Archives de catégorie : Rentrée @

Rentrée @9

C’est la rentrée ! Comment le sais-je ? Facile : la rentrée, c’est quand le monsieur qui devait être là à partir du 20 juillet pour débuter notre ravalement de façade, celui pour qui on a tous débarrassé péniblement nos balcons, celui qui a finalement laissé deux personnes seules monter un échafaudage original et impressionnant fait de deux plateaux qui s’élèveront d’étage en étage, celui donc qui apparaît le 28 août et dont la première phrase sur le chantier toujours en attente est :
« Ah mais c’est le bordel sur les balcons ! »

Rentrée @8

J’ai passé les festivités du nouvel an à Vichy en compagnie de mes amis·es. Tout s’est très bien passé et toutes bonnes choses ayant une fin, il a bien fallu rentrer. C’est précisément ce qui s’est passé hier. Départ du train à 20 h 05 gare de Vichy.
Embarquant en même temps que nous, une vingtaine de jeunes gens de moins de vingt ans rentrant probablement d’un séjour « vacances » je ne sais où. Accès à nos places réservées compliqué en raison d’âpres négociations entre lesdits jeunes (« Où est ma place ? Je veux être à côté de toi. Pardon monsieur, pouvez-vous changer de place pour que je puisse être à coté de ma copine ? Qui m’aide à placer ma valise sur le porte-bagages ?… »). Déjà le souvenir de ce que représentent ces voyages pour des filles et garçons de cet âge me chatouille le nez. Finalement, chacun trouve sa place dans le wagon. Le train part…
Très vite, un petit groupe se rassemble autour de quatre fauteuils en vis-à-vis… Ils chahutent sans trop d’éclats de voix mais arrive vite le moment où ils commencent à visionner des vidéos sur le portable de l’un d’entre eux, évidement le son audible par tous les passagers mais pas à tue-tête non plus. Je suis alors partagé entre mes souvenirs d’avoir eu à cet âge le même type de comportement (vidéos et portable en moins) et la gêne occasionnée par ce brouhaha continu, d’autant que j’ai prévu de travailler pour préparer un rendez-vous professionnel prévu le lendemain. A vrai dire, j’ai une certaine capacité à faire abstraction du bruit mais la gêne qu’il provoque sur les autres me dérange presque plus…
Un premier « shuuuut » anonyme retentit dans le wagon. Les jeunes lèvent la tête, éteignent le portable et se dispersent.
Quelques minutes plus tard, le même groupe se reforme progressivement. Le son du portable se fait à nouveau entendre… Quelques minutes passent et je sens un mouvement à l’arrière du wagon. Une ombre passe en trombe à côté de mon siège : une dame, le visage rouge d’une colère rentrée s’arrête juste au niveau du groupe, regarde le plafond du wagon, et demande d’une voix qu’elle tente de faire paraître calme : «  Je ne sais pas d’où ça vient ni de qui il s’agit mais je vous demande d’arrêter la radio. ». Et elle repart aussi vite à sa place, le wagon figé par la surprise de l’intervention, un demi-sourire aux lèvres à l’écoute du mot « radio » prononcé les yeux plantés dans le plafond… Nouvelle et dernière dispersion des jeunes gens qui ne se risqueront plus à se rassembler durant les deux heures trente de voyage restant…
De mon coté, je restais partagé, d’un côté comme si ma jeunesse venait de se faire rabrouer par la dame au visage rouge, et de l’autre comme un vieux con soulagé de ne plus entendre ce bruit de fond… Bref, en 2019, encore trop jeune et pas encore assez vieux !

Rentrée @7

— Oh ! Ouiiiiiiii ! C’était foooot les vacaaaaaaaances !
— Surt*ooooooo*ut la vis*iiiiiiiiii*te du nouveau copa*iiiiiiii*n, TTBM !
— Ça, c’est un suuuuuuper copaiiiiiiiin !
— Mais, *iiiiiiiiiiii*l est repart*iiiiiiiiiiii* avec Petit Scarabée.
— Rassurez-vous les Mouton, il va revenir ! Il connaît l’chemin maintenant. Il viendra dormir et on prendra l’petit-déj’ tous ensemble !
— T’es sûûûûûûûûûûûûûr ?
— Yep, sûr d’chez sûr ! Petit Scarabée a promis.
— Tu nous dis pourquoi il s’appelle TTBM et pas Petit Ourson ?
— C’est que… C’est une histoire d’étiquette.
— D’ét*iiiiiii*qu*eeeeeeeee*tte ?
— D’étiiiiiiiqueeeeeeeeette? Elle a quoi son étiquette ? Elle est malade ?
— C’est compliqué, les Mouton. Demandez à la Principalate. Elle saura mieux expliquer qu’moi.
— Ça *aaaaaaa*lors !
— J’n’sais pas tout, les Mouton…
— Nooooooooon !
— T’es trop gentil, Petit Mouton. Allez ! Y a foooot avant la reprise de l’école. Prêts ?

