Archives de catégorie : Extravagance parisienne @

Extravagance parisienne @77

L'image montre des en-têtes de diplômesJ’ai évoqué mes demandes assez tardives de diplômes, il m’est arrivé sensiblement la même aventure pour une certification professionnelle. J’avais passé en 2004, l’ERP-IGH 3 (établissement recevant du public – immeuble de grande hauteur), certification de chef de se sécurité incendie. La loi ayant changé en 2005, j’ai dû passer quelques jours en formation pour la « transformer » en certification SSIAP 3 (service de sécurité incendie et d’assistance à personne).
Ces quelques jours se déroulaient dans des locaux en banlieue. Lorsque nous avons été informés que le diplôme était disponible, nous avions demandé à ce qu’il soit envoyé pour tous les agents concernés de la grande institution culturelle où j’étais. Cela n’a pas été possible, il fallait se rendre sur place. Je n’avais pas donné suite rapidement, puis n’y avais plus pensé.
En 2015, j’ai eu besoin du document. J’ai donc recherché l’organisme de formation et les ai appelés. Je pouvais venir chercher mon diplôme sur place, il m’attendait. J’ai donc repris le chemin du RER pour cette ville de banlieue. L’employée qui me l’a tendu était vraiment très déconcertée, me disant « Il y a des gens qui viennent alors qu’il n’est pas encore imprimé. »
Je vous rassure, autant je n’ai pas demandé le DEUG de droit qu’il était possible d’avoir même après la réforme LMD, mais j’ai bien fait le nécessaire pour récupérer la licence et les deux masters.

Extravagance parisienne @76

L'image montre des en-têtes de diplômesEn janvier 2022, je me suis aperçue que je n’avais jamais demandé mon diplôme de maîtrise de Philosophie, j’ai juste une attestation qui devait être échangée contre le diplôme comme c’est écrit dessus. Je n’avais pas non plus mon diplôme de DEA (diplôme d’études approfondies, qui était la première partie du 3e cycle donc de la formation doctorale) de Sciences cognitives, mais un relevé exhaustif des notes par matières. J’ai passé la première en 1994 et le second en 1997. Je ne sais plus trop ce qui s’est passé pour que je ne demande pas ces diplômes, sachant que j’ai arrêté ma formation initiale universitaire après le DEA.
Je me suis demandé s’il était possible de les récupérer des années après. Pour m’en assurer, j’ai envoyé un lundi soir un courriel à des destinataires trouvés sur les sites de la faculté de Tours (secrétariat de philosophie) pour la maîtrise et à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales), service des thèses pour le DEA.
Le lendemain matin, j’avais des réponses des deux institutions. À 8 heures 20, la secrétaire des études doctorales de l’EHESS m’a répondu qu’il y avait bien un diplôme de DEA de Sciences cognitives à l’époque, imprimé à la demande écrite de l’étudiant. Elle a pris note de ma demande et me recontactera à l’issue des quelques mois de délai pour obtenir le document.
À 9 h 30, la secrétaire à Tours m’écrivait qu’elle avait vérifié mon dossier et me demandait le scan de pièces complémentaires pour lancer l’impression de mon diplôme. Il faudra sans doute que j’aille le chercher sur place. Voilà une belle occasion de retourner dans cette jolie ville.
Ces messages positifs, rapides et d’un ton cordial m’ont donné la pêche. Et je vais pouvoir compléter mes archives universitaires, vingt ans plus tard.

Extravagance parisienne @75

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Après l’expiration de mon abonnement Vélib’, j’en avais souscrit un nouveau : réception d’un message de confirmation le 26 décembre puis d’un justificatif de paiement le 27. C’est sans compter par la nouvelle année. Non, Vélib’ ne m’a pas souhaité des vœux de bonne roulette, Caddie en reste le roi, pardon président, incontestable.
Vélib’ m’a écrit le 1er janvier dans la nuit. J’ai donc trouvé au matin un message avec l’objet « Expiration de votre abonnement » pour me dire que mon abonnement a expiré le 25 décembre et m’inviter à en souscrire un nouveau. Ah ! les joies de la bonne utilisation des bases de données… Petit Koala soupire très fort. Courage Petit Koala, ce n’est que le tout début d’année !

