j’ai pris soin de me garantir une alimentation riche en fibres, calcium et vitamines en dépit de l’insistance des repas livrés à me faire manger du trop gras trop salé. Je limite ma consommation de sucres ajoutés. J’espère ne pas avoir pris de poids et ce régime me garantit un transit que l’immobilité et le riz servi à gogo menacent.
Mon moral, forcément, suit le mouvement. J’ai des bons et mauvais jours, comme tout un chacun. Je crains la reprise de la marche. Être active physiquement et intellectuellement me dope ; mes amis et mes voisins me font un bien fou ! Je peux ainsi prendre prétexte de chaque chose pour mener une nouvelle expérience, qu’il s’agisse de faire ses courses en ligne, de vaincre un trottoir trop incliné latéralement, ou d’observer le monde à hauteur et vitesse de fauteuil. Je sors parfois uniquement pour cela tant cette observation est passionnante, tant les personnes sont des mines d’humanité dont je me délecte, que celle-ci me réjouisse ou me révolte.
Il est encore un peu tôt pour en faire le bilan mais je sais déjà que ma vision, déjà assez optimiste de la vie, vire au ravissement, dans mes joies comme dans mes colères. Mon écriture, forcément, s’en ressentira. Ma relation aux autres, aussi. Je ferai sans doute encore moins de cadeaux mais suis désormais en capacité d’accepter la moindre offrande avec l’idée de prendre le temps d’être à l’autre et l’aimer. N’y voyez aucun altruisme de ma part ; c’est juste que je mesure combien le moindre souffle d’air est une joie à qui sait s’en ouvrir les poumons.

Anniv’ @49

Un gateau d'anniversaire sur une table d'hopital.Pour mon anniversaire, en direct de l’hôpital, Isabelle m’a apporté un gâteau au chocolat avec des bougies ! J’en étais toute contente et, comme elle a congelé ce que nous n’avons pas mangé, je savoure mon anniversaire régulièrement depuis. À mon retour chez moi, je trouve un petit colis dans ma boîte aux lettres. Mais qui me fait un cadeau ?
Je l’ouvre et… quelle belle surprise ! Deux rouleaux de papier toilette pour me signifier mes six semaines de confinement ?
J’avais en fait répondu à une enquête consommateurs il y a quelques semaines et devais tester le produit. Une aubaine ! (à cette nuance qu’il n’était pas terrible.)

Je suis dans un fauteuil roulant, un carton avec deux rouleaux de pQ sur les genoux.

Changement @28

Dans la décision d’adopter un chien pesait beaucoup la question des contraintes, dont le sortir pour ses besoins. Ce qui signifie aussi devoir ramasser ses déjections.
Un temps de ma vie professionnelle, j’ai participé à la lutte contre les propriétaires de chiens indélicats. Je ne m’imaginais pas pour autant à leur place, et pas seulement par respect de l’espace public et de ses usagers. Une des raisons est que je ne pouvais m’imaginer propriétaire de chien, car j’avais une horreur, une véritable répulsion physique, pour lesdites déjections. Longtemps, même voir un chien crotter dans la rue me dégoûtait profondément. C’était le summum de ce qui m’était insupportable de voir.
Donc, dans ma décision d’adoption, était en jeu ma capacité à dépasser cette répugnance profonde. D’autant qu’il n’était pas question de ne pas ramasser, sur du bitume ou du gazon.
Sans doute qu’aimer son animal aide à y arriver, mais le fait est que, passer les premiers moments, cela ne me pose plus de problème. Bon, parfois le matin à jeun, ce n’est pas folichon…
Helgant n’a pas permis de retrouver les racines psychologiques ou d’élaborer d’autres clarifications de ce qui a pu m’arriver au stade anal. Mais il m’a permis de dépasser cette répugnance. En somme, il n’est pas psychanalyste, mais plutôt expert en TTC (thérapie comportementale et cognitive). C’est un de ses multiples talents.

