Archives de catégorie : Chouette ! @

Chouette ! @44

L'image représente le papier apposé sur la porte évoqué dans le billet.Avec les consignes sanitaires, la société de relevé d’eau dans mon immeuble privilégie le moins de contact et incite à afficher ses données de consommation sur la porte de l’appartement un jour donné. C’était avant le cas par défaut quand quelqu’un était absent le jour dit, mais maintenant l’entrée de l’agent dans les appartements est limitée.
Je mets donc un papier sur ma porte avec des chiffres encadrés de « Bonjour » et « Bonne journée ». Cela fait plusieurs fois que c’est le même agent qui passe. Il fait une croix, comme sur les papiers de mes voisins, puis ajoute un « Merci » suivi d’un smiley souriant.
Même si la pandémie a distendu les relations interpersonnelles, il est toujours possible d’ajouter un petit plus dans le quotidien. Je suis contente de ne pas afficher juste quelques chiffres, il est content de l’attention et je m’en réjouis.
Et bonne journée à vous les Hétéronautes !

Chouette ! @43

Cela fait plusieurs années que je fréquente le moins possible Facebook et sa messagerie Messenger. Tous les deux ou trois mois, je me rappelle que ce réseau social existe et je vais voir s’il s’y passe des choses intéressantes (rien à signaler depuis des mois) ou si j’ai reçu un message. Bien m’en a pris ce samedi car quatre messages m’annonçaient le meilleur pour ce week-end dans une gradation de promesses inattendues.
Le premier message était d’une certaine Rina Adalgisa. Juste un lien vers une page Facebook que je ne suis pas allé visiter et une photo de profil sans ambiguïté à base de bikini et de piscine bleue. Simple et efficace.
Le deuxième message était lui envoyé par Ebony Arellano. Le mystère est total car pas de photo de profil. La déclaration laconique et directe constituant l’unique message en est d’autant plus percutante : « Je veux sortir avec toi. Contactez-moi ici. », émoji téléphone, émoji doigt qui pointe vers un lien Facebook.
Le troisième message a franchi un nouveau cap. Toujours pas de photo de profil mais le style direct de Bruce Douglas y était tout à fait adapté au propos : « Site de rencontre, salope coquine. », émoji bikini, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
La quatrième message envoyé par Jeremy Tapia cachait bien son jeu puisque sans photo de profil mais avec un message à la syntaxe non équivoque : « Je suis excitée et j’ai besoin de toi. Tu veux me baiser ? Chambre privée. Cliquez ici. », émoji bikini, émoji aubergine, émoji interdit aux moins de 18 ans, émoji flèche qui pointe vers un lien Facebook.
J’avoue avoir attendu avec un brin de curiosité un cinquième message qui n’est jamais arrivé. Quelle déception. Emoji qui pleure d’un oeil mais le sourire en coin.

Chouette @42

— Un nouveeeeeeeau copaiiiiiiiiin !
— Ou*iiiiiii* !!!
C’est la fête dans la bande ! Les Mouton ont accueilli un petit nouveau… un émigré de…
— …d’Bretagne. Et c’t’un jeunot.
— Ouaip’, c’est un gamin. On v’la bien l’protèger. C’est not’Cécylou qui nous l’a confié.
— Déjàààààààà, iiiiil jouuuuue suuuuper au foooot !
— Il n’*aaaaa* p*aaaaaa*s peur mou*iiiiiii*ller son p*uuuuu*ll.
— Et c’t’un bon pull.
Bref, Petit Agneau a rejoint la bande !
– Petit Agneau des Prés-salés, un p’tit gars à particule, yo !
— Biiiiiienvenuuuuuuue !
— B*iiiiii*enven*uuuuuuu*e !
— Yep bienvenue p’tiot !

Chouette @41

Cette année, j’ai fêté mes vingt-deux ans dans la fonction publique. Et j’ai eu pour la première fois une promotion, une vraie, celle de changement de grade. Je ne pensais pas que cela m’arriverait, car je ne savais pas que cela pouvait m’arriver (ce qui est la raison la plus plausible, non ?)
Non, je ne pensais pas, car je ne savais pas trop comment se déroulait ce type de promotion. Je croyais que c’était plutôt en fin de carrière, et j’ai encore pas mal d’années devant moi. À tel point que je n’ai pas encore ouvert le courrier sur ma retraite, arrivé le jour de mes 50 ans. D’autant qu’ayant pris récemment mon nouveau poste, je n’avais pas envisagé d’étudier la question. J’avais encore en tête la dernière fois que j’avais préparé jusqu’au bout un examen professionnel, pour que l’on m’annonce finalement que je ne remplissais pas les conditions pour y prétendre.
Bref, je suis passée « attachée hors classe ». Et c’est la vraiment classe ! C’est surtout une reconnaissance professionnelle majeure. On ne devient « hors classe » que par promotion, il n’y a aucun examen professionnel ou concours. Alors je ne boude pas du tout mon plaisir, moi qui tirais une fierté, peut-être puérile, d’avoir avancé dans ma carrière par la voie des examens, écrits ou oraux, donc par des épreuves. Peut-être puis-je me permettre de ne plus être dans l’effort pour savourer ce qui vient ?
Dans le contexte actuel d’incertitude et d’inquiétude, cette promotion a une saveur particulière. Merci à toutes celles et tous ceux qui m’ont permis d’arriver là. Cette reconnaissance à mon égard est aussi ma reconnaissance à leur égard.

