Archives de catégorie : Décroissance @

Décroissance @79

Deux rayson de produit dans un supermarchée, de loin, les paquets sont tous identiques.Je fais mes courses dans une supérette qui vend des invendus de toute sorte ; ce ne sont pas toujours des « affaires » car si les produits de marque y sont soldés, leurs prix d’origine font qu’ils restent chers (pour moi). J’y prends mes œufs, recalés car trop petits, mon vrac de graines, parfois des fruits et légumes, et ce que je trouve quand j’y passe.
J’aime bien y aller mais ce n’est pas très facile pour moi. Dans un supermarché, les rayons sont standardisés, et ma base de données personnelle me permet de trouver facilement (ou presque) ce que je cherche en me fiant aux packagings, à la localisation dans le magasin, etc. Je sors souvent mon téléphone pour lire de près ou de loin, notamment le prix, la DLC et la composition.
Dans cette supérette, il y a des « constantes » côté rangement mais elles fluctuent selon les arrivages. Je suis obligée de tout observer de près, les invendus étant souvent de marques bio ou branchouille que je ne connais pas. Les étiquettes de prix et désignation des produits sont illisibles. Pour le vrac, je me fais servir ; impossible de faire autrement. Les employés sont globalement serviables et, comme je suis gentille, j’y vais en dehors des heures de pointe.
La seule chose qui me peine, c’est que je suis obligée de beaucoup me baisser (pas de pitié pour mes genoux de judoka !) et que le concept aux atours écolo et responsable où censément « tout le monde est gagnant même la planète » m’exclut. Mais pourquoi donc ? Parce que ces gentils commerçants n’ont pas compris que les déficients visuels (1,6 million de consommateurs) ont aussi droit de vouloir modifier leurs comportements de consommation… si on le leur permet (« permettre d’acheter » n’est-il pas au cœur du métier de commerçant ?)
Exemple : que puis-je savoir ce qui est là, en effet, devant les rayons sur la photo ? Je ne connais pas la marque, les paquets en kraft (doublé de plastique, forcément) se confondent avec des écritures tout en majuscules ou jaunes sur marron fort peu lisibles, les étiquettes du commerçant ne m’aident pas… et ses propres paquets de café (en bas à gauche) sont à l’avenant. J’ai regardé deux paquets de cette inconnue marchandise et ai passé mon chemin non sans avoir fait une photo pour ce billet, photo qui me permet, sur le grand écran de mon ordi, de savoir de quoi il s’agit.
250 g de raisins secs pour 2,99 €… Je profite du site pour regarder la composition du « mélange épicurien » à 16,95 € le kilo ; 46 % de raisins secs et les noix de cajou en premier fruit à coque… Le « mélange rando » à 5,50 € les 200 g avec en un des abricots secs, en second des canneberges resucrées et huilées au tournesol (?)… Je m’arrête là. Je comprends pourquoi la supérette me cache les prix et les compositions ; c’est indécent ! Cela ne règle évidemment pas la question de l’accessibilité globale du magasin qui pourrait pallier par un étiquetage adapté les difficultés d’identification des produits eux-mêmes (je suis sûre qu’il n’est pas besoin d’être bigleux pour cela), dont j’ai parlé quelques fois avec les employés, sans succès.
Et toujours cette question : comme se prétendre écolo quand on ne priorise pas l’inclusion ? Je l’ignore.

Décroissance @78

Un ventilateur branché sur un panneau solaire sollé à la vitre de ma fenêtre.Je suis dans la rue, casque sur les oreilles. Mon téléphone sonne, annonçant un numéro inconnu. Je décroche.
— Bonjour, Madame, je vous appelle pour les nouveaux tarifs de gaz et d’électricité.
— Ah ?
— Vous utilisez le gaz et l’électricité ?
— Bah non ! je n’en ai pas besoin.
— Vous n’avez pas besoin d’électricité ?
— Non.
— Vous faites comment pour la lumière ?
— J’ai des bougies
— Et pour charger votre portable ?
— J’ai un panneau solaire sur lequel je charge une batterie.
— Ah ? Et le chauffage ?
— Je fais du vélo. Avez une dynamo, ça fait l’eau chaude aussi.
— Vous n’avez donc pas le gaz ni l’électricité ?
— Non, désolée ; j’ai résilié mes contrats depuis longtemps déjà.
— Vous n’en avez donc pas besoin.
— Non, madame, c’est gentil de me l’avoir proposé.
— De rien. Bonne soirée madame !
— Merci. Bonne soirée.
Ni elle ni moi n’avons perdu notre sérieux. Que du bonheur !

