Archives de catégorie : Indignés @

Indignés @16

Copie d'écran du site de la SNC illustrant mon propos sans informations supplémentaires que celles contenues dans le texte.Validisme à la SNCF – Épisode 2
Caddie trépigne depuis l’épisode 1 ; c’est un impatient, surtout quand des engins roulants ne sont pas à la hauteur de l’accessibilité. Ici, la SNCF. Je vous renvoie au premier épisode pour comprendre l’enjeu. Et, plutôt que vous raconter, voici mon échange avec le compte Twitter de SNCF-Connect à qui je signale des défauts majeurs d’accessibilité de sa « nouvelle appli »*. Un petit bijou !

SNCF-Connect
« Bonjour, je vous rassure, je remonte cette suggestion auprès de notre service dédié afin de nous améliorer. Je vous remercie de votre bienveillance. Bonne journée. »
Moi
« C’est très gentil de « faire remonter » mais en attendant, comment je fais pour prendre le train ? Je n’ai pas réussi à acheter un billet et j’ai dû demander de l’aide pour l’activer sur l’appli. #valisdisme »
SNCF-Connect
« Je suis désolée pour les difficultés rencontrées. Pouvez-vous me préciser si vous avez rencontré un message d’erreur lors de votre réservation s’il vous plaît ? A bientôt. »
Moi
« Non, pas de message d’erreur. Le défaut d’#accessibilité de votre appli a tout simplement fait que je n’ai pas trouvé comment réserver un billet. J’ai donc appelé une amie qui l’a fait pour moi = j’ai dû lui donner mes codes + ma CB J’ai de la chance, mes amis sont honnêtes. »
« Tant que je vous tiens, je n’ai jamais trouvé le formulaire pour modifier ma date de naissance mal saisie par vos agents sur ma carte Avantage. Une dame me l’a fait en gare, mon passeport à l’appui. Résultat : la mauvaise date est désormais sur mon compte. »
SNCF-Connect
« Afin de pouvoir modifier vos données personnelles de votre compte client, je vous invite à vous connecter sur le site mon identifiant sncf accessible en cliquant ici => http://alc.cx/5gdt2. Restant à votre écoute, bonne soirée. »
Moi
« Nous sommes d’accord, et c’est bien à partir de ce site qui n’est pas accessible mais que j’utilise quand même que je n’ai pas trouvé le fameux formulaire. Quand je vais sur mon compte, on me dit d’aller dans l’aide et dans le menu Besoin d’aide que je ne trouve pas. »
[Je joins les deux copies d’écran en illustration de ce billet.]
SNCF-Connect
« Oui je confirme qu’il s’agit bien de ce site. Une fois connecté, en haut de la page vous avez la rubrique « besoin d’aide ? / Nous contacter / Formulaire Mail. Vous pourrez préciser le sujet de votre demande : Gestion de mon compte client et le tour est joué. (1/2) »
« Vous êtes sur une version mobile ? depuis l’application ou une page internet ? A bientôt et bonne soirée. (2/2) »
Moi
« « Le tour est joué » ? Vous avez idée de ce que c’est qu’être déficient visuel ? Votre réponse est insultante et croyez bien que je vais trouver le formulaire pour le signaler à la SNCF. J’arrête là cette conversation (…). »

Je n’ai pas eu de réponse. En plus de ces deux billets, je vais me fendre d’un courrier postal à la SNCF. On verra bien si cela à une suite…

* Pour rappel, le RGAA rend obligatoire l’accessibilité des applis sous peine de sanction depuis le 1er juin 2022. c’est pour cela que vous voyez fleurir des « nouvelles applis »