Galère @12

Après Cécyle, je me suis retrouvée comme elle à me mettre en quête d’une personne ayant perdu des papiers. Cette quête était moins complexe et riche, mais forcément j’ai pensé à elle.
Alors que je rentrais des courses avec Poussette, inspirée par Caddie, je vois sur le trottoir un paquet de papiers liés entre eux par un gros élastique. Les documents sont abîmés, il y a des traces de roues, mais je me rends rapidement compte qu’il s’agit de documents médicaux : copies d’arrêts de travail, résultats d’examens médicaux, ordonnances…
J’appelle la personne concernée dont je trouve rapidement le numéro de portable. Cela sonne, sans réponse et sans messagerie. Très vite, la meilleure solution me semble d’aller à la pharmacie. Sur le chemin, je pose mes courses à la maison.
À l’officine, la pharmacienne vérifie et ne trouve pas la patiente dans son fichier. Une délivrance de médicaments indique qu’elle est cliente chez des confrères pas très loin. Je m’y rends donc.
À cette seconde officine, une jeune employée commence à chercher dans son fichier et quand je lui dis que la personne est déjà venue, elle me dit s’occuper de la retrouver.
Ma mission s’est donc beaucoup plus rapidement terminée que pour Cécyle. Et je n’ai pas rencontré cette femme, mais je suis ravie d’avoir pu l’aider.

Galère @11

Une roue de CaddieN’hésitez pas à lire au préalable, l’épisode 1, l’épisode 2 et l’épisode 3.

Épilogue.
L’homme est donc allé au commissariat déclarer la perte de ses papiers, j’imagine. Comment est-il arrivé là ? Spontanément ? Guidé par l’homme avec qui j’ai parlé à la sanisette puis l’agent à la mairie ? Je ne saurai jamais.
Au téléphone, la dame me demande s’il y a bien un passeport dans le sac, me demande le nom du gars. Je lui dis combien je suis rassurée ; que j’ai laissé plusieurs messages sur le répondeur. Elle a l’air aussi ravie que moi de ce dénouement et me demande si je peux fixer un rendez-vous à ce monsieur.
— S’il peut attendre, dans 25 minutes devant le commissariat ?
L’idée m’est venue spontanément, c’était l’endroit le plus sécure !
Elle me décrit le monsieur ; je lui explique que je suis déficiente visuelle et que j’aurai une canne blanche à la main. Elle me dit « Très bien ! Il ne pourra pas vous manquer. » Je laisse Caddie dans la cuisine, pas mécontent de se poser un peu, et repars. L’homme me repère, en effet. Je l’observe ; il a l’air fatigué. Je lui donne le sac ; il le met tout de suite dans son dos. Il m’explique qu’il sortait de l’hôpital et qu’il est allé aux toilettes, qu’il a accroché son sac car il a été greffé d’un rein et cela lui faisait mal de le laisser sur son dos. Tout ça en deux phrases.
Je me souviens alors que l’allocation demandée est accordée aux personnes handicapées. Je lui suggère de garder ses papiers à la maison ; il me répond qu’il a peur de les y laisser. Je n’insiste pas. J’ai fait ma part pour aujourd’hui, et 15614 pas. Je ne sais pas si j’ai pris les bonnes décisions à chaque étape de cette aventure et l’écrire me permet de mesurer combien les choix que j’ai fait ont évolué en fonction des informations dont je disposais. L’issue est heureuse. C’est à l’instant l’essentiel ce d’autant que cette histoire me donne la satisfaction d’avoir pu aider mon prochain en dépit de pas mal d’obstacles. Vous avez dit « handicap » ?
— T’es belle comme une jument de course !
Caddie !

Galère @10

Une roue de CaddieLe premier épisode de ce feuilleton est sur ce lien et le second sur celui-là.