Extravagance parisienne @74

Cécyle sur un Vélib' garé en station.Je suis abonnée depuis plusieurs années à Vélib’. Le 24 décembre 2021, je reçois un message étonnant :
« Votre abonnement Vélib’ expire demain.
« Pour continuer à utiliser le service, vous devrez souscrire un abonnement à partir de 25/12/2021 depuis votre compte abonné sur le site ou l’application Vélib’.
« Vos identifiants ne changent pas, vous aurez toujours accès à votre espace abonné et le parcours de souscription est simplifié avec un formulaire d’inscription pré-rempli.
« Pour rappel, la grille tarifaire évolue et entrera en vigueur le 1er août 2021. »
Je cherche à prolonger mon abonnement, qui était auparavant en renouvellement automatique, mais impossible de trouver comment faire.
J’appelle le service client. L’employée vérifie mon compte et m’explique qu’il faut effectuer la même manipulation que pour une nouvelle souscription. Je la remercie, raccroche, essaye et… ça ne marche pas.
Je rappelle. Un autre employé m’explique qu’en raison du changement tarifaire d’août 2021, il n’est pas possible de renouveler son abonnement quand il est en cours. Les indications de sa collègue n’étaient pas justes, je dois effectuer le renouvellement à partir du lendemain après l’heure indiquée d’expiration. Et à partir de là seulement, je pourrai demander un renouvellement tacite.
Pourquoi cette façon de procéder ? D’après ce que je comprends, c’est pour être sûr que tout le monde choisisse son option de préférence en fonction des nouvelles offres. L’argument me paraît mince. Le courriel ne précise rien et les employés ne sont pas tout au fait du sujet. Et j’ai donc attendu l’expiration pour reprendre le même type abonnement. Le numérique, c’est pas mal quand toutes ses potentialités sont exploitées, non ?…

Extravagance parisienne @73

Aux confins de mon quartier, je passe devant un commerce de bouche. L’enseigne est « Charcutier & Cuisinière ». En dessous, sur le store, je lis « Jeanine & Christiane ». Pourquoi pas charcutière et cuisinière alors ? Est-ce parce que c’est masculin d’être l’artisan qui travaille la viande, c’est un métier, alors que la femme est aux fourneaux comme elle le serait à la maison ? C’est, en tous les cas, étrange de mettre en regard cette répartition genrée.
Je regarde alors la vitrine et lis :
« Planche
Charcuterie
Veggie / Mixte »
La planche de charcuterie veggie ? Voilà qui est mystérieux.
Décidément, Jeanine & Christiane sont pleines de surprises.

Extravagance parisienne @72

Copie d'écran du return mail m'indiquant que je n'ai plus accès à mon adresse.Certains titres du blogue ont leur histoire ; « Extravagance parisienne » en fait partie. Je croyais en avoir fini avec ce responsable associatif, considérant que je n’étais pas allée à son émission et n’avais par répondu à son mail. La contemption la plus imbécile est malheureusement collante, à un point que je n’imaginais pas…
Depuis quatre semaines, mon adresse mail cy@cyjung.com est bloquée en émission par Gmail qui m’indique que je n’ai pas l’autorisation d’utiliser cette adresse où je centralise mes boîtes (pas par conviction, juste parce que c’est ce qu’il y a de plus lisible pour moi … si vous avez une autre option ?) J’ai bien sûr vérifié ma configuration smtp, fait de nombreux tests notamment en changeant d’adresse IP, demandé à l’hébergeur de mon site de vérifier de son côté… Rien à faire, les mails ne partent pas depuis Gmail alors qu’ils fonctionnent en webmail ou depuis une appli de messagerie.
À l’occasion de ces tests, j’ai remarqué qu’un mail envoyé via une appli de messagerie apparaissait sur ma tablette comme envoyé par quelqu’un d’autre que moi ; en l’espèce le malotru qui confond la déficience visuelle avec une extravagance parisienne ! Cette manière de se réinviter dans ma messagerie était assez déconcertante. J’ai cherché pourquoi et fini par trouver que le répertoire associé à l’appli de messagerie de la tablette considère mon adresse pro comme adresse pro d’une dizaine de fiches, dont celle susdésignée. Un signe de la bêtise organisée ?
On a désenvoûté tout ça avec Petit Koala en faisant un peu de ménage et conclut que Gmail considère sans doute mon adresse pro comme un spam, aussi parce que l’appli répertoire lui fait prendre des vessies pour des lanternes. Reste à savoir comment je vais pouvoir la réutiliser hors appli de messagerie. Suspens !

