Archives de catégorie : Canette @

Canette @40

La photo représente les trois bols et les trois mugs remplis de croquettes.En cette fin mars, je pars passer trois nuits dans un gîte à la campagne. Je prends les croquettes pour assurer les six repas d’Helgant à prévoir. Je pèse et mets le tout dans un sac.
Arrivée sur place, mince ! je n’ai pas pris la balance de cuisine. Me voilà donc à devoir trouver un système C. Je sors la vaisselle pouvant m’y aider : des bols et des mugs.
Et hop ! Helgant a chaque matin, un bol de croquettes comme mon bol de chocolat du petit-déjeuner de mon enfance ; et chaque soir, un mug de croquettes comme mon mug d’infusion de mon âge adulte.
Tchin-tchin Chouchou ! et bon appétit !

Canette @39

Un paquet de rivola, face arrière, avec mention du poids.Je suis une mangeuse de bonbons sans sucre. J’en mangeais déjà quand je fumais (dans une autre vie), pour me rafraîchir l’haleine, comme disent les publicités. Pour arrêter de fumer, en plus des cure-dents, les bonbons m’ont aidée. J’alterne entre plusieurs sortes, notamment entre des bonbons à la menthe et aux fruits de marque distributeur ; mais mes préférés restent les Ricola eucalyptus, sans sucre toujours.
Ces derniers mois, j’ai eu du mal à en trouver en sachet ; on en trouve en petites boîtes en carton mais je les trouve moins bons. Isabelle, qui fréquente une enseigne mieux achalandée que les miennes, me fournit. Ce matin, dans une enseigne de grande distribution, j’en ai vu. Le paquet avait changé de look, et le prix m’a sauté aux yeux : 2,29 euros. J’ai examiné le paquet et lu 70 g. Pas 100 g ?
Je suis allée voir les paquets de bonbons de marque distributeur, tous à 100 g avec un prix de 1,99 euro. J’en ai donc conclu que Ricola avait réduit la quantité sans baisser le prix, une pratique commerciale courante. J’ai sitôt appelé Isabelle pour lui dire de ne plus m’en acheter. Rentrée chez moi avec l’intention de faire un billet, je vérifie qu’il m’en reste un paquet ; c’est le cas ; ancien emballage ; poids, 70 g.
C’est donc tout à fait abusivement que j’ai imputé à cette marque une pratique commerciale trompeuse ; cela me permet par contre de prendre conscience du prix exorbitant de ces bonbons. Je m’en passerai.

Canette @38

Cinq bouteilles de produit cosmétiques. Ils sont décrits dans le billet.Au moment de troquer ma bouteille de shampoing vide (Dessange) contre une pleine (Cien), j’ai cru un instant m’être trompée de produit en l’achetant : le flacon, jaune prononcé, ressemble plus par sa couleur à du lait solaire bronzant. J’ai dû sortir de ma salle de bains peu éclairée et chausser des lunettes pour vérifier, les mentions de la marque (Cien, en blanc sur jaune) et « Nature’s Beauty » (je viens juste de voir l’apostrophe) en marron sur jaune étant nettement plus lisibles que la mention shampoing en rouge police fine et plus petite sur fond jaune.
Intriguée, j’ai regardé les autres produits que j’avais sous la main. La bouteille de shampoing vide d’abord ; c’est encore une fois la marque qui est la plus lisible, puis les « atouts » du produit « Anti-désèchement » (la mention « nutri-extrême » m’est peu lisible verticalement) ; quant au fait qu’il s’agit de shampoing, je dois chercher pour le trouver. Pour mon lait pour le corps, « Nourrissant » est écrit plus gros que « Lait Corps », et le logo de la marque reste le plus visible. Pour ma crème de jour, la marque est très lisible et si « crème visage jour » est plus gros que les allégations nourrissantes, le jaune sur blanc me la rend totalement illisible. Enfin, pour le spray d’eau de mer, j’ai cherché longtemps. La marque est omniprésente, les qualités santé aussi, l’eau de mer apparaît en écriture incurvée avec un « 100 % » dont la force masque le texte autour !
Je racontais cela à Isabelle qui m’a fait remarquer que les cosmétiques sont choisis pour leur marque et leurs supposés effets beauté ou santé. Je les choisis pour leur objet principal (laver les cheveux, laver le corps, hydrater la peau, laver le nez) et pour leur prix. Je suis décidément perdue pour la consommation du tape à l’œil ! J’en suis ravie.