Chouette @40

Le week-end dernier, j’ai quitté la région parisienne pour la première fois depuis plus de quatre mois. Direction ma Picardie natale. C’est avec plaisir que je partage avec vous le chant des oiseaux au bord des étangs dans la vallée de l’Avre.

Chouette ! @39

Email en anglais prétextant une convocation à la Police pour tenter de soutirer de l'argent au destinataire.Brume sur Paris juste avant l’aube. Ruelles sombres et désertes à l’heure où les couche-tard sont déjà au lit et où les noctambules ne sont pas encore sortis des lieux de perditions dans lesquelles ils noient la nuit. Silence vague de cette heure incertaine soudain déchiré par un cri. Brrrrr.
A l’autre bout de la ville dort un paisible citoyen, votre serviteur. Ce n’est que quelques heures plus tard qu’il sera alerté par un email à l’objet aussi laconique qu’une endive cuite à la vapeur : « Police Agenda – Case number: NY4853XZ485 ». Son sang ne fit qu’un tour, d’autant que l’email est écrit en anglais. Autant vous dire que l’affaire s’annonçait grave !
La suite n’a pas démenti le pressentiment du perspicace citoyen que je suis… Voici la traduction de la suite : « En accord avec l’article 569 de l’Agence de Police Nationale, vous (moi !) devez vous présenter le 23 juin 2019 (ah mince, c’est demain et c’est dimanche !) au département de la Police Nationale, bureau 119 (le fameux bureau 119, oui !) pour être interrogé comme témoin dans une affaire de viol sur mineur (oui je sais, c’est glauque mais je vous avais prévenus) ». Bon, je passe rapidement sur le fait que je dois apporter mon passeport et 550 $ américains, la vérité ayant un prix, évidemment.
Alors courage. Vous allez devoir faire preuve d’abnégation et renoncer au dénouement. En effet, pour en savoir plus, les instructions sont claires : je dois ouvrir la pièce jointe dans laquelle tout sera indiqué, expliqué, résolu et que sais-je encore… Bizarrement, je n’ai pas ouvert la pièce jointe, allez savoir pourquoi au-delà du fait que je suis téméraire. S’il y a des volontaires, je tiens le courriel à leur disposition. Mais qu’ils se manifestent vite car les autorités ne vont sans doute pas tarder à débarquer…

Chouette ! @38

Dans mon précédent poste, j’ai travaillé avec une amatrice de patinage artistique. Nous sommes devenues amies et avons gardé le contact. Plusieurs fois, nous avions parlé d’aller ensemble sur la glace. Cela me faisait un peu peur, je n’avais patiné que deux ou trois fois dans ma vie. C’était il y a fort longtemps et avec des copines de lycée, pas plus douées que moi.
Cette année, je me suis lancée et j’ai proposé à cette amie de tenter l’aventure sur la patinoire temporaire du Grand Palais. Elle me répond d’emblée oui, elle est partante… mais la patinoire ferme le lendemain.
En quelques minutes, nous organisons cette sortie avec deux autres amies. Me voilà donc le lendemain sur la glace, pas rassurée. Je m’accroche à la rambarde en me demandant ce qui m’a pris. Au bout de trois secondes, je tombe sur les genoux. Après quelques hésitations, grâce à la grande patience de mes accompagnatrices, qui m’ont aidée et tenu la main, je me débrouille malgré le monde et le peu de lumière. Je ne ferai qu’une autre chute, vers l’avant, plus d’une heure après. Heureusement, j’avais anticipé les risques et mis mon pantalon de moto avec ses renforts aux genoux.
Au final, une heure et demie de patinage, dans un style assez peu fluide, avec un balancement avant-arrière peu gracieux qui m’a permis de garder l’équilibre. Comme l’a dit la patineuse de choc, c’était courageux. Je confirme, j’ai pris sur moi et j’aimerais bien recommencer (avec mon pantalon moto). C’était une belle soirée.

Chouette ! @36

Cet été, j’ai changé de fonction professionnelle. Ce n’a pas été facile de quitter les musées, et mes derniers collègues. Comme pour mes autres postes, j’ai fait un pot avec des collègues proches, que j’appréciais particulièrement. C’était un pique-nique qui leur a fait découvrir un endroit agréable près de notre travail.
J’ai eu des cadeaux drôles, utiles, futiles, intéressants, pratiques… Ils ont tous été choisis avec amour pour moi… et pour Vélectro qui n’a pas été oublié. C’était un moment tendre et très émouvant.

 

Chouette ! @35

Après le chat, les poissons… Dans la galerie d’où j’avais rapporté le chat bleu, j’avais vu deux tableaux, des œuvres en métal. Après réflexion, j’ai décidé de les acquérir. Le chat est d’Arzel travaillant exclusivement le métal. Le plus grand des tableaux est un travail commun entre Arzel et Florence Launay, peintre et artiste du métal ponctuellement. L’autre tableau est entièrement de Florence.
Les œuvres ont voyagé de Dinard à Saint-Malo puis à Paris, avec livraison à domicile et installation par Florence, donc l’artiste elle-même, la classe.
Chez moi, il y a très peu de cadres accrochés sur les murs. L’un d’eux accueille maintenant les deux tableaux en continuité de l’aquarium, face à des photos du Népal : la mer face à la montagne.