Archives de catégorie : Anniv’ @

Anniv’ @49

Un gateau d'anniversaire sur une table d'hopital.Pour mon anniversaire, en direct de l’hôpital, Isabelle m’a apporté un gâteau au chocolat avec des bougies ! J’en étais toute contente et, comme elle a congelé ce que nous n’avons pas mangé, je savoure mon anniversaire régulièrement depuis. À mon retour chez moi, je trouve un petit colis dans ma boîte aux lettres. Mais qui me fait un cadeau ?
Je l’ouvre et… quelle belle surprise ! Deux rouleaux de papier toilette pour me signifier mes six semaines de confinement ?
J’avais en fait répondu à une enquête consommateurs il y a quelques semaines et devais tester le produit. Une aubaine ! (à cette nuance qu’il n’était pas terrible.)

Je suis dans un fauteuil roulant, un carton avec deux rouleaux de pQ sur les genoux.

Anniv’ @47

Les Mouton, Petit Agneau et Petit Koala découvrent Kito Katoka.— C’eeeeeeeeeest le trébonziiiiiversaire de Frédéric !
— Al*oooooo*rs on est obl*iiiii*gé de lu*iiii* d*ooooo*nner son c*aaaa*deau ?
— Ouais, c’est l’idée d’l’anniv’ !
— Cooooooomment on vaaaa s’en paaaaaasser ???
— On veut le reeeeeelire et reeeeeelire et reeeeeelire et reeeeeelire…
— Faut pas vous inquiéter. Je vais trouver une autre Kito pour l’Frédo, les commissions, c’est mon rayon !
— Y a plus*iiiii*eurs Kito ?
— Nan, c’la même ! Mais ell’est dans d’aut’livres.
— Elle est siiiiii choouuuuuette !
— Gardez ce livre, je file chez le libraire en trouver un autre pour Frédéric.
— Ooooooh ! Meeeerciiii Caddie.
— T’es un pote mon Caddienounet.
— All*eeeee*z, venez ! On va retr*oooooo*uver n*oooooo*tre Kito !

Anniv’ @46


– C’est jour d’trébonziversaire. L’premier qu’on l’fête d’not’copain Helgant !
– Tréééééééébonziiiiiiiiversaire !!
– Tr*éééééééé*bonz*iiiiiiii*versaire !!
– Il d’vient senior chez l’copains canins. Mais l’est toujours un peu jeune. Hier, au parc, l’était tellement content qu’il s’est frotté par terre. Juste sur d’la fiente d’oiseau.
– C’est riiiiiiiigoooooloooo !
– *Oooooooo*h ! ou*iiiiiii* ! A faire p*iiiiiii* p*iiiiiii* de rire !
– Les Mouton en rient depuis hier. Helgant est encore comme un chiot dans sa tête. Et un farceur !
– C’est un suuuuuuuuuper copaiiiiin.
– T’*eeee*s un s*uuuuu*per copa*iiiii*n !

Joyeux trébonziversaire Helgant !

Anniv’ @45

OuafbonOuafjour ! C’est ouafmoi, Helgant, le plus beau des ouafchiens du ouafmonde.
Je suis si bien à Télo, avec la ouafbande ! On joue au ouaffooooot et ma maîtresse est si câline ! J’ai des ouafos, un ouafpanier, des ouafplaids alors j’ai pas besoin de grignoter ses ouafpantoufles. Le seul ouaftruc qui manque, elle ne veut pas que je dorme dans son ouaflit ! Ça sent pourtant si bon. Je reste sur le ouafcanapé quand je fais pas ouaftapis. On est bien. Elle fait la ouafvisio. Petit Mouton m’a dit de ne pas aboyer mais c’est rigolo ! Tous les autres derrière leur ouafécran m’admirent. J’abuse pas.
Tout ça pour vous dire, avec la ouafaide de Petit Koala, que c’est le ouaftrébonziversaire de ma maîtresse et pas n’importe lequel ! Cinquante ouafans ! Un demi ouafsiiiiiiècle a compté Petit Mouton, c’est pas rien et avec ce ouafconfinement, il faut mettre le ouafpaqu*eeeeee*t a dit Copain Mouton. Avec not’ Cécylou et l’Frédo, on a donc choisi une super ouafchanson car le ouafson ça se partage mieux que le ouafgâteau ! Alors on chante nous d’abord, et vous enchaînez… trois… quatre…