Extravagance parisienne @71

Une boite de cosmétiqueJ’avais rendez-vous avec une amie place de l’Opéra ; je voulais lui offrir un coffret chez Sephora avec un bon de réduction. Mon bon n’était en fait pas valable et elle a proposé que l’on reporte le cadeau. J’étais déçue. Elle aime bien ce qui fait du bien au corps et c’était l’occasion de lui faire plaisir. En sortant, nous avons été accostées par une vendeuse d’une boutique attenante qui nous a offert deux échantillons de crème. La boutique avait l’air chic, et nous étions place de l’Opéra… tout de même !
La vendeuse a proposé à mon amie de lui montrer un produit polissant les ongles « pour quinze jours ». Nous étions joyeuses, nous l’avons suivie. La démonstration a été rapide et très efficace. Mon amie était conquise. Les 65 euros demandés nous ont néanmoins fait renoncer, même avec la promesse d’un second kit gratuit (un polissoir, une crème et une sorte de « vernis hydratant »). Nous sommes ressorties. Cette amie ne cessait d’admirer son ongle poli et brillant. Je l’ai poussée à revenir en arrière pour lui offrir ce produit magique que j’ai donc acheté avec l’idée que le second plairait à ma mère.
Arrivée chez elle, elle a sitôt essayé le kit, et admiré ses ongles tout beaux ! Inconsciemment, nous avions eu dès le début la sensation que le produit ne valait pas le prix payé (sans doute à cause du second kit gratuit) mais peu nous importait ! Est-ce cela qui l’a portée à taper le nom de la marque dans son navigateur préféré ? Elle a vite trouvé le forum de Que choisir où des consommatrices parlent d’arnaque ; je vous invite à le lire, les récits sont exactement ce que nous avons vécu.
Cette amie était très embêtée par ma dépense, un peu vexée aussi par l’arnaque. J’avoue, je m’en moque un peu moi qui pourtant passe beaucoup de temps à éviter les pièges à consommateurs en tous genres et à les dénoncer. Nous nous sommes fait avoir, c’est évident, ce que nous avons acheté ne valant pas plus de dix euros ; mais que vaut le sourire d’une amie devant des ongles qui brillent alors qu’elle traverse un moment difficile dans sa vie ? L’or du monde n’y suffirait pas et l’histoire nous restera comme un moment où notre joie nous a emportées dans une douce folie où le rire absorbait la colère ; c’est bon, aussi, parfois, de faire des bêtises de gamines, non ?

 