Note. Pour la petite histoire, je compile dans un fichier mes sujets de billets. Pour celui-ci, j’avais écrit « Lecture produits d’entretien » en lieu et place de « produits cosmétiques » ; tout est dit.

Canette @37

Mon panier de récupa : des crevettes, trois paquets de tortellinis aux champignons et un kilo d’orange en piteux étatJe suis allée récupérer un panier d’invendus dans un Monop’, petite supérette qui fait du dépannage à l’enseigne de Monoprix, les supermarchés haut de gamme à Paris. Ces magasins sont un peu chers pour moi, mais les produits sont bons et les invendus sont à l’avenant : des paniers bien garnis, avec de la variété et de la qualité, le tout avec un accueil client agréable. Fallait-il une exception pour confirmer cette règle ? C’est en tout cas la première fois que j’ai le sentiment d’être mal reçue à raison de mon handicap visuel dans cette enseigne.
Quand je suis arrivée, canne blanche en main, à 17 h 20 (la collecte était de 17 heures à 17 h 30), aucun panier n’était prêt. L’homme qui semblait être le gérant a indiqué à sa caissière, « C’est chaud, on n’a rien. » Et le voilà parti dans les rayons. Pendant ce temps, un autre client panier de récup est arrivé. Il n’y avait aucun chaland à la caisse. J’en ai profité pour demander à la caissière si je pouvais avoir deux litres de lait demi-écrémé, en brique de marque Monoprix. J’avais regardé sur le site pour savoir ce que je voulais et repéré ce produit à 0,89 euro.
Sitôt, la dame m’indique qu’elle ne connaît pas le magasin mais me précède vers le fond et me propose une bouteille de lait d’une marque que je sais chère. Je lui redemande la brique Monoprix, etc. Elle me propose alors une bouteille. Je demande le prix. Elle essaie de trouver la bonne étiquette et annonce 1,70 euro.
— C’est cher pour un litre de lait !
— Ce n’est peut-être pas la bonne étiquette. Vous en voulez combien ?
— Deux litres, selon le prix.
Nous arrivons à la caisse. Je blague en indiquant à la dame que si elle n’arrive pas à trouver le prix, qu’elle imagine ce que ça donne pour moi.
— Je fais ce que je peux, c’est compliqué, je ne suis là que depuis huit jours ! Je fais le maximum pour vous aider, mais c’est compliqué pour moi.
J’apprécie d’emblée l’argument ; je ne lis rien des étiquettes, ai du mal à trouver les produits dans un magasin que je ne connais pas, et c’est pour la caissière que c’est compliqué ! Quant au fait qu’elle a l’obligeance de m’aider, rien ne l’y oblige, bien sûr ; je la remercie donc chaleureusement. Elle le répète plusieurs fois, au cas où je n’aie pas bien compris le sens de son propos. Pour ce qui est de mon lait, elle demande de l’aide au gérant pour avoir le prix que sa caisse ne lui donne pas. Le gérant est agacé ; il est dans sa constitution de paniers.
— C’est la dame, elle veut le prix…
Il scanne la bouteille.
— 1,20 euro.
— C’est trop cher, je ne vais pas le prendre. Le lait vaut moins de 1 euro le litre…
— Pas dans nos magasins, madame !
Je sens beaucoup de mépris dans sa voix. Il trifouille dans les deux sacs en papier qui contiennent les produits des deux paniers, en sort, en remet. Il m’en fourre un dans les mains. À côté de lui, la caissière l’interpelle en brandissant quelque chose.
— Et ça ?
— Laisse tomber.
Je ne saurai jamais ce qui aurait dû être dans mon panier et que ma contestation du prix du lait m’a fait rater. La valeur des produits est respectée, des crevettes, trois paquets de tortellinis aux champignons et un kilo d’orange en piteux état. Par contre, la variété n’y est pas. Quant à la manière dont on m’a parlé, j’avoue, c’est une première. Je n’y retournerai évidemment pas.