« Quand on arrive à ouaftréboncinquanteziversaire
« On n’a pas envie d’jeter les ouafgantsdelamoto
« On chouchoute ses ouafamitiés
« Avec des p’tits ouafplats véggés
« Les ouafdoigts de ouafpieds bien à l’aise
« On regarde un bon ouafdocumentaire
« On se promene avec le plus beau des ouafchiens
« Tout en bavardant avec les ouafmamies du ouafquartier »

Ouaftréboncinquanteziversaire !

Anniv’ @44

– Oulalaaaaaalalalalaaaaaaaaaaaaaaa ! Un trébonziversaire, c’est suuuuuper ! Et on a ééééééécrit une chaaaaaanson.
– On pourrait signer le billet « Qui c’est ? » ou « L’invité surprise » ou « L’auteur anonyme » ? Vous croyez qu’ils vont trouver de qui ça parle nos Hétéronautes ?
– C’est sûûûûûûûûr que c’est duuuuuuur !
– En tous les cas, on reconnait bien la patte des Mouton, le style de Petit Koala et mon immense talent.
– Ben noooooon, Caddie, t’as pas de talooooooooon, puisque t’aaaaaaas des rooooooooulettes !…
– Petit Mouton, du talent, du génie, de l’incroyable…
– Euh, ouais, bon, on s’la chante ?!

J’ai diiiiiiiix ans
Je sa*iiiiiiiiii*s que c’est vra*iiiiiiiiii*, j’ai d*iiiiiiiiii*x ans
V’nez rêver avec moi pour mes diiiiiiiix ans
Ça fait du bien d’fêter ces diiiiiiiix ans,
Ça parait biz*aaaaaaaa*rre mais
Si tu viens p*aaaaaaaa*s hé
Caddie cass’ta gueule à la récré

J’ai diiiiiiiix ans
J’suis un beau bloooooooog et je lance
De belles paroooooooles, doucement
Moi je rigooooole, fièrement,
Je rêve, je voooooole…
Si tu n’viens p*aaaaaaaa*s hé
Caddie t’pète ta gueule à la récré

Sur la toile, je m’balade,
Avec ma paille recycl*aaaaaaaa*ble.
Je vais embêter les qui pas m*aaaaaaaa*lines
Et les gars qu’j’aime p*aaaaaaaa*s !

J’ai diiiiiiiix ans
Je vis avec l’roi des roulettes et Helgant
Les Mouton que je vois soooooouvent
Au fooooot, c’sont des géants
Pas des petits hommes verts
Si tu n’viens p*aaaaaaaa*s hé
Roul’ dans ta gueule à la récré

J’ai diiiiiiiix ans
Des billets plein les pooooooches, j’ai diiiiiiiix ans
Les filles, c’est des cloooooches, j’ai diiiiiiiix ans
Laissez-moi rêver pour mes diiiiiiiix ans
Si tu n’viens p*aaaaaaaa*s hé
Caddie s’occupe d’ta gueule à la récré

Bien c*aaaaaaaa*ché avec Cabas
Je suis le roi des coups b*aaaaaaaa*s !
J’envoie des dentifrices dans toutes les dents
J’ai des prix chez le march*aaaaaaaa*nd

J’ai diiiiiiiix ans
Je sais que c’est vrai que j’ai diiiiiiiix ans
V’nez rêver avec moi pour mes diiiiiiiix ans
Ça fait du bien d’fêter ces diiiiiiiix ans,
Ça parait biz*aaaaaaaa*rre mais
Si tu n’viens p*aaaaaaaa*s hé
Paf ! dans ta gueule à la récré

Si tu n’viens p*aaaaaaaa*s hé
Boum ! dans ta gueule à la récré
Si tu n’viens p*aaaaaaaa*s hé
Hop ! dans ta gueule
A la récré
Caddie t’tape ta gueule