Indigné @15

Copie d'écran du site de la SNC illustrant mon propos sans informations supplémentaires que celles contenues dans le texte.Validisme à la SNCF – Épisode 1
J’avais évoqué dans un billet du 19 octobre 2021 une réclamation en cours avec la SNCF suite à une expérience difficile au téléphone. Ce problème a été réglé et les 48 euros « offerts » pour l’achat d’une carte Avantage m’ont finalement été remboursés. J’ai reçu cette carte par la poste ; y figure ma date de naissance, 1/01/1971.
— Mais tu as rajeuni !
En effet Caddie, de plus de 8 ans. J’ai donc cherché à modifier en ligne. On m’indiquait de remplir le formulaire ad hoc… que je n’ai jamais trouvé. Je suis allée à la gare Montparnasse, ai fait la queue au guichet, pardon, à l’« espace de vente » qui ne comporte pas plus d’une dizaine de guichets et ai rencontré une agente qui m’a fort gentiment indiqué que ce n’était pas dans ses attributions.
Face à mon désarroi, elle s’est connectée via mon téléphone, a téléchargé avec difficulté mon passeport en justificatif (le wifi fonctionnait mal) et a fait la démarche en m’indiquant que c’était en effet compliqué de trouver. Je devais recevoir un mail de confirmation. Je n’ai rien reçu. J’ai lâché l’affaire jusqu’à fin décembre où j’ai eu besoin d’acheter un billet de train.
Sur mon compte client, j’ai alors remarqué que ma date de naissance n’avait pas été modifiée sur la carte… mais sur l’identité de mon compte.
— C’est donc officiel ? Tu rajeunis !
Il semble Caddie mais mes courbatures du matin n’en disent rien.
— Tu n’as qu’à prendre plus souvent le train, la grande vitesse, ça masse !
Tu crois ? En attendant, j’ai fouillé un peu mon compte et trouvé que ma réclamation de novembre avait été traitée ; mal donc. J’ai tenté de trouver comment faire la modif. Au bout d’une demi-heure, j’ai lâché l’affaire, espérant que ma carte d’invalidité amadouerait les contrôleurs (ce qui n’est jamais gagné).
Et voilà-t-y pas…
— Quel suspens !
Caddie ! Laisse-moi raconter. Voilà t’y pas que je tombe sur un microbillet Twitter qui se plaint de la nouvelle version de l’appli de la SNCF qui mènerait vers « Remises et réductions », une entreprise commerciale douteuse. J’avais utilisé cette appli la semaine précédente avec beaucoup de difficultés et Sarah, qui était avec moi, n’a pas fait mieux et s’est rabattue sur son ordi. J’ai donc écrit :

« Bonjour, et la mauvaise gestion des polices dynamiques par l’appli, le blanc sur noir non paramétrable, les formulaires de log microscopiques, la survivance de certaines pages à petites polices… c’est votre conception de l’#accessibilite #RGAA ? @GroupeSNCF = hors la loi ! »

— Et ils t’ont répondu quoi ?
Suspense, Caddie, suspense.

Indignés @14

Je regardais lundi 15 février 2021 un documentaire sur LCP consacré aux « petites phrases » qui ont fait tache dans l’image publique de François Hollande et d’Emmanuel Macron, avec plus de dégâts pour le premier que pour le second. Il a ainsi été question des « sans-dents ». Aux commentaires faits par les personnes sollicitées dans le documentaire (dont une remarquable Marylise Lebranchu), j’ai compris qu’il s’agissait pour l’ancien président de la République de faire référence aux personnes qui n’avaient effectivement plus de dents, faute de moyens de les faire remplacer.
Ce n’est pas ce que j’avais jusqu’alors compris. Je pensais qu’il faisait référence à des personnes qui n’auraient pas le courage d’entreprendre, pas de niaque, qui ne mordraient pas dans la vie et seraient des assistés ; un peu les mêmes que ceux « qui ne sont rien » chers à Emmanuel Macron. Isabelle m’a confirmé qu’elle avait bien vu des personnes physiquement édentées et que l’image était terrible. J’imagine… mais ne visualise pas ; parce que je ne l’ai jamais vu, ou jamais remarqué ; ma déficience visuelle ne fait pas forcément la différence au sens où c’est le genre de détail que je ne vais pas « aller chercher » trop occupée par ailleurs à voir l’essentiel.
Cela ne change finalement pas grand-chose à ma perception du quinquennat de François Hollande, prélude de la politique antisociale d’Emmanuel Macron qui, ne l’oublions pas, lui doit son émergence sur la scène politique. Les chiens ne font pas des chats… Pardon, c’est l’inverse !

NB. Pardon Helgant, toi, t’es pas un chien ; t’es un chouchou d’amour !

