Archives de catégorie : M’sieur, M’dame @

M’sieur, M’dame @20

Logo de la société immobilière Century 21.Je vous avais raconté ma mésaventure avec un agent de Century 21. Suite à la publication du billet sur Twitter par Cécyle sur son propre compte, j’ai reçu un courriel du même homme qui m’avait écrit, répondant à son précédent message :

« Chère Madame,
« Informé de votre Tweet revenant sur votre expérience au contact d’un Conseiller de notre réseau, je vous propose d’échanger par téléphone.
« Je vous invite à me joindre sur ma ligne directe au 01….
« Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Chère Madame, en mes cordiales salutations. »

Je vous laisse deviner à ma réponse si je crois que les comportements agressifs et machistes dans cette société sont en passe d’être condamnés et faire l’objet de recadrage…

« Monsieur,
« Ce n’est pas tout à fait exact concernant ce tweet, mais peu importe. Je ne comprends pas pourquoi échanger par téléphone : j’ai déjà exposé ce que je pensais du comportement agressif et malpoli d’un homme travaillant pour Century 21 et de ce que j’attendais de votre part, qui n’a pas reçu d’écho favorable comme vous me l’avez déjà exposé. Je n’ai rien de particulier à tirer d’un autre échange. Vous avez l’adresse, la date et l’horaire qui vous permettrait d’agir a minima pour rappeler quelques règles de comportement. Le reste est un choix de votre part.
« Cordialement,
« Une femme parmi toutes celles qui sont lassées de devoir subir et combattre le machiste agressif si quotidien, mais on continue… »

Misère…

M’sieur, M’dame @19

L'image est le logo de la société immobilière Century 21.Le samedi 19 février, il m’est arrivé une mésaventure très désagréable dont je garde encore un goût amer, car il m’a choqué. J’ai écrit à la société dont se présentait l’homme qui en est à l’origine. Voici le message transmis via leur plateforme de contact le jour même :

« Bonjour,
« je vous écris pour ma plaindre d’un agent de Century 21, je ne sais pas de quelle agence. J’habite au […] Ce samedi 19, en milieu de matinée, j’étais rentrée avec mon chien et attendais l’ascenseur dans le hall, quand un homme visiblement pressé s’est arrêté sur le trottoir avec sa trottinette, puis m’a fait signe de lui ouvrir en pointant son blouson Century 21 dont il avait aussi la sacoche. J’ai pensé que c’était une personne pour distribuer des prospectus que nous avons encore trop souvent. Je ne lui ai pas ouvert, lui faisant signe et disant « Non, nous ne voulions pas de prospectus ». Montrant son agacement, il a laissé tomber lourdement sa trottinette contre la vitre de l’immeuble en sortant un classeur où il avait le code. Il a ouvert et m’a répété de façon agressive et très désagréable « Merci madame ». Je lui ai même dit que je me demandais pourquoi il avait le code. Il venait pour la vente d’un appartement. Puis l’ascenseur arrivant a continué à être agressif et désagréable, me disant ainsi « Prenez l’ascenseur, je le prends après », « Bonne journée » sur un ton des plus méprisants. Et il a continué à râler et à se répandre sur moi auprès du postier qui venait d’entrer.
« Je trouve scandaleux le comportement de cet agent. Depuis quand avoir un blouson Century 21 donne le droit d’entrer dans n’importe quel immeuble ? Depuis quand un agent immobilier considère qu’un habitant ne peut pas ne pas ouvrir la porte à quelqu’un qu’il ne connait pas ?
« Pouvez-vous faire le nécessaire pour que cet agent soit repris sur son comportement. Peut-être lui expliquer qu’un code est un système de sécurité et que le civisme n’inclut pas de laisser qui le demande rentrer dans un immeuble mais inclut de respecter les habitants d’un immeuble ? Peut-être lui expliquer qu’être agent immobilier, qu’avoir une trottinette et ne pas vouloir se donner la peine de sortir un classeur ne donnent aucun droit à reproche, agressivité, mépris ? Peut-être lui dire qu’il lui revient d’organiser son travail et ne pas faire subir aux autres ses problèmes de retard ou de flemme à faire correctement son travail en sortant un code d’immeuble ? Peut-être lui dire qu’une femme n’a pas à être invectivée par un homme quand elle protège l’accès à son immeuble ? Devrais-je laisser entrer quelqu’un pouvant faire des repères pour des cambriolages sous prétexte qu’il a un blouson Century 21 ? Lui rappeler que même la police doit être autorisée par la copropriété à entrer hors urgence dans des parties privatives…. ?
« Mon nom et mon numéro de téléphone n’importent pas. En revanche, je vous prie de me tenir informée des suites données à mon signalement de ce comportement inacceptable d’un agent de votre société, peu importe la notion de franchise, c’est votre logo qui est arboré et mis en avant comme passe-droit par cet homme.
« Merci,
« Cordialement »