Rentrée @6

Un samedi matin, de retour d’une virée dans mon quartier, j’entre avec peine dans mon immeuble à cause du chariot de La Poste juste devant la porte. J’arrive à passer et trouver le facteur occupé à préparer des avis de passage de recommandés. Il est installé, assis avec des piles autour de lui. C’est la distribution de convocations à l’assemblée générale des copropriétaires.
Très gentil, il me dit que c’est tout de même dommage que la gardienne n’ait procuration que pour trois habitants. Il trouve mon enveloppe et est tout content de me remettre mon courrier sans avoir déjà rédigé l’avis. Il en a pour un moment encore.
Je ne lui ai pas fait de remarques sur la position de son chariot qui encombre alors qu’il pourrait être poussé devant l’autre battant de la porte pour ne pas gêner. Mystère de son comportement.

Rentrée @5

Lecture !– C’est duuuur la rentrééééeee ! Heiiiin Petit Koala ?
– Ouais, c’est pas évident, mais heureusement qu’on avait pas seulement farnienté.
– Faaaarniiiiiiquoiii ?!
– Farnienté. Ça veut dire, rester les doigts de pieds, ou les sabots, en éventail. Je sais, c’est plus dur pour toi. Ce que j’veux dire, c’est qu’on a aussi lu par exemple.
– Aaaah ! C’était biiiien.
– T’as raison Petit Mouton, De grands espérances, c’est toujours bien. On en souhaite à tous les Hétéronautes !
– Ouiiii !

Rentrée @3

1er mai 2014 - ParisDe retour chez moi, après une longue journée de travail, je regarde le courrier tout juste retiré de ma boite aux lettres. Il y a trois enveloppes : une de l’établissement public où je travaillais quelques semaines avant, une du ministère de tutelle de cet établissement et une de mon nouvel employeur. Comment je fais après pour mettre de côté le boulot, hein ?
C’est mon hommage en ce jour chômé consacré à la fête du Travail. Pour un jour de repos, on n’en sort pas.

Rentrée @2

A boire !L’an dernier, lors des épreuves écrites d’un concours, j’étais toute contente d’un sujet de dissertation pile sur un sujet sur lequel je venais de lire un bouquin et que j’avais trouvé très intéressant. Bref, à l’aise, confiante… et pas admissible.
Cette année, même concours.
Tram, changement de tram pour raison inconnue, puis retard, puis changement de tram, etc. (sans pouvoir courir en raison d’une opération récente au genou), j’arrive dans la salle juste après la distribution des sujets. Ma place est tout au fond, je me pose, ouvre une bouteille d’eau, inondant ma table. Bref, sujet de note de synthèse noyé avant même d’être lu. Je mets plus de dix minutes à obtenir un sujet sec et commence donc à plancher avec un bon quart d’heure dans la vue.
Déjeuner dans un resto pas loin, furieuse envie de sieste et il fait beau (joli printemps…) Le sujet de dissert ne m’inspire pas vraiment, j’hésite à partir tellement mon travail me semble neuneu. J’ai presque honte d’être si peu inspirée. Je reste quand même et rends ma copie.
Début mai, il faut rendre une notice pour le jury d’oral. J’hésite à l’envoyer tant ça me semble plié, mais bon, faut toujours y croire… D’ailleurs, le jour des résultats, je pense à regarder plusieurs heures après l’heure fatidique, par acquis de conscience (après tant d’efforts, faut assumer jusqu’au bout !) : je suis admissible !
Maintenant, j’ai un oral à préparer pour rentrer dans une classe préparatoire (oui, parfois le chemin est long…) et encore plus d’interrogations sur les mystérieuses voies du concours.

Rentrée @1

Pour entrer à la grande école

Aujourd’hui, c’est ma rentrée ! Je reprends le chemin du travail après un bon moment loin des yeux (mais pas forcément loin du cœur). Toutefois, comme les petiots, j’effectuerai une autre rentrée le 5 septembre. En effet, je me suis inscrite à des cours d’histoire de l’art, persistant à fréquenter l’École du Louvre malgré mes déboires. Certes, du coup, je paye beaucoup plus pour beaucoup moins de cours et aucun examen. Allez, je file préparer ma trousse et mes crayons !