Indignés @13

Je suis très choquée par les informations qui se succèdent depuis quelques mois sur la pénurie de certains médicaments. Le phénomène est de plus en plus important, 50 % de sa commande du jour selon un pharmacien entendu à la télé ce 19 août 2019. J’ai vu le témoignage d’un monsieur dont la chimiothérapie s’est arrêtée sans date de reprise, d’une autre dame au traitement contre Parkinson est interrompu sine die, encore une dame qui n’avait plus de corticoïdes pour l’asthme de son enfant.
Le phénomène s’intensifie donc, des personnes sont en danger de mort. Je ne comprends pas que rien ne soit fait ou ne semble être fait, je ne sais pas. Des médecins s’alarment (ici) et veulent sensibiliser le public. Très bien. Mais qui va botter les fesses des laboratoires pharmaceutiques, ces grands manitous qui semblent avoir droit de vie et de mort sur nous tous. Ils décident des recherches, des molécules qu’ils commercialisent ou non, de leur prix, et de leur production le tout, financé par nos cotisations sociales. Et on s’en fout ?
Oui, j’avoue, jusqu’à présent, je m’en foutais un peu, considérant que l’industrie pharmaceutique était l’archétype du libéralisme et qu’elle tomberait en même temps que lui. La révolution écologique est certes en marche mais je crains que, dans cette affaire, on ne manque de temps. Que faire ? La ministre de la Santé annonce un plan. Ce que j’en lis n’est guère encourageant. Ce que je ne comprends pas, en fait, c’est que je n’ai pas vu passer de mobilisation sociale alors que « un Français sur quatre affirme avoir été en difficulté pour acheter un médicament » (j’en fais d’ailleurs partie depuis deux mois).
Quelque chose m’a échappé ? Je ne connais pas assez le sujet pour me lancer dans la rédaction d’une pétition en ligne. Cela me démange. Qu’en pensez-vous Que Choisir ?

Note. Voici un article assez complet de France Info sur le sujet, publié le 26 août 2019.

Indignés @12

— Tu regardes quoi Petit Koala ?
— Un c’d’trucs à vomir, c’est pas des incivilités, c’est bien pire qu’pire !
— Quoi ?
Regarde.
— Oh ! putain, les connards, bandes de moules à gaufres, j’arrive vous foutre des coups de roulettes, bachibouzouks de satanés ordures que vous êtes comme vos gravats dans la nature…
— Caddie !
— Vous allez prendre de la roulette que vous en regretter et je vais vous faire ramasser tout jusqu’au moindre grain, putain de salauds !
— Caddie ! Pas de gros mots devant les Mouton !
– C’est quoiiiiii connaaaaaaaard ?
– Euh, non l’a dit corner.
– Et p*uuuuuu*tain de s*aaaaaaa*la*uuuu*ds ça veut dire quoi ?
– Hein, quoi ? Le moule à gaufres ? Y a un gars qui s’appelle Bachi qui a cassé le moule à gaufres de Cécylou. Et c’est qu’Caddie va aller en racheter un.
– C’est pour ç*aaaaaa* qu’il est tr*èèèèèèèèè*s f*âââââ*ché !
– Pauuuuuuvre Cécylou !
– 😍 Monmon ! 😍
– Oui, Fifille, c’est pour Monmon.
– Ces foutu connards, j’vais leur péter leur bagnole à coups de roulettes !
– Ça veut diiiiiire quoi foutuuuuu ?
– Y a p*eeee*té dans le c*oooo*rner ?
– Foutu, c’est du suédois, comme connard, ça veut dire un corner au foooot. Et d’ailleurs les Mouton, ça vous l’dit pas une p’tite partie ? Allez, on part sur l’terrain.
– Caddie vaaaaa acheter un mouuuuuule à rouleeeeeettes ?
– C’est ça, c’est qu’ça tourne un moule à gaufres, c’est comme d’roulettes. Bon allez foooot, sinon, j’vais croire qu’vous voulez pas y aller.
– Siiiiiiiii !
– S*iiiiiiiiii* !
– Ben attendez-moi les Mouton !
– Et pendant ce temps-là, je vais aller foutre des coups de roulettes….
– Ah ! Caddie…

