Archives de catégorie : Vroum @

Vroum @27

Avec l’arrivée de Helgant, beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Les Hétéronautes le savent bien. Pour pouvoir partir en vacances ou se promener dans la forêt, Lamoto était partante, mais ce n’était pas très raisonnable pour Helgant de voyager poils au vent.
Après réflexion, j’ai acheté une voiture puis j’ai permis à Lamoto de trouver un propriétaire pouvant rouler plus souvent. Acheter une voiture… je ne pensais pas faire cela un jour. Et je n’aurais jamais pensé que cela soit aussi pertinent. La voiture ne sort que pour des sorties qui ne me sont pas possibles avec un autre moyen de transport. Avec Helgant, nous pouvons partir facilement en forêt pour de bonnes promenades, qui nous font du bien à lui et moi.
Reste à savoir si le confinement nous bloquera. En tous les cas, Helgant et moi sommes prêts pour ces petites aventures en forêt francilienne, allez vrouuuum !

Vroum @26

Entendu lors d’une manifestation de motards à Paris ce samedi 6 février pour protester contre l’expérimentation du stationnement payant des deux-roues motorisés :  » Rouler en moto, c’est être libre et mobile. »
Libre de quoi ? De ne pas respecter le Code de la Route et les autres modes de déplacement ?

Vroum @25

En cherchant une émission en rediffusion du Magazine de la santé, je tombe sur un autre sujet concernant la moto. Je sais les dangers de la moto et suis très prudente, mais on a toujours en tête le risque d’accident.
Le reportage suit des motards gravement blessés. Ils sont paraplégiques ou amputés d’un membre inférieur avec prothèse. Une association permet à certains de remonter en selle sur des machines de course sur circuit. Il y a même des compétitions.
Je ne connaissais pas du tout. C’était très impressionnant et surtout très émouvant.

Vroum @24

J’ai découvert le plaisir de partir quelques jours de Paris pour aller en bord de mer. Cela me fait beaucoup de bien. Je découvre la Normandie en ma baladant avec Lamoto.
J’aime bien rouler seule. Mais j’aime aussi beaucoup l’usage de se saluer entre motards. Un signe de reconnaissance qui me touche toujours. C’est l’appartenance à un collectif dans lequel je ne me retrouve pas toujours mais auquel je suis contente d’appartenir. C’est aussi de ce fait la sécurité et la simplicité de la solidarité motarde qu’il y a derrière. Et le bonheur d’avoir repris la moto.

Vroum @23

France infoLa veille du week-end de Pentecôte, France TV Info aborde la question de l’affluence sur les routes, avec cette annonce : « Ce week-end sur les routes, soyez prudents. Renforcement des contrôles routiers. »
Je l’ai entendu une fois, surprise ; convaincue que l’annonce serait corrigée à la prochaine occurrence. Perdu ! Pour notre chère radio-télé publique, la prudence sur les routes est motivée par la présence de gendarmes. Quoi d’autre d’ailleurs ? Les trois mille cinq cents morts sur la route en 2018 ? Les vingt-deux mille blessés légers ? La peine des familles et proches concernés ?
Non ! La sécurité routière, c’est une affaire de gendarmes parce que ne pas boire au volant, ni consommer psychotropes et stupéfiants, limiter sa vitesse, respecter le Code de la route, cela ne vaut que pour les autres, ces abrutis qui ne savent pas conduire, car tout bon conducteur peut rouler après une soirée bien arrosée sur une route de campagne à plus de 80 km / heures sans risque… sauf pour les arbres. Bien sûr.
Les arbres ? Et les talus. À eux de faire attention en traversant.

Vroum @22

Samedi midi, j’allume mon téléviseur pour regarder le journal de 13 heures sur France 2… Ce réflexe est sans doute un héritage de mon côté « ménagère de moins de 50 ans » des années 80 !
Un peu en avance, je tombe donc sur la toute fin d’un jeu télévisé du midi. Je comprends que le champion est vraiment un champion puisqu’il en est à sa centième victoire. Du coup, il a droit à un beau cadeau : une voiture toute neuve et toute à essence ou diesel… vous savez, le genre de véhicule qui a un vague impact sur notre environnement et sur notre santé ! Rappelons qu’un véhicule à moteur à explosion pollue, qu’il soit de Crit’Air 5, 4, 3, 2 ou 1.
Tout le monde rit d’autant que le vainqueur qui a passé le permis il y a longtemps n’a, je cite, « jamais eu de voiture », même s’il a survécu jusque là et n’a rien demandé.
Je suppose qu’il faut remercier le service public d’ajouter dans l’espace, public lui-aussi, un nouveau véhicule polluant en circulation.

Vroum @21

J’ai repris en ce mois de mars Lamoto, un peu plus en avril, selon les jours, pour des questions d’organisation de mes journées. La ligne de métro à côté de chez moi devient de plus en plus chargée en raison de travaux.
Un matin, j’ai tout de même opté pour les transports. Arrivée dans la rue, à quelques mètres de mon immeuble, je me suis rendu compte que j’avais machinalement mis mes chaussures de moto. Ah ! mon inconscient avait exprimé mon envie de rouler avec Lamoto.