Note. J’ai fait un microbillet Twitter à Monoprix qui a eu la bonté de me répondre pour faire amende honorable. C’est suffisamment rare pour être salué. Vous pouvez suivre cet échange sur ce lien.

Canette @36

J’ai décidé de changer le parquet de mon appartement. Il était abîmé, avec des traces datant de mes prédécesseurs, et avait beaucoup jauni par endroit. L’artisan qui est intervenu a vu une date écrite par les poseurs sur le sol : 2002. Ce parquet aura donc mérité d’être changé.
Il l’avait d’autant plus que les poseurs n’étaient pas des professionnels. Première surprise : l’isolant phonique avait été posé à l’envers. Heureusement, il était de très bonne qualité et il a pu être récupéré, retourné dans le bon sens. Seconde surprise : à des endroits où le bois semblait « jouer » et se dilater en créant des creux et bosses, des cales de pose en plastique étaient restées sous le parquet. L’artisan en a retrouvé huit. C’est plus que le nombre total qu’il en a pour travailler. Le bricolage recèle bien des surprises… aux autres.

Canette @35

J’ai acheté un blender avec deux accessoires dans une grande enseigne d’électroménager qui dispose côte à côte d’un magasin avec tous les produits, et d’un petit espace avec les produits pour la cuisine. Je suis allée dans le second, toujours vide de chaland. On est jeudi ; la vendeuse me promet que j’aurai le blender le samedi, avec un accessoire, le second le mardi suivant.
Le samedi, 11 heures, je reçois un texto indiquant que ma « commande est disponible ». Je vais la chercher. Le blender y est ; pas l’accessoire. Le guichetier me fait remarquer que la date de livraison est le 21 mars, soit quatre semaines plus tard ! Je proteste, explique que la vendeuse m’a dit qu’il était au magasin d’à côté, qu’il serait prêt samedi. Le gars va voir… et revient avec mon accessoire qui était bien en stock dans le magasin principal.
Le mardi, pas de texto ; j’y vais quand même. Au guichet de retrait, le gars m’envoie bouler et me dit de voir la responsable. Je vais à la caisse principale. La caissière regarde mon dossier. L’accessoire n’est en effet pas arrivé mais le devrait. Elle va voir la cheffe, qui va voir s’il ne serait pas en boutique… Elle revient avec mon accessoire. Je la remercie chaleureusement.
J’en profite pour lui faire le résumé de la situation : comment se fait-il qu’il y ait eu deux loupés-rattrapés sur la même commande ? L’explication tombe.
— Samedi, on vous a donné un article qui était dans le magasin mais n’appartenait pas à l’espace cuisine où vous l’avez acheté. Un peu comme du vol !
Elle rit.
— Ne me dites pas que je fais du recel ?
Elle rit encore.
— Et celui d’aujourd’hui, il était dans la réserve de l’espace cuisine.
— Vous l’avez volé ?
Elle rit toujours. On blague encore un peu et je repars avec ce deuxième accessoire à la provenance interlope. Si l’on m’avait dit un jour que je ferai du recel d’accessoire de blender… Au moins, si je finis en prison, je pourrai faire du jus d’orange !

Note. Le lendemain, je reçois un texto. Ma commande est prête. Il s’agit de l’accessoire récupéré la veille. Je me souviens en effet que la cheffe me l’a donné sans en passer le code-barre à la caisse. Il me démange d’aller le chercher mais ce serait effectivement du vol. Quelques jours passent. Le site indique que j’ai récupéré mon ustensile. Ouf !

Canette @34

En juillet 2016, les sacs plastiques à usage unique ont été interdits en caisse. Ils n’ont pas été interdits pour la pesée des fruits et légumes. Pour autant, la chaîne Monoprix a décidé de remplacer ces sacs plastiques par des sacs en papier il y a plusieurs mois.
La semaine passée, j’ai remarqué qu’il y a encore eu un changement. Les sacs sont toujours en papier… en grande partie. Une partie est de nouveau en plastique qui a le bon goût d’être transparent. Cela fait donc une fenêtre pour voir les produits. Est-ce pour rendre moins pénible le travail des caissières (et quelques caissiers) ? J’en doute. Je pense qu’il s’agit surtout de lutter contre la fraude.
La malhonnêteté d’une partie de la clientèle et donc les réflexes marchands qui en découlent auront eu raison d’un changement trop radical de fonctionnement. L’écologie a un prix qui pèse dans la balance.

