Archives de catégorie : Aïe ! @

Aïe ! @39

Pendant les vacances, j’ai allumé la télé. Cela fait longtemps que je ne l’avais pas regardée. D’emblée, je suis sont tombée sur BFM TV. En quelques minutes, j’ai eu cette chaîne avec Pascal Praud puis Cnews avec Zemmour, aussi remontés l’un que l’autre.
J’ai cru trouver du positif lors d’une émission se déroulant à la SPA avec un copain de Helgant berger australien, mais il était en fait abandonné par ses maîtres. Puis, j’ai eu droit à de la télé-réalité avec des candidats énervés se dénigrant les uns les autres. Quel concentré de violence ! J’ai tout coupé en espérant ne pas faire de cauchemars.

Aïe ! @38

Je finis le premier semestre de l’année 2021 sur les rotules, pas tout à fait au figuré, car le genou participe comme il peut à mon état de petite forme. Après des travaux dentaires, j’ai eu mi-avril une infection dentaire, dont la douleur a duré une semaine. Une semaine à attendre de pouvoir prendre le prochain médicament qui me soulagera. Je notais toutes les prises pour éviter le surdosage et parfois, j’ai attendu avec de la glace sur la joue, montre en main, de pouvoir alléger la souffrance.
On dit que les douleurs dentaires sont parmi les pires. Je suis assez d’accord. On dit aussi que la souffrance fatigue. Encore d’accord.
Mi-juin, quand j’ai eu ma seconde injection de vaccin anti-covid, j’avais un peu récupéré, mais j’étais encore faible, d’autres éléments de mon contexte quotidien me pesant. Quelques jours après, des effets indésirables du vaccin se font fait sentir, dont une douleur que j’ai découvert : celle d’un zona, installé le long d’un nerf intercostal. Une douleur permanente plus ou moins forte et la nuit tellement intense à me réveiller, avec à la clé près d’une heure pour arriver à calmer la douleur à coup de codéine.
J’évite cette fois autant que possible de prendre des médicaments, la douleur étant plus supportable que la précédente. Je me reconnais une certaine endurance, tant à la souffrance qu’à la fatigue. Mais cela ne peut pas durer beaucoup plus longtemps. Heureusement, les vacances prévues sont sous le signe du repos. Je n’aspire qu’à dormir, me poser, me reposer, avec Helgant à mes côtés. Helgant, le symbole d’un bonheur costal pour contrer la douleur intercostale.

Aïe ! @37

Le magnifique chien Helgant se frotte par terre.En adoptant un chien, je me doutais bien qu’il pourrait y avoir quelques incidents. Effectivement, l’enthousiasme joueur qui imprime quelques marques de dents ou l’excitation de la sortie qui s’exprime dans quelques traces de griffes. Rien de méchant, rien de volontaire, rien de grave.
Mais je n’avais pas imaginé pouvoir me retrouver avec une brûlure dans le pli du doigt. Je vous épargne la photo. Cela va mettre du temps à disparaître.
L’origine en est le départ à grande vitesse de Helgant à la rencontre d’un chien que je n’avais pas vu venir et mon geste maladroit pour retenir la laisse en plastique dont le bord m’a frotté vite et fort. Aïe !
Heureusement, la rencontre entre les deux toutous s’est bien passée : pas d’aboiements, pas d’énervements. Comme Cécyle me l’a conseillé : prends des gants quand tu sors Helgant au parc. Ceux de vélo iront très bien. Ce sera d’un chic !

Aïe ! @36

L'image est une des illustrations du jeu Travian legends par ses concepteurs.Dans le jeu dont Helgant est le héros, les participants ont des villages qu’ils peuvent baptiser à leur guise, même s’il y a a minima un cadre interdisant les propos racistes, sexistes, xénophobes… Souvent, les noms commencent par un chiffre permettant de les classer, car on peut en avoir beaucoup. Un des joueurs a baptisé un de ses villages « 01 Samuel Paty ».
Je reste perplexe. C’est sans doute un hommage, mais il me semble assez peu pertinent et respectueux. Devenir un nom de rue ne me semble pas particulièrement un destin enviable, mais dans un jeu de stratégie et de guerre, c’est une banalisation peu soucieuse de l’homme et de la symbolique de sa mort.

Aïe ! @35

Le magnifique chien Helgant se frotte le dos dans l'herbe.Grâce à notre voiture, même avec la limite de 10 km, Helgant et moi pouvons aller marcher dans un parc, à défaut de forêt, plus lointaine. Ce dimanche de Pâques, j’y étais avec une amie. Je lui explique que je vais mettre la longe à Helgant. On peut la lâcher par terre et si besoin marcher dessus pour l’arrêter. Je le fais en forêt, car cela permet de lui laisser de la marge sans le laisser libre. Je crains qu’il n’ait peur et ne coure trop loin.
Bref, au moment où je mets la longe, passe un lapin. Helgant file avant que je n’ai pu faire quoique ce soit. Il n’a pas chopé le lapin qui n’était pas un lapereau de trois jours donc a vu arriver le chien pas bien habitué à courir.
Je rappelle Helgant. Il revient, mais repart avant que je n’aie pu l’arrêter voir un autre chien. Heureusement, ce n’était que pour le saluer gentiment. J’ai donc pris la poignée de la longe, l’autre solution pour arrêter toute fuite en avant. Celle qui a été mise en œuvre quand il a vu d’autres lapins.
Merci Helgant pour ma crédibilité ! Les Mouton en rigolent encore.