Extravagance parisienne @70

Facimilé dune alerte enlèvement. Logo RATP + celui du Bus "Le chef de ligne cherche ctivementle trminus du 58 pour le rendre au usager. Si vous le voyer, ne le prenez pas, appelez le + numéro RATP"Mardi 28 septembre 2021, je rentre du judo. J’ai pris la 11 jusqu’à Châtelet et compte prendre le 58. J’ai fait ça la semaine précédente et le bus, à cette même heure, a été rapide. Je me rends à l’arrêt. Il n’y a aucun bus. C’est étrange, c’est son terminus. Je ne vois pas non plus son plan sous l’arrêt… mais il fait nuit ; cela peut m’échapper. J’avise un autre bus, garé à quelques mètres. Je m’approche canne blanche en main. C’est le 76. Je demande au chauffeur où trouver le 58. Il m’envoie plus haut sur l’avenue Victoria, côté Hôtel de Ville. Là, un bus attend. C’est le 70. Le chauffeur m’indique que le 58 est au niveau de la place du Châtelet… de là où je viens.
Je n’insiste pas, traverse la Seine et vais prendre la 4. Je sais que le trafic des bus est perturbé dans le secteur pour cause de procès des attentats. Je demande à Frédéric, qui me donne un plan où le 58 part toujours du même endroit. Le lendemain, j’appelle la RATP pour que l’on me dise où est ce terminus. Mon interlocutrice me fait patienter pour « consulter le chef de ligne ». Je patiente, un certain temps. Elle s’en excuse, cela a été long car « l’arrêt a été déplacé mais ils ne savent pas où… » Elle ajoute « jusqu’à lundi seulement, à cause de la Fashion Week ». J’insiste un peu, trouvant surprenant que la RATP ignore où se trouve le terminus de l’une de ses lignes. Elle ne peut m’en dire plus « ils envoient une voiture de service pour chercher. »
C’est tellement incroyable, surtout qu’on me le dise, comme ça, au téléphone, sans sourciller ! Je cherche sur le site ; je ne trouve rien. Caddie propose d’aller voir sur place pour mener l’enquête ; la disparition d’un terminus de roulettes l’inquiète beaucoup, cela se comprend. Suspense !

Extravagance parisienne @69

La photo montre la boite d'emballage en carton avec le slogan "Artisan du vivant".Je suis retournée à la boulangerie végétale, même si j’y vais sans doute moins que cela me dirait en raison de l’employée désagréable. Elle n’y était pas, mais il y avait un jeune homme que j’avais vu lors d’un de ses premiers jours.
Il était seul, très gentil, très aimable, enthousiaste. À la caisse, alors qu’une personne arrivait derrière moi, il m’a demandé si j’avais senti le changement d’atmosphère en rentrant dans la boutique. Je n’ai pas trop compris, car il n’y a pas de climatisation… Puis il a continué sur sa lancée : oui, l’atmosphère, l’ambiance. Il s’y sent bien. Il avait d’abord choisi cette boulangerie pour les animaux, puis il a trouvé les produits très bons, très digestes. Et il aime venir à son travail… Il a continué sur sa lancée encore un peu puis j’ai laissé ma place à l’autre cliente.
C’était un plaisir de rencontrer un jeune homme enthousiaste et heureux de son travail. Un joli moment.

Extravagance parisienne @68

La photo montre la boite d'emballage en carton avec le slogan "Artisan du vivant".J’ai découvert une boulangerie récemment ouverte pas loin de mon travail. J’ai depuis appris que c’était une boutique d’une chaîne. Les produits y sont vegan.
L’enseigne joue sur de nombreux codes branchouilles : nom anglais, slogan comme « boulangerie d’hôtes » (qu’est-ce donc ?), la boulangerie se vantant d’être « végétale »… Le site est dans le même esprit parsemé d’anglais pour faire branché et de formules visant l’avant-garde et frisant le ridicule. Les produits sont très bons et je les digère bien alors j’y vais de temps en temps, malgré une bien peu agréable des employés.
Je pense que le ponpon est un slogan sur une boîte « Artisan du vivant ». Outre que c’est vague, je trouve que cela tombe particulièrement à plat et est maladroit voire ridicule pour un artisan végétalien.
Certes, il s’agit sans doute de souligner que le végétal est du vivant, mais je ne pense pas qu’en jouant sur l’apparence et donnant l’impression que le végétalien est l’apanage de la branchitude, on vise à défendre une idée et des principes, mais bien plutôt du marketing et de la stratégie commerciale. Même ceux qui ne partagent ni les tics de langage ni les codes bobos peuvent manger végétalien, les y inviter plutôt que les exclure serait une véritable démarche politique d’artisan défenseur du vivant. On en est assez loin.