Épisode 3. De la mairie à chez moi.
On marche à petits pas avec Caddie vers le commissariat, bien embêtés de devoir livrer des papiers tunisiens sans savoir si l’homme est en situation régulière même si la présence de documents du centre d’action sociale pourrait avérer trois ans de résidence à Paris puisque c’est une condition pour bénéficier d’aides. Faut-il être en situation régulière ? Je l’ignore. Il n’en est pas besoin pour payer des impôts, alors…
Arrivée rue Boulard, je décide de me poser sur un accroche vélos et mieux étudier les papiers contenus dans la pochette en plastique. Je passe les feuilles d’impôts, le bail et retombe sur un document du bureau d’aide sociale. En gros, en haut « Demande d’attribution »… J’en ai rempli un il n’y a pas longtemps et on m’y demandait mon téléphone. Bingo ! Je sors Cousin Smarty, je lance Seeing all qui me lit le document… avec un numéro de téléphone ! Je le repère sur la page, fais une photo, zoome et le recopie dans Note (bah oui, les procédures de bigleux, c’est toujours un peu complexe).
Je mets mon téléphone en numéro masqué (sait-on jamais…) et appelle. À la cinquième sonnerie, répondeur. Je laisse un message, indiquant à ce monsieur que j’ai son sac avec tous ses papiers et que je le rappelle dans cinq minutes pour que nous fixions un rendez-vous. J’attends. Je rappelle. Répondeur. Avec Caddie (qui commence à trouver le Vrac un peu lourd), on décide de rentrer à la maison ; ce monsieur va bien finir par décrocher ! Quand j’y arrive, vingt minutes plus tard, j’ai appelé cinq fois, sans succès.
N’aurais-je pas dû aller au commissariat ? Je me pose de plus en plus la question. Je sors le document sur lequel j’ai trouvé le numéro de téléphone. Je vérifie sur le site de la Ville les conditions d’attribution de l’allocation visée : il faut bien être en situation régulière pour en bénéficier. Le temps de rentrer, je me suis demandé où je pourrais donner rendez-vous à cet homme sans risque pour ma propre sécurité. Dans le sac, j’ai trouvé un briquet sans cigarettes et du Lexomyl… L’heure du couvre-feu approche. Je dois prendre une décision, pestant un peu contre l’esprit de chevalerie de Caddie.
Je pense à mon voisin qui pourra m’aider mais qui part en week-end demain tôt. Je dois régler cette affaire ce soir. Je décide d’appeler une dernière fois et si personne ne décroche, je laisserai un message en indiquant que je déposerai le sac le lendemain au commissariat du 14e. À la troisième sonnerie, un homme décroche ; je me présente ; il me dit quelque chose que je ne comprends pas et j’entends alors la voix d’une femme :
— Bonjour, madame, c’est le commissariat du 14e…

Galère @9

Une roue de CaddieLe premier épisode de ce feuilleton est sur ce lien.

Épisode 2. De la sanisette à la mairie
Je suis assise sur ce banc devant la sanisette avenue René Coty, le sac avec la vie d’un monsieur au chaud dans Caddie posé sur mon Vrac, et je cherche une solution pour trouver son numéro de téléphone. Je demande d’abord à Siri, qui ne le trouve pas dans l’annuaire. Je songe alors que j’ai vu des documents de la mairie et du centre d’action sociale. Il doit être possible de le retrouver par cette voie ?
Il est 16 h 35. La mairie est à dix minutes et l’accueil ferme à 17 heures ; j’espère y trouver de l’aide pour mieux lire ces documents et peut-être y dénicher un numéro de téléphone. Je me lève, attrape Caddie et remarque un monsieur à la porte de la sanisette. Mon gars ? Je m’approche.
— Bonjour, monsieur, vous n’auriez pas perdu un sac ?
— Oui !
Il s’agit à l’évidence d’un homme vivant dans la rue ; j’ai vu un bail dans les documents ; ça ne colle pas. Je lui demande son nom. Il me donne un prénom qui n’est pas le bon. Il n’insiste pas. Je lui explique que j’ai trouvé le sac dans la sanisette. Il me suggère d’aller le porter au commissariat. Je lui réponds, sans réfléchir que je ne préfère pas ; il y a un passeport et ne sais pas si l’homme a des papiers, que je veux juste lui rendre son sac, pas qu’il se retrouve en centre de rétention administrative. Je pars en lui indiquant que je vais à la mairie, qu’il le dise s’il croise un homme qui cherche son sac.
Je sprinte avec Caddie. On arrive à moins dix à la mairie. J’ai sorti ma canne blanche pour m’éviter trop d’explications sur pourquoi j’ai besoin d’aide pour trouver un numéro de téléphone dans les documents. Un agent de surveillance barre la porte. Je lui explique la situation. Il me répond que l’accueil a fermé plus tôt, nous sommes veille d’Ascension… et me dit d’aller au commissariat qui est… « par là ».
Il tend le bras en conséquence, ce qui ne m’aide guère. Pour corser l’histoire, il faut que je précise que le commissariat du 14e est en travaux et qu’il a déménagé de l’avenue du Maine à ? « Par là, tout droit, vous ne pouvez pas vous tromper. »* J’explique à cet agent que ce bras tendu dans le vide n’est pas un bon indicateur, qu’il me donne une adresse ; il ne sait pas ; à côté de La Poste, avenue du général Leclerc.
Ça m’embête toujours d’aller au commissariat… mais j’y vais. Avec ce passeport dans le sac, je n’ai guère le choix.

Un extrait de plan du 14e arrondissement* Je vous mets ci-contre le plan du quartier avec indication de où se trouvait cet agent par rapport au commissariat afin que vous appréciiez la qualité de ses indications.