– C’t’pt’êt’un peu violent pour d’chanson d’trébonziversaire… Et ça parle beaucoup d’toi !
– Non, c’est que je manie l’allégorie avec virtuosité tant je suis Caddie l’incroyable, le…
– V*eneeeeeeee*z, y a le g*âââââ*teau et les boug*iiiiii*es !!!
– Moi, Caddie, un incontournable manieur de rimes, moi… ben, ils sont où ?… Ouh ouh ! les Mouton ? Petit Koala ?…

Couple @1

J’ai profité de mes vacances pour lire King kong théorie, de Virginies Despentes, un livre tout à fait délicieux qui a fait du bien à ma fibre féministe. Comble de bonheur, j’avais face à moi un couple hétérosexuel qui me permettait d’avoir l’illustration à dîner de ce que j’avais lu à l’apéritif. Un pur bonheur ! Et une bonne introduction à cette tranche d’écriture consacrée à l’Hétéronomie cette planète aussi étrange et convenue dans laquelle je vis, pauvre que je suis.
Je n’en dirai pas plus sur ce livre — je préfère le prêter à Isabelle en espérant qu’elle aura ensuite envie de vous en dire le meilleur — à part une remarque : dans ce texte, Virginie Despentes ne parle pas d’homosexualité ; ce n’est pas son sujet. Par contre, elle n’omet pas de joindre très régulièrement l’adjectif « hétérosexuel » quand elle utilise le mot « couple », indiquant par là que son commentaire vise le « couple hétérosexuel » et non le « couple » que d’aucuns considèrent comme hétérosexuel par nature.
Le Petit Robert est à ce titre édifiant. Il définit d’emblée le couple comme « Un homme et une femme réunis », évoquant quelques lignes plus loin des « homosexuels vivant en couple », sous-entendu « comme un homme et une femme ». Ça vous évoque quelques clichés ? Si besoin était de raviver les mémoires voici la définition du XMLittré qui situe elle, de fait, le « couple homosexuel » dans un autre âge de la littérature ou dans un présent très prosaïque « Le mari et la femme, l’amant et l’amante, ou deux personnes vivant ensemble dans des relations d’amitié ou d’intérêt. »
Sachons enfin qu’au féminin, « couple » est un « Lien pour attacher ensemble deux ou plusieurs choses pareilles. » (XMLittré) avec ces usages « Une couple pour trois ou quatre chevaux » ou encore « Où est la couple de ces chiens ? » Serait-ce à dire que l’on est passé du féminin au masculin par pure métonymie ? Ah ! Despentes… Elle nous mène déjà loin !

 

Anniv’ @43

– Ben, y’a eu déconfin’ment.
– Déconfiiiiituuuure !
– Du bru*iiiiii*t.
– De la poooooollutiiiion.
– Il y a quand même un truc exceptionnel à en retenir.
– Yep ! Pour sûr, y’a un truc, car aujourd’hui, c’est l’anniv’ d’Cécylou et on v’pouvoir s’voir !
– Se faiiiiire des câââââliiiins !
– Se fa*iiiii*re des b*iiiiiii*sous !
– Et souffler des bougies dans des ballons des foot. Bref, une belle soirée qui roule.
– Ben, demain, on peut r’confiner alors. L’meilleur s’ra passé.
– Jusqu’àààààà quaaaand ?
– Au 12 n*oooooo*vembr*eeeee* !
– C’t’e bonne idée. Au prochain anniv’ en Hétéronomie.
– Allez, maintenant, gâteau pour la reine du jour.

Anniv’ @42

– Ah ! ben ça alors, c’est l’anniv’ d’Frédo et on n’peut pas l’faire souffler ses bougies…
– On vaaaaaaa luiiii souhaiiiiter un trébonconfiversaire !
– Et p*oooooooo*ur le g*âââââââââ*teau ?
– C’t’un gâteau confit ?
– Avec des fru*iiiiiiiiiii*ts conf*iiiiiiiiiii*ts ?
– Pluuuuuutôt du choooooocolaaaaaaaat !
– Du ch*oooooo*col*aaaaaaaa*t conf*iiiiiiiiiii*t ?
– J’crois pas. Ç’v’être du chocolat classique, votre préféré, hein, les Mouton ?!
– Ouiiiiiiii !!! ou*iiiiiiii* *!!!*
– S’rtout c’qu’nous qu’allons l’manger, il passe par l’bande passante. Mais on lui en r’fera un après l’confinement.
– Oh ! ouiiiiiii… avant son pr*ooooooooo*chain trébonziversaire.