L’insistance de cet homme à m’appeler « Madame » d’un ton appuyé m’a donné la très vive impression qu’il ne supportait pas cet affront de la part d’une femme et qu’il n’aurait pas eu le même comportement avec un homme.
Le lundi suivant, j’ai reçu un courriel :

« Chère Madame,
« Votre message, dans lequel vous décrivez le comportement d’un conseiller s’étant rendu en votre immeuble, est parvenu au service client de Century 21 France.
« Votre témoignage a retenu toute notre attention.
« Nous regrettons l’expérience que vous décrivez au contact d’un conseiller représentant la marque CENTURY 21.
« Nous attachons, en effet, une haute importance à chaque retour d’expérience et à l’image véhiculée par les membres de notre réseau.
« Plusieurs agences partenaires étant présentes sur le secteur que vous indiquez, nous ne pouvons identifier celle concernée par votre contact.
« Nous vous assurons, toutefois, de la considération portée à votre témoignage et vous remercions d’avoir contacté Century 21 France.
« Recevez, Chère Madame, nos cordiales salutations. »

J’étais un peu abasourdie : qu’avais-je à faire de la considération si la société ne pouvait pas tout simplement rechercher parmi les agences du secteur qui avait dans son portefeuille de vente un appartement à l’adresse indiquée (qui est une petite copropriété) ? Ne pouvait-elle pas s’engager à un rappel à l’ordre d’une civilité minimum et, peut-être, faire savoir à cet homme combien son comportement était inacceptable ? Non, le choix a été de laisser sans suite autre que ces quelques lignes un homme continuer à penser que sa toute-puissance est une évidence, surtout vis-à-vis d’une femme. Quel manque de courage et de considération justement ! Mais, comme l’indique mon interlocuteur, l’essentiel, c’est « l’image ». Elle est particulièrement minable et pathétique.

M’sieur, M’dame @18

En cette Journée internationale des droits des femmes, il est grand temps d’aborder ce douloureux problème du robinet des dames. Oui, vous lisez bien : le robinet des dames. Explication.
Depuis plusieurs années, dans le cadre de mon activité libérale, je donne des cours de management et de communication dans une école parisienne. Cette année, mon volume horaire a considérablement augmenté, ce qui est une excellente chose.
Comme vous le savez, la covid a bouleversé le déroulement des cours. Pour ma part, depuis avril, tous ont eu lieu en distanciel jusqu’à la semaine dernière où j’alternais présentiel et distanciel.
Toujours est-il que, même pour les cours en distanciel, je vais dans les locaux de l’école car les travaux de façade chez moi rendent impossible leur réalisation depuis mon appartement.
Les premiers cours en distanciel sur place ont donc eu lieu lors du deuxième confinement mais à l’école, pas de cantine ni de self et tous les commerces alentours étaient fermés. J’ai finalement trouvé un endroit où acheter à manger mais point de thé ni de café pour relancer la machine après le déjeuner.
J’interroge une des rares personnes présentes dans les locaux sur ce dramatique sujet et elle m’indique un endroit dans les couloirs de la partie administrative où se trouve une machine à café. Eurêka !
L’utilisation de la machine est simple et j’ai même le droit d’utiliser le café fourni. La seule contrainte est de filtrer l’eau avant de la verser dans la machine. Pour cela, une petite carafe filtrante est à disposition, charge au dernier utilisateur de la remplir. Et c’est là que les choses se compliquent. Pour remplir la carafe, pas d’autre choix que de le faire au robinet dans les toilettes, or ces robinets ne sont pas du tout adaptés au remplissage d’une telle carafe : il faut la pencher à quasiment 90 degrés ce qui limite énormément son remplissage. Bref, jusqu’à présent, cela suffisait pour ma seule consommation mais depuis la fin de ce second confinement, il y a de plus en plus de personnes présentes…
Enfin, la semaine dernière, je croise une dame avec la carafe remplie jusqu’au bord ! Les yeux écarquillés, je lui demande où se trouve ce robinet permettant de remplir convenablement cette fichue carafe. La dame me répond qu’il y a effectivement un robinet bien plus pratique pour remplir cette carafe et qu’il se trouve dans les toilettes des dames justement et que donc, je ne pourrai pas y aller.
C’est ainsi que j’en conclus que le robinet des dames est bien pratique pour remplir les carafes filtrantes. Amen.

