Archives quotidiennes :

Sainte Marie Joseph @19

Canne blanche d'appui avec une sonette de patinette sous la poignéeMa cheville cassée m’a permis d’apprécier une fois encore les qualités de mon assureur militant… mais aussi ses limites. Je vous ai déjà conté sur ce blogue les circonstances dans lesquelles j’ai refusé une « hospitalisation complète » de six semaines pour la prise en charge de la rééducation de ma cheville dans un contexte de basse vision. Si j’avais accepté cela, j’aurai eu un suivi en psychomotricité qui, à l’instar de mon premier séjour (de jour) à la fondation Sainte-Marie, m’a été bénéfique.
Dans ce contexte, ma médecin traitante m’a prescrit des séances de psychomotricité dont j’ai demandé la prise en charge par mon assurance militant. Sa réponse a été brève, et non argumentée : « La MAIF n’interviendra pas pour les séances psychomotrices. » Prends sa dans ta gueule de bigleux, dirait Caddie ! Heureusement, il était en campagne ce jour-là et il m’a laissé répondre.

« Suite à ma conversation ce matin avec votre collègue, je vous joins le compte rendu de ma consultation à l’hôpital Sainte-Marie, service des déficients visuels, du 11 juin dernier. Il indique la nécessité d’une prise en charge basse vision pour la rééducation fonctionnelle, prise en charge incluant de la psychomotricité, comme dans n’importe quel centre de rééducation. Malheureusement, cela n’a pas pu se faire, l’organisation administrative de l’hôpital Sainte-Marie obligeant à une hospitalisation complète de six semaines pour une prise en charge basse vision + rééducation fonctionnelle.
« Sur les conseils de mon médecin traitant qui craignait une perte majeure d’autonomie, j’ai refusé cette hospitalisation complète de six semaines (qui, soit dit en passant, aurait coûté très cher à la Maif, et au système de santé) et ai fait ma rééducation en ville chez mon kiné. Lors de notre consultation du 14 septembre, mon médecin a estimé cette rééducation psychomotrice nécessaire et a fait une prescription en conséquence.
« J’avoue mal comprendre pourquoi celle-ci n’est pas prise en charge comme me l’a confirmé votre collègue, sans plus d’explications.
« * Elle se justifie d’un point de vue médical dans le cadre de cet accident (sauf à contester la prescription de mon médecin et le compte rendu de Sainte-Marie ; je suis bien sûr à la disposition des experts de la Maif).
« * Elle se justifie d’autant qu’elle est une mesure majeure de prévention de récidive dans la mesure où elle me permet de recouvrer mes équilibres en dépit de cette cheville cassée ; comme la Maif est mon assureur, je comprendrais mal que cet aspect soit ignoré.
« Depuis 58 ans, je m’adapte, avec les moyens du bord, sans grand soutien médical, l’albinisme étant une maladie rare invalidante dont le handicap visuel est majeur (et méconnu). Je suis autonome et compte bien le rester, avec ou sans le soutien de mon assureur militant qui, sur ce coup-là, ne fait guère preuve de clairvoyance (sic) ; c’est votre choix. »

Mon courrier n’a pas eu de réponse. Contemption validiste, quand tu les tiens !