Archives de catégorie : Clavier @

Clavier @23

Infographie. Un litige avec un service de la Ville de Paris ? Contactez le médiateur.Depuis le deuxième confinement, les permanences que je tiens pour le médiateur de la Ville de Paris se font par téléphone. J’étais au départ dubitative ; même si le téléphone me met à égalité de mes interlocuteurs (ils n’ont pas plus accès à l’image que moi), je craignais que l’échange ne perde en humanité considérant que la représentante bénévole que je suis a vocation à entendre une personne et non simplement à enregistrer administrativement une demande. Se posait également la question des pièces justificatives, impossibles à transmettre par téléphone.
À l’usage, la forme de ces permanences se révèle pertinente ; l’échange ne souffre pas de la distance et une relation se noue, le plus souvent très agréablement. Je me demande même si le format téléphone ne présente pas certains avantages : je laisse dans un premier temps parler mes interlocutrices et interlocuteurs et ceux-ci, qui craignent peut-être de ne tout pouvoir dire, ont tendance à faire d’emblée un récit très complet de leur situation. En vis-à-vis, je devais poser plus de questions, reformuler, reconstruire l’histoire.
Il dure ainsi moins longtemps et les trois quarts d’heure alloués à chaque rendez-vous sont rarement atteints. Cela me permet de finaliser les notes que je prends à la volée et qui sont de meilleure qualité que celles que je prenais en « présentiel ». Cela tient au fait que je suis sur un clavier d’ordinateur plus confortable que celui de la tablette. Je suis sans doute aussi plus concentrée, ne voulant rien rater de ce qui m’est dit. Quant aux justificatifs, je remarque qu’ils ne sont pas si indispensables ; je ne les regardais que d’un œil avant de les scanner, considérant ma difficulté à lire les documents papier, et ne les étudiais que rentrée chez moi. Je remarque enfin que je n’en ai pas besoin pour croire les personnes que j’ai au téléphone : je suis là pour porter leur vérité ; les services du médiateur sont là pour séparer le bon grain de l’ivraie. À chacun sa part.
Ces permanences par téléphone, depuis chez moi, cumulent des avantages sans nuire à la qualité de la « relation usager », comme on dit. Elles sont donc plus confortables côté utilisation de l’outil informatique et accès Internet ; mais aussi parce que je peux me faire chauffer un thé, marcher un peu casque sur les oreilles, faire pipi aisément entre deux rendez-vous… et ne pas porter de masque. Ne pas porter de masque ? Oui, chez moi, il n’y en a pas besoin mais je dois bien avouer qu’au moment où je m’installe devant mon ordinateur, à chaque premier rendez-vous de la matinée, et que je vérifie si j’ai tout ce dont j’ai besoin, je me lève chaque fois en mettre un… et me rassois ; ravie.

Clavier @22

Depuis la généralisation du confinement le 17 mars dernier, j’ai remarqué une moindre fréquentation de mon site, de ma page Facebook, de celle de Genespoir, association française des albinisme (que j’anime) et du blogue. Même les robots qui attaquent mon site en spip semblent avoir levé le pied. Mais que se passe-t-il ? On nous racontent partout que les internautes sont scotchés sur le Net (qui va bien finir par exploser) et pas sur nos sites ?
J’ai posé la question à Isabelle qui s’est rencardé auprès de Petit Koala. Il semble que les internautes fréquentent surtout les sites d’information et les réseaux sociaux qui les mettent en lien avec leurs proches. Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse, mais elle me semble logique. Reste à voir si, avec le temps, ils ne feront pas comme moi et se déconnectent un peu des sites d’infos qui deviennent anxiogènes à force de ne pas avoir tant de choses à dire sur ce virus qui reste (pour l’instant) une véritable énigme.

Clavier @21

Bonjouir !Je ne suis pas une bille en informatique, notamment en bureautique, sans être pour autant geek. Il m’arrive souvent d’arriver à des effets de disposition des différentes fenêtres ou à une page avec calendrier et je ne sais quoi d’autre, sans le vouloir. Cela m’arrive en manipulant la souris ou le clavier, sans trop savoir ce que j’ai fait qui a déclenché le changement.
Je sais maintenant que la disposition des fenêtres correspond à une touche sur le clavier. Pour l’écran avec le calendrier et autre, j’ai cherché hier matin, maniant la souris pour tenter de reproduire ce que je fais d’habitude par inadvertance. Je n’ai pas trouvé et pris mon téléphone pour retrouver les informations que je cherchais.