Décroissance @77

Page du site montrant le stock dans le magasin où les produits ne sont pas car ils ont été placés en entrepôt pendant la saison basse.En suivant scrupuleusement la procédure décrite par Isabelle, j’ai réussi à sortir les lampes de leur « hibernage », après une tentative avortée de récupération un samedi (trop de monde), et une seconde réussie le lundi suivant. Je suis donc désormais à la tête d’une armée de quatre lampes de camping rechargeables que complète la lampe solaire (la première), une seconde couplée à un panneau et une batterie achetée au printemps avec un autre panneau sur les conseils de Vincent, le panneau solaire du ventilo, et deux batteries externes pour téléphones et tablettes. Tout ça ?
J’ai constaté que j’étais en surproduction électrique avec mes trois panneaux solaires. La petite batterie externe se charge en une journée et recharge mon téléphone et le casque la nuit. La grosse batterie externe installée dans la cuisine et la batterie-panneau-lampe (tout intégré), mettent une bonne semaine à se charger mais y recharger des lampes de camping passe inaperçu dans leur temps de charge. Quand elles sont pleines, la tablette en profite mais il faut attendre longtemps pour renouveler l’opération. Quant à la lampe solaire, elle ne tient pas la charge très longtemps.
J’en ai conclu que les panneaux sont idéals pour charger des petites batteries, par exemple celles de lampes de camping ou celle équivalente à une charge et demie de téléphone. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de compléter mon équipement ajoutant à celle dans mon coin-salon, suffisante le soir pour manger et lire sur la tablette rétroéclairée et à celle dans la salle de bains qui est parfaite pour ma toilette, une dans la cuisine et une dernière près de mon lit ; me voici désormais parée ! Ce n’est pas sûr que ma facture baissera en euros, mais grâce à Linky, je constate sur quinze jours que ma consommation a baissé de 7,8 % ; ce n’est pas significatif, quinze jours… je surveille.

Décroissance @76

Je surveille ma consommation d’eau et demande à qui passe chez moi de relever mon compteur tous les deux mois. Cela permet d’identifier rapidement la présence d’une fuite invisible. Cela me dit aussi si je garde (ou non) un comportement vertueux.
Le hasard a voulu que l’intervalle entre deux mesures corresponde à mes six semaines de plâtre plus les deux premières semaines de convalescence. Une douche avec un plâtre est compliquée et périlleuse. En dépit des aménagements nécessaires, j’avoue que j’en ai limité le nombre, même après retrait du plâtre (les pieds mouillés, ça glisse !)
Dans le même temps, je n’ai pas cuisiné, et fait donc très peu de vaisselle. Ma consommation d’eau aurait donc dû baisser, ce d’autant que j’ai pu garder mes habitudes de récupération de l’eau du lavabo pour alimenter mes toilettes. Selon les périodes, elle oscille entre 2 m³ et 3 m³ (je ne relève pas les chiffres rouges) pour un total de 16 m³ annuel. Pour celle-ci, elle était à 3 m³ ; elle n’a donc pas baissé et se trouve même dans la fourchette haute. Mais pourquoi ?
Les quatre premières semaines, une aide-ménagère a été mandée par mon assureur militant pour venir m’aider, deux fois par semaine. En juillet, on est passé à une fois, avec un arrêt au bout de trois semaines, la dame venant chez moi étant en arrêt maladie et la société ayant « oublié » de la remplacer au-delà d’une fois. Les deux dames que j’ai vues étaient gentilles, plus ou moins efficaces, de bonne volonté, mais à l’évidence pas formées ni à la déficience visuelle ni au ménage durable.
L’une a tiré six fois la chasse d’eau de mes toilettes pour les nettoyer (la cuvette est neuve et entretenue) ; l’autre lavait ma vaisselle à jet continu et changeait l’eau du seau entre ma cuisine et ma salle d’eau, les deux sols (3 m² l’un, 2 m² l’autre) étant faits suffisamment régulièrement pour qu’elle reste claire entre les deux. Aucune des deux ne connaissait le recyclé ni le seau à compost. Après m’avoir demandé si j’avais des lingettes jetables, l’une utilisait une vingtaine de chiffons (qu’elle ne faisait pas sécher) pour nettoyer ma cuisine et ma salle d’eau, chiffons que je devais ensuite passer à la machine à laver…
J’ai essayé de dire un peu, surtout pour les poubelles mais j’avoue, je n’ai pas eu l’énergie d’aller au-delà. Entre ça et la nutrition du malade, j’en conclus que l’aide à domicile souffre d’un archaïsme délétère ! Puis-je tirer cette conclusion sur cette seule expérience ? Non, bien sûr ; mais ne comptez pas sur moi pour en avoir de nouveau besoin afin de compléter mon analyse !