Anniv’ @41

Un peu plus de quinze jours avant le confinement, j’ai été invitée à une « surprise d’anniversaire ». Prenez une salle destinée à des activités multiples décorée à la va-vite, alignez des chaises contre un mur et en face quelques tables, recouvrez-les de nappes en papier et de plats débordant de charcuteries et autres quiches (je ne suis pas gentille, il y avait un saladier de carottes râpées et un autre de salade), de bouteilles dont je vous laisse deviner le lien avec le gel hydroalcoolique, une trentaine de convives et une maîtresse de maison qui ne lâche pas son portable.
— Il arrive ! Éteignez !
On éteint, on s’éloigne des fenêtres, on ricane… et le voilà. On applaudit, on chante, on s’embrasse, on trinque et c’est parti pour une soirée d’anniversaire que je quitte avant l’arrivée du gâteau. Mais qu’est-ce que je fais là ? J’ai beaucoup d’affection et de tendresse pour le grand garçon qui fête ses cinquante ans. C’est mon seul mobile. Pour le reste… Je viens de dresser le portrait de tout ce que j’exècre dans une fête d’anniversaire, dans une soirée tout court d’ailleurs avec, en point d’orgue, la notion de « surprise ».
À qui cela fait-il plaisir, finalement ? À celle ou celui à qui on fait la surprise, j’imagine, à moins qu’il ne s’agisse d’une convention sociale que d’apprécier de se trouver comme une gourdasse, passant d’un pied sur l’autre, tout benêt devant ces gens qui chantent  « Joyeux anniversaire » et avec qui on n’avait pas prévu de passer la soirée. Il y a bien sûr le plaisir de celui qui organise, fomentant sa farce, dissimulant les préparatifs, les invitations, craignant à chaque instant que la surprise ne soit découverte… quel suspense ! Il y a enfin les invités, impatients sans doute, de voir la tête du contraint du jour, eux qui ont été contraints un jour.
La « surprise d’anniversaire », comme toute autre surprise, ne serait-elle pas en fait un moyen de coercition (une décision prise à la place de l’autre, un ingérence dans ses choix) sous couvert de « faire plaisir », impliquant que l’un sait ce qui plaît à l’autre  ? Voici donc rassemblés tous mes arguments contre la vie de famille ou de couple qui se résument à un seul : l’hypocrisie que représente le fait de présenter à l’autre ce que l’on veut soi comme si c’était son désir-plaisir à lui. C’est un mélange de toute-puissance et de contrainte qui m’afflige. Je me souhaite de ne jamais y succomber !

Anniv’ @40

Depuis l’an dernier, pour mon anniversaire, un supermarché dont j’ai la carte de fidélité m’offre un cadeau. Il y a un mois pour aller prendre un produit bien particulier et passer en caisse avec le bon pour se le voir offrir. L’an dernier, c’était un gâteau de la marque de distributeur au rayon surgelé. J’avais cherché à l’occasion mais ne l’avait pas trouvé en magasin.
Cette année, il m’est proposé également un gâteau surgelé ou une bougie d’intérieure. Comme je ne veux pas m’intoxiquer avec la bougie, j’opte pour le gâteau. Pour l’instant, je l’ai cherché dans celui où je vais le plus fréquemment et puis dans d’autres à proximité, en vain. Dans le premier, j’ai au moins trouvé la référence mais avec un autre parfum (je n’en ai pas le choix). Dans tous, il semble que cette recette précise n’est même pas proposée.
Si j’ai le temps, je le chercherais dans un autre magasin… Au moins, pour l’instant, on peut dire que c’est un cadeau qui ne coûte pas cher au commerçant.