Vroum @20

Bonne nouvelle en ce début de semaine ! Les ventes de véhicules diesel baissent fortement : 39 % des véhicules vendus en 2018 roulaient au diesel, ils étaient 73 % en 2012 !
Enfin les mesures gouvernementales et la prise de conscience des citoyens paient ! C’est d’autant plus réjouissant qu’à l’heure où j’écris ces lignes, une étude allemande publiée ce jour démontre que la pollution de l’air aux particules fines tue deux fois plus que « ce que l’on pensait » (ici). 8,8 millions de décès par an dans le monde, 67 000 rien qu’en France ! Nous voici donc sur la bonne voie pour faire de significatifs progrès ! Sonnez tambours et trompettes ! Les occasions de se réjouir sont suffisamment rares pour décréter un jour de fête nationale !
Mais qu’ois-je ? D’aucuns m’informent qu’en fait, ce n’est pas une bonne nouvelle car l’effondrement des ventes met en danger la « filière diesel » dont la France est « championne » (ici). Des gens risquent de se retrouver au chômage. Il faut relancer la filière pour que les gens achètent de nouveau des véhicules diesel. Il faut assouplir les mesure pour autoriser les diesel à rouler même en cas de pic de pollution…


(la série de … est une façon pudique de ne pas écrire dans ce billet au style prétendument soutenu une série de mots violents, vulgaires et insultants)
Conclusion : pour « sauver la filière française du diesel », il faut tuer 67 000 personnes par an. Conclusion ?

Vroum @19

Mercredi 27 février 2019. Grand soleil sur Paris, 20°C au plus chaud de la journée. Huit jours déjà que ce temps exceptionnel illumine Paris après des mois de déficit d’ensoleillement. Quel bonheur que ce printemps avant l’heure !
Bonheur ? Dans le même temps, record de pollution aux particules fines sur la capitale et ailleurs. Huit jours d’inaction des pouvoirs publics, ceux-là même qui s’auto-proclament champions de la transformation écologique et environnemental de nos sociétés, malgré les demandes de la Ville de Paris.
Ce mercredi, le préfet de Paris a pris enfin la décision de mettre en place des restrictions de circulations sur la base du dispositif Crit’Air : seuls les véhicules dotés d’une vignette Crit’Air verte, un, deux ou trois ont le droit de circuler. Inutile de s’attarder sur la prise de cette mesure aussi tardivement alors que sont annoncées pour le lendemain des conditions météorologiques favorables à la dispersion des particules fines tueuses…
Mercredi midi, informations nationales publiques. Les mesures prises sont à la une. Interviews de conducteurs contrôlés par les autorités. La plupart d’entre eux comprennent les mesures prises. Beaucoup disent ne pas être informés. Bonne ou mauvaise foi, difficile de faire le tri. Un interviewé retient particulièrement mon attention : le monsieur est un artisan, employé ou indépendant peu importe. Il est obligé de se déplacer avec son véhicule pour son activité, ce que je comprends tout à fait. Il n’a pas sa vignette Crit’Air et le reportage ne dit pas si son véhicule est dans les normes ou pas. Et là, il tint à peu près ce langage : « Je n’étais pas au courant qu’il fallait une vignette pour circuler ni qu’il y avait des restrictions de circulation. ».
Je suis moi-même travailleur indépendant et, s’il est de bonne foi, je suis stupéfié qu’un professionnel dont l’activité dépend de ses déplacements et donc de son véhicule ait le culot de tenir ces propos… Ne pas se tenir informé de réglementations susceptibles d’avoir un impact non négligeable sur son activité professionnelle, c’est de mon point de vue au mieux un manque caractérisé de professionnalisme, voire une incompétence rédhibitoire. Et par-dessus tout, n’est-ce pas considérer avoir, toujours au nom de son activité professionnelle, tous les droits, celui de vie ou de mort inclus ?

Vroum @18

Voiture coccinelle miniatureAlors me voici donc en Hétéronomie !
Pression totale : mais que vais-je bien pouvoir raconter ? Bon, pensais-je, je vais la jouer facile en me tournant vers l’actualité. Et chouette, dans quelques jours, c’est le 17 novembre, vous savez, ce jour où une immense vague jaune fluo doit se mobiliser pour la baisse du prix de l’essence parce que bon, 48000 décès par an directement dus à la pollution automobile, c’est bien mais faudrait pas que ça me coûte trop cher d’y remédier !
Alors entendons-nous bien, j’entends tout à fait qu’il est impossible en l’état pour beaucoup de se passer de la voiture. Aller bosser, faire ses courses etc. relève souvent du casse-tête sans son moteur vrombrissant. Ce que je pointe, c’est ce sentiment irrationnel d’être amputé·e d’un membre (je vous laisse choisir le membre) dès qu’il est question de modifier le rapport à la voiture. Il suffit de voir les comportements des conducteurs et conductrices, leur réaction à la moindre rayure sur le pare-chocs ou encore les réactions des automobilistes dès que les responsables élu·e·s à cette fin tentent de mieux répartir les espaces communs… comme si la voiture octroyait un droit (un pouvoir ?) quelconque à son ou sa propriétaire…
Alors oui, l’essence est chère, mais manifestement, ça ne va pas s’arrêter là… Et plutôt qu’une lutte morbide individualiste, pourquoi ne pas plutôt se mobiliser pour que des alternatives soient accessibles plus vite en taxant le carburant des avions au même niveau que celui des voitures par exemple, en exigeant que le montant de ces taxes soit directement et intégralement utilisé pour une vraie transition écologique de la mobilité (infrastructures, véritables aides pour l’acquisition de véhicules plus propres, transports en communs intelligents, autopartage, etc.)… Bref, un peu d’imagination ne nuirait pas au débat. Et justement, si nous faisions du 17 novembre une journée de réflexion sur notre rapport à l’automobile et à la mobilité ? Si vous êtes partant·e, je propose de débuter par l’écoute cette forcément belle chanson d’Anne Sylvestre, première pierre à la réflexion… je dirais presque « philosophale » !