Aïe ! @34

Suite à un ennui de santé résolu depuis, j’ai dû me rendre nuitamment aux urgences en dépit du couvre-feu. Après avoir appelé un taxi et avant de sortir, je prépare donc mon attestation. Le taxi arrive et me voici en route dans les rues désertes de Paris. À l’approche de l’hôpital, nous remarquons deux véhicules de police en stationnement. Je me demande un instant s’ils font des contrôles mais pas du tout. Nous sommes quelques jours après le triste anniversaire de l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo et les forces de l’ordre surveillent la plaque commémorative placée devant les Petit Cambodge et le Carillon… car oui, nous sommes à une époque où il faut surveiller certains lieux de souvenirs semble-t-il…
Sinon côté santé, le verdict est bien moins grave que le premier diagnostic gracieusement offert par ma chauffeuse de taxi. En lui parlant de ma douleur au bras, elle m’avait indiqué avoir eu la même chose et qu’il s’agissait d’un début d’AVC… Bref, de quoi vous couper le souffle.

Aïe ! @33

J’avais envisagé il y a quelque temps de changer de matelas. Ce n’était pas urgent, le mien ayant sept ans, mais il était un peu abîmé. J’avais regardé d’autres tailles et modèles puis j’avais mis de côté l’idée.
Un soir de décembre, au moment de me coucher, je trouve mon lit mouillé. J’investigue et me rends compte que Helgant a uriné dans mon lit. En réfléchissant, je repense que ce matin-là, je n’ai pas pris le temps d’un câlin à Helgant avant de prendre ma douche, pressée de pouvoir sortir avec lui avant d’aller travailler au bureau pour une longue journée. J’avais vu que la porte de la chambre était passée d’entrouverte à ouverte sans m’interroger plus avant.
Me voilà tard le soir à éponger et essayer de limiter les dégâts et trouver le moyen de pouvoir dormir. Me voilà le lendemain à essayer de trouver une solution plus durable… donc à changer de matelas.
Je retourne au magasin en face de chez moi où j’avais acheté le précédent matelas. L’enseigne a été reprise, les conditions et modes de livraison ne sont plus les mêmes… La note est un peu élevée pour une livraison dans plusieurs mois.
Après réflexions et nouvelles recherches, j’opte pour un vépéciste et le matelas de sa marque. Livraison prévue un samedi trois semaines plus tard, prix à moitié moins que l’autre pour une qualité qui me semble bien convenir. Quelques jours après ma commande, je reçois des messages m’indiquant une livraison ce samedi. Je peux choisir un créneau de deux heures. Je m’organise pour réserver un créneau aux encombrants dans la foulée.
Le jour dit, avant 8 heures, début du créneau, j’ai déplacé l’ancien matelas. À 8 heures, le livreur apporte le neuf dans la pièce et me l’installe sur le sommier. Je teste, le matelas est parfait.
Peu après, je me décide à me lancer dans l’aventure de descente du matelas seule. Et j’y arrive plutôt facilement par l’escalier en aidant à la glisse la literie.
Voilà une affaire rondement menée. J’ai acheté une alèse imperméable. Et je ferme bien la porte de la chambre. Sans compter que je prends le temps d’un câlin le matin, l’avoir omis une fois m’a rappelé l’importance qu’il a pour Helgant, mais aussi pour moi. C’est notre moment de démarrage de bonne journée.

Aïe ! @32

Je suis allée chercher Danielle, 78 ans, à la gare Montparnasse. J’y ai accès depuis la gare Pasteur, plus proche de chez nous. Des barrières amovibles empêchaient d’accéder au quai 3 en plus des sas de contrôle en place depuis quelques mois. Je me suis approchée d’un agent pour lui expliquer que j’allais chercher une vieille dame en haut de l’ascenseur du quai 3.
— Vous ne pouvez pas accéder au quai et, en plus, il n’y a pas d’ascenseur.
Je dis ma surprise, au vu d’un article de Que Choisir que j’avais lu la veille qui indique que la SNCF précise que « Pour les voyageurs sensibles — (…) personnes âgées —, les agents doivent autoriser le passage d’un accompagnant. »
— C’est un Ouigo.
— Ce n’est pas la SNCF ?
— Je n’ai aucune consigne. Je ne les prends pas de Que Choisir mais de ma hiérarchie.
Gentil, il m’explique que je peux descendre via la voie 6, remonter jusqu’au bout des quais, et attendre Danielle au bout de la voie 3. Je remarque que c’est compliqué.
— Quand on sait, c’est facile.
Un blagueur !
C’est ce que j’ai fait, obligée de prévenir Danielle par téléphone du changement de programme. Elle a tiré sa valise jusqu’au sas de sécurité sur toute la longueur du quai, puis nous avons remonté l’équivalent de toute cette longueur pour arriver à mon point de départ. Ouigo intègre-t-il un programme de maintien en forme à destination des personnes âgées ? Cela y ressemble. C’est vrai que l’on est tellement mal installé dans ses trains ; il faut bien se dégourdir un peu les jambes !