Décroissance @75

Un panneau solaire portatif est suspendu à l'interieur de ma fenêtre au dessus d'une plante d'intérieur; Le soleil brille.J’avais mis sur un réseau social l’annonce suivante.

« Bonjour, Je suis à la recherche de solutions énergie solaire sur appuis de fenêtres. Il ne s’agit pas de faire des économies, juste de ne pas gaspiller l’énergie solaire et ne pas utiliser inutilement le courant à la prise. »

Après plusieurs semaines, j’ai eu cette réponse.

« Il n’y a pas – pour l’heure – de solutions technologiques qui soient « écologiquement correct » et surtout efficaces ! J’en ai en test plusieurs « made in china » à la maison … Mettez plutôt des balconnières avec des plantes mellifères. »

Je ne sais trop pourquoi mais la dernière phrase me met mal à l’aise. Me conseiller des « balconnières de fleurs mellifères », je trouve que ça fait un peu « montrez vos nichons fertiles, madame, plutôt que de vous mêler technologie »… Il faut dire que la personne qui me répond est un homme ; serais-je trop sensible à la suffisance machiste ? En tout cas, il semble que son message ait déclenché une réaction riche en testostérone. Un homme lui répond.

« là encore, foin des imprécations; définissez ce qu’est une solution technologique écologiquement correcte. Définissez d’abord ce qu’est une solution technologique? la charrue inventée il y a plusieurs millénaires ? »

Et hop ! Sitôt mon premier interlocuteur est piqué (par l’abeille ?)

« Quelles « imprécations » ???
« Auriez-vous un problème avec le français (La langue hein ? pas « l’gars » :-)) )
« Concernant l’étymologie vous confondez Technique & Technologie !(modifié) »

Si d’aucuns doutaient du caractère brûlant de l’écologie au quotidien… Quoi qu’il en soit, il me fallait faire une réponse. La voici.

« Votre allusion à mon balcon fécond est surprenante… Je ne souhaitais pas déclencher des échanges si… électriques ? Avec les conseils d’un ami électricien, je suis désormais autosuffisante pour l’éclairage et la recharge téléphone et tablette. C’est sans doute dérisoire au vu de l’investissement mais ça me va. Je cherche désormais des solutions pour les appareils en 12V ; je trouverai. »

Encore merci à Vincent, Hétéronaute, pour ses conseils si avisés que j’espère bien encore faire diminuer ma consommation électrique (qui a perdu en douze mois 300 kWh après changement de mon frigo, de mon congélo et un éclairage solaire permanent). Vincent m’a conseillée dans l’achat de deux nouveaux panneaux. Ils sont en phase de test. Je vous en dis plus aux confins de l’été.

Décroissance @74

Depuis que Helgant est arrivé chez Petit Mouton, j’ai acheté des croquettes et des friandises à la viande. Pour les déjections, que je ramasse systématiquement, j’utilise essentiellement des sacs plastiques. Bref, je me retrouve à consommer ce que j’évite de consommer par ailleurs.
J’essaie de limiter ces impacts, notamment concernant la viande, mais un chien est carnivore. Mais, c’est évident, c’est « Parce que Helgant le vaut bien ! » Et pour une fois, ce n’est pas un slogan de publicité mensongère.