Canette @33

Vous avez sans doute entendu parler de ces nouvelles bouteilles de lait qui résistent à la chaîne du recyclage (ici) ? On nous conseille, bien sûr de ne pas les acheter. Est-ce au consommateur d’être vertueux en payant son lait plus cher ou aux entreprises de recyclage de faire correctement leur travail en anticipant les évolutions de l’industrie agroalimentaire ?
Pour ma part, j’achète sans état d’âme mon lait au moins cher, en l’espèce 0,73 euro le litre dans une enseigne de fort discompte. En prenant une bouteille l’autre jour, j’ai remarqué du lait bio. Par curiosité, j’ai saisi la bouteille… lisse comme une bouteille qui ne se recycle pas ! Le comble de la société marchande, vendre du bio dans un emballage non recyclable ? Un comble parmi tant d’autres !

Canette @32

MacBookUn matin, maman m’appelle au secours. Son ordinateur, un MacBook de 2011, sonne mais ne démarre plus. Nous avions prévu de le changer à Noël. Il claque avant l’heure.
J’envoie maman au centre agréé Mac près de chez elle. Diagnostic, 44,40 euros.
Trois jours passent où je l’aide à remettre un peu à jour un portable qui lui a plus de dix ans. Maman donne plusieurs conférences à Berlin début décembre, l’enjeu est important.
Elle retourne à la boutique. Verdict : le disque dur est foutu. On lui tend un devis pour remettre un nouveau disque de 500 Mo, ajouter de la RAM, installer un système « plus récent ». Ils ne disent pas lequel. Ils sont cupides mais pas fous. Comment imaginer que même avec un disque neuf et de la RAM un MacBook vieux de 5 ans va supporter le système le plus récent ?
Montant du devis, 412,80 euros.
Sans même m’appeler, maman remballe son ordinateur cassé et le disque dur externe qui contient ses conférences. Elle espérait que soient récupérés les trois fichiers dont elle avait besoin. 80 euros. Elle a d’emblée su que c’était très exagéré.
En rentrant chez elle, avant de m’appeler, elle a l’idée d’allumer le MacBook. Il démarrer et s’installe comme au premier jour. Elle met aussitôt ses fichiers pour Berlin sur une clé. Elle m’appelle. Je découvre avec elle que sa sauvegarde sur disque externe était désactivée. On l’active. La sauvegarde se fait. Ouf ! Je ne suis pas pour autant rassurée. L’urgence est à changer cet ordinateur pour qu’elle y travaille sereinement.
Je prends un billet de train pour le dimanche, me laissant trente-six heures entre deux cours de judo pour installer sa nouvelle machine. Il me faut une heure, puis l’après-midi pour vérifier toutes les compatibilités logicielles. Le lundi matin, pendant que maman fait des tests d’utilisation, je me décide à regarder l’autre qui n’a pas été éteint depuis six jours et fonctionne sans souci.
Je le démarre sur un CD, lance l’expertise du disque interne. Celle-ci me suggère une réparation avec l’utilitaire ad hoc. Je lance la restauration. Vingt minutes plus tard, le disque est réparé. Cela aura coûté à maman mon billet de train, et moi, j’ai gagné une petite révision des bases de la maintenance Mac.
Quant au centre agréé Mac ? Des guignols qui ont pris ma vieille mère pour une rombière à qui l’on peut gentiment extorquer 412,80 euros ? Je ne vais rien intenter contre eux car ils sont le seul centre sur Avignon mais qu’ils ne s’avisent pas de tenter la même entourloupe à la prochaine visite de maman. 1. On ne touche pas à ma mère. 2. J’ai la DGCCRF facile.
Non mais !

Canette @31

RéglettesJe ne sais pas si c’est le fait d’un employé facétieux ou du hasard, mais l’alignement de ces réglettes souvenirs m’a amusée, mais plutôt d’un rire jaune : Mina – Mohamed – Marine… Un abrégé des tensions de la politique actuelle ?