Indignés @11

Cet été, j’ai eu besoin de poster un petit colis. Je me suis rendue dans un bureau de Poste différent du mien, en travaux. Sur place, j’ai eu l’immense surprise de ne pas trouver de machines à affranchir. Un employé m’a indiqué qu’elles avaient été supprimées par économie. Va-t-il falloir aussi syndiquer les automates ? On dirait.
À l’occasion de la rentrée des associations de mon arrondissement, une femme en tenue de postière me tend un tract.
— Vous connaissez notre nouveau service « Veiller sur mes parents » ?
— Oui, et cela me fait rire.
— Rire ?
— Oui, c’est ridicule. Le cœur de métier de La Poste, n’est-ce pas de prendre en charge le courrier ? Alors qu’elle commence par remettre des automates rue Raymond Losserand, et je posterai moi-même le courrier de ma vieille mère.
La discussion s’engage, la femme avançant peu d’arguments ; j’en ai d’autres, comme la livraison le dimanche qui n’a d’autre utilité que de détériorer les conditions de travail. D’autres employés s’approchent tous à l’évidence d’accord avec moi. On rigole un peu. Je vais pour partir, madame la maire (une jeunesse !) arrive. La cheffe lui saute dessus. Blablabla. Très vite, je m’interpose.
— Excuse-moi de t’interrompre, Carine, c’est impoli de ma part mais peux-tu demander à madame pourquoi on ne peut plus affranchir de courrier au bureau de la rue Raymond Losserand ? À moi, elle ne répondra pas.
Madame la maire rigole, m’embrasse et indique qu’elle est au courant, que La Poste tente de faire croire qu’elle a été d’accord avec ce réaménagement du bureau mais que ce n’est pas le cas. Je la laisse avec son interlocutrice. Un des employés en apparence particulièrement d’accord me donne une petite tape amicale sur l’épaule. Que c’est bon de rencontrer des camarades !
Hajime la révolution !

Note. En plus, si j’envoie un mignon facteur comme ça à ma mère, il ne repart pas. Au secours, mon héritage !!

Indignés @10

J’ai accompagné une voisine et néanmoins amie dans deux magasins d’électroménager. Elle souhaitait changer son lave-vaisselle. Je ne suis pas une spécialiste — je n’en ai d’ailleurs pas ; mais c’est toujours plus agréable à deux et l’on est plus vigilants face aux commerciaux. Elle a trouvé son bonheur dans le second magasin et a passé commande. La vendeuse lui propose une livraison le lendemain. Trop court. Il fallait ranger, s’organiser… La vendeuse propose le lundi. J’indique à Danielle que c’est Pâques.
— C’est férié ?
— Oui.
— Ah non, pas un jour férié. Le livreur doit se reposer.
La vendeuse a eu l’air surprise de sa réaction. Elle insiste en disant que c’est possible.
— Pour nous non, rétorqué-je. On ne vote pas Macron.
Elle n’a eu aucune réaction. Danielle, elle a ri. C’est qu’on ne plaisante pas avec les droits des travailleurs, dans le quartier. Le lundi en question, je suis allée faire un petit tour. Tout était ouvert. Je vais finir par passer pour réac à défendre le caractère chômé des dimanches et jours fériés. Misère !

Indignés @9

SecourismeJ’ai participé avec Sarah et Isabelle aux deux heures de formation aux premiers secours organisées cet été par la Ville de Paris (les photos et mon compte rendu sont ici). L’installation était un peu sommaire ; il n’y avait notamment pas assez de chaises pour toutes les personnes inscrites (une trentaine). Certaines se sont assises par terre ; le restant est resté debout, Sarah, Isabelle et moi, entre autres.
Au bout d’un petit quart d’heure, pour une raison que j’ai oubliée, le formateur invite les personnes à venir vers lui. La chaise devant moi se libère ; Sarah m’invite à m’y asseoir. J’ai ma canne blanche à la main. Rester debout immobile deux heures ne m’est en effet pas très confortable, mon équilibre sollicitant pas mal d’énergie source de tensions. Mais je peux le faire, bien sûr. La dame revient. Elle me voit sur « sa » chaise. Elle rouspète en baragouinant je ne sais quoi. Sa contrariété est ostensible et agressive.
Je me lève aussitôt, m’excusant d’avoir pris « sa » place. Sa contrariété ne baisse pas. Elle s’assoit, continue à grognonner quelques minutes. Je m’excuse une seconde fois. La dame à ma gauche se lève aussitôt pour me laisser sa place. Je refuse. Elle se rassoit. Le cours continue. Le formateur m’appelle près de lui pour me montrer la manœuvre de Heimlich. J’ai toujours ma canne en main. Je la replie en route pour la glisser dans ma poche. La dame qui rouscaillait se lève à mon retour, voulant désormais me laisser « sa » place.
— Je vous en prie, madame, restez assise. Je ne voudrais pas vous contrarier plus.
Elle reste assise. Dans l’heure qui a suivi, elle m’a proposé trois fois de m’asseoir. J’ai chaque fois refusé, bien décidée à laisser agir sa culpabilité de ne pas m’avoir laissé sa chaise la première fois. N’avait-elle pas vu la canne blanche ? N’avait-elle pas compris de quoi il s’agissait ? L’un ou l’autre, qu’importe. Son agressivité première était assez ridicule au vu de l’enjeu, ce d’autant qu’elle ne m’a pas dit quelque chose d’aussi simple que « Vous avez pris ma place. » préférant une attitude aussi passive que violente. Et sa culpabilité montante me console tout à fait ! Les premiers secours, une attention à l’autre ? C’est un bon début.