Décroissance @73

J’ai reçu vendredi 24 avril 2020 ma facture annuelle de gaz. J’en étais impatiente au vu de ce que j’ai mis en place pour la réduire. Je pensais économiser un tiers : mais c’est quasi de 50 % qu’a baissé ma consommation annuelle, passant de 1152 kWh à 603 kWh. Je n’en suis pas revenue tant je sais ma consommation déjà basse ! Et j’en suis très fière.
Côté eau, j’ai réduit à 17 m3 pour l’année, comme je le pensais, soit 1 m3 de moins que l’an passé.
Côté électricité, ma consommation est passée de 1112 kWh en 2018-2019 à 1014 kWh en 2019-2020 ! Je ne pensais pas pouvoir encore faire ces économies, considérant que ma consommation avait bien baissé après la suppression du ballon couplé à la chaudière. J’ai changé congélateur et réfrigérateur en décembre 2019, intensifié la lumière solaire, modifié l’usage de ma chaudière… et un peu plus regardé la télé avec le confinement et fait cuire de plats au four. Verdict en mai 2021 !
D’ici là, je vais étudier le changement de fournisseur ; EDF invente chaque année une erreur de facturation et me réclame aujourd’hui 2000 kWh indus. Dès que nos comptes sont à jour, j’étudierai d’autres offres.

Décroissance @72

Le passage à l’heure d’été et le (trop) grand beau temps que nous avons depuis m’a fait ressortir mon dispositif d’éclairage solaire mis en place l’été dernier. J’avais d’abord acheté une lampe avec panneau solaire intégré. Puis, dans l’été, j’avais utilisé le panneau solaire d’un ventilateur acheté en ligne, pour recharger une lampe de camping disposant d’un port USB. Avec ces deux lampes disposées dans mon salon, j’ai un éclairage suffisant pour mes activités nocturnes : manger et regarder la télé en bidouillant sur la tablette rétroéclairée.
J’ai parfaitement conscience que je ne fais là que de très menues économies d’électricité mais cela me fait plaisir et je rêve d’un panneau solaire tout du long de mes deux fenêtres accroché sur un bras pour passer derrière les volets quand ils sont fermés, notamment l’été. Je pourrais alors faire tourner à loisir le ventilo solaire qui fonctionne très bien, recharger mes lampes, et alimenter des batteries pour recharger les téléphones.
Pierre est passé il y a quelques mois regarder mon installation, étudier mes besoins et m’a promis de fabriquer le matériel nécessaire, notamment avec son imprimante 3D. Il m’a dit il y a quelques jours avoir commencé quand une production de visières pour des voisines infirmières l’a arrêté net. Je lui ai donné l’absolution, on s’en doute, me disant au passage que les réseaux de solidarité que l’on vante aujourd’hui existaient déjà, et sont le fait de personnes qui ont toujours été solidaires.
D’autres, ceux par exemple qui se jettent sur les paquets de pâtes sans se soucier de l’intérêt général, seront-ils convaincus par ce virus de passer dans le camp de la solidarité au-delà d’un texto à un euro un soir de Téléthon ? Les paris sont ouverts.