M’sieur, M’dame @17

Dimanche en début d’après-midi, je zappe en buvant mon thé et je tombe sur une émission que j’ai vaguement déjà vue il y a longtemps : « Recherche maison ou appartement ». Le principe est simple : des gens ne parvenant pas à trouver leur maison ou appartement font appel à un·e agent·e spécialiste en immobilier pour les aider dans leurs recherches.
Il est alors question d’un couple d’une bonne quarantaine d’années qui vit ensemble depuis deux ans. Elle a quitté son sud natal et son ex-mari pour vivre avec monsieur, trois enfants en garde une semaine sur deux, dans une petit village à côté de Beaune. La maison dont ils sont locataires est trop petite. Elle rêve d’un appartement, plutôt moderne et en ville. Elle ne supporte pas les rues vides de son petit village et est prête à rogner sur les mètres carrés pour accéder à son rêve. Lui préfère une maison avec pierres et poutres apparentes, au calme à la campagne notamment pour gagner en surface pour les enfants qui grandissent et qui aujourd’hui partagent la même chambre.
L’agent immobilier, plein de bonne volonté, se demande bien comment il va pouvoir satisfaire les deux. Suspense.
Il leur propose plusieurs biens assez superbes alliant tant bien que mal des souhaits de l’un et l’autre. Peine perdue : monsieur est plutôt conciliant mais madame est rigide quant à ses souhaits. Et lorsque le dernier bien présenté semble faire consensus, patatras : madame aperçoit le cimetière depuis l’un des balcons en se penchant, à 500 mètres. Madame ne supporte pas cette idée du cimetière à proximité.
L’agent immobilier baisse finalement les bras en constatant ne pouvoir rien faire de plus tant que le couple n’aura pas trouvé un terrain d’entente. Toute la petite famille retourne donc dans son logement initial trop petit en pleine campagne où personne n’est content. Tout ça pour ça.
Bon dimanche. Sous vos applaudissements.

M’sieur, M’dame @16

Je suis au rayon vrac d’un supermarché. J’ai de la chance, ce que je cherche est à hauteur d’yeux. Je m’applique à verser un peu de maïs à pop corn dans un sac en papier. J’entends un homme derrière moi qui m’interpelle.
— Ah ! c’est bon pour la prostate les graines de courge.
Je me tourne à demi. Il doit avoir dans les 70 ans. Il attend ma réponse.
— Je n’ai pas de prostate.
Il doit faire partie de cette moult gent qui associe ma coupe de cheveux au genre masculin. Il ne se démonte pas.
— Mais, pour votre mari.
— Je n’ai pas de mari.
— Bah ! vous pouvez en acheter un. C’est pratique un mari. Ça fait des travaux.
— Je n’ai pas besoin de mari pour faire des travaux ; j’ai une perceuse.
Il repart sans dire au revoir. Je ne peux pas vous dire sa tête. Croyez bien que je le regrette.

M’sieur, M’dame @15

Hier soir, j’ai eu l’honneur d’être invité par Cécyle à dîner !
Après un excellent dîner, arrive le moment de l’addition. Dans l’agitation d’un samedi soir en plein cœur de Paris, je réussis à demander l’addition à la très agréable serveuse. Elle nous la dépose, repart, Cécyle et moi poursuivons notre conversation. Cécyle sort sa carte bancaire et la dépose sur l’addition. Après un moment, nous nous levons pour partir, la serveuse nous voit et naturellement, elle s’approche avec le terminal CB. Elle y introduit la carte de Cécyle qui était de son côté de la table et me la tend pour composer le code. Je réponds que la carte est à la jeune fille. Elle semble gênée une fraction de seconde et la tend à Cécyle.
En voyant la serveuse arriver avec la machine, je me suis douté qu’elle me la tendrait… Il faut dire que je suis habitué : grand buveur de thé, lorsque j’en commande un dans un café et que je suis avec une amie qui, elle, commande un café, systématiquement au retour des commandes le ou la serveur·se donne le thé à mon amie et le café finit en face de moi. Les stéréotypes ont décidément la vie dure.