Aïe ! @31

Mi-novembre, j’ai reçu un mail de la Caisse d’allocations familiales m’indiquant que mes droits avaient changé. Je devais aller voir sur le site de quoi il s’agissait. Ce genre de mail est toujours inquiétant ; la Caf n’a pas son pareil pour réévaluer une situation (souvent à la baisse) avec application immédiate sans que l’allocataire que je suis ne sache trop pourquoi. Même après trente-six ans de relations intensives avec cet organisme, je ne m’habitue pas, ce d’autant moins que ma situation économique en dépend.
Comme de bien entendu, je reçois toujours ce genre de mail quand je ne suis pas chez moi quelques jours, et n’ai pas mes codes d’accès. Là, j’étais en exil chez Isabelle pour cause de travaux. J’ai donc dû attendre quarante-huit heures pour savoir à quelle sauce j’allais cette fois être mangée.

« Mon dernier paiement
« le 25/11/2019
« 1 €
« > Voir le détail
« Paiement à un tiers »

Au vu de la date de paiement, je comprends sitôt qu’il s’agit de l’APL, ce que la mention « paiement à un tiers » (mon bailleur) confirme. Mon sang ne fait qu’un tour. 1 euro ? Ce n’est pas lourd, à peine 0,0036 % de ce que je touche d’ordinaire. J’ai encore la ressource de cliquer sur « Voir le détail » et là, je lis que ce 1 euro est le « montant versé pour le mois d’Octobre (sic) 2019 », ni plus ni moins. C’est plus pire que les 5 euros retirés par le gouvernement l’année dernière.
Je reste calme tout en sentant la sueur monter et m’en vais télécharger mon attestation de droits, ne serait-ce que pour vérifier que mon AAH n’est pas touchée par cette casse sociale. Et là, miracle !
Le 1 euro correspond à la première ligne qui ici précise « rappel sur la période… » « Rappel », le mot magique ! Ne pouvait-il pas apparaître sur le site, à l’endroit de la notification ? Cela m’aurait épargné un coup de sang et une petite suée.
Quant aux personnes qui, tout en ayant un accès Internet, ne sont pas familières de la navigation sur ces sites administratifs et des différentes façons dont les informations sont disponibles… les personnes ? Pardon, les « allocataires » ; c’est déjà moins respectable que des personnes ces gens-là, des profiteurs qui ne travaillent pas, des fraudeurs en puissance, des pauvres qui préfèrent se gratter les punaises de lit plutôt que de servir l’intérêt général, des… 1 euro. Ça suffit bien.

Aïe ! @30

En bibliothèque municipale, j’ai emprunté des DVD documentaires, notamment historiques. L’un était dans la section « Guerres mondiales » sur la montée au pouvoir d’Adolf Hitler. Les archives présentées sont impressionnantes. Il y a en a beaucoup que je n’avais jamais vues.
Le souci est leur « mise en scène ». En effet, Laurence Rees, dans ce DVD mais également dans d’autres, les place dans un discours et un montage très « expressifs ». Il y a de courtes reconstitutions de réunions avec des comédiens et parfois des chiens. Cela est souvent fait de manière grossière : un responsable SS compare des soldats à des chiens, alors on voit de vrais chiens filmés de nos jours. Il y a également beaucoup de fondus d’images d’archives avec des flammes en surimpression.
Cette scénographie me semble problématique parce qu’elle induit l’idée d’un spectacle. Est-ce pour attirer ou retenir des spectateurs qui ont du mal à s’intéresser à des archives ? Cela ne peut pas le justifier, car il y a tout de même de longs passages d’archives. Ces spectateurs vont plutôt regarder les fictions sur le sujet.
Les commentaires en rajoutent avec un ton dramatisant. Mais le fond aussi m’a gênée. Le sous-titre est « Du charisme au chaos ». S’il est indéniable que l’ascension au pouvoir d’Hitler est liée à sa personnalité et, de fait, son charisme, le commentateur n’arrête pas d’utiliser le terme. C’est un mantra. Le mot « charisme » est bien trop présent. Cette répétition occulte une analyse qui n’est que partiellement présente de cette montée en puissance et surtout rapporte par réduction le nazisme à son chef. Mettre en avant à ce point la venue du troisième Reich par le charisme de son chef occulte la potentielle survenue d’autres mouvements haineux et les éléments qui permettent de les discerner. Le risque aussi est de finir convaincu que le charisme d’Hitler est tel qu’il est évident que l’on ne peut qu’y succomber. Il me semble donc que tout cela est totalement contre-productif pour un documentaire visant à critiquer pour dénoncer.