Clavier @20

Deux émissions m’ont récemment fait réfléchir à la notion de travail gratuit pour les Gafa et autres secteurs de recherche en intelligence artificielle. L’une est un podcast de La suite dans les idées, diffusée sur France Culture, intitulée « Une très artificielle intelligence artificielle », l’autre est un entretien filmé du site Hors-série intitulé « Travail gratuit : la nouvelle exploitation ? » Dans les deux émissions, il a été question des Captcha, ces tests qu’utilisent des sites avec des formulaires de recherche ou des procédures de sécurité pour vérifier que l’utilisateur est un humain et non un robot ou une machine, bref un équipement utilisant un programme informatique simulant l’intelligence humaine. Par exemple, il faut indiquer dans une série de photo lesquelles comportent des tigres ou des voitures, plus ou moins faciles à distinguer. C’est aussi un mot difficile à lire en raison de la police de caractère ou parce qu’il est en format image et non texte. La difficulté du test est censée correspondre à ce qu’une machine ne peut pas réussir, donc, par défaut, ce que seul un humain peut arriver à trouver.
Un Captcha est une famille de tests (dits de Turing) permettant donc de distinguer ce qui peut être effectué par un humain et ce qui ne peut (pas encore) être effectué par une machine. Or, ces deux émissions, une sur le versant de la manière dont les informaticiens peuvent « entraîner » un programme à simuler l’intelligence humaine, l’autre sur le travail non rémunéré, évoquent ces tests. « Entraîner » un programme signifie lui permettre d’acquérir de nouvelles données dont il pourra se servir ultérieurement. C’est ainsi qu’un programme de traduction d’une langue à une autre peut étoffer le vocabulaire qu’il utilise ou le contexte d’utilisation de ce vocabulaire en traitant de nouveaux résultats. Je ne prétends pas expliquer scientifiquement les processus, mais la question de l’intelligence artificielle (IA) repose sur l’idée que l’intelligence peut se simuler avec une suite d’algorithmes qui se déroulent logiquement comme une mécanique (IA dite faible) ou peut se stimuler avec la capacité à intégrer des nouveautés et donc d’adapter ces algorithmes pour ne plus simplement dérouler un programme mais le faire évoluer (IA dite forte). C’est schématique mais mon propos n’est pas là.
En utilisant ces Captcha, un site sécurise donc une procédure, mais, ce que j’apprends, est qu’il se sert du résultat pour entraîner des programmes à intégrer de nouvelles données. Chaque fois que je clique sur une image pour répondre à un test, je permets l’association de l’image au mot « tigre » ou au mot « voiture ». Même si cela est assez basique (à cette image, on peut associer une voiture, qu’elle soit en premier plan ou pas, seule ou qu’il y ait en plusieurs, grandes ou petites, etc.), le résultat est utilisé pour valider le test mais aussi pour renforcer « l’apprentissage » de la machine (qui avait déjà ce résultat pour pouvoir distinguer la bonne réponse de la mauvaise). Bref, même si je n’ai pas tous les mécanismes en tête, je retiens qu’il y a moult formes de travail gratuit ainsi récupéré par les sociétés dont nous utilisons les services, parfois gratuitement mais pas toujours. On le savait, rien n’est gratuit sur le Net et, souvent, ceux qui payent sont bien les utilisateurs, par la publicité subie ou par l’utilisation de leurs données, mais s’ouvre ici un moyen non plus seulement passif de « paiement en nature ».
Je vous invite à écouter cette émission sur le travail gratuit, qui ouvre peut-être à plus d’interrogations qu’à des réponses. Ce dont je ne me plains pas tant il est intéressant de pouvoir y réfléchir avec des pistes à creuser plutôt que récupérer des solutions déjà toutes (mal) faites.