Décroissance @71

J’ai eu plusieurs fois au téléphone un partenaire de judo qui rencontre des soucis de discrimination dans son travail. On a parlé longtemps, de cela, et de la vie aussi ; celle d’hier ; celle d’aujourd’hui ; celle de demain. Soignant, il a intégré un logement AirBNB près de l’hôpital où il travaille. Il y est loin de sa famille et ne dispose que d’un sac à dos d’affaires personnelles. Le logement où il réside est humide, inconfortable, mal agencé ; y vivre dans ces conditions relève du stage de survie en période de confinement ; j’ajoute qu’il est en basse vision. Je vous laisse imaginer sa nécessaire force d’adaptation.
Nous devisions, donc, et il me faisait part de ses interrogations sur sa vie quand, seul dans ce logement, il n’a d’autre chose à faire que de penser. Il me racontait comment il avait, avant de quitter sa famille, refait plusieurs fois son sac, cherchant à définir l’essentiel. Il me parlait de cette situation très nouvelle pour lui : décider, sans aide ni conseils, de chaque instant et de chaque action. S’organiser, aussi, dans ce nouvel environnement où personne n’était susceptible de l’aider. En y repensant, je l’imagine tel un soldat-commando en mode survie seul dans la forêt vierge. J’exagère ? Oui, bien sûr ; il a un téléphone, une famille, des collègues, des amis, qui pourraient venir le secourir. Mais c’est ce qu’il m’a dit qui me fait penser à cela.
Il a la possibilité de changer de logement, pour quelque chose de plus fonctionnel ou confortable. Non, il souhaite rester là, pour aller jusqu’au bout de ce que j’ai nommé pour lui « liberté », en s’interrogeant sur ce qui fait sa vie, ce qui manque ou non, sur la manière peut-être de s’organiser autrement, après. J’ai senti en lui un grand désarroi, celui de celles et ceux (il n’est pas besoin d’être malvoyant pour cela) qui voient leur vie bouleversée par le covid-19. Et je me suis entendue lui répondre.
— Je comprends ton désarroi mais pour moi, ce virus ne fait que confirmer mes choix.
Est-ce faraud de le dire ? Et de le penser ? Je m’interroge. Je ne suis pas meilleure que les autres ni ne détiens aucune vérité. Je crois pourtant que ma vie, oui, était déjà organisée autour de l’idée que le « plus » est vain et que le bonheur est à portée de main. Plus les jours passent, plus cela m’est une évidence : dans mes 29 m2 de HLM, je suis bien.
J’ai tout ce dont j’ai besoin : eau courante, toilettes, électricité, gaz, réfrigérateur, congélateur, four, petite télé, connexion Internet, ordinateur, tablette, téléphone, lit, bon fauteuil. J’ai installé mon guéridon pour boire mon café dos au soleil. J’ai assez d’espace pour faire du sport (et même de la corde à sauter !) Je peux jongler entre les activités pour ne pas épuiser mes yeux sur les écrans. Mes amis sont présents et je disais hier à Isabelle qu‘échanger avec eux au téléphone ou de visu ne change pas grand-chose pour moi. Un privilège de bigleux ? Il semble.
Et la joie dans tout ça ? Je la sens revenue.

Décroissance @70

Mon dernier billet sur ma chaudière était déjà assez long pour que j’aborde la question de ma consommation d’eau. En octobre 2018, elle était (calcul sur les douze derniers mois) de 57,53 litres par jour. Elle est aujourd’hui, sur un calcul identique sur les douze derniers mois, à 43,83 litres par jour quand Eau de Paris annonce toujours une consommation moyenne par Parisien de 120 litres.
Si je regarde la répartition par postes de Eau de Paris, je pense que c’est clairement sur « hygiène » et « sanitaire » que se concentre mon contrôle de consommation. Depuis mon billet de 2018, j’ai instauré un système de récupération d’eau qui me va bien : j’ai mis un joli pot de chambre dans le lavabo de ma salle de bains dont je vide le contenu au fur et à mesure dans un seau que je verse selon les besoins dans mes toilettes.
Au final, je ne tire la chasse d’eau qu’une ou deux fois par jour (je rappelle que je travaille chez moi) ; l’économie doit être notable. Isabelle fait la moue chaque fois qu’elle se lave les mains chez moi. Je comprends que cela puisse passer pour fastidieux et voir de l’eau savonneuse dans un seau peut rebuter. Je vis seule et n’impose pas la récupération d’eau à mes visiteurs. Ils peuvent même tirer la chasse d’eau. Quant à ma toilette…
Heureusement que je ne reçois pas grand-monde, finalement, et ne partage pas mon lit. Cela nuirait à mes records. Ah ! la vie en solo. Quel bénéfice pour la planète !

Note. J’ai demandé à Isabelle, qui a des compteurs distincts eau chaude et eau froide, de me donner sa consommation sur deux ans afin de voir la répartition entre l’un et l’autre. L’année la plus basse, l’eau chaude correspond à 35 % de sa consommation totale d’eau ; l’année la plus haute 40 %.
En me basant sur l’année la plus basse, proche de ma consommation, j’en déduis que ma consommation d’eau chaude est de 15,34 litres d’eau pas jour, soit 5,6 m3 par an. Un débit d’eau réduit de moitié me fait donc économiser 5,6 m3 d’eau par an ce qui, ramenés à ma consommation de 16 m3 d’eau par an, dit tout l’intérêt de réduire le débit de ses robinets !