Indignés @8

1094-cecyle— C’est la Luuuuteeeeeuh finaaaaaleeeeeuh ! Groupons-nououous et deeeeemaiaiain ! L’Hétéroooonooomiiiiieeeeeuh seraaaa le genre humainainain !
— T’es sûre que ça va Cocotte ?
— Pourquoi non, Petit Koala ?
— Tu nous avais habitués à des chants plus… moins… comment dire ?
— Aaaah ! Ça ira, ça iraaaah ! Les macronstocrates à la lanterneuh !
— Ben non, Cocotte. On ne peut pas publier ça !
— S’il te plaît, Petit Koala ! C’est la grève générale au moins jusqu’à dimanche ?
— Quatre jours ?
— C’est mon amie albinos qui a décrété ça et les sœurs sont d’accord !
— Euh… Vraiment, Cocotte ?
— Quand nous chanterons, le temps des canuts, nous serons tout nus ! Tous nus ! Hue hue !
— J’suis pas sûr que ce soient les bonnes paroles…
— Je les tiens de Robert en personne !
— Dans ce cas…
— Tu publies la grève générale, alors, Petit Koala ? Rien pendant quatre jours. Même que ça fera plaisir à la Principalate, tu verras !
— Si tu’l’dis. Au moins, Petit Mouton sera tristoune d’être privé de foooot.
— Más pequeña derrota ovejas siguen unidos !
— Repose-toi, Cocotte, tu m’inquiètes…
— Jésus m’a tuer ! Viva la libertad !
— Viva ! Cocotte. Viva !

Indignés @7

ipergayL’association des journalistes lesbiennes, gays, bis et trans se donne pour objectif sur sa page Facebook d’ « améliorer le traitement par les médias des questions LGBT ». Elle relaie ainsi un article de Yagg du 26 février 2015, « Ipergay : France Inter a-t-elle peur de prononcer le mot gay ? » Comme son titre l’indique, l’article dénonce le fait que France Inter a gommé le mot « gay » de son reportage sur l’essai Ipergay.
J’avais remarqué la même chose dans un article de 20 minutes à la même date et m’étais demandé avec Isabelle si le seul mot « Ipergay » justifiait que je relaie l’article dans la revue de presse de Media-g.net ; j’en avais conclu que cela ne suffisait pas puisque rien n’indiquait dans l’article que cet essai visait une population homosexuelle. Avant cela, j’avais fait une petite recherche et constaté que le site relayant le test ne mettait pas en avant les gays.

« L’essai ANRS Ipergay repose sur plus de 400 participants en France et au Canada. Il vise à évaluer l’efficacité d’un traitement préventif du VIH (la PrEP) pris à la demande dans le cadre d’un programme de prévention renforcée. Ce programme comprend notamment un suivi médical rigoureux, une prise en charge importante (dépistages réguliers et traitement) des IST (infections sexuellement transmissibles) et un accompagnement individuel et personnalisé des participants. Des préservatifs de qualité et du gel lubrifiant sont distribués à volonté. »

Il y a certes sur la page le « témoignage » du président de Aides qui utilise le mot « gay », mais pas plus. Dans ces conditions, peut-on reprocher aux médias straight, dont Radio France, de taire le mot quand Ipergay le tait lui-même ? Voilà, à mon sens, le type même de revendications illégitimes qui ne fait pas avancer la cause à part positionner les gays comme des victimes par nature. De la part de Yagg, cela ne m’étonne pas ; de la part de l’AJL, je suis un peu déçue ; pour une fois qu’un groupe invitait la communauté à réfléchir sur elle-même. Perdu !