 

Clavier @19

J’ai découvert à l’entrée d’une mairie d’arrondissement parisien un bureau connecté en libre service. Il s’agit d’un grand siège avec des câbles pour brancher ses équipements électroniques. L’idée est intéressante, même si le tout est assez volumineux. Je n’ai pas essayé et n’étais pas tentée, en plein passage dans le hall d’accueil.
Je ne sais pas si le siège se referme sur l’utilisateur. Cela devrait, afin d’être à proprement parler dans sa bulle.

Clavier @18

L'est pas beau mon pouce ?Dans le petit sauna d’un spa, un homme d’une cinquantaine d’années et moi transpirons de conserve quand deux jeunes femmes entrent. Toutes les deux ont leur portable à la main. Il ne me semble pas que cela soit très recommandé pour les appareils. Elles regardent toutes les deux leur appareil. L’homme dit alors « Faut déconnecter un peu. »
Elles sont un peu gênées. L’une d’elles parle à l’autre et sort avec les deux téléphones pour les ranger.
Si je n’aime pas trop l’usage de l’impératif, il a été efficace, et je crois que c’était l’occasion pour ces deux femmes de prendre conscience de leur démarche. Cela a éventuellement aussi préservé leur téléphone.

Clavier @17

Blog FBDébut mai, une notification de Facebook m’a proposé de fêter les quatre ans d’amitié avec une de « mes amies ». C’est vrai, quatre ans, ça se fête ! Oulalalala quatre ans ! Quelle intention touchante de ce réseau.
Mais, bon, c’est ma sœur, que je connais depuis ma sortie de couveuse. C’était il y a un peu plus de onze fois quatre ans.
Tiens, d’un coup, quatre ans, ça ne sonne plus pareil.

Clavier @16

L'est pas beau mon pouce ?En Suède, j’ai tenté de me connecter à un accès wi-fi dans un café. Las, le mot de passe comportait une lettre de l’alphabet suédois n’existant pas en français, « å » . Après divers essais, j’avais trouvé la parade en passant en clavier suédois pour enregistrer dans un fichier le mot de passe qu’il me suffisait de copier-coller une fois repassée en clavier français. Las, je n’arrivais pas à trouver la fameuse lettre malgré les choix de « a » proposés.
Plus tard, les indications de notre hôte m’ont permis de comprendre que c’était juste à cause de ma vue défaillante (l’âge !…) que je n’avais pas vu le petit cercle sur la lettre que j’avais bien à disposition. Depuis, mon téléphone est facétieux, car de temps en temps, en raison d’une manipulation que je n’ai pas encore identifiée, il me remet en clavier suédois. Au moins, cela me rappelle de bons souvenirs. C’est d’ailleurs peut-être pour ça que cela resurgit. Merci cher téléphone intelligent qui sait quand j’ai besoin de penser aux vacances…

Clavier @15

Capture d’écran 2014-04-20 à 14.45.47En tapant « fa » dans un célèbre moteur au lieu de la barre d’adresse, j’ai obtenu comme trois premiers résultats : 1/ un célèbre réseau social, 2/ la fédération anarchiste, 3/ un célèbre produit de douche. Internet, ce grand mélange des contraires… Au moins, je suis contente que ressorte la fédération anarchiste (même si je n’y adhère pas) et pas seulement des pages commerciales.

Clavier @14

L'est pas beau mon pouce ?J’avais besoin d’un rendez-vous avec mon ostéopathe de référence. Je ne le vois que peu, mais c’est toujours d’une grande efficacité. Comme je quitte mon emploi actuel, j’ai pris un téléphone personnel que j’ai utilisé pour joindre le cabinet. Sur le répondeur, j’avais indiqué, par habitude, de me rappeler sur le numéro de mon portable professionnel.
C’est ainsi que je me suis retrouvée avec un appel sans message sur ce premier numéro et un message sur l’autre. Mon nom n’était sans doute pas bien passé à l’enregistrement, car l’ostéo m’indiquait qu’il avait appelé le premier numéro mais qu’il n’avait pas reconnu la voix charmante sur le répondeur. Il terminait par « Je t’embrasse. » Donc, clairement, il m’avait confondue avec quelqu’une d’autre.
Au moins, c’est toujours plaisant d’entendre que l’on a une charmante voix.