M’sieur, M’dame @14

Vous savez déjà que je lis mon horoscope tous les matins. Après une période de désabonnement sans raison, je me suis réabonnée en indiquant que je suis un homme. Je préfère que l’on me dise que je vais rencontrer une fille plutôt qu’un garçon. Mon horoscope ne connaît pas l’homosexualité, se révèle régulièrement sexiste ; je le sais ; je m’accommode et fais ma sauce, ce qui va bien à l’objet.
Ce matin (28 mars), pourtant, je reste coite.

« L’horoscope du jour Gémeaux
« Si vous avez des enfants, ou si vous partagez votre vie avec quelqu’un, c’est une excellente journée pour cesser d’interpréter ce rôle de « père dans la peau de la femme » que vous jouez sans doute bien souvent ! Inversez les rôles et acceptez aujourd’hui qu’on s’occupe un peu de vous. Si vous pouviez en sus reconnaître que tout ne s’écroule pas lorsque vous lâchez un peu la bride… Quoiqu’il en soit, comptez sur cette journée lunaire pour vous ouvrir les yeux ! »

Ce « rôle de « père dans la peau de la femme » » ; je m’y perds, si je puis dire. Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

M’sieur, M’dame @13

Samedi soir, 20 heures, je rentre de la super Marche du siècle (plus de cent mille personnes à Paris, pas un gramme de violence !) Je double deux hommes, la cinquantaine buveuse, à l’angle de la rue du Château et de la rue de l’Ouest.
— M’sieur, s’il vous plaît !
Je m’arrête, me retourne. Ils me dévisagent.
— Oh ! pardon, m’dame.
— Bonsoir mesdames.
Ils rigolent. Ils cherchent un bar, rue Maison Dieu. Je ne la situe pas exactement mais sais qu’elle est du côté de la rue Raymond Losserand, un peu plus haut. Je leur indique de prendre la rue du Château sans plus de détails, leur montrant juste la bonne direction. Celui des deux qui m’avait interpellée me montre son écran de portable (que je ne vois pas) et explique à son copain qu’il faut partir de l’autre côté.
Je sors Petit 6. Pendant ma recherche, j’explique que s’ils partent de l’autre côté, ils vont dans le 15e, via la place de Catalogne, fort jolie d’ailleurs avec sa planche à eau. Le gars insiste. Je leur montre mon écran. Il ne regarde pas, préférant le sien. Je montre à son copain en détaillant le chemin. Il acquiesce, indique à l’autre que j’ai l’air de bien savoir… Je m’en vais en leur souhaitant une bonne soirée. J’entends.
— Par là.
— Mais la dame a dit…
— Laisse tomber.
Je tourne la tête, il partent dans le mauvais sens. Bonne soirée de vadrouille, messieurs !

M’sieur, M’dame @12

Aujourd’hui, Cécyle m’a dit avoir reçu un message électronique qui débutait par « Monsieur… »
J’ai moi-même parfois reçu des courriers, dont des courriers postaux, adressés à « Madame Frédéric Z » ou même avec mon prénom dans sa version féminine « Madame Frédérique Z ». Alors, en cette période de grand débat national, je pose la question (naïve ?) : « A quoi cela sert-il de « genrer » ainsi systématiquement un patronyme ? Et pourquoi tout questionnaire, en ligne par exemple, débute par une interrogation sur le genre ? Quel est l’intérêt ? » Je pose la question.

M’sieur, M’dame @11

Patton et les habitants de l’aquarium chez Petit Mouton ont eu des cadeaux. Patton aurait bien aimé un sous-marin, mais je n’en ai pas trouvé. À la place, des copaiiiiins sont arrivés. Des requins-marteaux et des poulpes : les grands dans le grand aquarium, les petits avec Patton.
D’autres copaiiins n’étaient pas disponibles. Leur point commun à tous : un parent et un enfant. Loin des slogans vantant deux parents (un papa et une maman ou deux papas ou deux mamans, voire plus), Playmobil a choisi, au moins pour certains de ses animaux : un seul parent. Bien sûr, il y a une série « Family fun » et une boîte « Mariage ». Mais, cette fois, il s’agit bien d’une famille monoparentale. L’histoire ne dit pas s’il s’agit d’un père ou d’une mère.
Reste que ce sont des vrais copaiiiins et un de chaque suffit bien. Bientôt, des copaiiiins espadons ?